Angoisse – Guide utile pour vaincre l’angoisse facilement

angoisse-guide-utile-penser-le-changement

“Penser le changement ou changer le pansement?”
Guide utile pour traiter l’angoisse

Quand il s’agit d’angoisse, il faut être vigilant quant à la façon dont vous abordez ce problème. Dans le cas contraire, vous risquez d’échouer encore et toujours en fonction des tentatives de solutions que vous tentez.

Victime d’angoisse, ou de crise d’angoisse, il est important de penser le changement. Il est donc vital de ne pas se tromper d’objectif.

Pour éliminer tout risque de perte d’énergie, de temps et d’argent, il est nécessaire d’agir suivant des stratégies qui ont fait leurs preuves. Des stratégies éprouvées et vérifiées.

Ce guide utile a pour vocation de vous expliquer pourquoi et comment vous êtes victime d’angoisse. Ce que vous allez découvrir, ce sont des stratégies comportementales qui, utilisées correctement, vous garantissent une taux de réussite est supérieur à 94% ! Cela vous intéresse?

Alors, suivez le guide!

Angoisse – Un devoir d’inventaire

Puisque vous lisez cette page, sans doute souffrez-vous d’angoisse au sens général du terme et, plus particulièrement, de crise d’angoisse, d’angoisse matinale, d’angoisse nocturne, d’angoisse de mort, d’angoisse d’être malade (hypocondrie) ou d’angoisses très diverses qui s’expriment par des phobies.

Puisque vous lisez cette page, sans doute avez-vous dépensé beaucoup de temps, d’argent et d’énergie en vaines recherches et en visites chez le médecin généraliste, le psychiatre, ou tout autre psy généraliste sans que cela ne vous aide vraiment.

Sans doute aussi, vous êtes-vous, parfois, résolu à prendre des médicaments. Ou à lire ou relire des pages entières d’internet ou des forums. Et malgré cela, pas une once de solution ne se fait jour.

Et sans doute encore, désespérez-vous de trouver une solution alors que votre angoisse vous gâche la vie depuis quelque temps déjà. Mais vous ne savez plus quoi faire pour contrôler l’angoisse.

Sans doute enfin, avez-vous essayé diverses techniques trouvées sur internet comme la méditation, la respiration, le yoga et j’en passe. S’il est vrai que, parfois, cela apaise votre angoisse, rien n’est vraiment satisfaisant pour vous sur le long terme.

Pour que vous n’ayez pas réussi à vaincre l’angoisse dont vous souffrez, c’est qu’il doit se passer un truc qui vous échappe! Je me fais un devoir de vous expliquer ce qui bloque. Tout comme je me fais une joie de vous expliquer comment faire pour traiter vos angoisses à l’aide de méthodes stratégiques comportementales simples, rapides et définitives.

Les stratégies qui vont sont exposées nécessitent d’être utilisées ou individuellement, ou d’être panachées. Sur la foi d’éléments contextualisés, il se peut que vous ayez besoin d’utiliser une stratégie plutôt qu’une autre. Tout en lui associant un ou plusieurs autres ingrédients. Si cela vous est difficile, je vous suggère d’utiliser en premier lieu la stratégie qui vous “parle” le plus. Ensuite, sur la foi de vos résultats, essayez-en une autre, ou contactez moi.

Mais, avant tout cela, il est important que je vous explique certaines réalités.

Angoisse et principe de réalité

Angoisse - Principe de réalitéIl y a fort à parier que lorsque vous êtes victime de votre angoisse, vous cherchez à la contrôler. Sachez que c’est la pire des erreurs que vous puissiez commettre. Pourquoi est-ce une erreur? je vais vous l’expliquer en m’appuyant un principe de base: la construction de votre personnalité.

Nous avons tous une personnalité. Imaginez que nos personnalités respectives sont toutes construites dans le même moule. Pour que ce soit plus parlant, imaginez que votre personnalité est un chiffonnier. Une sorte de meuble haut, composé de plusieurs tiroirs. Nous avons tous les mêmes tiroirs. Avec les mêmes étiquettes sur chaque face de chaque tiroir. Par contre, ce qui va changer pour chacun d’entre nous, c’est ce que contient chaque tiroir. Mais qu’est-il donc écrit sur chaque tiroir?

En fait, il y a une dizaine de tiroirs avec chacun son étiquette. Sur chaque étiquette, sont écrites les choses suivantes:

  • Culture
  • Éducation
  • Modes de vie
  • Environnement (affectif, social, économique, géographique)
  • Religion
  • Expériences de vie
  • Image de soi
  • Image des autres
  • Peur du jugement

Tous ces éléments correspondent entre eux. Ils constituent ce qu’il est convenu d’appeler votre vision du monde. En conséquence de quoi, sur la foi de la conjonction de tous ces éléments, vous allez réagir d’une façon ou d’une autre à des stimuli. Votre façon de réagir va se résumer en deux axes:

  • Fuite
  • Combat

Ce qu’il se passe donc, c’est que vous percevez des émotions sur la foi de l’inter action entre vous et votre environnement. Ces émotions vont vous être agréables ou désagréables. Cela va donc justifier le comportement que vous allez adopter. Accepter et assumer la situation. Ou fuir la situation pour vous en protéger.

Considérant ce principe de réalité qui conditionne votre réponse, il y a un biais. Ce que l’on appelle un biais est un élément qui va modifier les paramètres de votre réponse. Et ce biais peut-être différent ou similaire à chacun de nous en fonction d’éléments que nous ne maitrisons pas toujours.

Ce biais, c’est l’association de l’image que vous avez de vous, de l’image que vous avez des autres puis la peur d’être jugé(e) faute d’avoir eu un comportement adapté. Être jugé(e) signifie craindre d’être mis à l’index ou exclu. Et ceci, faute d’avoir fourni une réponse convenable au sens de tout le monde. Tout le monde, c’est le plus grand nombre. Et le plus grand nombre représente ce qui est convenu, ce qui est… normal! Suis-je assez clair?

Comme vous pourriez avoir peur d’être exclu, vous allez donc essayer de vous comporter de sorte à rester dans le groupe. C’est à dire de feindre que tout va bien alors que dans votre tête et votre corps, c’est la guerre! En réagissant de la sorte, vous allez maintenir voire enrichir votre problème d’angoisse. Mais qu’est-ce que l’angoisse?

Une angoisse, c’est quoi

definition-angoisse

Définition de l’angoisse

L’angoisse est la forme la plus élevée de la peur. Cela signifie donc qu’en fonction de ce que vous percevez, vous ressentez une peur plus ou moins forte. Cette peur, vous allez essayer de la dépasser, ou de la fuir.

Dans un cas comme dans l’autre, votre cerveau va vous commander de jouer un rôle. Et celui-ci vous sera agréable ou pas. Vous adopterez un rôle en fonction non seulement de ce que vous pensez être capable de faire, mais aussi en fonction de ce que vous souhaitez renvoyer de vous comme image aux autres.

Voulez-vous assumer votre angoisse, votre peur? Préférez-vous jouer la comédie et feindre que tout va bien? Grande question ! En effet, c’est en fonction de votre réponse que votre cerveau va vous instiller bien des symptômes pour que vous ayez un comportement qui lui semble adapté. Comment fait votre cerveau? Il se réfère à votre personnalité. Tout simplement.

Et si votre cerveau considère que vous ne prenez pas la mesure du danger qu’il vous expose, il va augmenter vos symptômes (transpiration, oppression de la cage thoracique, tremblements, etc.). A ce stade, n’ayez aucune inquiétude, c’est pénible mais pas mortel!

Plus vous allez essayer d’ignorer la réalité de ce que vous subissez, plus vous allez vous sentir angoissé(e). Plus vous voudrez contrôler vos émotions pour ne pas qu’elle vous débordent, plus vous souffrirez.

Force est de constater que notre éducation nous invite à adopter des comportements sociaux acceptables. Je ne pense pas que vous vous sentiez en mesure de hurler votre peur à la face du monde et de partir en courant! Vous allez donc essayer de contrôler votre problème pour qu’il ne soit pas dit que vous vous comportez de façon… infantile!

Parce que c’est bien de ce dont il s’agit. Quand vous êtes dans cette peur, vous pouvez ressentir de telles angoisses que vous avez sans doute l’impression de régresser. D’être comme un petit garçon ou une petite fille qui craint d’être moqué(e) ou puni(e) si il ou elle ne se comporte pas… bien! Vous allez donc essayer de vous protéger de votre peur. Celle de ne pas être à la hauteur. Votre cerveau comprendra que vous ne comprenez pas ce qu’il vous dit. Il aura l’impression que vous faites comme si de rien n’était. Et si je puis me permettre cette familiarité, il va donc en rajouter une couche!

Le temps aidant, vous aurez beau prendre des médicaments (anxiolytiques, anti dépresseurs) pour contrôler l’angoisse, rien n’y fera vraiment. N’avez-vous jamais remarqué que lorsque vous cesser de prendre vos médicaments, les symptômes reviennent? Et parfois avec plus de violences qu’avant? Mais que se passe t’il donc pour que vous n’arriviez pas à contrôler l’angoisse dont vous souffrez?

Je ne vais pas revenir sur le mécanisme qui régit votre cerveau et vos émotions. Sachez que vous êtes confronté à un blocage que vous enrichissez. Un blocage que vous nourrissez à chaque fois que vous essayez d’échapper à votre réalité émotionnelle.

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

voir la vidéo

Pour être plus clair, appuyons nous sur la séduction. En effet, une situation de séduction peut être angoissante. Mais, si vous considérez l’objectif à atteindre, vous pouvez vous dépasser. C’est ce fameux “trac” que les comédiens connaissent bien. Souvent, c’est ce petit moment de doute qui les amène à se dépasser. C’est ce même moment où vous pourrez vous dépasser aussi Sauf si vous ayez peur d’aboutir à un résultat inversement proportionnel à celui désiré. Vous prendre une veste!

Or, si vous n’en n’acceptez pas l’éventualité, vous risquez de déployer une énergie folle pour séduire. Mais, comme vous serez en souffrance, vous risquez d’échouer. Ce qui vous marquera pour la prochaine tentative de séduction. Et peut-être finirez vous par éviter toute tentative de séduction, Non par peur d’échouer, mais par peur de vos angoisses.

Alors, que convient-il de faire en pareille situation? Que faut-il que vous fassiez pour éliminer l’angoisse dont vous souffrez? Quelle stratégie vous faudrait-il utiliser pour mettre fin à votre angoisse matinale, votre angoisse nocturne ou à je ne sais quel autre type d’angoisse?

Avant que je ne vous réponde, il est important de vous apporter une précision.

Angoisse – Pourquoi souffrez-vous d’angoisse

Crise d'angoisse - Une question de contexte

Crise d’angoisse et analyse contextuelle

Sans doute vous êtes vous posé la question de savoir pourquoi vous souffrez d’angoisse nocturne, ou d’angoisse matinale ou d’un certain type d’angoisse et pas d’un autre. En fait, c’est tout simple pour ne pas écrire tout bête!

L’angoisse est une façon d’anticiper par rapport à un évènement que vous redoutez ou que vous subissez. Dans tous les cas, vous avez peur de ne pas être à la hauteur. Or, c’est en fonction de la valeur, de la force, de votre anticipation que vous allez ressentir de l’angoisse à un moment ou à un autre. A un sujet ou un autre.

Ainsi, vous pouvez souffrir d’angoisses nocturnes parce que votre esprit est très pré occupé par ce qu’il pourrait se passer le lendemain. Or, vous êtes tellement occupé à essayer de trouver une solution à votre problème d’angoisse que votre cerveau est comme hyper tendu. Vous êtes dans une forme d’hyper vigilance.

Votre cerveau ne peut donc pas faire son boulot, classer les informations liées à vos expériences de vie. Vous le sollicitez tellement, sur la foi de votre angoisse et de votre besoin, que vos questions et vos pensées finissent par avoir un caractère obsessionnel. Ce besoin irrépressible et incontrôlable de trouver une solution à votre angoisse participe à ce que vous ayez toutes les peines du monde à trouver le sommeil. Mais, si vous vous endormez, il y a de fortes présomptions pour que vous fassiez une crise d’angoisse nocturne – en vous réveillant brutalement – voire une crise de panique nocturne.

Il en va de même en ce qui concerne les angoisses matinales. C’est le même processus. Simplement, c’est le matin au lieu d’être la veille au soir. Comme si, avant d’aller vous coucher, vous redoutez de ne pouvoir dormir. Du coup, vous n’arrivez pas à vous endormir. Comme un élastique, vous êtes au bord de la rupture, tellement tendu à l’idée de ne pas dormir. C’est un cercle vicieux!

A tout cela, il existe non seulement des raisons mais aussi des mécanismes. Or, si vous n’identifiez ni les raisons, ni le mécanisme, vous risquez de chercher longtemps des solutions à l’angoisse sans jamais vraiment les trouver.

Maintenant, je vais vous expliquer comment faire pour vaincre l’angoisse.

Les 3 clés qu’il vous faut utiliser pour vaincre l’angoisse définitivement

Si vous êtes habitué à lire mon blog, peut-être avez vous lu qu’il y a 3 phases à respecter pour vaincre l’angoisse. Ces phases sont le suivantes:

  1. Contextualisation
  2. Traitement
  3. Consolidation

Traiter l’angoisse grâce à la contextualisation

Une phase de contextualisation, est un processus qui va vous permettre de comprendre dans quels contextes, à quels moments, et de quelles façons vous ressentez de l’angoisse. Imaginez que cela va être comme une photo que vous allez prendre de votre émotion jusqu’à en avoir une vision quasi chirurgical! Comment cela se passe t’il?

La contextualisation est une façon d’intervenir pour cerner votre problème. Cela passe par un jeu de questions très précises. Une série de question qui ont à voir avec la vision que vous avez de votre problème. Par exemple:

  • Depuis quand souffrez-vous de ce problème?
  • Comment en souffrez-vous?
  • En quoi est-ce un problème?
  • Que faites-vous quand vous êtes face à votre problème?
  • Pouvez-vous raconter avec force détails la dernière fois où vous avez été victime de votre problème?
  • Qu’est-ce qui vous fait croire que c’est un problème d’angoisse et pas un autre problème?
  • Où avez-vous eu des renseignements à propos de l’angoisse?
  • Que pourriez-vous craindre si vous ne trouvez pas de solution à votre problème?
  • D’autres membres de votre famille ont-ils le même problème?
  • Qu’est-ce qui vous permettrait de commencer à vous sentir moins mal que d’habitude – d’être moins angoissé -?
  • Etc.

Chaque réponse à chaque question amène sont lot de nouvelles questions. Cette exploration contextuelle permet d’avoir une vision très précise de votre problème d’angoisse. C’est d’ailleurs au cours de cette contextualisation que les stratégies de résolutions commencent à se dessiner. Mais j’y reviendrais plus tard.

Il existe ainsi une multitude de questions. Elles ont pour vocation à comprendre le mécanisme de votre angoisse ou de vos crise d’angoisse. Ces questions permettent surtout d’éviter toute erreur d’interprétation. Ainsi, toutes vos réponses sont recoupées pour être appréciées sous différents angles. Cela évite non seulement les erreurs de compréhension mais surtout les erreurs qui consisteraient à proposer des solutions déjà expérimentées sans succès probant.

C’est au cours de cette phase de contextualisation que la vision du patient bouge de façon fort intéressante. En effet, ces questions ont pour objet de vous aider à considérer votre problème d’une façon plus objective. Il est très fréquent que les personnes qui me font confiance pour les aider “sortent” de cette phase de contextualisation avec plus qu’un espoir de changement.

Très souvent, au terme de cette première phase qui dure parfois plus d’une heure, les personnes qui en bénéficient sont beaucoup plus soulagées. Comme si la lumière commençait à poindre. Comme si, enfin, une solution se faisait jour, et que les résistances commençaient à tomber.

La contextualisation – Une ressource essentielle pour résoudre la résistance au changement

Contextualiser l'angoisse pour mieux comprendre

Contextualiser l’angoisse
pour mieux la contrôler

Avoir peur du changement est quelque chose de très humain. Un peu comme la peur du changement chez une personne dépendante (alcool, stupéfiants, autre).

Un malade alcoolique ou toxicomane exprime souvent le désir d’arrêter de consommer. L’intéressé a bien conscience de perdre la maitrise de  sa vie. Il ne contrôle plus sa relation à la substance psycho active qu’il a choisi.

Or, il a toutes les peines du monde à reconnaître et accepter qu’il a un problème avec ses émotions. Et que ce problème c’est justement la raison pour laquelle il consomme. Jusqu’au jour ou il trouve les bonnes personnes, le bon endroit pour mettre fin à sa dépendance. C’est a première partie du travail. J’ai envie de dire que c’est la plus simple. Ensuite, il va y avoir un second problème. Le changement induit par l’arrêt de la dépendance. La personne alcoolique ou toxicomane va être une nouvelle personne. Elle va vivre de nouvelles choses. Sera t’elle à la hauteur de la situation? C’est sa grande angoisse.

Aller mieux après avoir tant souffert, ce peut-être bouleversant. De fait, beaucoup de gens préfèrent, inconsciemment, conserver leur douleur plutôt que d’aller mieux. Souvenons-nous de cette phrase de Charles Baudelaire dans “Recueillement“: “Sois sage, ô ma douleur…“. Ce qui en dit long sur la relation de ce poète à sa douleur.

La contextualisation permet donc d’aborder votre problème d’angoisse sous un autre jour. D’une façon plus objective. C’est ce que l’on appelle une meta position. Avec l’aide de votre coach – votre serviteur – vous observez votre angoisse d’une façon affectivement plus détachée.

Cela va donc vous permettre de vous sentir moins impliqué dans la gestion de votre angoisse. Cela va même vous aider à l’envisager de façon plus positive! C’est ainsi que vous ferez l’objet de questions très particulières auxquelles il vous sera demandé de répondre. Ces questions ont à voir avec la relation que vous entretenez avec votre angoisse. Bien sur, je ne peux vous préciser de quoi il retourne, mais sachez que cela traite de ce qu’il est convenu d’appeler le “bénéficie caché” de votre angoisse. C’est très surprenant mais très riche d’enseignements pour votre coach comportemental.

Pour que les choses soient plus claires pour vous, je vais prendre l’exemple de certaines personnes âgées. Très souvent, les personnes âgées se plaignent des maux de la vieillesse, de la maladie, de leur isolement social ou affectif. Ces mêmes personnes expriment aussi leur souffrance quant au désintérêt qu’on leur porte malgré leur longue expérience de vie.

Quand vous écoutez certaines personnes âgées parler à quelqu’un d’autre, ou à une autre personne âgée, les intéressées mettent toujours leurs problèmes en avant, en exergue. Ce faisant, ce dont la personne se plaint est, paradoxalement, ce qui lui permet de créer du lien avec les autres. Son problème, la vieillesse, a donc cet intérêt de lui permettre de créer de la relation. Ce qui, bien évidemment va poser un autre problème Celui de la résistance au changement. Pourquoi cesser de me plaindre alors que cela me fait du bien ?

De la même façon, quand plusieurs personnes âgées parlent entre elles, elles inter agissent de la même façon. A telle enseigne que, parfois, il existe des espèces de concours de plaintes inconscientes. Je m’en voudrais de faire cette réalité une généralité mais c’est le fruit d’observations connues.

C’est à celle de ces personnes âgées qui aura la plus grave maladie. A celle qui aura consulté le médecin le plus souvent dans la semaine. A celle qui aura subi les analyses les plus invasives, ou les plus douloureuses. Ou à celle qui aura la prescription médicamenteuse la plus longue !

Maintenant, ramenons ce positionnement à vous même. Cela génère 2 questions très particulières dont les réponses vont conditionner la mise en place de stratégies adaptées pour traiter l’angoisse.

Comment traiter l’angoisse avec des stratégies comportementales adaptées à votre cas

Comme nous l’avons précédemment observé, la contextualisation de votre problème d’angoisse est donc un outil pour comprendre le mécanisme de votre problème. Une fois que cet outil comportemental a fait son office, nous avons donc une vision très précise du mécanisme de vos angoisses ou des vos crises d’angoisses (quelle qu’en soient les formes: angoisse nocturne, angoisse matinale, angoisse de mort, angoisse de conduire, etc.).

Maintenant, il vous faut construire des stratégies comportementales progressives pour faire diminuer le pourcentage de votre angoisse. Il s’agit donc d’intervenir de sorte à éliminer votre angoisse totalement. Comme vous l’aurez compris, les stratégies utilisées pour les uns ne sont pas nécessairement conformes à celles utilisées pour les autres. Alors, comment procéder de sorte à maximiser la réussite des stratégies comportementales dont vous allez bénéficier maintenant?

Les stratégies dont vous allez bénéficier se compose de quatre points essentiels:

  • Mise en place et tenue d’un tableau de bord
  • Exploitation du tableau de bord
  • Identification d’un thème spécifique à votre problème
  • Exercice du pire (cliquez sur le lien)

Ces stratégies doivent être utilisées ensembles ou séparément suivant une logique qui demande une certaine expérience systémique. Pour autant, essayez de les utiliser séparément pour commencer. Si vous avez besoin d’aide pour savoir comment les associer les unes aux autres à votre profit, n’hésitez pas à me contacter.

Le tableau de bord

C’est un outil très simple. Vous allez l’utiliser chaque jour, dans certaines conditions. Cela est nécessaire pour s’assurer de la cohérence entre la phase de contextualisation et les conclusions qui en découlent. C’est un outil de vérification qui permet d’être certain des stratégies envisagées.

L’exploitation du tableau de bord

Dans les conditions que je vous ai indiqué, vous avez complété votre tableau de bord. Nous allons maintenant prendre acte de vos réponses, et affiner la stratégie grâce aux différences identifiées. Ces différences reposent sur les écarts entre les réponses exprimées au cours de la phase initiale de diagnostic, la contextualisation et les réponses formulées sur votre tableau de bord. Comme le disait Gregory Bateson: “C’est une différence qui fait une différence“. C’est aussi ce qu’il est convenu d’appeler la cybernétique.

L’identification du thème spécifique à votre angoisse

Chaque émotion a un thème. Ce que nous entendons par thème, c’est comprendre et identifier la façon dont votre angoisse se constitue. Identifier le thème va permettre de savoir pourquoi vous êtes victime de votre problème et ce qui motive l’angoisse dont vous êtes victime.

Cela nous renvoie aux points émergeants de la phase de contextualisation. Grâce à celle-ci, il y a fort à parier que auront été identifiés des éléments qui relèvent d’un traumatisme. Quand je parle de traumatisme, ce n’est pas nécessairement la guerre au Liban. Pour autant, ce sont une ou plusieurs situations que vous avez vécu comme traumatiques. Vous avez été choqué. Dans un contexte et un environnement donnés, cette situation aura eu un impact certain sur vos comportements réflexes. Ceci au point que, inconsciemment, vous réagirez toujours de sorte à vous en protéger. C’est la qu’apparaît la réalité de votre blocage émotionnel, cette angoissé répétée et si difficile à contrôler.

Ensuite, il est nécessaire de penser le changement. Quels exercices faire pour instaurer une solution durable à votre angoisse, ou pour vaincre vos crise d’angoisse?

Angoisse, ruminations et pensées obsessionnelles

Il y a une constante dans les angoisses. Et puisque vous en souffrez, il y a de fortes chances que vous en soyez victime. Dans le cas contraire, vous ne seriez pas entrain de lire cette page dédiée à l’angoisse. Cette constante, c’est ce besoin de contrôler votre angoisse. Et ce besoin s’exprime par des ruminations ou des pensées obsessionnelles. Comment faire pour reprendre le contrôle de vos pensées obsessionnelles ou de vos ruminations?

Depuis plus de 20 ans que je pratique le coaching comportemental, j’ai constaté quelque chose de quasi immuable. Les personnes victimes d’angoisse, ou d’anxiété, essaient toujours d’imaginer tout un tas de scénario pour lutter contre leur angoisse.

Par exemple, ils vont anticiper quand ils vont parler, ou doivent parler, à quelqu’un. Ils vont imaginer ce qu’ils vont dire. Ils vont anticiper ce que l’autre personne va leur répondre. Puis, ce qu’à leur tour ils vont répondre. Alors que, dans la réalité, ils ont très peur d’évoquer un certain nombre de sujets. Ils se font, et se refont le film, avant, pendant et… après.

Ces mêmes personnes, ou d’autres, vont aussi beaucoup s’inquiéter de leur avenir si, d’aventure, elles n’arrivent pas à résoudre leur problème. « Que va t’il se passer si ? », « Comment pourrais-je faire ? », « Comment dois-je faire ? », « Et si je faisais çà ou çà ? », etc.

Ces personnes se posent tout un tas de questions quant au pourquoi du comment. Elles se posent des questions quant à savoir ce qui pourrait ou non se passer. Elles n’ont donc de cesse d’alimenter des pensées toxiques autour de leur problème. Ces mêmes personnes se posent beaucoup de questions pour se… sécuriser! Pour se rassurer! Comme si elles tentaient de s’en faire un film positif. En bref, comme je l’ai déjà écrit, elles tentent de se contrôler leur angoisse, tout comme… vous !

Plus vous faites çà, plus vous allez aggraver votre angoisse. Plus, vous participez à aggraver votre propre stress. Plus vous tentez de contrôler problème et émotions, plus vous accentuez problème et émotions.

A partir de maintenant, ce que je vous invite à cesser ce comportement réactif. Quand vous vous posez des questions, ou avez des pensées toxiques et/ou envahissantes,vous devez pas les tourner dans votre tête. Je vous invite à ne pas essayer de trouver des réponses qui vous sécurisent.

Ce qu’il vaut mieux que vous fassiez, c’est d’écrire sur un document (feuille de papier, petit carnet de type Moleskine ou Rodhia) toutes les questions que vous vous posez à propos d’une situation que vous redoutez.

Les questions ou pensées que vous allez écrire vont générer un certain nombre de réponses. Vous allez écrire ces réponses telles qu’elles vous viennent. Ensuite, les réponses que vous aurez formulé vont sans doute générer de nouvelles questions ou de nouvelles pensées. Ne vous inquiétez pas. Dans votre situation, c’est normal.

Ces nouvelles réponses vont, à leur tour, générer de nouvelles questions, ou de nouvelles pensées. Vous allez retranscrire ces questions et pensées sur votre carnet. Ces questions ou pensées récurrentes vont générer de nouvelles réponses qui vont générer de nouvelles questions. Et ainsi de suite.

Vous allez donc écrire tout ce qui se passe pour vous en termes de questions – réponses, ou de pensées obsédantes. Ne cherchez pas à contrôler le flux de l’ensemble. Faites cet exercice jusqu’à ce que vous vous sentiez apaisé. N’hésitez pas à recommencer dès que vous sentez surgir une question qui vous angoisse.

Agissez de la sorte aussi souvent et aussi longtemps que vous en éprouvez le besoin. Vous arrêtez quand vous vous sentez plus calme, ou ne ressentez plus la nécessité de tout poser sur le papier.

Quand vous faites cet exercice, soyez spontané. N’intellectualisez pas. Ne cherchez pas à faire du style. Ne cherchez pas à écrire des phrases cohérentes et jolies. Vous n’allez pas publier un bouquin ! Je vous le rappelle : c’est un exercice ! L’objectif de cet exercice est de vous aider à vous apaiser, pas à trouver la gloire littéraire.

Quel est l’intérêt d’un tel exercice? L’intérêt d’une telle stratégie, c’est de bloquer non pas la question mais la réponse. Pour bloquer votre système obsessionnel de réponses, dites la phrase suivante: « Il n’y a pas de réponses intelligentes à une question qui n’a pas de sens ! ». Si vos questions – ou vos pensées obsessionnelles – avaient un sens, vous auriez trouvé une réponse sécurisante très rapidement.

La question ne pose pas de problème en soi. Vos questions, comme vos pensées en boucle, sont légitimes. Mais, rappelez vous. Vous cherchez des réponses pour vous sécuriser. Maintenant, plus vous pensez en boucle plus vous êtes confronté à votre angoisse, plus vous enrichissez l’angoisse.

Ruminations et pensées obsessionnelles vidéo réalisée par Frédéric Arminot sur Vimeo.

Vaincre l’angoisse en faisant la paix avec votre histoire de vie

Angoisse - Faire la paix avec votre histoire personnelle

Traiter l’angoisse en apaisant
vos traumatismes

Vous avez une histoire. Nous avons tous une histoire. La ré investir pour comprendre comment et pourquoi vous souffrez d’angoisse est long et fastidieux. Pourtant, c’est grâce au thème principal que vous aurez identifié que vous allez progresser.

Vous avez donc identifié un thème récurrent qui est celui associé à votre problème. La plupart du temps, ce thème est suivi d’un second thème. Celui-ci est l’émotion principale qui caractérise votre problème d’angoisse. Vous allez vous servir de l’un comme de l’autre pour exprimer quelque chose de fondamental pour vous. Vous allez utiliser ce thème et cette émotion pour être en paix avec vous même.

Comment procéder pour faire la paix avec vous même

La plupart du temps, vous avez remarqué ressentir des émotions particulières à votre sujet, parce que vous avez du mal à gérer l’angoisse. C’est normal. Vous essayez de faire des choses pour calmer votre angoisse et rien ne fonctionne vraiment. Ou si peu.

Vous avez même utilisé des techniques comme la méditation, le yoga ou je ne sais quoi d’autre. Il est vrai que cela vous aide. Mais rien n’élimine vraiment votre angoisse. Si ces techniques apaise votre mental, elles ne résolvent pas le problème de fond. Et, partant de l’idée que vous êtes la solution puisque… vous êtes le problème, il va donc falloir utiliser une technique inattendue pour soigner l’angoisse qui gâche votre vie.

Vous allez donc vous écrire deux lettres. Une à propos du thème principal lié à votre angoisse. Puis une seconde lettre liée à l’émotion principale associée à votre angoisse. Ces lettres doivent être écrites d’une certaine façon et dans certaines conditions. Il est impératif de respecter ces consignes. Ne pas le faire, risquerait de réduire vos efforts à néant. Et ne venez pas me dire qu’écrire vous est pénible. Si, à ce stade, vous n’envisagez pas cet effort, alors, je ne peux pas grand chose pour vous. Vous commencez à rentrer dans le cœur de la stratégie globale pour éliminer votre angoisse. Pour y arriver, vous avez déjà fait de gros efforts d’investissement.C’est courageux! Alors, ce serait dommage de vous arrêter en si bon chemin!

Cet exercice a pour vocation de vous libérer de vos émotions pour qu’elles jaillissent enfin en pleine lumière. Vous ne serez plus en conflit avec votre angoisse, ni d’autres émotions. Dans la plupart des cas, nous cherchons à contrôler les émotions qui nous posent problème. Ou parce que nous avons peur de les exprimer. Ou parce-­que, éducativement, cela ne se fait pas de l’exprimer. A ce propos, je pense plus particulièrement à la colère. Si nous ne laissons pas libre cours à cette émotion, son poids « rentré » nous intoxique. Et plus le temps passe, plus son poids est lourd à porter. Il s’agit donc de vous libérer de ce poids, et de vous aider à vous accepter tel(le) que vous êtes de sorte à retrouver l’équilibre.

Une fois ces lettres rédigées, et quand vous estimerez être vraiment allé au bout de votre démarche, il va être nécessaire de faire la paix avec votre passé. Pour ce faire, vous allez utiliser une méthode simple pour vous affirmer.

Comment traiter l’angoisse en vous affirmant

angoisse-comment-saffirmer

Comment traiter l’angoisse en vous affirmant

Vous avez terminé de rédiger les lettres vous concernant. Ces lettres vous ont permis de réduire l’intoxication de vos émotions rentrées. Le bénéfice ne sera pas immédiat. Mais, le temps aidant, les émotions qui vous concernent vont être rangées au rayon des vieux souvenirs.

Maintenant, vous allez progresser dans la mise en place d’outils qui vont favoriser l’affirmation de soi. Pour cela, vous allez agir de sorte à faire la paix avec votre passé.

Dans les chapitres précédents, je vous ai expliqué combien la peur du jugement des autres était un facteur anxiogène. Vous avez peur de ne pas être à la hauteur. Vous craignez d’être jugé, mis à l’index, exclu. Quoi de plus normal dans votre situation.

Puisque vous ressentez cette angoisse, c’est donc qu’il se sont passées des choses avant. Cela signifie que vous avez souffert de situations que vous n’avez pas pu, ou pas su gérer. Dans tout ou partie de ces situations, des personnes vous ont fait du mal. Vous avez eu beau essayé de gérer ces évènements, il vous en est restée une sorte de cicatrice narcissique. Votre image de vous même, votre confiance en vous, a été durablement écornée. Vous n’avez pas pu vous affirmer auprès de ces gens qui vous ont malmené, voire humilié. Mais l’heure de la vengeance n’a pas sonné. Non. Mais, le moment de remettre les pendules à l’heure est arrivé!

N’imaginez pas un seul instant que vous allez vous poster devant les gens qui vous ont fait du mal! Ne pensez pas une seule seconde à aller casser la figure à ces mêmes personnes pour leur exprimer votre votre affirmation. Ce serait vain, inutile et contre productif. De plus, il y a fort à parier que certaines de ces personnes aient disparu de votre environnement social ou affectif. Si tel n’était pas le cas, n’oubliez jamais qu’il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

Vous risquez donc de vous époumoner à dire des choses importantes pour vous à des gens qui ne sont pas près à les entendre. Pire, d’exprimer vos émotions à des personnes qui ne vont pas les comprendre. En plus du fait que, face à elles, vous prenez le risque de ne pas tout dire parce que vous modifierez vos propos en fonction des réactions que la personne aura en vous écoutant. Moralité: vous allez vous faire du mal. Pour rien! Il y a donc une autre méthode. Bien plus productive et saine pour vous. J’ai cité: l’écriture.

Vous allez identifier les prénoms et noms de toutes ces personnes dont vous estimez qu’elles vous ont fait du mal. Ensuite, à côté de chaque identité, vous allez préciser le lien que vous aviez, ou avez encore, avec chacune d’entre elles. Ensuite, vous allez attribuer une note d’intensité douloureuse ressentie à propos de cette personne. Cette note est à évaluer entre 0 et 10. Ce dernier chiffre est la note la plus forte.

Prenez le temps de préciser ce tableau. Nul n’est besoin de vous presser. Revenez-y aussi souvent que vous le souhaitez. Prenez autant de temps pour réfléchir que vous le souhaitez. Une fois sur de vous, et de vos choix, vous allez procéder comme suit:

  • Écrivez une lettre à chacune de ces personnes en commençant par celle qui aura la plus forte intensité
  • Dans chaque lettre, exprimez tout ce que vous ressentez au sujet de chacune des personnes dont vous estimez qu’elle vous aura fait du mal

Comment écrire ces lettres pour qu’elles vous soient utiles

  • Pour que cela soit plus simple pour vous, fonctionnez de façon rétro active
  • Cela signifie que vous partez d’aujourd’hui en remontant le plus loin que vous le pourrez dans votre passé
  • Écrivez chaque lettre l’une après l’autre
  • Écrivez chaque lettre de la façon la plus spontanée possible
  • Ne cherchez pas à faire de jolies phrases ou à respecter la grammaire. Le style importe peu, seul le contenu a de l’importance
  • Ne vous censurez pas. Si en écrivant une lettre, vous ressentez le besoin d’être ordurier ou violent, ne vous gênez pas
  • Ne relisez pas ce que vous venez d’écrire. Si vous avez l’impression d’avoir écrit plusieurs fois la même chose, ce n’est pas grave
  • Évitez de passer d’une lettre à une autre ou de vous interrompre en cours d’écriture pour rédiger la suivante ou revenir à la précédente

Comment écrire ces lettres

  • Essayez de vous installer dans un endroit calme dans lequel vous vous sentez en sécurité. Cet endroit peut changer tous les jours
  •  Chaque jour, installez vous pour écrire. Si, passées 5 minutes, rien ne vous est venu, arrêtez l’exercice. N’insistez pas. Revenez-y le lendemain à votre convenance
  • Si vous écrivez pendant longtemps, ne vous arrêtez d’écrire que lorsque vous en éprouverez le besoin
  • Ne raturez rien de ce que vous avez écrit. Cela doit rester en l’état
  • Ne forcez pas votre écriture. Il ne s’agit pas d’écrire à tous prix, mais d’écrire honnêtement
  • Ne décidez pas tout d’un coup que vous êtes arrivé(e) au terme de ce que vous souhaitiez écrire. Quand vous aurez ce sentiment, laissez passer deux jours puis, si vous éprouvez le besoin d’écrire, écrivez de nouveau
  • Une fois certain(e) que vous en avez fini, laissez passer deux autres jours

Une fois les lettres terminées, que faire?

  • Muni de toutes vos lettres, allez dans un endroit dans lequel vous vous sentez bien
  • Installez vous confortablement et lisez vous, à vous même, à haute et intelligible voix, tout ce que vous avez écrit (commencez par la lettre à laquelle vous aurez attribué la notre d’intensité la plus importante, puis allez en décroissant)
  • Une fois chaque lettre exprimée à haute et intelligible voix, comme si vous aviez lu vos lettres à un auditoire, déchirez toutes ces lettres et jetez les

Voilà, c’est fait. Vous vous êtes lâché! Je suis content pour vous. Mais, là, il s’agissait des autres. Maintenant, il va s’agir de vous et de vous seul. Je vais encore vous demander de vous investir. Mais, n’est-ce pas comme ce que l’on dit: “Il faut souffrir pour être belle ou beau”. Alors, je suis désolé de vous demander de continuer, mais il est nécessaire de vous faire du mal pour… vous faire du bien.

Vaincre l’angoisse en faisant la paix avec vous même

Depuis quelque temps déjà, vous êtes entré dans une dynamique comportementale. Vous êtes entrain de changer. Il y a de fortes chances pour que vous commenciez à en ressentir les effets. Il convient d’entretenir ce changement grâce à une autre stratégie qui risque devons déplaire. Dans les exercices précédents, je vous a été demandé de vous lâcher. Vous allez continuer dans la même veine. Mais, cette fois‐ci, je vais vous demander d’être franc avec vous même.

Depuis que vous souffrez d’angoisse ou de crise d’angoisse, vous vous êtes sans aucun doute imposé bien des comportements pour contrôler votre problème. Ce qui, encore une fois, à participé à enrichir le problème. De fait, en voulant contrôler l’angoisse, vous l’avez nourri. Ce dont vous êtes responsable puisque c’est la conséquence de votre choix !

Je vous demande donc, au travers de la stratégie qui suit, d’assumer vos choix. Sachez que je ne juge pas. Vous avez surement agi, ou réagi, comme vous le pouviez. Maintenant, je vous demande de vous écrire une lettre à vous même. Dans cette lettre, vous allez exprimer toutes les émotions que vous ressentez à votre sujet. Ces émotions sont en lien avec tous les domaines de votre vie à propos desquels vous avez été mis en difficulté Donc, à propos desquels vous avez échoué.

Cela signifie que votre réussite a été entravée à cause de vos problèmes d’angoisse. Cela veut dire que vous n’avez pas su -­ ou pu ­‐ gérer l’angoisse. En conséquence, je vous demande de vous taper dessus!  Je vous demande de vous incriminer! A cette fin, citez des exemples qui concernent tous les sujets à propos desquels vous estimez avoir échoué parce qu’angoissé. Bien sur, cette lettre vous sera plus facile à rédiger si vous écrivez à propos d’une émotion en particulier.

Avant de passer à la phase suivante, permettez moi d’attirer votre attention. Je crains que certains d’entre vous aillent en peu trop vite en besogne. Pour me faire comprendre, je vais utiliser l’exemple suivant. Quand vous vous habillez le matin, ou à un autre moment de la journée, si vous ne prenez pas le temps de revêtir vos vêtements dans l’ordre, l’un après l’autre, puis de les ajuster, vous prenez le risque d’être inconfort. En plus d’avoir l’air d’être mal fagoté ! Alors, prenez le temps de faire les choses. Progressez à votre rythme. Ne bousculez rien. Merci pour vous.

Comment éliminer angoisse, ou crise d’angoisse, en mettent un terme à des comportements infantiles

Traiter l'angoisse

Traitement de l’angoisse
Comment mettre fin aux comportements infantiles

Vous êtes arrivé(e) à un stade où vous en avez beaucoup appris sur vous même comme à propos des choses qui obéraient -­ empêchaient -­ votre équilibre émotionnel, votre développement personnel. Peut-­être l’aurez vous remarqué mais, le plus souvent, les problèmes d’angoisse reposent sur des positionnements infantiles.

La peur de ne pas savoir. La peur de ne pas pouvoir et, partant, la peur de perdre l’approbation des autres ou, pire, d’être victime du jugement des autres. Quand j’écris infantile, je ne laisse pas entendre que vous êtes un sale gosse, non ! J’écris simplement que votre positionnement est celui d’un enfant qui ne peut pas savoir intuitivement, de façon innée, quelque chose que l’on ne lui a pas appris.

De fait, votre problème vous aura surement empêché de vous affirmer puisque vous manquez de confiance en vous. Vous avez donc toutes les peines du monde à vous comporter comme un adulte (à tout le moins à propos de votre problème).

Ceci pose la question du comportement adulte. Un tel comportement est celui que vous exprimer une personne parce que vous avez confiance en vous. Cela signifie que vous fournissez une réponse adaptée à une sollicitation donnée.

Par extension, cela veut dire que vous assumez la responsabilité de vos choix de comportements. Par exemple, avoir peur est normal. En conséquence, si vous avez peur, comment gérer cette peur en adulte et ne plus en faire un problème. Comment ne plus réagir comme un enfant pourrait le faire en perdant les ressources adaptatives qui sont les vôtres?

Pour satisfaire à cette stratégie comportementale, agissez de la façon suivante:

  • Chez vous, essayez de vous munir d’un petit objet qui vous soit agréable à la forme, à la couleur et au toucher. Il serait opportun que cet objet tienne dans la main avec laquelle vous écrivez et qu’il ne vous gêne pas lorsque vous le tenez
  • Vous pouvez choisir n’importe quel objet. Un briquet, un porte clé, une bille, une poupée, bref, ce que vous voulez. Cet objet doit être chargé d’une aura positive d’une part et que ce même objet vous soit familier
  • Si vous ne trouvez pas un tel objet chez vous, essayez de vous en rendre acquéreur à l’extérieur en l’achetant. Au regard de la façon dont je vous demande d’utiliser cet objet, et si vous êtes une femme, vous pouvez utiliser un bracelet, une bague ou encore un collier (ce qui est écrit est aussi valable pour les hommes).
  • Une fois l’objet choisi, celui-­ci doit exclusivement servir à l’exercice indiqué
  • Vous devez avoir cet objet sur vous, du lever au coucher
  • Il ne faut pas que cet objet soit trop encombrant. Je vous demande de le porter dans la poche du vêtement que vous portez un jour « X »
  • Une fois l’objet choisi, essayez de ne pas en changer. Soyez sur(e) de votre choix.

Chaque matin, pensez à vous munir de votre objet et ce jusqu’au coucher et utilisez le de la façon suivante:

  • Quel que ce soit le contexte et l’environnement. A chaque fois que vous êtes confronté(e) à une situation qui vous procure de l’angoisse, saisissez votre objet dans la main avec laquelle vous écrivez (si vous êtes ambidextre, utilisez la main avec laquelle vous vous sentez le ou la plus à l’aise)
  • Toutes affaires cessantes, ne réagissez pas ! Prenez le temps d’analyser ou d’observer la situation et ses protagonistes, et prenez le temps de réfléchir à la question suivante:
  • «Devant une telle situation, quel comportement adulte adopterait une personne qui n’a pas mes problèmes et qui a confiance en elle ?»
  • Prenez tout le temps pour réfléchir à ce qu’à votre sens un adulte ferait en pareille situation pour assumer et se comporter de façon adaptée
  • Au début, vous trouverez sans doute que le temps est long pour réfléchir. C’est normal. Vous constaterez rapidement que cela ira beaucoup plus vite dans les jours suivants
  • Une fois que vous avez clairement réfléchi à ce qu’une personne adulte ferait en pareille situation, utilisez les 10 premiers pour cent de ce à quoi vous avez pensé de ce qu’un adulte qui n’aurait pas votre problème d’angoisse ferait en pareille situation

Ensuite, deux choix s’offrent à vous:

Choix 1

Vous utilisez les 10 premiers % envisagés par vous et les mettez en place (je vous donne un exemple ci-­‐dessous). Tant que vous adoptez ce comportement et que vous essayez d’en évaluer les bénéfices, tout va bien. Vous pouvez le répéter dans toutes les situations qui vous posent problèmes. Vous pouvez suivre cet exercice aussi souvent que vous en éprouvez le besoin. Vous êtes entrain de mettre en place un comportement adulte.

Choix 2

Vous ne faites pas le choix de réfléchir et encore moins d’essayer d’adopter un comportement adulte. Vous avez le droit mais… il va vous falloir en assumer les conséquences. Cela signifie que si vous faites le choix de ne pas réfléchir ou d’agir dans le cadre du Choix 1, c’est donc que vous faites le choix de régresser. Je vous demande donc, pendant les 4 jours qui suivent votre choix, de vous comporter dans toutes les circonstances de votre vie, et dans tous les domaines de votre vie, comme un enfant.

Cela signifie que vous devrez rester dans votre angoisse et demanderez aux autres de vous protéger et de vous préciser comment faire pour vous protéger. A ce moment là, vous n’êtes pas autorisé(e), dans aucun domaine de votre vie, à adopter un comportement adulte. En bref, ce que je vous demande c’est de laisser l’autorité aux autres adultes donc, de perdre votre autonomie.

En faisant ce choix, ce n’est qu’à l’aube du 5è jour que, de nouveau, vous pourrez envisager d’adopter un comportement adulte en référence au choix 1. Dans tous les cas, cet exercice est à expérimenter pendant une période de 8 à 15 jours.

Imaginons que vous ressentiez de l’angoisse à l’idée de rencontrer quelqu’un ou à l’idée d’une situation dont vous avez du mal à vous extraire. Vous éprouvez de l’angoisse à l’idée de ne pas pouvoir, ou de ne pas savoir, vous affirmer. Voire de perdre vos moyens. Ou de passer pour ce que vous n’êtes pas. Vous sentez l’angoisse et ses symptômes vous étreindre. Vous avez beau essayer de contrôler votre angoisse, cela ne fonctionne pas car la situation est nouvelle pour vous.

  • Vous prenez le temps de faire l’exercice du pire (exercice ponctuel)
  • Vous saisissez votre objet et imaginez ce qu’un adulte ferait en pareille situation
  • Voilà la situation: vous savez que vous allez avoir un entretien avec quelqu’un. Cela risque d’être difficile (il conditionne une partie de votre avenir social, affectif, professionnel, etc.
  • Vous imaginez donc qu’une personne adulte laisserait l’autre se présenter et exprimer ses propos. L’adulte que vous seriez et qui tiendrait son objet ne tenterait pas de se rassurer
  • Adulte, vous pourriez vous dire: « OK. Je vais faire ce que je peux ». L’autre parle, vous ne l’interrompez pas. Vous écoutez, prenez des notes
  • Une fois que la personne a terminé, vous reprenez ses arguments un à un. Puis, l’adulte que vous êtes dirait, par exemple: « OK. J’entends. Tout cela demande réflexion. Je vous propose que nous en reparlions telle jour à telle heure » ou « Je comprends mais ne suis pas d’accord sur tout »
  • Ensuite, vous guettez la réaction de votre interlocuteur. S’il réagit mal, vous mettez fin à l’entretien
  • Vous enchainez la conversation pas à pas, sans brûler les étapes
  • Vous ne vous justifiez pas et n’oubliez pas qu’à tout moment un adulte à le droit d’exprimer son désaccord en quittant cette conversation, dussoit‐il la reprendre plus tard
  • Vous en faites pas le choix d’un comportement adulte et restez dans votre peur. Vous ne vous accordez pas le droit d’apprendre et faites tout pour contrôler votre problème alors que vous êtes terrorisé

En réagissant de la sorte à ce dernier point, il y a de fortes chances pour que cet entretien se déroule dans des conditions très pénibles pour vous. Il y a aussi de fortes présomptions que l’issue de cette conversation vous soit très défavorable. Et ce d’autant plus qu’au sortir de cet entretien vous allez vous taper dessus en vous disant que vous êtes nul !

Si vous réagissez de la sorte, dans les 4 jours qui suivent, vous ne pourrez pas adopter un comportement adulte à propos de toutes les situations qui vous procure de l’angoisse. Vous devrez demander aux autres comment faire ou dire. Dans tous les cas, vous ne pourrez agir pour que les choses se passent à votre avantage.

Vous souffrirez donc beaucoup. C’est la conséquence de votre choix. Vous aurez choisi de régresser. Mais vous avez le droit de vous faire du mal… Ce n’est qu’à l’aube du 5è jour que, de nouveau, vous pourrez envisager d’utiliser 10 % de ce qu’un adulte ferait à votre sens en pareille situation.

Tout ce que vous venez de lire est un exemple.

Au cours de cette stratégie, je ne vous demande pas de réussir. Il vous est simplement proposé d’essayer, d’apprendre. Ne dépassez pas les 10 % dont je vous parle. Allez y progressivement, à votre rythme. Ne forcez rien. Dans le cas contraire, c’est comme si dans une relation amoureuse, alors que tout va très bien, et que la relation existe depuis peu de temps, vous preniez des risques inappropriés. Comme proposer à votre amoureux(se) de vous épouser puis d’avoir 2,3 enfants, un poisson rouge et un crédit immobilier pendant 40 ans. Il y a des chances qu’il, ou elle, fuit !

Cette stratégie, comme les autres, n’est pas facile. Je ne saurais que trop vous inviter à prendre le temps de l’expérimenter sur de petites choses. Ensuite, fonctionnez de façon progressive. A chaque fois que vous avez eu un comportement conforme au Choix 1 ou au Choix 2, prenez le temps de faire le point sur votre perception émotionnelle Avancez de même à propos de l’image que vous avez de vous. Et, notez les différences (avant -­ après).

Il s’agit, quelles que soient vos difficultés, d’apprendre à vous affirmer. D’apprendre à accepter ce que vous ne pouvez pas changer. Sans vous sentir coupable pour autant. A titre de dernier exemple, il y a quelques années, j’ai eu la désagréable surprise de constater que j’avais le vertige.

Mon épouse, des amis et moi étions en haut de l’Aiguille du Midi D.bout sur la passerelle, en attendant la téléphérique, j’ai été pris d’une angoisse terrible. J’avais l’impression que la passerelle allait s’écrouler. Que, bien évidemment, j’allais mourir. Mes amis se sont moqués de moi car j’étais vert de peur. Je n’ai retrouvé mon calme qu’en touchant la terre ferme. Deux heures après, au sortir de propos aigres doux entre moi, mes amis et mon épouse, n’ont eu de cesse de me raisonner. Ceci n’a fait que rajouter à mon problème. J’avais l’impression de n’être ni entendu ni compris.

Depuis lors, plutôt que de me confronter à mon angoisse à ce propos, j’ai accepté que j’avais peur. Je ne monte plus en haut de certains édifices. Je me moque que cela déplaise à certains de mes proches. S’ils ne l’acceptent pas, c’est leur problème, plus le mien. Je me suis affirmé à ce propos.

Avoir peur ne fait pas de moi un enfant. C’est en luttant contre, en faisant semblant que tout aille bien, que je me fais du mal. Je n’ai aucun plaisir à me faire du mal. Avoir le vertige ne fait pas de moi un être inférieur. En m’affirmant, j’ai agi comme un adulte. J’ai assumé. Mon vertige a cessé d’être un problème pour moi Tout comme ma phobie du dentiste. Je n’ai pas honte, c’est juste ma réalité.

Faites de votre angoisse votre meilleur amie

Parfois, il arrive parfois que vous soyez confronté(e) à la résurgence d’une angoisse. Cela peut vous décontenancer au point que vous oubliez, par exemple, de vous référer à la bonne stratégie. Vous oubliez de vous référer à la bonne stratégie pour reprendre le contrôle de votre angoisse. Il existe une autre stratégie qui peut vous aider à lâcher prise. Une autre stratégie pour vous protéger d’une éventuelle régression en utilisant un comportement de contrôle.

Vous avez compris que toute tentative de contrôle est non seulement vaine mais participe à entretenir donc enrichir votre angoisse. Pour éviter ce type de problème, et appréhender de façon plus constructive la solution, en dehors de tout contrôle toxique, je vous invite à faire l’exercice suivant :

  • Je vous demande de donner un nom à votre problème
  • Je vous suggère d’utiliser une dénomination qui soit d’origine démoniaque ou à connotation négative

Je me rappelle d’un patient qui avait nommé son problème «Armageddon». La mythologie comme les religions sont une source assez conséquente de créativité en matière de noms associés à des démons. Pourquoi démon ?

Pourquoi donner un nom à votre angoisse? Tout simplement, parce que, en associant votre problème et ses symptômes à un démon, vous reconnaissez implicitement qu’il est plus fort que vous. Qu’en conséquence, à un instant « T », vous êtes impuissant à le contrôler.

A chaque fois que vous serez confronté à une angoisse, que vous avez du mal à contrôler l’angoisse, dites simplement la chose suivante :

  • Tiens, voilà X” (citez le nom que vous aurez donné à votre problème)
  • Viens X ! Je t’accueille et t’accepte pour ce que tu es
  • “Je suis impuissant à te contrôler

Pour que vous compreniez ce que je vous suggère, je vais vous raconter une anecdote:

Il y a plus de 20 ans, l’un de mes amis était un toxicomane forcené ! Il avait consommé toutes les substances possibles. Entre autres problèmes, il souffrait de crises d’épilepsie. Ces crises étaient l’une des multiples conséquences de sa toxicomanie. Un jour, alors que lui, des amis commun et moi étions ensemble, il a fait une crise d’épilepsie particulièrement impressionnante. Cela a nécessité qu’il soit hospitalisé d’urgence. Nous avons craint pour sa vie. Passées 3 semaines d’hospitalisation, il s’en est remis sans trop de bobos…

Quelques semaines plus tard, je retrouve cet ami à la terrasse d’un café. Il est abstinent depuis quelques temps. Nous discutons de choses et d’autre jusqu’à ce qu’il me raconte cette histoire :

J’étais chez moi, quelque peu tendu et fatigué. A un moment, j’ai senti les prémisses d’une crise d’épilepsie. Mû par je ne sais quoi, je me suis allongé sur le sol de mon appartement. J’avais les bras et les jambes en croix. Puis, j’ai dit: Viens ma crise. Je t’attends. Je ne ferais pour m’opposer à toi”.

Voilà la suite de cette histoire. Non seulement cette crise n’est jamais venue mais qu’en plus aucune autre crise depuis lors ne s’est manifestée ! C’est comme cela depuis plus de 20 ans. Mon ami est toujours abstinent de toute substance modifiant le comportement. Il est même devenu thérapeute (Reiki) à son tour.

Angoisse – Comment vaincre votre résistance au changement

Angoisse et résistance au changement

Comment vaincre la résistance au changement

Certains d’entre vous rencontrent surement des problèmes à propos de leur changement. Lequel a un lien avec leur angoisse bien sur.

Cela induit de faire le choix d’abandonner leurs anciennes réactions émotionnelles (cf. comportement infantile). L’objectif étant d’adopter des comportements adultes. Partant, d’opérer le changement.

Quand je parle de comportements adultes, je fais allusion à l’autonomie. Je pense aux choix dont vous allez assumer toutes les conséquences, agréables ou non.

Ainsi, certains d’entre vous peuvent exprimer une certaine résistance au changement ce qui maintient voire aggrave leurs symptômes d’angoisse, Bien évidemment, il n’y aucune intention délibérée dans ce comportement. Plutôt un peur incontrôlable liée au changement lui même. La crainte, parfois très forte, des conséquences fantasmées de ces mêmes changements.

Les personnes intéressées imaginent des choses dont elles ne savent rien mais qu’elles redoutent. Comme si elles étaient convaincues que, dans tous les cas, elles ne sont pas à la hauteur du changement nécessaire ou à venir. Pour débloquer cette situation ou, à tout le moins essayer, je vous invite à utiliser l’élément ci-après.

Le texte qui suit est à répéter à haute et intelligible voix, 5 à 10 fois de suite, chaque matin. Ceci avant que vous n’abordiez votre journée (travail, loisir, maison, etc.) pendant 8 à 10 jours. Une fois fait, dites simplement que vous ne pouvez plus penser à cela avant le lendemain, même heure, mêmes conditions.

Le texte dont vous allez prendre connaissance est un texte hypnotique. Son travail va consister à impacter votre cerveau de sorte à ce qu’il modifie ses paramètres réactifs. C’est une sorte d’exercice du pire. Voilà ce texte:

Je refuse de changer. Je refuse de ne plus être angoissé. Je refuse de faire cela depuis des années, pour ne pas dire depuis toujours, alors que je sais que cela va me mettre dans des difficultés personnelles ou professionnelles. C’est comme cela et je n’y puis rien changer. J’ai toujours été terrorisé à l’idée de changer. J’ai toujours été terrorisé à l’idée de changer et de m’inscrire dans une nouvelle démarche de vie. Cela me terrorise. Et pourtant, je dois changer mais je ne peux pas. Je ne peux absolument rien changer à cette terreur intérieure, à cette angoisse omniprésente.

Je sais qu’à cause de cela je vais avoir des ennuis mais je n’y peux rien changer. Je suis en colère. En colère parce que je sais que c’est moi qui refuse de changer. En colère parce que je sais c’est ma peur qui me fait résister au changement. Refuser de changer, c’est exprimer mon dernier foyer de résistance. C‘est comme si je ne veux pas être comme tout le monde. Je refuse de changer tout en sachant combien cela va me plonger dans l’ennui. A cause de mon refus, je m’interdis d’évoluer. Je m’empêche de m’autonomiser. Je préfère cultiver une certaine mésestime de moi plutôt que d’agir comme un adulte responsable.

Je vais rester comme je suis depuis des années. Je peux imaginer ou inventer tous les prétextes les plus nobles possibles pour ne pas changer, je ne veux pas être comme tout le monde. Je ne veux pas assumer le risque du changement. En refusant de changer, j’exprime mon dernier foyer de résistance par rapport à une normalité. C’est comme cela. Je n’y changerais rien. J’ai un besoin irrépressible de me distinguer des autres.

Même au travers de ma propre souffrance. Je ne suis pas tout le monde. Je pourrais essayer toutes les méthodes possibles pour essayer de changer. Pour essayer d’exprimer ma bonne volonté. En fait je ne le veux pas. Je refuse de changer alors que je sais que cela me pose des problèmes tant personnels que professionnels. Je m’y suis pourtant engagé mais je n’y réussirais pas. C’est comme cela et je ne peux rien y changer. Ma colère et mon refus sont plus forts que tout. Je refuse de changer et je ne changerais pas. Je ne changerais jamais. Je peux inventer et imaginer toutes les bonnes raisons du monde, la réalité est que je ne veux pas changer.

C’est comme cela, ce n’est pas autrement, et je n’y changerais rien. Je peux invoquer tous les meilleurs prétextes pour justifier mon refus de changer, cela ne changera rien au fait que je ne veuille pas changer. Je ne veux pas évoluer. Je ne veuille pas devenir adulte. Je sais que cela va me poser un gros problème dans la plupart des domaines de ma vie. Mais si je change, je reviens sur le tout premier et tout dernier engagement qui me caractérise. Si je change, c’est comme si je devenais comme tout le monde. Comme si je rentrais totalement dans le rang. Comme si les autres, tous les autres, avaient raison.

Ainsi, tous, ils auraient gagné. Je ne veux pas qu’ils gagnent. Je refuse de changer. C’est comme cela et pas autrement. En refusant de changer, je cultive ma différence. Je sais que cela va me handicaper mais je refuse de faire autrement. Je refuse de changer. Je refuse de prendre en compte la nécessité du changement. Dans le cas contraire, je manquerai à ma parole. Je n’accepte pas de mettre en place les éléments du changement, ce qui est nécessaire à un comportement adulte. C’est comme cela et rien ni personne, pas même moi, n’y changera quoi que ce soit. Je ne veux pas changer. Je ne veux pas avoir un comportement responsable. Je ne veux pas devenir adulte.

Je ne veux pas être autonome et encore moins avoir confiance en moi. C’est comme cela et pas autrement. Je ne ferais rien pour que cela change M.me si cela me pose des problèmes. Je ne changerais pas quels qu’en soient les enjeux. Je ne veux pas changer. Je sais que je peux inventer tous les prétextes pour ne pas changer, pour ne pas évoluer. La réalité c’est que, fondamentalement, je refuse de changer pour cultiver ma différence. C’est comme cela et je ne ferais rien pour que cela change”.

Et maintenant, que faire pour vous

angoisse-agir-pour-le-changement

Agir pour changer – La meilleure voie
pour ne plus souffrir d’angoisse

Peut-être utiliserez vous tout ou partie des stratégies que je viens de vous présenter. Voire, vous y reviendrez pour mieux vous les approprier.

N’oubliez pas qu’il sera nécessaire que vous utilisez certaines stratégies individuellement. Dans d’autres cas, en fonction de vos résultats, il vous faudra associer diverses stratégies.

Ce qui est  important, c’est que, désormais, vous savez comment faire. Alors oui, il est certain que cela vous demandera un travail important. Cela va nécessiter que vous vous investissiez. Si tel est votre choix, il y a deux cas de figures possibles.

 

  1. Vous continuez à chercher sur internet des solutions qui, si elles sont gratuites, ne vous sont de peu voire d’aucune utilité
  2. Vous essayez de mettre en place toute la stratégie que je viens de vous présenter. Si vous le souhaitez, vous pouvez me contacter si vous avez besoin de précisions
  3. Vous vous dites qu’une telle stratégie est très intéressante. Mais que vous préférez être accompagné pour vous donner le maximum de chances de réussite

Dernier point important

Les stratégies dont vous venez de prendre connaissance sont issues de l’approche comportementale systémique de Palo Alto. Cette approche postule que vous n’êtes pas responsable de votre problème d’angoisse.

Cette démarche de rétablissement est intégrée à une démarche dite brève. Cela signifie qu’en quelques heures seulement vous allez faire ce que vous n’arrivez pas à faire depuis des semaines, voire des mois ou des années. Partant de l’idée que c’est toujours plus facile à plusieurs que tout seul, je vous invite à me contacter pour mettre en place les éléments actifs de votre changement.

Pour réussir dans votre démarche, et mettre tous les atouts de votre côté, je vous invite à regarder la vidéo ci-dessous. Vous y trouverez tous ces éléments de façon pédagogique détaillée:

Le Programme ARtUS - Angoisse - Anxiété - Phobie - Toc

voir la vidéo

Me consulter

A vous de choisir. Comme je le dis et le répète souvent: “Choisir, c’est renoncer“.

Bien à vous. Merci de votre confiance.

Frédéric Arminot

Autre