Angoisses – Les angoisses sont-elles un facteur de dépression

Angoisses et dépression – Quand l’un mène à l’autre

Inutile de vous faire attendre, la réponse à cette question est « OUI ». Oui, les angoisses sont un facteur de dépression.

Dans cet article, je vais essayer de préciser ce qu’est une dépression et le lien qui existe entre les angoisses et la dépression comme entre dépression et la dépression.

Définition de la dépression

Qui parle de dépression, parle d’affaissement. Quand les professionnels de la météo parlent de dépression, ils évoquent un affaissement, un déséquilibre entre différents facteurs naturels. A titre de précision, l’aggravation du déséquilibre des ces multiples facteurs peut générer un cyclone.

La dépression, ou état dépressif, procède des mêmes phénomènes. Quand quelqu’un souffre de dépression, cette personne n’est plus en état émotionnel et ou physique de contrôler les facteurs régissant son équilibre psychique.

Qu’est-ce qu’un état dépressif

Nous pouvons considérer qu’il existe trois niveaux de dépression :

  • La dépression légère
  • La dépression moyenne
  • La dépression grave

Chaque niveau de dépression ou état dépressif pose les symptômes de la gravité de la dépression.

Angoisses – Dépression légère

En cas de dépression légère, on envisage qu’une personne est impactée par un évènement soudain voire inattendu qu’elle ne peut dépasser. Cette personne souffre d’une incapacité à dépasser l’évènement, lequel peut constituer un traumatisme de plus ou forte intensité. En ce cas, il est possible de parler de déprime et non nécessairement de dépression.

Face à cet événement, la personne – pour une durée limitée – peut ne ressentir plus aucun désir à l’égard de ce qui, hier lui en procurait. La dépression met à mal toutes les ressources psychiques voire physiques d’un individu au point de ne plus pouvoir lui donner la force d’exécuter la moindre tâche, habituelle ou non. Que cette tâche ou son accomplissement procure sentiment de plaisir, de bien être ou de sécurité. A ce moment, tout est difficile, tout est objet d’efforts qui, en temps habituel peuvent paraître simples, mais qui, en ce temps de dépression, sont insurmontables.

Quand on parle de dépression on parle aussi d’abattement. Non seulement la personne ne ressent plus aucun désir, de façon ponctuelle ou continue, mais elle en ressent d’autant moins qu’elle est victime d’un abattement émotionnel. Et, bien sûr, cette même personne ne ressent aucun plaisir ou cette notion même lui semble tellement lointaine que cela participe à aggraver les symptômes dépressifs.

Angoisses – Dépression moyenne

Cela signifie que la personne concernée est abattue, ne ressent aucun désir particulier, ne se sent pas nécessairement concernée par ce qui pourrait susciter son intérêt. La différence avec une dépression légère tient dans la durée et l’intensité des symptômes, de leurs conséquences sur le quotidien de l’intéressé.

Le plus souvent, les victimes de dépression essaient de puiser dans ce qui leur reste de ressources pour essayer d’aller mieux. Une thérapie adaptée comme la TCC peut aider ces personnes à ne plus souffrir. Très souvent, le corps médical prescrit des sérotoninergiques lesquels vont agir sur la re capture de sérotonine et de dopamine (ex: Prozac™). Ce type de traitement peut favoriser un ré équilibre de la psyché. Le problème réside dans la dépendance à ces médicaments et dans le fait que s’ils contrôlent les symptômes ils n’apportent aucune solution pérenne au problème de la dépression.

Angoisses – Dépression grave

La personne n’est plus affectée par rien. Elle ne ressent rien ni n’est intéressée par rien. Victime d’un symptôme amotivationnel, plus rien de ce qui la concerne ne l’intéresse. Empreinte de tristesse voire, dans les cas les plus graves, de mélancolie, la personne dépressive est convaincue qui rien ni personne ne pourra plus la sortir de cet état. En pareille situation, le traitement de la dépression est beaucoup lourd et long en termes médicamenteux.

La dépression est non seulement constitutif d’un état émotionnel affecté par un ou plusieurs évènements subis que la victime n’arrive ni à intégrer – à accepter – ni à dépasser. La personne dépressive est confrontée à un état de transition qui ne lui permet pas d’accepter le passé (l’événement) et de s’investir dans la vie au sens du présent comme de l’avenir (processus d’action). Elle est donc « coincée » entre deux états comme si elle avait une attache aux pieds qui l’empêche de progresser.

Crise d'angoisse

Comment Contrôler Une Crise d’Angoisse – Pour En Savoir+, cliquez sur l’image

Un état dépressif peut être la suite logique d’une succession d’angoisses ou de crises d’angoisses non dépassées. Le plus souvent, les personnes victimes d’angoisse ou d’anxiété essaient de contrôler leurs émotions.

Cette nécessité de contrôler les angoisses relèvent, parfois, d’une obsession narcissique (névrose d’angoisse) qui consiste à s’enjoindre à soi même de garder bonne figure face à l’événement pour s’éviter la peur d’être jugé, ou pour éviter de ressentir honte et culpabilité.

Il est certain qu’à force de s’épuiser à contrôler l’incontrôlable, vous pouvez ressentir des moments d’abattement ou d’épuisement. Cette dépression, quand elle a pour facteur déclenchant une succession d’angoisses, est susceptible d’enclencher de la tristesse puis un abattement que vous pouvez avoir peur d’avoir peur.

A force de batailles perdues, à force d’épuisement, vous pouvez voir certains domaines de votre vie affectés par vos angoisses comme par l’amorce d’une dépression. Vos angoisses peuvent alors céder le pas à de l’anxiété. C’est à dire à une peur constante à propos d’un sujet particulier de votre vie (affectif, sentimental, professionnel, économique, etc.). Cette anxiété se meut en anxiété généralisée à partir du moment ou la plupart si ce ne sont tous les domaine de votre vie sont affectés.

Dépression et angoisses – Un problème narcissique

La dépression donne donc le sentiment de quelque chose d’irréversible, de quelque chose que l‘on a pas su ou pas pu contrôler. Très souvent, les personnes affectées par une dépression ont d’elles, et expriment à leur sujet, une image profondément dévalorisée. Cette mésestime de soi, si elle n’est pas prise en charge, ce qui est le plus souvent le cas, va aller augmentant. Elle s’aggravera d’autant plus que, plus le temps passera, moins la personne saura utiliser ses ressources personnelles pour retrouver confiance en soi.

Partant, les angoisses perdureront voire s’aggraveront. Par extension, les facteurs de dépression et ses symptômes iront grandissants tout en se cristallisant de plus en plus.

Existe-t-il des personnes plus sensibles au tandem angoisses – dépression

Tout au long de ma pratique, j’ai maintes fois constaté que les personnes victimes de dépression souffraient d’une mésestime d’elles mêmes particulièrement importante. Une grande partie de ces personnes, dans leur enfance, avaient souffert d’une construction fragile de leur personnalité où leur narcissisme – leur image d’elle même – avait été mise à rude épreuve. Pour de multiples raisons, principalement liées à leur environnement affectif, donc familial, elles n’avaient pu avoir d’elle une estime suffisante, ce qui avait durablement affecté leur confiance en eux même.

Empêchées par un environnement affectif insuffisamment stimulant, les personnes victimes d’angoisse, voire de crise d’angoisse, de crise de panique ou d’anxiété, ont cultivé, malgré elles, la peur de ne pas y arriver d’une part, et la certitude qu’elles n’y arriveront pas d’autre part.

Angoisse et symptômes de la depressionJ’ai souvenir d’une patiente – laquelle va bien aujourd’hui, merci pour elle – fortement angoissée quand je la rencontre pour sa première consultation thérapeutique. Elle manque cruellement de confiance en elle, a tout le temps peur de mal faire et s’inquiète en permanence de ce que les gens peuvent penser ou dire d’elle.

Elle s’oblige à contrôler ses émotions d’angoisses, avec le résultat que vous imaginez sans peine. Elle passe son temps à essayer de contrôler sa peur de ne pouvoir contrôler ses angoisses de peur que les autres les voient. Ce qui fini par arriver et par lui être… reproché, ce qui l’anéantit un peu plus chaque fois.

Très rapidement, au cours de cette 1ère consultation, il apparaît que, depuis toujours, elle se sent comme une enfant dans un corps d’adulte. Ses réactions sont effectivement infantiles, au sens respectueux du terme, dans la mesure où sa psyché est celle d’une petite fille qui, tout au long de son enfance aura entendu ses proches lui jeter au visage : « Tu es chiante ! Tu nous emmerdes ! ».

Cette jeune femme est affectée depuis toujours d’une dépression chronique conséquences d’angoisses contextuelles. Pour autant, elle a continué à vivre, essayant de construire sa vie conformément à ses désirs tout en étant à la fois insatisfaite des résultats obtenus mais aussi en passant son temps à contrôler ses peurs. En bref, elle ne vit rien de ce qui lui plairait vraiment car elle n’a de cesse de s’appliquer à éviter et ses peurs et… le jugement des autres.

Chemin thérapeutique faisant, elle se rend compte qu’elle ne risquait pas de savoir faire quelque chose qu’on ne lui avait jamais appris. Son narcissisme ne pouvait que s’en trouver fragilisé puisqu’elle n’avait pu construire les bases même de son autonomie, son âge adulte, puisqu’elle n’avait pas bénéficié d’un amour inconditionnel à la hauteur de son besoin.

Non pas que sa famille ne l’ait pas aimé mais peut être que trop occupée ailleurs, cette famille n’avait pas pris la mesure du besoin de cette enfant ni pris le temps de s’en préoccuper.

D’angoisses en crises d’angoisses, lesquelles ont laissé place à de l’anxiété, cette jeune femme ne se trouvait bien qu’enfermée chez elle. Malgré ses dénégations, elle finit par  convenir que ce qui l’inquiétait le plus était de ne pas trouver de solutions, de ne pas pouvoir envisager de façon sereine une vie affective, sentimentale, sociale et familiale conformes à ses désirs de vie. Les années passaient sans que le problème d’angoisse ne se résolve. Il a passé, s’est installé puis s’est trouvé la pire des compagnes : la dépression.

Quel traitement envisager quand la dépression et les angoisses sont associées

Quand cette jeune patiente et moi avons abordé son problème d’association d’angoisses facteures de dépression, la question liée à la façon de traiter ce problème a bien évidemment émergé. Quelle stratégie thérapeutique pourrait-être la plus adaptée? Devons nous prendre chaque problème séparément ou ensemble et avec quels objectifs.

C’est ma patiente qui a décidé de la façon d’intervenir. Nous avons conjointement abordé et les angoisses et la dépression conséquences de ses angoisses. Nous avons commencé de façon simple, grâce à des exercices à comportementaux. Au terme de la troisième séance, cette jeune femme avait résolu son problème d’angoisses.

Dans l’intervalle, nous nous sommes occupés de son problème de dépression, tout en construisant une stratégie qui favorise la ré émergence de ressources naturelles puis d’autres que nous avons co construites de sorte à ce que confiance en soi, estime de soi et bien être fassent leur apparition.

Dans un troisième et dernier temps, nous avons consolidé les solutions tout en convenant de nous revoir un an après. Nous avions convenu qu’en cas de besoin, cette jeune patiente pouvait me contacter. Cela remonte à 8 mois et je n’ai aucune nouvelle d’elle.

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles!

Comme beaucoup d’entre vous le font déjà, communiquez vos questions et vos commentaires. J’y répondrais avec plaisir.

Comment ne plus être angoissée

Pour Ne Plus être Angoissé, Cliquez sur l’Image

 

Frédéric Arminot

Timidité – Quand la timidité est un symptôme d’angoisse

Timidité – Est-ce un symptôme d’angoisse

J’ai longtemps souffert de timidité. Sans que pour autant je fasse le lien entre mes problèmes personnels et leurs conséquences, ce n’est que dans mon adolescence que j’ai pris acte de cette réalité. J’ai appris à composer avec cette réalité et c’est de façon bien surprenante que ce qui fût longtemps un problème pour moi est devenu une solution. C’est ce que je vais essayer de vous expliquer le plus clairement possible dans cet article.

Définition de la timidité

Quand j’étais plus jeune – je le demeure dans l’esprit mais un peu moins dans le corps… -, j’étais sujet à une timidité presque maladive au sens où cela m’empêchait d’avoir des relations agréables et sereines avec les autres. Dès qu’une personne à laquelle je puisse me comparer intervenait dans ma vie, et ce qu’elle qu’en soit la façon, j’étais incapable de conserver la place sociale et ou affective qui était la mienne, et je devenais incapable de m’affirmer et
de participer à la vie en général.

Symptômes de la timiditéJe restais en retrait, souffrais de voir les autres exister et vivre sans difficultés apparentes. Je souffrais beaucoup de ma timidité et n’envisageais le bien être que lorsque ces personnes qui m’intimidaient quittaient mon environnement.

L’autre était toujours mieux, plus à l’aise, plus cultivé, mieux bâti, savait faire rire, amuser les autres et tutti quanti. J’étais comme fasciné par leur aisance, je les enviais. J’enviais leur capacité à séduire, à créer des liens. Je me sentais gauche, ridicule, bête. Je détestais ma timidité. Je n’avais aucun intérêt, pas même à mes yeux, du moins pendant un temps assez long. Pour me protéger, j’ai fini par cultiver de façon toxique ma différence, en ayant une attitude très en dehors, comme si j’observais les autres, tout en m’en tenant à distance et en essayant de me convaincre que j’étais au dessus de tout cela! Que nenni.

Les années passant, je me rendais bien compte que les autres avançaient, construisaient, prenaient des risques alors que je demeurais au même point, seul et triste et toujours autant empreint de timidité.

Les années passant, je me suis intéressé à la psychologie et c’est comme cela que j’ai découvert et compris que la timidité n’était, et n’est pas, autre chose qu’un symptôme d’angoisse. En y repensant, je me rappelle combien j’avais peur de dire ou de faire des bêtises dans mes relations avec les autres. Combien je me sentais dans la peur du jugement. Inéluctablement, cela affectait ma confiance en moi et m’empêchait de m’affirmer. Et, quand je m’affirmais, je le faisais parfois avec agressivité quand ce n’était pas, plus généralement, avec une telle maladresse liée à ma timidité, que j’obtenais l’inverse de ce que je recherchais, sans pour autant faire un lien de cause à effet.

Anxiété - Confiance en soi

Comment Vaincre Votre Timidité – Pour le Découvrir, Cliquez sur l’Image

A l’idée d’une invitation que je souhaitais, en fonction des personnes que je savais être présentes, je déclinais l’offre qui m’était faite sous des prétextes futiles quand je ne motivais pas mon départ précipité d’un lieu où j’avais été invité en inventant des mensonges totalement infantiles. J’ai longtemps pensé que mes justifications convaincraient les autres par leur dimension plus ou moins dramatiques. Pour quitter un lieu dans lequel je me sentais mal à l’aise, j’avais cultivé une grande capacité à éviter un problème en prétextant tout un tas de difficultés dont je n’étais jamais responsable mais toujours victime. Autant de symptômes criants de ma timidité.

J’espérais, bien sûr, que les personnes présentes feraient tout leur possible pour me retenir ce qui eut pu me renvoyer de moi une image positive. Il m’a parfois fallu attendre longtemps quand ce ne fut pas éternellement.

Mes angoisses liées à ma timidité laquelle rendait certains moments sociaux douloureux. Ils ne cessaient que lorsque que je commençais à m’éloigner du lieu, épicentre de mes turpitudes. Tout en m’éloignant, et en me sentant de plus en plus en sécurité, ma tristesse grandissait au fur et à mesure de mon éloignement géographique. Las, je me retrouvais seul, plus en sécurité affective parce qu’accompagné de moi seul. Seul avec… ma timidité.

Ce faisant, je me manipulais en tentant de me convaincre du bien fondé de ma solitude.

Mon image de moi même était fortement altérée. J’avais beau essayé de me faire violence pour me confronter à des situations que je redoutais, cela ne fonctionnait pas. Je n’excellais que dans l’affrontement, dans la prise de risques imbéciles et espérant que cela donnerait de moi aux autres une meilleure image. Parfois, j’aimais dans le silence et, partant, dans la douleur et la frustration.La seule idée de tenter de séduire ou d’être séduit me terrorisait et je ne pouvais m’en ouvrir à personne. Non pas que je ne le veuille pas mais plus que j’avais peur d’être jugé à ce propos et que cela me mette encore plus à l’écart que je ne m’y mettais moi même.

C’est à la faveur d’un moment social que j’ai essayé de prendre mon problème en main et de faire de ma timidité un avantage. Aujourd’hui encore, il m’arrive d’être confronté à des “résidus” de timidité à ceci près que je me contente de le remarquer puis d’agir de sorte à ce que cela n’altère pas mon développement personnel ou les relations sociales ou affectives au point que je puisse craindre de souffrir d’anxiété sociale ou de phobie sociale.

C’est grâce à des techniques simples que j’ai fini par faire de ma peur d’échouer un élément moteur pour réussir et m’affirmer. Et c’est ainsi que j’ai pu, aidé par certaines personnes bienveillantes, identifier les symptômes de la timidité et en faire une arme de séduction massive !

Les symptômes de la timidité

Ces symptômes sont autant physiques que psychiques.

Les symptômes physiques de la timidité

  • Difficulté à respirer normalement (calmement)
  • Transpiration
  • Bégaiement
  • Douleurs stomacales
  • Douleurs abdominales
  • Mains moites
  • Vomissement
  • Diarrhées
  • Boule au ventre
  • Tremblements

Les symptômes psychiques de la timidité

  • Peur
  • Angoisse
  • Anxiété
  • Agressivité
  • Isolement social ou affectif
  • Manque d’affirmation de soi
  • Manque de confiance en soi
  • Anxiété sociale
  • Phobie sociale
  • Tristesse
  • Mélancolie
  • Dépression

Ces symptômes sont l’expression commune à la timidité comme à un certain nombre d’autres sujets liés à la confiance en soi comme au développement personnel, l’angoisse ou encore la phobie comme symptôme d’angoisse.

Dans un prochain article, je vous exposerais les meilleures solutions pour en finir avec la timidité de sorte à retrouver estime de soi et confiance en soi et, ainsi, faciliter votre développement personnel.


Frédéric Arminot

Confiance en soi – Des conseils pour ne pas perdre confiance en soi

Confiance en soi – Des conseils pour ne pas perdre confiance en soi

Vaste sujet que celui de la confiance en soi. Comment faire pour avoir ou retrouver confiance en soi? Grande question et grand sujet d’autant plus important que l’inverse induit forces angoisses, anxiété sociale et autre angoisse de performance.

Le présent article, “pêché” sur la toile, nous explique combien développer une pensée positive, écouter vos interlocuteurs, vous adapter, rendre fluide et compréhensible votre communication et, enfin, être pugnace, sont des facteurs qui permettent de capitaliser des comportements favorables à l’estime de soi, à la confiance en soi.

Tout à fait d’accord à ceci près que ce n’est pas nécessairement facile. Je vais donc essayer de reprendre ces arguments et de les étayer.

Confiance en soi - Des moyens pragmatiques

La confiance en soi – Pas si facile!

Avoir une ou des pensées positives. Chouette idée! Mais, il y a un problème. Cette façon d’essayer de se convaincre en ayant des idées positives pour avoir confiance en soi repose sur un comportement constructif.

Les personnes qui souffrent d’une absence de confiance en soi, c’est à dire qui envisagent de prendre des risques, même mesurés, et ce faisant de s’affirmer, aimeraient avoir des idées positives mais… n’y arrivent pas.

Ce n’est pas qu’elles ne le veulent pas mais qu’elles ne les peuvent pas. Comme si leurs idées positives étaient inhibées. Et pour cause! Elles font l’objet d’un blocage émotionnel qui les empêchent, justement, d’avoir confiance en soi, donc en leurs convictions et décisions.

Ecouter ses interlocuteurs, il est vrai que c’est toujours mieux que de seulement les entendre. Ecouter, cela signifie prendre acte de ce que nos interlocuteurs nous disent et, ainsi, exploiter positivement ce que l’on a compris, puis reformuler afin que tout le monde soit bien d’accord. Mais, second problème, est qu’il est nécessaire que la ou les personnes qui écoutent les personnes avec lesquelles elles parlent ne soient pas victimes de stress.

Cela signifie qu’elles n’aient pas peur de mal faire ou de mal dire. Alors, oui, pour avoir confiance en soi, encore faut-il avoir une personnalité qui ait appris à se forger une force qui permette de s’affirmer dans un groupe, une conversation, ou dans n’importe quelle relation. Écouter, ou plutôt, savoir écouter, est une force qui traduit une confiance en soi certaine. Pas nécessairement l’inverse.

Il en va de même en ce qui concerne la capacité d’une personne à s’adapter. Ceci induit que vous ne ressentez aucune angoisse à l’idée des inter actions avec les autres. Cela signifie que vous n’ayez pas peur de ne pas savoir dire, ou de ne pas savoir faire. Cela signifie aussi que vous ne faites, ni ne ressentez, aucune comparaison entre les autres et vous. Qu’en conséquence, en toutes situations, vous restez dans la confiance en soi dans la mesure où vous prenez acte des objectifs des uns comme des autres, comme de vos propres objectifs.

Dès lors, que vous n’hésitez pas à construire une harmonie entre les besoins des autres et les vôtres. De fait, que si une décision est prise à l’unanimité, vous l’acceptez et ne concevez aucune frustration, rancœur ou ressentiment. Pas si facile, n’est-ce-pas?

Retrouver Confiance en Soi et s'Affirmer

Comment retrouver Confiance en Soi et Eliminer votre Anxiété – Cliquez sur l’image

En fin, être pugnace ou, comme le suggère l’article de “Dynamique Mag” c’est avoir confiance en soi suivant les propos et comportements de Kayne West. Cela signifie, d’après cet artiste, ne pas se plaindre, avancer malgré les embûches, chercher des solutions plus que de rester ancré dans le problème, ou d’invoquer ce dernier comme motif à une absence de progression. Ce monsieur a tout à fait raison.

Ce qu’il dit pourtant, c’est que la confiance en soi est, en même temps, un état d’esprit, et une envie forte et renouvelée d’y arriver. L’un comme l’autre, s’ils portent leurs fruits, peuvent effectivement donner confiance en soi. Quand on connaît la réussite artistique de Monsieur West, on peut comprendre que cela ait fonctionné pour lui. Encore faut-il, avec le temps, avoir suffisamment confiance en soi pour rencontrer les bonnes personnes, et être aux bons endroits au bon moment. Et çà, à ma connaissance, cela se travaille et n’est pas offert à tout le monde. On peut travailler beaucoup, cultiver sa confiance en soi et, pourtant, ne pas avoir une réussite à la hauteur de son investissement

En conséquence, ce que d’aucun qualifierait d’échec, ce qui est un frein à la confiance en soi, pourrait être une réussite pour avoir confiance en soi, dans la mesure où ce qui a échoué peut vous permettre de mieux vous connaître, de mieux appréhender vos limites et, partant, le début du respect de vous même. Par exemple, pour avoir confiance en soi, donc réussir, faut-il nécessairement s’exposer, soi et son intimité, sur la toile et dans les médias?

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Frédéric Arminot

Phobie d’impulsion – C’est quoi au juste

Phobie d’impulsion – Qu’est-ce que c’est au juste

La phobie d’impulsion est une variété d’obsessions caractérisées, par la crainte d’un objet ou d’un animal, ou encore d’acte non déterminé. L’acte que le malade redoute de commettre repose sur un interdit parce que ridicule, odieux, sacrilège, nuisible voire criminel … Il est donc question d’anxiété et d’épouvante chez la personne confrontée à cette pathologie.

Phobie d'impulsion

La phobie d’impulsion – Une phobie obsessionnelle

S’il est une phobie très perturbante, c’est bien la phobie d’impulsion. Entre la peur de faire du mal, ou de se faire du mal, et ce sentiment très confus d’avoir toutes les peine s du monde à résister à ce que nous pourrions appeler une pulsion, est particulièrement pénible.

La phobie d’impulsion repose sur des schémas comportementaux qui ont à voir avec le sentiment d’illégitimité, l’estime de soi, la confiance en soi et, bien sur, tout un lot d’angoisses.

Mais, plus que de simples mots, je vais essayer de vous donner mon sentiment à propos de cette dernière. La phobie d’impulsion correspond à la peur d’une pulsion de se faire du mal ou de faire du mal aux autres. La peur de se jeter sous un train, la peur de planter l’un de ses proches avec un couteau, la peur de sauter par la fenêtre. La particularité de cette phobie est qu’elle est la fois une pulsion, mais aussi une peur, une répulsion. Les personnes qui en sont victimes sont confrontées à un paradoxe terrifiant. Celui d’envie de laisser libre cours à ce désir si difficilement contrôlable – la personne a conscience de la gravité d’un tel acte – sans comprendre pourquoi, et celui d’avoir peur de passer à l’acte.

La phobie d’impulsion est caractérisée par son aspect obsessionnel dans la mesure où les personnes qui en souffrent essaient de contrôler cette pulsion tout en l’ayant quasiment sans cesse à l’esprit. La peur et l’obsession sont donc le lot quotidien des personnes qui souffrent de phobie d’impulsion.

Tout au long de ma pratique, et depuis plus de 20 ans que je m’occupe de personnes qui souffrent de phobie d’impulsion, force m’a été de remarquer que les personnes en question sont celles là mêmes qui souffrent d’un déficit important d’estime de soi et de confiance en soi. En effet, être affecté par une phobie d’impulsion signifie pour elles qu’elles sont de mauvaises personnes, car une bonne personne n’aurait pas ce problème de phobie d’impulsion.

Très fréquemment, les personnes victimes de phobie d’impulsion ont été victimes d’angoisses voire d’angoisses chroniques et de différentes difficultés, ou pathologies, dont elles ont eu ou, ont encore, toutes les peines du mode à se sortir.

En conséquence, nous pouvons imaginer que ces mêmes personnes s’estimant incapables de gérer leurs émotions et alors qu’elles ont tout tenté pour bien faire, elles ont fini par perdre le contrôle d’elles mêmes sur la foi du caractère pathogène et anxiogène de la phobie d’impulsion. Elles s’estiment donc illégitimes à être de bonnes personnes. Elles ne le méritent car une bonne personne n’aurait pas de ce type de pensée obsessionnelle, la phobie d’impulsion.

Phobie d'impulsion

Phobie d’Impulsion – Une Solution Simple et Rapide – Cliquez sur l’image

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Frédéric Arminot

Confiance en soi – Retour en enfance

Confiance en soi – Qu’est-ce que cela signifie comme comportement

Vaste sujet que celui de la confiance en soi…

La confiance en soi signifie qu’avec soi, comme à son propre propos, on se sent en sécurité. La confiance en soi repose sur les éléments suivants :

  • Image positive de soi
  • Estime de soi
  • Capacité à s’affirmer
  • Capacité à prendre des risques
  • Capacité à gérer les conflits
  • Capacité à valoriser ses propres échecs
  • Notion de ses propres limites
  • Autonomie

Bien sur, la confiance en soi va de pair avec le développement personnel.

La confiance en soi, ça veut dire quoi

Le plus simple pour expliquer la confiance en soi, n’est-il pas de prendre un exemple ? Je vais donc me référer au cas d’un patient qui est venu me consulter il y a près de 8 à 9 mois. Appelons le Bertrand.

Confiance en soi - DéfinitionBertrand a 24 ans. Il est étudiant en finances et se destine à des fonctions d’analyste financier. Il m’explique avoir des  amis, une compagne – avec laquelle la relation est plutôt pénible et insécure -, peu de loisirs, et beaucoup de travail. En bref, il m’expose une vie que semble avoir de plus en plus de jeunes de son âge, sans difficultés particulières. Il boit peu d’alcool, n’est pas un habitué des binge drinking, ne consomme pas de stupéfiants.

Il est le fils ainé d’une fratrie de 3 enfants. Ses parents sont cadres supérieurs. Il n’a pas été martyrisé, ni frappé, ni dans son enfance, ni plus tard. Il n’a jamais eu de problèmes avec la police ou la justice. Ses études se déroulent d’une façon qu’il qualifie lui même de « molle ». Il les suit sans enthousiasme. Mieux vaut faire cela même que de ne pas faire d’études du tout. Bien, et alors ?

Alors, Bertrand m’explique qu’il manque de confiance en soi. Je lui demande de m’expliquer ce que, à son sens, manquer de confiance en soi, signifie. Je lui demande de me donner un exemple.

Et Bertrand, de me raconter la chose suivante. Dans le cadre de ses études, il est amené à faire des stages. Vous savez, ces fameux stages professionnels de type franco français. Ces stages non ou mal rémunérés, où vous apprenez peu voire rien, en plus d’y être souvent maltraité d’une façon ignominieuse. Enfin si, vous apprenez à vous servir de la photocopieuse… Excusez moi, je m’égare…

Au cours de ses stages, Bertrand est amené à étudier des cas financiers (stratégies d’investissements) et à rédiger des analyses à destination des associés du cabinet dans lequel il se trouve.

Bertrand est très attaché tant à la forme qu’au fond des analyses qu’il commet et remet à son employeur. A ce titre, Bertrand s’est rendu compte combien il était angoissé à propos de son travail ce qui participe à altérer sa confiance en soi, sa maitrise de soi.

Il craint que ses analyses soient critiquées. Que ce qu’il écrit soit critiquable. Il n’a de cesse de faire des comparaisons entre les autres et lui. Il se trouve besogneux, ce qui n’arrange rien, il est vrai, en matière e confiance en soi. Il met beaucoup de temps à rédiger. N’envisage pas une seule seconde de rendre une étude qui ne serait pas parfaite. Mais où s’arrête la perfection, lui demandais-je ? Il ne sait pas me répondre.

Avoir Confiance en soi - Traiter l'Anxiété

Comment Retrouver Confiance En Soi et s’Affirmer – Clqiuez sur l’image

Il lit et relit toujours ce qu’il écrit. A peine écrit-il une ébauche d’étude, n’a de cesse de lire et relire d’autres études pour étayer son compte rendu. Il a le sentiment que son employeur et ses associés ne lui disent rien quant au travail qu’il fait parce que cela ne vaut sans doute pas grand chose à leurs yeux. Bertrand pense qu’ils pensent – ses employeurs – que peu importe, Bertrand ne fait qu’un stage. La perception qu’à Bertrand de cet environnement ne participe pas à cultiver chez lui sa confiance en soi.

A un moment, j’interromps Bertrand. Je lui demande ce qu’il fait pour se rassurer, lui qui semble en plein stress. D’ailleurs, je le trouve fatigué (il est pâle comme un linge). Je le lui dis. Il me répond qu’il a du mal à s’endormir et… à dormir aussi. Il répond à ma question que, comme il n’est jamais sur de lui, comme il n’a pas confiance en soi, il essaye de parfaire son travail. Il passe des heures sur un mot, un chiffre, une phrase.

Tout à satisfaire ce problème de confiance en soi, il me dit observer les autres, qu’ils soient stagiaires ou titulaires. Il trouve qu’ils vont beaucoup plus vite que lui. Qu’ils semblent plus détendus. Qu’ils sont professionnellement meilleurs. Ce à quoi je ne peux m’empêcher de lui répondre que le bonheur chez les autres, vu de dos, c’est toujours très bien!

Tout d’un coup, ce Bertrand qui m’expliquait tout à l’heure combien avec force que ses études et cet emploi d’analyste financier à venir ne l’excitaient guère, me précise que, pour autant, ce job à venir est source de gros revenus et d’un statut social fort. Je lui demande de m’expliquer en quoi cela est si important pour lui qui semble se faire si mal à ce propos. Exercer ce métier pourrait-il participer à ce qu’il bénéficie d’un “taux” de confiance en soi suffisant?

Et nous arrivons, si ce n’est au cœur du problème de confiance en soi, à tout le moins à sa genèse. A sa source.

Enfant, Bertrand n’était pas très beau. Il portait des lunettes, se sentait maladroit à tendance asociale. Toujours d’après lui. Bertrand faisait l’objet de moqueries de la part de ses camarades de classe lesquels, dit-il, réussissaient mieux que lui en s’investissant moins.

Bertrand essayait de s’affirmer auprès de ses camarades moqueurs mais, plus il essayait, plus il enrichissait le comportement de ces élèves. En autres joyeusetés, ils lui tapaient dessus sans  retenue, lui chipaient ses lunettes, lui demandaient des services sans contreparties.

Bertrand essayait de s’affirmer mais n’était pas convaincu lui même de l’intérêt de dire non Il s’abritait derrière un certain mépris à leur égard ce qui n’avait pas l’air d’affecter les intéressés.

Il était d’autant moins convaincu de la nécessité de dire « non » et, partant, d’aborder les conflits d’une façon plus constructive donc plus objective, que, chez lui, dans sa propre maison, ses parents n’étaient pas des communicants. Dans ces conditions, la difficulté d’avoir confiance en soi semble évidente.

Ses parents ne lui renvoyaient jamais de lui une image positive, ni négative d’ailleurs. Ils ne l’encourageaient pas, ni lui ni leurs autres enfants.

Ses parents étaient des gens discrets qui cherchaient par dessus tout à éviter tout conflit. Ils exigeaient que leurs enfants aient un comportement social irréprochable dussent-ils souffrir de leurs propres silences. “Mon dieu, que les gens pourraient-ils penser?”. En matière de confiance en soi, cela ne vous rappelle rien?

En un mot comme en cent, dans la famille de Bertrand, comme dans beaucoup de familles, l’émotion n’avait pas sa place. De facto, mon patient se sentait interdit d’exprimer quelque opposition que ce soit. Il craignait tellement la désapprobation familiale qu’il faisait tout pour être apprécié, aimé, même en silence.

Voilà donc le problème de mon patient. Il semble ne pas avoir confiance en soi car la seule idée de mal faire, ou de mal dire lui procure des angoisses. Il a peur de déplaire et, ainsi de ne pas être, ou de ne plus être aimé. Quel est l’intérêt de demander aux autres de nous aimer alors que nous n’arrivons pas à nous aimer nous même?

En conséquence de quoi, Bertrand ne réagit qu’en fonction de ce qu’il pense de ce que les autres pensent, alors que ce même Bertrand n’a jamais demandé aux intéressés ce qu’ils pensaient de lui. Le seul souvenir traumatique de Bertrand c’est son enfance. Et en matière de confiance en soi, ce marqueur est d’importance.

Depuis lors, Bertrand veut obtenir respect et affirmation de soi en utilisant un moteur. Ce moteur, ce sont ces études qu’il suit sans enthousiasme mais à propos desquelles il pense qu’une fois terminées, elles lui procureront un statut social et financier qui forcera le respect et lui donnera confiance en lui.

J’arrête là pour aujourd’hui. Mais, que comprendre de l’exemple de ce patient qui, aujourd’hui, à l’aide d’exercices simples, va beaucoup mieux et à appris à lâcher prise et à avoir confiance en soi ?

Le manque de confiance en soi

L’histoire ce patient montre bien qu’il n’y pas d’autonomie chez ce jeune homme au sens où il poursuit une chimère. Celle d’obtenir la confiance en soi par le respect généré, à son sens, par l’argent et le statut social.

Ce jeune homme a tellement peur de ne pas arriver à satisfaire son objectif de confiance en soi qu’il ne s’affirme pas quand son employeur, d’autres stagiaires ou sa compagne le malmènent. Il encaisse, en essayant de toujours faire bonne figure. Pour autant, s’il encaisse sans broncher, il est victime d’un stress et d’angoisses conséquentes au point que son équilibre personnel en est affecté (cf. troubles du sommeil). Ce jeune homme donc, ne veut prendre aucun risque.

Il n’envisage pas une seule seconde les conséquences de ces troubles anxieux sur son développement personnel.

Pourtant, il se met en danger en réagissant comme il le fait ; en quêtant la perfection. Il se met en danger parce qu’il ne prend pas en compte ses affects. Quoi qu’il souffre, il continue. Un peu comme si il avait une maladie grave et s’emploie à se convaincre que tout va bien…

Manque de confiance en soiOr, l’idée d’échouer dans sa quête lui est insupportable. Et pourtant. Bertrand reconnaît que ce qu’il fait depuis des années, lui procure un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré. Plus Bertrand essaye moins cela fonctionne, plus il souffre. Mais Bertrand dit aussi qu’il fait «comme si» depuis si longtemps.

Bertrand peut-il savoir faire quelque chose qu’on ne lui a jamais appris ? Bertrand n’a pas les bases affectives requises pour bénéficier d’un minimum vital de confiance en soi. Et, pour avoir confiance en soi, Bertrand va donc apprendre  à se défaire de liens qui l’empêchent de prendre son envol. Qui l’empêchent de trouver sa liberté.

Pour avoir confiance en soi, Bertrand va apprendre à lâcher prise, à lâcher le contrôle de ses émotions. Il a compris que plus il contrôlait son comportement, moins il contrôlait sa vie. Bertrand va apprendre à exprimer et vivre tout ce qu’il retient captif à l’intérieur de lui même et qui l’intoxique tant. Bertrand va apprendre à avoir confiance en soi en arrêtant, progressivement, de jouer un rôle.

En prenant ce risque, en s’affirmant, d’abord vis à vis de lui même, puis à l’endroit des autres, Bertrand va apprendre à vivre et exister de façon autonome. Il va mettre un terme aux angoisses comme à l’anxiété qui le taraudent et ne va plus avoir peur de mal faire.

En peu de temps, Bertrand va apprendre et comprendre que : «l’échec est le début de la réussite» (prochainement, j’écrirais un article à ce propos).

P.S: cet exercice fonctionne aussi très bien en cas de crise d angoisse

Traitement de l'anxiété

Traiter l’Anxiété et Retrouver Confiance en Soi – Cliquez sur l’image

Frédéric Arminot

Bonnes résolutions – 2016 ou le nième chapitre des bonnes résolutions

Bonnes résolutions – Ont-elles un autre intérêt que d’alimenter la culpabilité et d’achever de donner une mauvaise image de soi?

Chaque année, chacun d’entre nous y va de ses bonnes résolutions: “En 2014, je m’engage à faire attention à moins manger de sucreries” – “Cette nouvelle année, j’arrête de fumer” – “Dès lundi, je fais un régime” – “En cette nouvelle année, je vais m’affirmer” – “Dès demain, je vais travailler ma confiance en moi” – “Dès après les fêtes, je vais exiger une augmentation” – “Je vais refaire la décoration de mon appartement” – “Dès ce week end, je vais ranger ma maison” – “Dès la semaine prochain,e je m’engage à faire le ménage 2 fois par semaine”, et j’en passe et des meilleures quant au chapitre des bonnes résolutions.

Le problème ne réside pas tant dans le fait de prendre de bonnes résolutions mais dans la difficulté de respecter tous les engagements que vous prenez vis à vis de vous même. Et si, prendre de bonnes résolutions était une erreur de comportement? Et si, prendre de bonnes résolutions, et ne pas y satisfaire, ne faisait qu’accroître la mauvaise image que vous auriez de vous en plus de générer de la honte et de la culpabilité d’avoir tant de mal à y arriver?

Qu’est-ce qu’une bonne résolution

Les bonnes résolutions, c’est le choix que vous faites de bien faire quelque chose qui va vous permettre d’avoir de vous une image positive et, par extension, d’avoir confiance en vous.

Les bonnes résolutions, c’est la tâche que vous vous imposez pour faire quelque chose qui soit conforme au bien être et au bien faire dans tout ou partie des domaines de votre vie.

Qu’il s’agisse d’hygiène alimentaire, d’hygiène de sommeil, de relations sociales, de relations sentimentales, d’activité professionnelle, vous vous imposez d’agir de sorte à rétablir un équilibre. L’objectif de telles injonctions – ces bonnes résolutions – étant, bien sûr, de répondre favorablement à des critères sociaux et culturels qui vous protègent du jugement des autres, favorise une image positive de vous même, en bref,  vous permette de retrouvez l’amour de vous même, sans angoisse.

Ouais… Si c’était si simple et facile à mettre en place, vous le sauriez et n’auriez nul besoin, année après année, de reprendre le chemin escarpé des bonnes résolutions.

En quoi, les bonnes résolutions sont-elles un piège

Nous sommes tous d’accord quant au fait que si vous éprouvez le besoin de prendre de bonnes, et sages, résolutions, c’est donc que des choses dans votre vie ne vous conviennent pas. Vous souhaitez donc agir pour modifier cela; d’où l’intérêt – relatif – des bonnes résolutions.

En prenant de bonnes résolutions, vous participez à alimenter un processus d’injonctions qui va vraisemblablement plus vous plonger dans la culpabilité que dans la résolution. Un peu comme la procrastination. En effet, s’il était aussi facile d’arrêter de procrastiner en s’en donnant – simplement – l’ordre, peu de gens procrastinerait et il n’y aurait pas, ou plus, de problèmes. Il n’y aurait donc pas de bonnes résolutions à prendre à ce propos.

En vous donnant un ordre de changement soudain – cette sacrée bonne résolution -, et sans avoir préparé le terrain, vous courrez droit à l’échec. Une réaction d’ordre de changement va automatiquement générer une réaction de blocage émotionnel, à plus forte raison si vous n’arrivez pas à changer. Ce blocage est ce qu’il est convenu d’appeler la peur du changement ou résistance au changement.

En exprimant, de façon soudaine et non préparée, une volonté de changement, vous participez à ne pas prendre acte de vous. Les bonnes résolutions sont un piège dans lequel vous allez vous enfermez car vous vous manquez de respect, vous niez votre réalité.

Pour qu’il y ait un vrai changement, un changement de fond, il faut non seulement qu’il y ait un vrai désir mais il faut aussi de se donner les moyens du changement. Dans la vie, pour minorer les risques d’échec, et potentialiser la réussite, mieux vaut se préparer ou à l’un ou à l’autre.

Dans le cas contraire, vous serez victime de mésestime de vous même après avoir subi bien des stress en vous imposant des actes que vous avez toutes les peines du monde à satisfaire. Si, par exemple, il vous était si facile de manger moins, ou de ne plus fumer, vous le feriez et ne seriez pas là, tendu(e) voire hypertendu, en essayant de contrôler vote frustration. Vous n’éprouveriez aucun besoin de prendre de bonnes résolutions.

Pourquoi vous ne devez vous imposer aucune bonne résolution (ni en 2016, ni après)

Changer est un processus long. La conduite du changement nécessite de se préparer de façon progressive à certaines modifications de comportement. Par ailleurs, la seconde difficulté dans le changement est de l’opérer seul(e).

Angoisses et bonne résolution - Une solution comportementale

Mieux vaut être accompagné par un professionnel ou par des méthodes comportementales diffusées par des professionnels (et non par quelques personnes qui se présentent comme des gourous du développement personnel alors qu’ils ne font qu’amalgamer des idées pompées sur des professionnels. En plus du fait, qu’eux aussi passent leur temps à vous vendre des ordres – Voilà, çà c’est fait. C’était ma petite vacherie de ce début d’année -)

Changer c’est avant tout s’accepter soi. Cela signifie être au clair sur vos côtés sympa et ceux qui le sont moins. Cela signifie donc vous accepter tel que vous êtes. Et non pas vouloir donner de vous aux autres une image qui vous permettre d’obtenir de ces mêmes autres une approbation que vous avez bien des difficultés à vous donner à vous même.

Les bonnes résolutions ce sont les pires moyens, ou les meilleurs, pour vous faire du mal. J’en veux pour preuve une citation que j’ai un jour entendu dans un groupe thérapeutique:

Donnez moi le courage d’accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer celles que je peux et la sagesse d’en connaître la différence

Comment faire pour conduire un changement positif et naturel

Je ne saurais que trop vous inviter à vous accepter comme vous êtes. Donc: foin des bonnes résolutions ! Ce qui signifie que, oui, vous pouvez prendre acte de ce que vous aimeriez changer en vous. Mais, faites le de façon progressive, agissez pas à pas, une chose à la fois. Ou d’heure en heure.

Ne vous imposez rien. Dans le cas contraire, c’est comme si, du jour au lendemain, sans aucune préparation, vous vous imposiez de faire le marathon de Paris ! Imaginez les conséquences…

Ne soyez pas radicaux dans vos changements. Éventuellement, faites des listes de ce que vous aimeriez changer en vous. Mais surtout, ignorez cette liste en l’état si vous ne préparez aucun moyen ou n’envisagez aucun axe de progrès à votre changement.

Si vous n’agissez pas de façon constructive, honnête et responsable, quand aux bonnes résolutions, vous allez ressentir de la honte et de la culpabilité à échouer. Je me rappelle d’un patient qui lui en était arrivé à ressentir des angoisses parce qu’il n’arrivait pas à faire ce qu’il s’imposait. Quel manque de respect de soi !

Il y a une dernière petite chose, mais grande chose, que vous pourriez faire pour changer vraiment. Une chose qui vous apporterait bien être, équilibre et développement personnel:

Vous accepter tel(le) que vous êtes et d’arrêter de vouloir faire comme tout le monde !

Et si, être bien, c’était être soi, vraiment. Et si les seules bonnes résolutions possible consistaient à cesser de vous imposer la dictature du bien faire, la dictature du bonheur, la dictature de la perfection ?

Enfin, vous faites comme vous voulez…


Frédéric Arminot

Gestion des conflits – Une question d’approche

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Gestion des conflits – Une méthode pragmatique

Définition du conflit

Le mot Conflit vient du Latin confligere ce qui signifie heurterLa gestion des conflits ne repose pas uniquement sur des méthodes liées aux apprentissages, soit le seul « savoir faire ».

Par désir d’appréhender les situations conflictuelles de façon adaptée, il est nécessaire de travailler les méthodes de communication verbale et non verbale, tout en prenant acte que chacun d’entre nous réagit en fonction de ses ressentis associés à nos personnalités respectives. La gestion des conflits nécessite un minimum de méthode.

Les conflits s’expriment le plus souvent à cause, ou grâce, à l’utilisation quasi automatique de modes comparatifs entre soi et l’autre (domaine cognitif): « Il est comme si, je suis comme cela par rapport à lui, à elle, ou l’inverse ».

Plutôt que de travailler à la gestion des conflits eux-mêmes, en termes techniques (cf. savoir faire), il s’agit de travailler sur soi, soit « savoir être ». La majeure partie du travail effectué est consacrée à cet aspect, l’autre au « savoir faire ».

Savoir être induit que l’on prend acte de la réalité de vos émotions (avant, pendant, après), et de ce qu’elles génèrent comme comportements ou attitudes. Comprendre les mécanismes de vos réponses liées à la gestion des conflits est tout autant essentiel que d’apprécier la qualité des contenus ainsi fournis. Vos réponses sont-elles adaptées ou non ? Par rapport à quoi? Par rapport à qui? Vous ne vous projetez pasvous agissez ici et maintenant.

Comment maitriser la gestion des conflits

Dans le cadre de la gestion des conflits, par une démarche personnelle accompagnée, il s’agit de préciser vos réactions affectives pour mieux en comprendre le sens, et leur éventuelle inadéquation. L’important tient en l’équilibre de vous même en qualité d’être humain, et en qualité d’être en fonction (moi affectif – moi fonctionnel).

Il s’agit donc de concevoir une attitude (réponse liée à une sollicitation) empreinte d’empathie consistant à accepter « l’autre » pour ce qu’il est, pour ce qu’il dit, pour ce qu’il fait, sans pour autant le juger par rapport à soi. C’est le lâcher prise. Concept éminemment important quant à la gestion des conflits.

Angoisses et gestion des conflits

Par la construction de la confiance en soi, par l’affirmation de soi (vous prenez acte de qui vous êtes en termes personnels et professionnels, de vos limites, de ce que vous acceptez ou non, vous n’avez pas peur de dire « non », il devient plus aisé d’accepter l’autre dans toute sa différence, en se recentrant sur l’essentiel, ce vers quoi, vous, en qualité d’acteur, « vous » souhaitez faire tendre l’autre. Une modification du comportement, une attitude adaptée aux règles en société, dans le respect de la Loi tant sociale que juridique, sans réagir soi, sur la foi de données morales vous garantit une gestion des conflits adaptée.

C’est à compter du moment où ce travail d’objectivation est réalisé qu’il devient plus facile de concevoir un processus d’actions par objectifs (cf. savoir faire) et, ainsi, pouvez envisager une gestion des conflits appropriée, c’est à dire avec une anxiété moindre voire inexistante.

Gestion des conflits – Analyser – Traiter la situation

Pour vous sécuriser (dire et faire sans se faire de mal), sans fuir vos responsabilités, « vous » faites le point de la réalité de la situation, et concevez des attitudes adaptées. Vous observez, analysez et traitez la situation à l’aide d’objectifs principaux, intermédiaires et de repli. En préalable, « vous » précisez les outils et moyens de satisfaction des objectifs. « Vous » prenez acte de mes modes de communication, et les adaptez, en conscience, à la situation, à vos objectifs de sorte à mettre de votre côté tous les outils d’une “bonne” gestion des conflits..

Ces objectifs favorisent l’objectivation quant aux acteurs de la situation conflictuelle; permettent d’évoluer dans un cadre réparateur, tout en ne vous assignant pas l’injonction – l’ordre – de réussir sans prendre en compte les conséquences de vos choix (cf. déni de la réalité, transfert de responsabilité « c’est pas moi, c’est l’autre »). Plus que de réussir, il s’agit d’essayer de satisfaire à la meilleure gestion des conflits possible.

« Vous » ne réagissez pas par rapport à l’autre, vous agissez en lien avec des objectifs donnés. »Vous » n’êtes pas affectif mais objectif. Vous n’êtes « ni hérisson ni paillasson »; « ni bourreau, ni victime »; vous tentez de concevoir une attitude qui permette à chacun d’être entendu et respecté pour ce qu’il est, pour ce qu’il dit, et non pour ce que vous voulez qu’il soit. Il ne vous appartient pas de faire changer l’autre, il vous appartient de changer, vous. Il est de votre responsabilité d’être auteur et acteur de vos choix.

Gestion des conflits et Confiance en soi

C’est en se centrant sur l’acceptation de ce que « vous » êtes, sur « votre » façon de concevoir les choses (cf. carte du monde), sur la réalité de vos émotions (personnalité – cognition) que « vous » pouvez lâcher prise quant à vos désirs ou votre volonté de faire changer l’autre et, ce faisant, accepter qu’il ne puisse modifier son attitude. Si violence ressentie ou vécue il y a, la contre violence n’est pas une réponse adaptée. Vous entendez, vous pratiquez l’écoute active, vous reformulez. Ceci est une autre technique dans le cadre de la gestion des conflits.

Vous ne faites pas une affaire personnelle de l’aboutissement d’un conflit. Je me permets d’insister quant à la nécessité impérieuse de ne pas faire de la gestion des conflits une affaire personnelle. Vous ne réagissez pas, vous agissez. Vous ne vous exprimez pas en termes punitifs (cf. comportement infantile), vous vous m’exprimez en termes responsables (cf. comportement adulte).

Tout cela, c’est le principe. Dans le cadre de changements, cela s’apprend grâce à La thérapie comportementale ou TCC. Si vous êtes intéressée par les techniques de gestion des conflits, n’hésitez pas à me contacter.

 

Frédéric Arminot

Anxiété sociale – Phobie sociale – Symptômes et traitement

Anxiété sociale – Phobie sociale – Même combat !

Il y a quelques mois, j’avais réalisé une vidéo à propos des symptômes et du traitement de l’anxiété sociale comme de la phobie sociale. Hébergée sur ma chaîne Youtube, il se peut que certains d’entre vous ne l’ai pas vu ou regardé. C’est la raison pour laquelle je mets cette vidéo à votre disposition sur le Blog.

Anxiété sociale
Dans cette vidéo, je vous explique comment se créent les symptômes de la phobie sociale et quelles solutions vous pouvez aisément trouver à ce douloureux problème. Dans ce film de 8 minutes 30′, je vous informe de la présence de trois vidéos qui vont vous permettre de ne plus souffrir d’anxiété sociale.

Grâce à cette vidéo comme à toutes celles diffusées sur ma chaîne Page Youtube Frédéric Arminot Comportementaliste

 

  • Découvrez quel est ce mécanisme émotionnel qui vous plonge dans l’anxiété sociale et vous empêche d’avoir une vie comme tout le monde
  • Découvrez des solutions simples et très étonnantes pour ne plus souffrir de troubles de l’estime de soi
  • Comment retrouver confiance en soi

Dans cette vidéo, vous trouverez bien des points communs entre l’anxiété sociale et la phobie sociale. Il est souvent fait une différence entre ces deux pathologies. Or, quel que soit le nom que vous donnez à votre problème, ou que des psy vous indiquent, es deux problèmes sont identiques.

Identiques en termes de symptômes, identiques en matière d’émotions. La seule et vraie différence qui réside entre ces deux difficultés repose sur l’éventualité qu’un seul domaine de votre vie soit affecté. Alors, nous pourrons parler de phobie sociale.

A contrario, si tous les domaines de votre vie sont affectés, nous parlerons plus “volontiers” d’anxiété. Il est donc nécessaire de bénéficier d’un diagnostic, ou d’un bilan psy, qui tienne compte de votre réalité, de votre environnement et du contexte de votre problème.

Une fois que vous aurez visionné cette vidéo, n’hésitez pas à la regarder de nouveau. N’hésitez pas non plus à me poser vos questions au travers des commentaires ou de mails que je lirais avec attention et auxquels je répondrais le plus vite possible.

Traitement de l'anxiété

Vous souffrez d’Anxiété Sociale ou de Phobie Sociale – Découvrez Une Solution – Cliquez sur l’image


Frédéric Arminot

Jalousie – Symptôme d’angoisse – Vecteur d’anxiété

Jalousie – Un symptôme d’angoisse chronique

Quel lien peut-il donc exister entre la jalousie, l’angoisse et l’anxiété. En fait, il s’agit de quelque chose de dramatiquement simple. Cette relation délétère repose sur une conjonction de phénomènes qui participent à donner vie à la jalousie.

Les personnes jalouses, que ce soit de façon pathologique ou non, peuvent être durablement affectées par uneJalousie Angoisse certaine mésestime de soi associée à un manque de confiance en soi. L’être aimé (si tant est que l’on puisse parler d’amour vrai en matière de jalousie) est l’objet d’une attention telle, d’une pré occupation telle, que la simple idée qu’il puisse échapper au contrôler de la personne qui exerce sa jalousie, que cela en devient en facteur d’angoisse et d’anxiété.

En effet, un jaloux ou une jalouse éprouve le besoin de contrôler l’autre, objet de son désir intense, de son attachement pathologique au point de ne plus le respecter dans ses choix, ses désirs, au point de le nier en tant qu’être, pour se l’accaparer et ainsi, en ses lieux et place, se rendre maitre de tous les domaines de la vie de l’autre en lui assénant ce qui est bien ou ce qui est mal.

Dans cet article, je vais donc essayer de vous expliquer en quoi la jalousie est symptôme d’angoisse comme un support à l’anxiété. En effet, quoi de plus angoissant que l’autre, objet d’attachement, nous échappe, alors qu’il ou elle est la personne qui donne une valeur à celui ou celle qui n’en n’a pas pour lui même. N’y a t’il pas de quoi être angoissé ou anxieux à la seule évocation que l’autre puisse avoir une vie en dehors du couple et que, partant, il puisse faire acte d’autonomie, de comportement adulte?

Relation entre jalousie et angoisse

Le mot jalousie vient du Grec Zelos ce qui signifie désir intense ! Tout un programme… La jalousie procède d’une intention plus ou moins pathologique de contrôler l’autre. Cela signifie que l’autre, objet de désir, doit rendre compte dans une relation de non confiance.

Dans la question de la jalousie, et des comportements qui se rapportent à la jalousie, il y a une victime et un bourreau. La particularité de ce problème est que le bourreau de l’un est la victime de l’autre qui elle même est la victime de l’autre qui est aussi un bourreau.

Crise d'angoisse et jalousie

La jalousie s’exprime de diverses manières. Elle n’est pas l’apanage d’un sexe ou d’un autre. La jalousie repose donc sur un certain nombre d’actes accompagnés de paroles qui permettent à la personne de s’assurer que, de l’autre, rien ne lui échappe. La personne victime de jalousie doit donc se justifier en permanence, justifier chaque fait et geste, encore et encore.

Quoiqu’il soit justifié, le doute subsiste quand à la véracité des justifications exprimées. De façon très paradoxale, plus la personne objet de jalousie se justifiera, moins elle sera crue. Ainsi, la jalousie peut amener à des pertes de maitrise parfois fatales, ce qui peut conduire à un crime passionnel.

La jalousie repose sur une adéquation assez toxique dans la mesure où la personne qui jalouse souffre le plus souvent d’une image de soi – narcissisme – assez fragile et d’une confiance en soi réduite. En sur investissant l’autre, elle tente de s’assurer qu’aucune trahison ne puisse être possible d’une part puisque, dans le cas contraire, cela la confronterait à ce qu’elle redoute le plus: ne pas avoir été à la hauteur, en bref, échouer, ce qui constitue une angoisse chronique chez les personnes jalouses.

En quoi la jalousie est-elle un symptôme d’angoisse et un vecteur d’anxiété

Qu’une personne soit jalouse ou soit victime de jalousie, dans les deux cas, il s’agit bien d’une angoisse qui se meut en anxiété. Pourquoi? Tout simplement parce que, comme je l’écris le plus souvent dans ce blog, l’angoisse est une peur projective spontanée et accessoirement violente (cf. crise d angoisse) qui se réfère à une chose, à quelqu’un ou à un évènement dont on craint de perdre le contrôle. De soi comme de l’évènement lui même, mais aussi de ses conséquences. L’anxiété, ou trouble anxieux, voire trouble anxieux généralisé, est une angoisse chronique. On parle de chronicité dans la mesure ou l anxiété est une angoisse qui, comme j’aime à le dire, a pris ses quartiers!

La personne jalouse, qui exprime sa jalousie, craint donc que l’autre, qu’elle prétend aimé, est un pré occupation pour elle. La personne, sujette à la jalousie, a peur. Peur de ne pas être aimé, peur d’être trahi, peur d’être trompé, peur d’être seul, peur de ne pas à la hauteur, peur d’échouer, peur et encore peur.

La personne qui laisse sa jalousie contrôler sa vie, et celle de l’autre, a souvent d’elle une estime basse et investit l’autre de sorte à ce que lui soit renvoyé d’elle une image positive. A cette fin, la personne jalouse utilise la culpabilité, use et abuse des sentiments. Elle manipule, menace, vitupère, voire pire si elle n’a pas ce qu’elle souhaite. La personne dont le comportement se réfère à la jalousie ne considère pas l’autre, objet de sa peur, comme un être humain au sens du respect et de l’amour. L’autre lui doit quelque chose. reconnaissance, fidélité, loyauté, etc.

La personne victime de jalousie n’est fondamentalement ni méchante ni mauvaise. C’est surtout une personne qui souffre énormément d’un manque de confiance en soi mais à un niveau pathologique te, qu’elle trouvera toujours tout un tas d’explications pour justifier son comportement. Le premier d’entre tous, le plus fort, le plus beau, le plus unanime, celui dans lequel nous avons toutes et tous le désir de nous reconnaître: l’amour!

A ce titre, l’homme jaloux, comme la femme jalouse, pique des crises parfois terribles et manque de contrôle de soi. Dans ces situations, les intéressés ne s’appartiennent plus, ils sont comme hors d’eux. Ils contrôlent tout. Leur jalousie contrôle tout. Leur jalousie contrôle leur vie et… celle des autres. Du moindre coup de téléphone au plus petit détail au fond d’une poche. Ils épient, mentent pour avoir la vérité, demandent encore et toujours plus d’explications, requièrent noms, dates et heures et tutti quanti, au nom de la jalousie.

La personne jalouse n’agit pas, ou plutôt ne réagit pas, de la sorte pour le plaisir d’ennuyer l’autre. Ce comportement répond quasi exclusivement à la nécessité d’être rassuré sur elle même et pour cultiver d’elle une image positive et à la fois victimologie: “Je ne le fais pas exprès, tu m’y contraint par tes comportements. C’est de ta faute”. La plupart du temps, la personne sujette à la jalousie est fort habile quant instiller doute, honte et culpabilité chez l’autre.

La conséquence de la jalousie est de faire de la personne qui en est atteinte une angoisse particulièrement forte à propos de laquelle elle inter agit avec l’autre, l’objet de sa jalousie, dans une relation de pouvoir qui peut aller jusqu’à un exercice réel de droit de vie et de mort. De fait, cette relation n’est donc pas seulement un médicament contre l’angoisse mais aussi un médicament contre l’anxiété.

Or, ce médicament est inconsciemment entretenu par la personne victime de la jalousie de l’autre. En effet, “on” n’entretient pas une relation avec quelqu’un de jaloux pour n’importe quelle raison bien que cela soit inconscient au départ. La victime comme le bourreau on chacun leurs objectifs narcissiques à satisfaire et, avant d’être victime de l’autre, ils sont, en tout premier lieu, victime d’eux même !

De fait, les deux acteurs de cette relation fondée sur la jalousie souffrent d’une anxiété particulièrement forte et déstabilisante. Chacun aime quelqu’un qui lui fait du mal et s’angoisse ou est anxieux à l’aidée de souffrir du comportement de l’autre en plus de ne savoir y faire pour que les choses s’arrangent.

Je me souviens d’un couple qui était venu me consulter il y a quelques années. L’un des deux ne supportait pas que l’autre regarde des personnes du sexe opposé. Celui des deux dans le couple qui faisait l’objet de cette interdiction devait marcher les yeux baissés, devait détourner les yeux si on lui adressait la parole. L’intéressé en souffrait énormément, affirmait son courroux à ce propos mais craignait encore plus les crises de son bourreau confronté à une jalousie pathologique.

Ce même bourreau avait bien conscience du problème que ses exigences créaient mais ne pouvait pas s’en empêcher. Ce même bourreau, qui souffrait terriblement de jalousie, avait aussi conscience que cela risquait d’inviter l’autre à être aimé pour ce qu’il est, c’est à dire qu’il en vienne à tromper son bourreau. Ce qui fut le cas ! De cela je vous parlerais dans un autre article comme je vous parlerais de la façon dont nous avons résolu leur problème de couple.

 

Frédéric Arminot

Développement personnel – Définition du…

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Développement Personnel – Un vaste sujet…

Le développement personnel est une façon d’être comme une façon de faire à soi même. J’entends par là que tout ce qui concerne le développement personnel est une démarche précisément personnelle. Chacun va y trouver, à défaut de ce qu’il y apporte, ce qu’il y recherche.

Les différentes approches du développement personnel

Le développement personnel consiste en l’utilisation de méthodes pour favoriser l’accomplissement de soi. Il s’agit donc de bien être et, qui dit bien être dit bien faire.

developpementpersonneldefinitionCes méthodes de développement personnel peuvent revêtir différents aspects:

Toutes ces techniques ou approches ont pour vocation de vous apporter bien être, sérénité et équilibre tant psychique que physique.

Il convient cependant de se rapprocher de professionnels compétents, travaillant de façon individuelle ou au sein d’une organisation.

La vocation du développement personnel

A l’aide de toutes ces démarches, il s’agit pour vous de mettre en valeur des éléments qui constituent votre personnalité et que vous n’osez pas exploiter, ou que n’avez pas apprises à exploiter.

La vocation du développement personnel est donc de vous permettre de valoriser toutes vos compétences (personnelles, sociales, professionnelles) en sachant utiliser ce que d’aucuns nomment vos “énergies” de sorte à trouver des moyens utiles pour apprendre à avoir diagnostic gratuit.

C’est la raison pour laquelle, chacun, sur la foi de ses ressentis et désirs sera plus attiré par une méthode qu’une autre.

Développement personnelPar exemple, vous pouvez vous convaincre que seule la pratique d’un sport à risques peut vous permettre de cultiver votre capital de confiance en soi et, ainsi, par sa pratique, vous permettre d’enrichir votre développement personnel.

J’entends par là, que vous pouvez être attiré(e) par une ou des pratiques diverses (méditation, sport, études, spiritualité, etc…) qui vous permettront d’avoir de vous une image de soi et une estime de soi positive, voire au “top” pour certains.

En effet, prendre le risque de faire ou refaire ce que vous n’aviez jamais osé jusqu’alors, peut vous permettre de dépasser vos limites et, ainsi, de participer activement à l’accomplissement de soi.

Ainsi, vous pourriez choisir des activités ou des supports de développement personnel qui favorisent votre équilibre dans la mesure où les techniques employées vous permettraient de ne plus souffrir du stress qui vous handicape, ou d’apprendre à traiter vos problèmes dangoisse ou d’anxiété.

Pourquoi s’intéresser au développement personnel

Toutes et tous, nous vivons dans une société dite “industrielle et riche”. Les outils que nous utilisons pour produire tout ce dont nous avons besoin pour vivre dans la société dans laquelle nous sommes sont de plus en plus sophistiqués et, alors que nous devrions nous en sentir mieux, il est notoire que beaucoup en souffrent de plus en plus.

Traiter angoisses et crises d'angoisses

Notre société avance de plus en vite, est de plus en plus exigeante avec chacun d’entre nous. Il nous faut, dans tous les domaines de notre vie, être les meilleurs et être à la hauteur. De tout et de tout le monde. Nous exigeons de nous comme des autres qu’ils soient à la hauteur de nos ambitions de notre soif de… tout. Ce qui, mis dans son contexte, est bien compréhensible. Mais, c’est épuisant et… inhumain!

Notre société dite de “consommation” – je ne porte aucun jugement à ce propos – fait que nous sommes sollicités en permanence à tous propos afin de… consommer.

Beaucoup de gens en perdent de vue leurs objectifs de vie et ont les plus grandes difficultés à satisfaire à certains diktats commerciaux ce qui leur renvoie d’eux une image négative et participe à considérablement les stresser.

Ces personnes seront d’autant plus victime de stress que tout est question d’échec et de réussir. Partant, arrivées à un certain niveau d’usure (burn out), il deviendra difficile de ne pas contrôler ses peurs en s’enjoignant de réussir.

Or par peur d’échouer, ces mêmes personnes vont générer l’inverse de ce qu’elles souhaitent. Elles vont échouer dans la réalisation de leurs priorités.

Ces personnes ont bien conscience que leur vie est phagocytée par des sollicitations qui leur font douter du sens de leur propre vie et les empêche d’être plus à l’écoute d’eux mêmes. Elles ne veulent pas être en reste et en oublient de s’occuper d’elles.

Généralement, il suffit d’un écueil de vie pour que ces mêmes personnes en reviennent à considérer leur relation à la vie, à la joie, au plaisir, aux obligations, et j’en oublie.

Progressivement, des gens vont se poser des questions à propos d’eux mêmes et ré investir le sens d’elle même, le sens de leur vie. Elles vont donc choisir de s’intéresser au développement personnel.

Elles vont se mettre en quête d’activités sociales, professionnelles, affectives qui les mettent plus en lien avec leur personnalité.

Ainsi, chemin faisant, elles retrouveront un sens à leur vie, elles se donneront les moyens de leur propre bien être. Ainsi, elles lâcheront prise à propos de choses du quotidien dont elles pourront se rendre compte qu’elles leur accordaient bien plus d’importance qu’elles n’en méritaient.

C’est comme cela que, chacun à son rythme, nous apprendrons à lâcher prise à propos de nos peurs. C’est en se comportant de la sorte que, par exemple, nous en viendrons à nous faire confiance en découvrant comment ne plus être victime d’angoisse ou de crise d’angoisse.


Frédéric Arminot