Angoisse – L’angoisse a t’elle un sens

Angoisse – L’angoisse a t’elle un sens

Qui pose la question du sens, pose la question de la connaissance. Au delà du côté douloureux de l’angoisse, voire de son côté odieux en terme émotionnel, être angoissé nous apprend il quelque chose sur nous même, les autres ou notre environnement (social, affectif, économique, professionnelle)?

Autant que vous le sachiez tout de suite. A la question de savoir si l’angoisse a un sens, la réponse est: oui ! Maintenant, reste à savoir ce que cette émotion d’angoisse nous apprend sur nous même et comment nous pouvons tirer profit de l’angoisse.

Angoisse et connaissance de soi

Avoir, ou ressentir, des émotions est normal. Cela fait de vous, comme de moi, des êtres humains. Tout être (humain ou animal) sur terre doté d’un système nerveux central, d’un cerveau, si petit soit-il, a des émotions. Même les psychopathes ou les sociopathes ont des émotions. La difficulté ne réside pas dans le fait d’avoir des émotions mais dans l’utilité que vous pouvez y trouver d’une part, et dans le comportement qu’elles vous invitent à avoir d’autre part. La question est donc de savoir ce que l’angoisse vous apprend sur vous?

L’émergence de l angoisse signifie que quelque chose ne fonctionne plus comme vous pouviez l’envisager. CelaAngoisse et connaissance de soi signifie que par rapport à votre carte du monde vous êtes face à une situation qui ne correspond pas à une situation, ou à une perception, que vous contrôlez. Ne maitrisant pas une situation, votre cerveau vous informe d’un danger potentiel et vous invite à reprendre la maitrise du sujet. Or, vous ne pourrez prendre le contrôle de l’évènement qu’en fonction de ce que votre personnalité vous autorise à faire.

Votre personnalité s’est construite dans 6 à 7 premières années de votre vie. Un certain nombre d’éléments ont participé à cette construction. Pour n’en citer que quelques unes, l’éducation, les modes de vie, l’environnement (social, affectif, économique) comme les expériences de vie, ont participé à construire des éléments cognitifs qui paramètrent vos réactions émotionnelles en fonction de facteurs liés à la perception que vous avez d’un évènement “X” dans une environnement “Y” ramenés à vous même “M”.

En fonction de l’image que vous avez de vous (le Moi) et d’interdits sociaux et parentaux (le Surmoi) que vous avez intégré vous allez réagir d’une façon ou d’une autre. Les deux comportements les plus convenus sont la fuite ou le combat.

Toute situation ou perception qui participe à votre angoisse participe, de fait, à vous déséquilibrer. D’où la notion de crise et, par extension , la notion de crise d’angoisse.

Sur la foi des éléments pré cités est donc normal que vous perceviez une angoisse quand quelque chose ne va pas ou plus par rapport à la perception de votre propre équilibre de sorte à ce que vous agissiez pour retrouver l’équilibre dont vous avez besoin. Un peu comme si, à votre domicile, les choses se retrouvaient dans un tel désordre que cela vous déplaise, voire vous fasse souffrir au point que ce ne soit qu’en rangeant, conformément à votre vision d’une maison en ordre, que vous pouvez retrouver bien être et sérénité. En ce sens, l’angoisse a un sens. Mais il est d’autres facteurs qui participent à vos angoisses et leur confèrent un sens de sorte à ce que vous agissiez afin de rétablir l’ordre.

L’angoisse et les cinq sens

Au gré de la construction de votre personnalité, cinq de vos sens croissent sur la foi de vos expériences, qu’elles soient agréables ou désagréables. Ces cinq sens sont les suivants:

  1. Visuel
  2. Auditif
  3. Kinesthésique
  4. Olfactif
  5. Gustatif

Ces cinq sens constituent le V.A.K.O.G bien connu de tous les psy ou thérapeutes divers. Chacun de sens sens est facteur d’émotion agréable ou désagréable. Chacun de ces cinq sens vous apporte plaisir ou frustration en fonction de la perception que vous en avez et des réactions que cela vous invite à avoir.

Angoisses - Comment vaincre l'angoisse

 

A titre d’exemple, quand j’étais enfant, chaque vendredi, ma chère maman préparait du poisson pour satisfaire à son éducation religieuse comme à la mienne. C’était le fameux vendredi saint. A l’époque, nous étions une famille nombreuse et manger de la sole chaque vendredi était assez exceptionnel. Mes frères et sœurs comme moi même étions plutôt des habitués du haddock…

Comme ma mère n’exerçait aucune activité rémunérée (j’en profite pour préciser que je trouverais normal de rémunérer les mères au foyer au regard de leur investissement auprès de leurs enfants comme pour l’énergie qu’elle dépense au profit de leur famille), comme ma mère ne travaillait pas donc, j’avais la chance de ne pas déjeuner à la cantine et de rentrer chez moi à chaque déjeuner.

Mais chaque vendredi était un supplice et un facteur d’angoisses importantes.

En termes alimentaires, tant au niveau du goût que de l’odeur, je déteste le poisson. Or, ma mère m’imposait chaque vendredi de manger jusqu’à ce que je termine mon assiette. Et comme je respectais ma chère maman, je m’exécutais non sans essayer de contrôler mes envies permanentes de régurgiter. Confronté au choc entre mon moi et mon surmoi, j’avais toutes les peines du monde à m’affirmer sans craindre le courroux maternel.

Çà c’était le cours de l’histoire. Le problème démarrait avant. Quand je me réveillais le matin, je sentais une boule d’angoisse croître au fur et à mesure que l’heure du repas avançait. Je savais que le moment du déjeuner serait très pénible et que ce serait encore un conflit entre ma mère et moi. Conflit dont, bien évidemment, je ne sortais jamais vainqueur. Il me faudra attendre des années pour m’affirmer et refuser de manger ce joli produit de la mer.

Les deux sens qui conditionnaient mes angoisses comme mes réactions étaient donc le “O” de Olfactif et le “G” de Gustatif. Aujourd’hui, cet espèce de trauma demeure. Je déteste toujours autant l’odeur et le goût de cet aliment. Le simple fait de savoir qu’il puisse y en avoir chez moi ou chez quelqu’un qui m’invite à déjeuner ou à diner peut participer à m’angoisser. Même si cela peut paraître excessif (il est vrai que manger du poisson vaut mieux que ne rien manger du tout), je ressens toujours ce pincement qui va nécessiter que je m’adapte à la situation et essaye de m’affirmer sans créer de conflit ou sans froisser la personne qui aura préparé le repas. Dans le même sens, plus quelqu’un essaiera de me convaincre de l’intérêt nutritionnel de cet aliment, plus ma tension (anxiétéaugmentera.

Vous l’aurez donc compris, vos cinq sens, en fonction de la façon dont ils se sont alimentés au gré de vos expériences de vie, donnent sons sens à l’angoisse dans la mesure où cette dernière vous contraint à agir de sorte à retrouver équilibre émotionnel et confiance c’est à dire sécurité. Or, cela n’est pas toujours facile à satisfaire.

En quoi l’angoisse est-elle un problème

A compter du moment où vous ressentez une angoisse, votre cerveau vous donne l’ordre de retrouver l’équilibre. Sur la foi des éléments qu’il détient et de ce qu’il sait être bon ou mauvais pour vous, votre système nerveux central veut éviter une crise, c’est à dire un dysfonctionnement.

Le moment ou les angoisses deviennent un problème c’est quand, de façon durable, cet équilibre est rompu et qu’il ne peut être retrouvé rapidement ou de façon durable. L’angoisse est un problème à compter du moment où, la crise d’angoisse aidant par exemple, vous n’arrivez pas à retrouver votre calme et que, malheureusement, vous vous dirigez tout droit, et à grande vitesse, vers une peur de parler en public.

C’est donc en amont qu’il… faudrait… intervenir. Facile à dire avant parce qu’une fois que l’on est dedans c’est bien plus difficile! C’est un autre problème qui s’ajoute au premier, à l’angoisse elle même. En effet, nombreuses sont les personnes qui conçoivent de la honte et de la culpabilité de ne pas arriver à gérer leurs émotions. Qu’elles se pardonnent, elles ne le font pas exprès!

Quand et pourquoi faut il traiter l’angoisse

Plutôt que de fuir sa névrose d’angoisse (nous sommes tous névrosés) en essayant bon an mal an de trouver des solutions qui relèvent du contrôle, il est important de traiter l’angoisse à compter du moment où cette émotion revient de façon plus ou moins régulière d’une part et à compter du moment où, objectivement, vous vous rendez compte qu’elle devient toxique.

La toxicité d’une angoisse se révèle par le transfert d’une angoisse à une anxiété par exemple. Cette angoisse révèle sa gravité à compter du moment ou les symptômes d’angoisses se font de plus en plus lourds, douloureux.

Le fait de tomber malade, d’avoir une peur constante de certaines situations sans pouvoir objectiver, le fait de souffrirTraiter l'angoisse de phobie (symptôme d’angoisse), d’angoisse nocturne ou encore d’anxiété sociale, même minime, sont le signe de la nécessité de soigner l’angoisse.

Tout au long de ce blog, des solutions vous sont proposées. Je vous invite à lire les articles correspondants à vos recherches. Je vous invite aussi à me poser toutes vos questions et à m’adresser vos commentaires.

Je sais que je l’ai écrit maintes fois mais, je vous lirais avec plaisir et prendrais le temps nécessaire pour vous répondre de façon circonstanciée de sorte à ce que vous ne soyez plus victime d’angoisses.

J’oubliais le sens même de cet article. Je vous confirme que l’angoisse a un sens. L’angoisse vous permet de vous protéger. L’angoisse vous permet de mieux vous connaître et, par conséquent, de mieux reconnaître vos limites. Alors, soyez gentil avec vous. Pourquoi supporter l’insupportable? Pourquoi vous contraindre à jouer un rôle qui n’est pas taillé pour vous? Vous accepter vous même n’est-il pas le premier pas à réaliser pour ne plus être angoissé? Une question se pose, me direz vous: “Comment faire pour s’accepter soi même”? J’y viendrais dans un prochain article.

En attendant, postez vos commentaires! Merci de votre attention et de votre intérêt.

 

Frédéric Arminot

Angoisses – Les angoisses sont-elles un facteur de dépression

Angoisses et dépression – Quand l’un mène à l’autre

Inutile de vous faire attendre, la réponse à cette question est « OUI ». Oui, les angoisses sont un facteur de dépression.

Dans cet article, je vais essayer de préciser ce qu’est une dépression et le lien qui existe entre les angoisses et la dépression comme entre dépression et la dépression.

Définition de la dépression

Qui parle de dépression, parle d’affaissement. Quand les professionnels de la météo parlent de dépression, ils évoquent un affaissement, un déséquilibre entre différents facteurs naturels. A titre de précision, l’aggravation du déséquilibre des ces multiples facteurs peut générer un cyclone.

La dépression, ou état dépressif, procède des mêmes phénomènes. Quand quelqu’un souffre de dépression, cette personne n’est plus en état émotionnel et ou physique de contrôler les facteurs régissant son équilibre psychique.

Qu’est-ce qu’un état dépressif

Nous pouvons considérer qu’il existe trois niveaux de dépression :

  • La dépression légère
  • La dépression moyenne
  • La dépression grave

Chaque niveau de dépression ou état dépressif pose les symptômes de la gravité de la dépression.

Angoisses – Dépression légère

En cas de dépression légère, on envisage qu’une personne est impactée par un évènement soudain voire inattendu qu’elle ne peut dépasser. Cette personne souffre d’une incapacité à dépasser l’évènement, lequel peut constituer un traumatisme de plus ou forte intensité. En ce cas, il est possible de parler de déprime et non nécessairement de dépression.

Face à cet événement, la personne – pour une durée limitée – peut ne ressentir plus aucun désir à l’égard de ce qui, hier lui en procurait. La dépression met à mal toutes les ressources psychiques voire physiques d’un individu au point de ne plus pouvoir lui donner la force d’exécuter la moindre tâche, habituelle ou non. Que cette tâche ou son accomplissement procure sentiment de plaisir, de bien être ou de sécurité. A ce moment, tout est difficile, tout est objet d’efforts qui, en temps habituel peuvent paraître simples, mais qui, en ce temps de dépression, sont insurmontables.

Quand on parle de dépression on parle aussi d’abattement. Non seulement la personne ne ressent plus aucun désir, de façon ponctuelle ou continue, mais elle en ressent d’autant moins qu’elle est victime d’un abattement émotionnel. Et, bien sûr, cette même personne ne ressent aucun plaisir ou cette notion même lui semble tellement lointaine que cela participe à aggraver les symptômes dépressifs.

Angoisses – Dépression moyenne

Cela signifie que la personne concernée est abattue, ne ressent aucun désir particulier, ne se sent pas nécessairement concernée par ce qui pourrait susciter son intérêt. La différence avec une dépression légère tient dans la durée et l’intensité des symptômes, de leurs conséquences sur le quotidien de l’intéressé.

Le plus souvent, les victimes de dépression essaient de puiser dans ce qui leur reste de ressources pour essayer d’aller mieux. Une thérapie adaptée comme la TCC peut aider ces personnes à ne plus souffrir. Très souvent, le corps médical prescrit des sérotoninergiques lesquels vont agir sur la re capture de sérotonine et de dopamine (ex: Prozac™). Ce type de traitement peut favoriser un ré équilibre de la psyché. Le problème réside dans la dépendance à ces médicaments et dans le fait que s’ils contrôlent les symptômes ils n’apportent aucune solution pérenne au problème de la dépression.

Angoisses – Dépression grave

La personne n’est plus affectée par rien. Elle ne ressent rien ni n’est intéressée par rien. Victime d’un symptôme amotivationnel, plus rien de ce qui la concerne ne l’intéresse. Empreinte de tristesse voire, dans les cas les plus graves, de mélancolie, la personne dépressive est convaincue qui rien ni personne ne pourra plus la sortir de cet état. En pareille situation, le traitement de la dépression est beaucoup lourd et long en termes médicamenteux.

La dépression est non seulement constitutif d’un état émotionnel affecté par un ou plusieurs évènements subis que la victime n’arrive ni à intégrer – à accepter – ni à dépasser. La personne dépressive est confrontée à un état de transition qui ne lui permet pas d’accepter le passé (l’événement) et de s’investir dans la vie au sens du présent comme de l’avenir (processus d’action). Elle est donc « coincée » entre deux états comme si elle avait une attache aux pieds qui l’empêche de progresser.

Crise d'angoisse

Un état dépressif peut être la suite logique d’une succession d’angoisses ou de crises d’angoisses non dépassées. Le plus souvent, les personnes victimes d’angoisse ou d’anxiété essaient de contrôler leurs émotions.

Cette nécessité de contrôler les angoisses relèvent, parfois, d’une obsession narcissique (névrose d’angoisse) qui consiste à s’enjoindre à soi même de garder bonne figure face à l’événement pour s’éviter la peur d’être jugé, ou pour éviter de ressentir honte et culpabilité.

Il est certain qu’à force de s’épuiser à contrôler l’incontrôlable, vous pouvez ressentir des moments d’abattement ou d’épuisement. Cette dépression, quand elle a pour facteur déclenchant une succession d’angoisses, est susceptible d’enclencher de la tristesse puis un abattement que vous pouvez avoir peur d’avoir peur.

A force de batailles perdues, à force d’épuisement, vous pouvez voir certains domaines de votre vie affectés par vos angoisses comme par l’amorce d’une dépression. Vos angoisses peuvent alors céder le pas à de l’anxiété. C’est à dire à une peur constante à propos d’un sujet particulier de votre vie (affectif, sentimental, professionnel, économique, etc.). Cette anxiété se meut en anxiété généralisée à partir du moment ou la plupart si ce ne sont tous les domaine de votre vie sont affectés.

Dépression et angoisses – Un problème narcissique

La dépression donne donc le sentiment de quelque chose d’irréversible, de quelque chose que l‘on a pas su ou pas pu contrôler. Très souvent, les personnes affectées par une dépression ont d’elles, et expriment à leur sujet, une image profondément dévalorisée. Cette mésestime de soi, si elle n’est pas prise en charge, ce qui est le plus souvent le cas, va aller augmentant. Elle s’aggravera d’autant plus que, plus le temps passera, moins la personne saura utiliser ses ressources personnelles pour retrouver confiance en soi.

Partant, les angoisses perdureront voire s’aggraveront. Par extension, les facteurs de dépression et ses symptômes iront grandissants tout en se cristallisant de plus en plus.

Existe-t-il des personnes plus sensibles au tandem angoisses – dépression

Tout au long de ma pratique, j’ai maintes fois constaté que les personnes victimes de dépression souffraient d’une mésestime d’elles mêmes particulièrement importante. Une grande partie de ces personnes, dans leur enfance, avaient souffert d’une construction fragile de leur personnalité où leur narcissisme – leur image d’elle même – avait été mise à rude épreuve. Pour de multiples raisons, principalement liées à leur environnement affectif, donc familial, elles n’avaient pu avoir d’elle une estime suffisante, ce qui avait durablement affecté leur confiance en eux même.

Empêchées par un environnement affectif insuffisamment stimulant, les personnes victimes d’angoisse, voire de crise d’angoisse, de crise de panique ou d’anxiété, ont cultivé, malgré elles, la peur de ne pas y arriver d’une part, et la certitude qu’elles n’y arriveront pas d’autre part.

Angoisse et symptômes de la depressionJ’ai souvenir d’une patiente – laquelle va bien aujourd’hui, merci pour elle – fortement angoissée quand je la rencontre pour sa première consultation thérapeutique. Elle manque cruellement de confiance en elle, a tout le temps peur de mal faire et s’inquiète en permanence de ce que les gens peuvent penser ou dire d’elle.

Elle s’oblige à contrôler ses émotions d’angoisses, avec le résultat que vous imaginez sans peine. Elle passe son temps à essayer de contrôler sa peur de ne pouvoir contrôler ses angoisses de peur que les autres les voient. Ce qui fini par arriver et par lui être… reproché, ce qui l’anéantit un peu plus chaque fois.

Très rapidement, au cours de cette 1ère consultation, il apparaît que, depuis toujours, elle se sent comme une enfant dans un corps d’adulte. Ses réactions sont effectivement infantiles, au sens respectueux du terme, dans la mesure où sa psyché est celle d’une petite fille qui, tout au long de son enfance aura entendu ses proches lui jeter au visage : « Tu es chiante ! Tu nous emmerdes ! ».

Cette jeune femme est affectée depuis toujours d’une dépression chronique conséquences d’angoisses contextuelles. Pour autant, elle a continué à vivre, essayant de construire sa vie conformément à ses désirs tout en étant à la fois insatisfaite des résultats obtenus mais aussi en passant son temps à contrôler ses peurs. En bref, elle ne vit rien de ce qui lui plairait vraiment car elle n’a de cesse de s’appliquer à éviter et ses peurs et… le jugement des autres.

Chemin thérapeutique faisant, elle se rend compte qu’elle ne risquait pas de savoir faire quelque chose qu’on ne lui avait jamais appris. Son narcissisme ne pouvait que s’en trouver fragilisé puisqu’elle n’avait pu construire les bases même de son autonomie, son âge adulte, puisqu’elle n’avait pas bénéficié d’un amour inconditionnel à la hauteur de son besoin.

Non pas que sa famille ne l’ait pas aimé mais peut être que trop occupée ailleurs, cette famille n’avait pas pris la mesure du besoin de cette enfant ni pris le temps de s’en préoccuper.

D’angoisses en crises d’angoisses, lesquelles ont laissé place à de l’anxiété, cette jeune femme ne se trouvait bien qu’enfermée chez elle. Malgré ses dénégations, elle finit par  convenir que ce qui l’inquiétait le plus était de ne pas trouver de solutions, de ne pas pouvoir envisager de façon sereine une vie affective, sentimentale, sociale et familiale conformes à ses désirs de vie. Les années passaient sans que le problème d’angoisse ne se résolve. Il a passé, s’est installé puis s’est trouvé la pire des compagnes : la dépression.

Quel traitement envisager quand la dépression et les angoisses sont associées

Quand cette jeune patiente et moi avons abordé son problème d’association d’angoisses facteures de dépression, la question liée à la façon de traiter ce problème a bien évidemment émergé. Quelle stratégie thérapeutique pourrait-être la plus adaptée? Devons nous prendre chaque problème séparément ou ensemble et avec quels objectifs.

C’est ma patiente qui a décidé de la façon d’intervenir. Nous avons conjointement abordé et les angoisses et la dépression conséquences de ses angoisses. Nous avons commencé de façon simple, grâce à des exercices à comportementaux. Au terme de la troisième séance, cette jeune femme avait résolu son problème d’angoisses.

Dans l’intervalle, nous nous sommes occupés de son problème de dépression, tout en construisant une stratégie qui favorise la ré émergence de ressources naturelles puis d’autres que nous avons co construites de sorte à ce que confiance en soi, estime de soi et bien être fassent leur apparition.

Dans un troisième et dernier temps, nous avons consolidé les solutions tout en convenant de nous revoir un an après. Nous avions convenu qu’en cas de besoin, cette jeune patiente pouvait me contacter. Cela remonte à 8 mois et je n’ai aucune nouvelle d’elle.

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles!

Comme beaucoup d’entre vous le font déjà, communiquez vos questions et vos commentaires. J’y répondrais avec plaisir.

Comment ne plus être angoissée

 

Frédéric Arminot

Aquaphobie – Peur de l’eau – Une phobie symptôme de l’angoisse

Aquaphobie – Peur de l’eau – Comment ne plus en souffrir

Jérôme est jeune. Il a 24 ans, est interne en médecine. Cette année, nous passons nos vacances en Haute Savoie où nous avons la chance de pouvoir faire du bateau. C’est mon plaisir depuis que j’ai 12 ans, la météo s’y prête, le temps est beau, le lac est calme.

Pas un nuage à l’horizon. Jérôme est arrivé le matin même avec sa compagne. Ils sont amis avec ma fille ainée, elle aussi étudiante en médecine. Le déjeuner s’est déroulé fort agréablement au bord du lac. Depuis que j’ai fini mon plat, je m’impatiente à l’idée d’aller naviguer, et essaye de faire pression sur mes hôtes. Sans succès. Tout comme les membres de  ma famille, Jérôme m’oppose un vague “… on a le temps…”.

Sur le coup, je me dis qu’il a raison mais qu’il faut profiter du lac tant qu’il n’y a pas de ces coups de vent auxquels ce plan d’eau nous a habitué. Ce n’est que plus tard,vers le milieu d’après midi, que je comprendrais pourquoi l’ami de ma fille souhaitait prendre son temps.

La peur de l’eau ou aquaphobie

La palisse dirait que l’eau est un élément naturel à l’homme et qu’en conséquence ce même être humain ne devrait pas craindre ce qui fait partie non seulement de son environnement mais de lui même. L’eau est constitutif de l’homme, il n’y a donc pas de raison d’en avoir peur. Et pourtant.

Quand, enfin, nous montons à bord, au moment de partir, ma fille me glisse doucement un message dont elle a le secret. Sur le coup, accaparé par notre départ, je réponds par un vague “OK”. Tout le monde semble détendu. Destination le milieu du lac où nous pourrons profiter du beau temps, du calme et… de la baignade.

Aussitôt dit, aussitôt fait. J’entends le clapotis de l’eau sur la coque, il y a peu de bâtiments sur le plan d’eau. Certains discutent, d’autres se font bronzer ou lisent, ou les deux. En ce qui me concerne, je savoure une légère brise puis entreprend une petite sieste tout en surveillant les alentours. Je suis responsable du bord.

A un moment, mon épouse et notre fille entreprennent d’aller se baigner. “Faites donc” me dis-je et de proposer à qui leAquaphobie - Peur de l'eau souhaite une activité nautique. Pas de réponse. Je regarde Jérôme et je vois bien qu’il n’a pas l’air très à son aise. C’était sans compter sur le regard plein de désapprobation de ma fille qui me rappelle – doucement malgré son regard – ce qu’elle m’a dit au moment où nous quittions le quai: “Papa, je te rappelle que Jérôme a peur de l’eau. Il souffre d’aquaphobie”.  Oups!

Je me rassieds en me disant que j’ai été maladroit. Peu de temps après, Jérôme est invité par sa compagne à se baigner. Il lui sourit, de ce sourire gêné que nous sommes tous capable d’avoir quand nous ne savons comment ni par quel moyen décliner une invitation ni comment nous affirmer.

Sa compagne insiste. Il sourit, pose le livre qu’il était entrain de lire et déplie son corps (il mesure 1,85 m). Je vois bien qu’il ne semble pas très assuré à bord. Tout le monde n’est pas obligé d’avoir le pied marin.

Jérôme escalade la banquette arrière du bateau. Sa compagne est dans l’eau et, non sans lui adresser de grands sourires, l’invite de façon de plus en plus pressante à se baigner. Mal assuré me semble t’il, Jérôme s’assoit et pose ses pieds dans l’eau. Et c’est là que les symptômes de son aquaphobie s’expriment.

Les symptômes de l’aquaphobie

A peine les pieds posés sur le dessus de l’eau, Jérome éprouve des difficultés à respirer. Sa respiration devient haletante, son ventre se gonfle et se dégonfle à un rythme très rapide. Il avance un pied qu’il pousse un peu plus dans l’eau. Tente le second puis l’enlève. Puis recule enfin, pour s’asseoir plus au fonde de la plage arrière du bateau comme s’il avait peur de tomber. Sa compagne insiste. Il fini par dire qu’il ira plus tard et veut lire. Elle accuse réception de son message non sans lâcher un “dommage” puis continue à se baigner.

Aquaphobie et angoisse - Comment faire

Je profite pour entreprendre Jérôme non pas sur sa peur de l’eau – son aquaphobie – mais sur le côté noir et profond des lacs. Je commence à lui expliquer que bien que je ne souffre pas d’aquaphobie, je suis malgré tout légèrement angoissé à l’idée de me baigner dans une eau aussi noire. Je lui explique mes peurs d’enfant comme si je craignais qu’un monstre marin sorte de l’eau et me dévore. Jérôme rit.

J’enchaine en expliquant à Jérôme que beaucoup de personnes souffrent d’aquaphobie et que, effectivement, ils ont raison d’avoir peur. L’eau a beau être un élément naturel, ne dit on pas que quand l’eau a trouvé son chemin, plus rien ne l’arrête?

Jérôme et moi devisons sur les risques de la baignade, de la peur de se noyer, des angoisses ressenties au seul contact de l’eau. Nous nous questionnons l’un l’autre sur la signification de ces angoisses jusqu’au moment où l’un de nous pose la question de savoir quel comportement il faudrait adopter quand quelqu’un fait une crise d angoisse voire une attaque de panique au contact de l’eau, dans le cadre de symptômes d’aquaphobie. En voilà une question embarrassante.

Je pose donc la question à Jérôme de savoir comment lui ferait en pareille situation, s’il était victime de crise de panique liée à une aquaphobie. N’y voyez aucun cynisme de ma part, c’est juste pour l’aider et identifier ce que l’on appelle des tentatives de solutions qui n’ont pour effet, malheureusement, que d’ancrer la personne souffrant d’aquaphobie dans son problème.

Jérôme me regarde droit dans les yeux. J’ai l’impression qu’il me défie et me répond: “J’ai peur de l’eau. Je souffre d’aquaphobie“. Et moi de lui répondre que je suis bien embarrassé de l’avoir fait monter sur le bateau alors qu’il souffre d’aquaphobie. Il me répond que, de toute manière, il faut bien qu’il lutte contre l’aquaphobie, mal qui l’empêche de vivre certains loisirs. Première erreur.

Seconde erreur, Jérôme m’explique qu’il s’ordonne, quelle que soit l’intensité de son angoisse, d’aller dans l’eau, histoire de tenter de dépasser son aquaphobie. Je le questionne sur les symptômes qu’il ressent. Il m’explique, de façon très académique – je vous rappelle qu’il est médecin -, son oppression respiratoire, celle de sa cage thoracique, les angoisses qui l’étreignent quand il est directement confronté à son aquaphobie.

Par contre, il ne s’explique pas pourquoi il a peur. Il n’a jamais rencontré de problèmes particuliers avec l’eau. N’a jamais manqué de se noyer, et ne s’est pas non plus retrouvé en perdition en plein milieu d’un plan d’eau. Il n’a pas non plus été victime d’un accident nautique. Pour autant, la seule idée d’aller à l’eau le terrorise. Donc, rien, d’après lui, ne le prédispose à souffrir autant d’aquaphobie. Et pourtant.

Nous continuons un peu à discuter puis, délibérément, je propose que nous allions ailleurs. Tout le monde est d’accord. Pour les connaisseurs, nous nous rendons au fond du lac, en direction de Doussard. Ensuite, nous projetons d’aller boire un verre à Annecy même.

Ce qui devait arriver arrive, Jérôme est de nouveau – cordialement – invité à se baigner. Je lui oppose que, considérant son aquaphobie, rien ni personne ne saurait l’y obliger et que, s’il le souhaite, il reste à bord. Jérôme refait les mêmes gestes que la première fois. Il est tout aussi mal assuré. Il respire fort et rapidement. Il a toutes les peines du monde à décoller ses fesses de la banquette. Et, au moment même où il décide de se laisser glisser dans l’eau, du sang coule de son nez. Il n’y prête pas attention et s’immerge. Inquiet, je le surveille de loin. Sa compagne vient rapidement le saisir dans ses bras tout en lui exprimant son contentement.

Courageux, Jérôme s’agrippe à la coque du bateau puis pousse sur ses jambes pour être autonome. Il est désormais seul, à peine à 2 mètres du bateau. Il fait des gestes avec ses bras et ses jambes comme s’il était entrain de se noyer. Vraisemblablement, il lutte. C’est tout à son honneur que d’essayer de se forcer à ne pas être réduit à l’état de plagiste à cause de son aquaphobie mais totalement inutile.

En agissant de la sorte il participe à aggraver ses symptômes d’aquaphobie puisqu’il essaie de se convaincre que tout va bien alors qu’il ressent que tout va mal. Il se rend compte qu’il saigne du nez et entreprend de remonter à bord. Nous l’aidons. Tremblant, enroulé dans sa serviette de bain, il s’assied au fond de la banquette arrière. Il y restera une bonne heure, le temps que ses symptômes d’angoisse s’apaisent.

L’aquaphobie a t’elle un intérêt

Une peur, ou une angoisse, a toujours un intérêt. Un intérêt caché que nous, comportementalistes, dénommons “un bénéfice caché”. Ce bénéfice est, bien évidement inconscient. Par bénéfice, nous entendons que la personne qui rencontre un problème se protège grâce à son problème.

Ainsi, une personne souffrant d’aquaphobie va se protéger de sa peur en ne se rendant pas dans l’eau ou, à tout le moins, en évitant de se confronter à ce qui la terrorise. Or, il existe un paradoxe assez prodigieux et très intéressant à propos de la phobie comme de l’angoisse, de la crise d’angoisse ou encore des attaque de panique liés ou non à l’aquaphobie.

C’est que cette même personne qui se protège de son objet phobique, va essayer de retrouver le même bénéfice qu’elle a eu initialement grâce à son aquaphobie. Il en irait de même si cette personne souffrait de phobie des transports, de la phobie des araignées, ou d’une façon plus générale de la phobie des insectes ou, autre exemple, de la peur du feu ou de la peur des oiseaux. Je m’explique.

Prenons le cas d’une personne alcoolique. Il ne s’agit pas d’une comparaison à proprement parler. Je ne fais qu’utiliser une image pour essayer de vous faire comprendre quelque chose d’important. Une personne identifie qu’un jour, grâce à la prise d’alcool, elle peut être ou faire dans un état second (cf. désinhibition) des choses qu’elle ne dirait pas ou ne ferait pas dans un état normal. Cet évènement constitue ce que nous appelons le premier des plaisirs.

Ainsi, à chaque fois que la personne pourra éprouver le besoin de s’affirmer dans sa vie, elle utilisera le mêmeVaincre aquaphobie processus de prise d’alcool. Cependant, le temps aidant, à force d’usage réitérés, le corps va prendre l’habitude du produit qui n’aura plus les mêmes effets à un instant “T”. C’est ce que l’on appelle le principe d’assuétude. La personne augmentera donc le volume du produit pour retrouver les mêmes bénéfices que la toute première fois.

Plus le temps passera, moins le produit fera effet, plus il faudra en consommer. L’objectif étant à chaque fois de retrouver, ou tenter de retrouver, le tout premier des plaisirs, celui là même qui vous aura protégé de votre problème qu’est votre peur.

Malheureusement, avec le temps, vous perdrez le bénéfice initial au profit d’un vrai problème de phobie lié à votre désir de contrôler le produit même de votre peur. Confronté à cette réalité, vous refuserez de lâcher prise et aggraverez votre peur comme vos stratégies de contrôle ce qui aggravera les symptômes de la phobie. C’est comme cela que, parfois, des gens peuvent avoir peur d’un pédiluve ou d’aller se baigner à la piscine.

Tout comme la peur en avion, nul n’est besoin de tenter de les rassurer en leur vendant l’idée qu’ils n’ont rien à craindre du fait de la présence de maitres nageurs. Cela ne fera qu’aggraver leur honte voire leur culpabilité. Se sentant incompris, ils revendiqueront leur aquaphobie comme étant impossible à régler. Il y a fort à parier  que ces mêmes personnes dénient la réalité de leur problème d’aquaphobie et persistent à essayer d’y trouver un avantage alors qu’elles savent depuis longtemps qu’elles ont perdu la maitrise d’une part et que leur phobie constitue un handicap plutôt qu’un vrai intérêt d’autre part.

Le déni en l’espèce étant représenté par un orgueil toxique. En cela, ces personnes expriment leur peur d’être jugées voire d’être mises à l’index. Elles s’auto appliquent donc une sorte de comportement victimologique pour se protéger.

Alors oui, l’aquaphobie a son intérêt, comme bien d’autres peurs ou phobies. Encore faut-il comprendre lequel. A compter de ce moment, ou à compter du moment où les désavantages prennent le pas sur les bénéfices, c’est à dire que vous obtenez l’inverse de ce que vous souhaitez, des solutions sont envisageables pour mettre fin aux problèmes de l’aquaphobie.

 

 

Frédéric Arminot

Anxiété sociale – Comment vaincre anxiété sociale et timidité

Anxiété sociale – Définition

On peut définir l’anxiété sociale comme une peur paralysante qui se crée en soi à cause d’une crainte de se faire humilier ou agresser dans les situations du quotidien. Elle est générée par une dévalorisation de soi qui, progressivement, génère de l’anxiété sociale.

L’anxiété sociale est donc perçue comme un problème lié à un conflit intérieur : trouble de l’estime de soi. Cette forme d’anxiété peut tout aussi bien toucher l’homme que la femme. En général, ce sont les personnes qui se préoccupent excessivement de l’image qu’elles renvoient d’elles-mêmes qui sont les plus exposées à l’anxiété sociale. Il est important de signaler que l’anxiété sociale diffère de la timidité (voir plus bas).

L’anxiété peut donc être définie comme un trouble émotionnel, un sentiment d’insécurité intense, de danger imminent. Tout le monde a une expérience d’anxiété dont l’intensité varie d’un individu à l’autre (cf. construction de la personnalité). L’anxiété est qualifiée de pathologique quand son indice émotionnel devient disproportionnel par rapport aux circonstances ou aux situations extérieures d’une part, et que la personne qui subit une période d’anxiété contrôle de moins en moins ses angoisses d’autre part.

L’anxiété peut induire une pathologie d’origine nerveuse comme la dépression. Elle peut également être le signe de maladies cardiovasculaires ou respiratoires. De nombreux médicaments sont proposées pour traiter l’anxiété. Pour des troubles anxieux légers, les remèdes naturels comme la phytothérapie ou l’homéopathie peuvent suffire. Dans les cas plus sérieux, il convient  d’utiliser des tranquillisants, voire des antidépresseurs, en suivant toujours les conseils du médecin

L’anxiété sociale appelée également phobie sociale se caractérise par une anxiété provoquée par certaines circonstances sociales (cf. anxiété de performance) qui conduisent le plus souvent à un comportement de fuite.

L’anxiété sociale

L’anxiété sociale ou la phobie sociale est un trouble anxieux caractérisé par une crainte, une appréhension, un inconfort émotionnel ou une inquiétude qui peuvent persister ou s’intensifier. Lanxiété sociale a pour cause la crainte de se trouver face à une circonstance sociale pendant laquelle vous entrez en relation interactive avec d’autres individus. Le regard de l’autre est donc un problème.

Comment contrôler l'angoisse sociale

Les personnes affectées par l’anxiété sociale savent que leurs craintes ne sont pas fondées. Toutefois, elles sont bien conscientes des circonstances dans lesquelles elles se trouvent confrontées au regard des autres. Ainsi les gens victimes de cette forme d’anxiété font tout pour esquiver les situations qu’elles redoutent. Quand elles se trouvent dans des situations compliquées, les personnes en proie à l’anxiété sociale sont enclines à croire qu’elles sont jaugées, et jugées, négativement.

La personne en proie à de l’anxiété sociale craint d’agir de façon embarrassante ou humiliante et se trouve constamment préoccupée par le jugement des autres.

Les symptômes de l’anxiété sociale

Il est difficile pour une personne souffrant d’anxiété sociale de s’intégrer à un lieu public. Si elle ne peut faire autrement qu’affronter le public, il se peut que ceux qui l’entourent remarquent des signes physionomiques inquiétants. Le sujet présente certains comportements physiques d’évitement et différents symptômes physiques : maux de têtes, douleurs à l’estomac, gorge sèche. Autant de marqueurs auxquels viennent souvent s’ajouter rougissements, peur de rougir (ereutophobie) voire bégaiements (fréquent).

Ses symptômes d’anxiété sociale peuvent s’accompagner d’autres comportements particuliers qualifiés parfois de bizarres. La personne victime d’anxiété sociale a tendance à faire trop attention à ce qu’elle fait et va repousser ses limites jusqu’à en être gauche au point de se ridiculiser. La conséquence de ce type de comportement va, le plus souvent, jusqu’à un évitement social, c’est à dire éviter toute activité un lien avec un groupe.

Se prémunir de, ou gérer, l’anxiété sociale, nécessite une grande volonté et, de façon répétée, force et courage.

L’anxiété sociale versus 2016

Dans le monde moderne, versus 21è siècle, il nous est enjoint de réussir en tous domaines. Affectif, sentimental, familial, professionnel, social, économique.

Pour y arriver, encore faut -il atteindre un niveau de confiance en soi hors du commun. Point de salut pour les timides et autres timorés, exclus et défavorisés. A bien y réfléchir, cela pourrait être différent. Alors que tout semble exclusivement fondé sur l’effort, le challenge et le dépassement de soi, l’anxiété sociale, et plus particulièrement la timidité, sont deux handicaps majeurs dans notre société ou tout est fondée sur l’image, la représentation de soi voire la mise en scène.

L’anxiété sociale, dont la timidité est la manifestation la plus courante, peut se définir par la peur du contact avec l’autre ou plus généralement de parler en public. En fait, on redoute d’être jugé par les autres, et la crainte de faire une mauvaise impression, de paraître sans intérêt ou de se sentir humilié, s’ancre alors profondément.

Je vous rappelle que les symptômes de cette phobie sociale sont bien connus. Le plus souvent, il s’agit de sueurs froides, d’insomnies, de tremblements incontrôlés, d’une nervosité continue accompagnée de nausées, de borborygmes (gargouillis intestinaux), voire d’impossibilité d’avaler quoique ce soit.

Dans certains cas, extrêmes, il peut même y avoir des conséquences médicales graves si rien n’est fait pour corriger le tir.

La raison principale de ce handicap est elle aussi connue mais peu évoquée et peu combattue en général. Il s’agit d’une mauvaise image de soi due à une autosuggestion négative continuelle, ou à des moqueries ou dévaluations de la part de proches, d’amis, ou de parents. Ce qui, bien sur, génère de l’anxiété.

Pour vaincre la timidité et donc, soigner vos crise d angoisse puis faire disparaître l’anxiété sociale, il convient de prendre le temps de se relaxer environ 30 minutes par jour. L’idéal étant de se relaxer chaque matin avant d’aborder sa journée. Ensuite, essayez de vous fixer de petits objectifs (ex: rentrer dans un commerce ou demander l’heure à un passant) qui, le temps aidant, deviendront de plus en plus importants.

Ensuite, il faudra visualiser l’accomplissement de chaque objectif avec… objectivité et, ainsi, apprendre à lâcher prise avant de passer à l’action très progressivement et… sans vous mettre la pression.

Ces petits efforts quotidiens sont un petit prix à payer en contrepartie de tous les avantages que vous aurez à retrouver confiance en soi et à profiter de nouveau d’une vie agréable et conforme à ce que que vous en concevez.

 

Frédéric Arminot

Quand les fêtes de fin d’année sont un facteur de stress

Le stress – Comment faire pour ne pas être angoissé ou torturé pendant les fêtes de fin d’année

D’une façon assez étonnante, ce qui devrait être un moment partagé de joies et de bien être, revêt un caractère angoissant voire douloureux pour certains, un grand moment de stress. Ce moment, ce sont principalement les fêtes de fin d’année. Plus généralement Noël mais aussi la Saint Sylvestre (réveillon de fin d’année). Pour autant, il existe un moment parfois très difficile, j’ai nommé… les repas familiaux.

Emotionnellement, que se passe t’il avant, pendant et après ces fêtes. Comment faire pour se préserver d’angoisses, de frustrations, de colères, d’agacements, donc de stress, au cours de ces moments qui devraient rester dans le cadre du partage et qui, pourtant, finissent parfois en grands moments de conflits?

Les enjeux affectifs des fêtes de fin d’année

Le stress des repas de famille, c’est un peu comme les plans de table. Une vraie prise de tête. Entre les personnes qui ont moins voire pas d’affinité avec un tel ou une telle. Celles et ceux qu’il ne vaut mieux pas mettre à côté l’un de l’autre ou papy machin qu’il ne convient pas d’asseoir à côté de madame truc par peur du dépôt de plainte, c’est lourd !

Entre les conflits, craints ou notoires entre frères et soeurs, père, mère ou enfants, il est nécessaire de faire preuve de vigilance à ne pas se laisser à... lâcher prise et de se dire que les choses se passeront comme elles devront se passer. Les organisateurs de ces repas de fête, qu’ils soient de Noël ou non, s’inquièteront de plus des désirs alimentaires des uns comme des autres.

Force est de reconnaître que satisfaire tout le monde ne sera pas une mince affaire. Pour les hôtes, c’est un grand moment de stress. En effet, le risque de stress est, par exemple, que d’aucuns considèrent que si les plats servis ne sont pas à leur goût se sera un déni d’eux mêmes. D’autres que, décidément, “on” ne fait plaisir qu’à l’enfant chéri. D’aucuns trouveront que l’organisation de la fête est défaillante ou l’ambiance déplorable, ennuyeuse.

Le “on” est chaque personne invitée qui, en fonction du plaisir qu’elle ressentira ou non au cours de ces moments de partage, utilisera tous les sujets qui puissent lui prouver ou qu’elle n’est pas à sa place, ou que sa place – en lien avec sa personnalité – n’est pas respectée, ou un autre encore, qu’ “on” lui accorde peu de crédits au regard de ses choix qu’ils soient alimentaires, de plan de table ou… de cadeaux offerts. Stress pour tout le monde !

Les enjeux liés aux cadeaux

Au cours de ces moments de fêtes, certains pourront se sentir désabusés en fonction du regard qu’ils posent sur le cadeau qui leur a été fait, à plus forte raison s’ils se sentent méprisés par le signe symbolique qu’ils accolent à ce même cadeau.

D’autres pourront se sentir tellement aimés quant au cadeau reçu que leur comportement de joie, s’il est mal dissimulé ou par trop exubérant au sens de certains esprits chagrins, qu’ils se sentiront tellement portés d’aise qu’ils en gêneront d’autres qui se sentiront frustrés voire en colère de ne pas ressentir la même émotion.

Certains autres ne se référeront qu’à la valeur pécuniaire présumée dudit cadeau et considérer que c’est trop, tellement trop d’ailleurs, que s’en est gênant. Vous l’aurez compris, chaque moment vécu et perçu au cours de ces moments de partage social sera interprété de bien des façons.

En fonction de cela, chaque personne présente se positionnera d’une façon ou d’une autre par rapport aux personnes qui les reçoivent et, partant, se donnera une identité, un rôle et une importance qui iront du plus grand à la plus parfaite ignorance de soi.

 

Ainsi, chacun concevra sa propre valeur au yeux des personnes qui reçoivent, comme de sa vraie place dans un système affectif très emprunt de hiérarchie. Le tout en fonction de ce qu’il ressentira des cadeaux et des symboles qu’il y associe. Que des stress en perspective.

Tout cela fera que, bien sur, des conflits risquent d’émerger, d’entraver ce moment social et affectif que revêt cette fête et ce d’autant plus que les préparatifs n’en n’auront pas été de tous repos. Or, il est vain d’imaginer un conflit sans stress et inversement.

Stress et préparation des fêtes de fin d’année

Entre ceux qui n’aiment pas le poisson, les autres la viande rouge, un troisième les légumes verts et encore un autre qui va vous servir l’article sur la diététique, préparer les fêtes de Noël chaque année relève du tour de forces d’une part et de la créativité renouvelée d’autre part. Et lourant, de façon paradoxale, malgré ces stress, l’opération est renouvelée chaque année.

Non seulement, il convient de se ré inventer chaque année mais en plus il faut faire plaisir à tout le monde et éprouver du plaisir soi même. Tâches ardues ! Penser, réfléchir, et agir quant à ce qui serait le mieux pour tout le monde a un caractère empreint de stress même s’il est plaisant. Il peut y avoir grand plaisir à organiser et préparer. Or, le plaisir est aussi un facteur de stress.

Tout comme il peut y avoir de grands stress, douloureux, à organiser. Comment faire pour ne pas que la fête ait un écho inverse à celui recherché? Comment faire pour que cette même fête conserve toute sa dimension de plaisirs partagés?

Stress et fêtes de fin d’année – Une question d’organisation

Dans une société qui veut toujours aller plus vite que la veille, la plupart d’entre nous vit dans un stress omniprésent. Chacun d’entre nous l’apprécie et l’évalue à sa façon. Toutes et tous essayons de nous en protéger, ou de nous en défaire comme nous le pouvons.

Depuis le temps que je pratique la thérapie comportementale, force m’est de constater que bien des gens souffrent de stress, voire d’anxiété, au point qu’ils n’en peuvent plus et s’avèrent incapables d’organiser des moments de partage tellement leur énergie est bouffée par des… stress.

Gérer le stress

Le stress est inévitable en soi. Ne pas être assez stressé est dangereux, l’être trop l’est tout autant. Entre les deux subsiste un point d’équilibre. Précaire par définition, il est donc de la responsabilité de chacun d’entre nous d’agir suffisamment tôt pour ne pas être victimes d’angoisses ou de crise d’angoisse, voire de crise de panique.

Lequel d’entre nous ne s’est pas senti coupable au prétexte qu’il ou elle s’y prend trop tard, ou mal d’après soi, pour organiser tel ou tel repas familial – qu’il soit de Noël ou de fin d’année – ou encore parce qu’à l’idée du travail à abattre le découragement lui vient. En fait, tout est une question d’organisation. Ce qui, vous en conviendrez, est un stress supplémentaire.

Il suffit simplement de voir le stress des gens qui courent acheter des cadeaux à la dernière minute et qui ressortent épuisés de cet exercice. Bien loin de moi l’idée de les blâmer. Mais, comme ils se font du mal à se comporter de la sorte… OK ! Peut-être n’ont-ils pas eu le temps ? Peut-être ont-ils essuyé une déconvenue à propos d’une commande faite en temps et heure? Peut-être ont-ils eu à supporter d’autres stress avant ceux-là?

Alors, plutôt que de vous taper dessus, de feindre de vous en moquer ou, comme le diraient certains, de prendre les choses par-dessus la jambe, peut-être pourriez vous vous y prendre quelques mois à l’avance? Peut-être pourriez-vous faire une liste précise de tâches à satisfaire en y mettant une progression de réalisation à l’aide d’un calendrier. Cela pourrait infléchir les facteurs de stress.

Tout comme vous pourriez vous enquérir, non sans finesse, de ce que vos invités aimeraient recevoir comme cadeau de vous? Enfin, comme dirait quelqu’un de ma connaissance: “Moi je dis çà, mais je dis rien”. Alors, d’accord, je me tais ! Après tout, faites comme vous voulez ou comme bon vous semble.

Peut-être avez vous plaisir à gérer votre stress en dernière minute, dussiez vous ressentir les effets d’un burn out en devenir? Après tout, cela vous appartient. Le seul truc étant que je vous souhaite que tout se passe bien car, en pareille situation, le moindre accroc peut tout faire basculer.

En ne gérant pas en amont, en ne vous organisant pas, ou en agissant à la dernière minute, vous risquez de vous exposer à votre peur du jugement des autres. Pensez à ces grands moments de solitude où seul(e) parmi les autres, vous vous posez la question de savoir si, oui ou non, vous avez bien fait. Agissez pour vous épargner cela. Agissez pour limiter les conséquences des stress externes que vous subissez.

Si, enfin, vous faisiez attention à vous dans ces moments de fêtes de sorte à vraiment ressentir du plaisir avant, pendant et après et non pas en poussant un un grand “Ouf !” de soulagement une fois les fêtes passées? Au fait. Bonne et heureuse année à tous. Et sans stress, hein…

 

Frédéric Arminot

Angoisse – Pourquoi les filles ont plus d’angoisse que les garçons

Angoisse – Pourquoi les filles ont elles plus d’angoisse que les garçons

Les petites filles sont moins angoissées que les petits garçons, pourquoi est-ce que ce rapport s’inverse à l’âge adulte?

Quelqu’un dirait “tellement vrai”. Autant dans sa dimension sociale que culturelle, l’angoisse est plus présente chez les filles que chez les garçons.

Qu’est-ce qui, donc, différencie cette appréhension de l’environnement social entre les filles et les garçons? Qu’est-ce qui dans notre éducation privilégie la peur et l’angoisse chez les filles alors que cette tendance s’inverse plus tard?

Pourquoi les garçons, devenus des hommes, ou présumés tels, ressentent-ils des angoisses aussi vives? Qu’en font-ils alors qu’il est notoire que ces mêmes hommes consultent moins les psy que les femmes?

Angoisse et éducation – Quel rapport

Les filles c’est doux, c’est rose. Les filles, c’est sensible. Les garçons, c’est viril, c’est fort. Pour les uns comme pour les autres; la construction de la personnalité est différente et se crée sur la foi de vecteurs éducatifs. Les parents n’élèvent pas une fille comme ils élèvent un garçon.

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Les contres d’intérêts culturels ou sportifs ne sont pas les mêmes. Les positions sociétales de ces deux sexes ne sont pas les mêmes non plus. Les garçons sont élevés dans une pensée et une action combative où l’émotion n’a pas la place qu’elle mérite (du moins assez… souvent). Les filles elles, très jeunes, très tôt, sont versées et éduquées dans un climat où elles vont reproduire des jeux, des positionnements, qui ont plus à voir avec le rôle auquel la société les destine (épouse, mère, et pas officier d’active!). Notre société est très patriarcale, ce qui fonde la relation à l’angoisse autant chez les filles que chez les garçons.

Angoisse – Filles et garçons – Une relation très différente aux émotions

Quel garçon n’a jamais entendu, alors qu’il s’était fait mal: “Pleure pas, t’es pas une fille”? Emotionnellement, les filles ont donc des “droits” que n’ont pas les garçons. Très tôt, très jeunes, les garçons ont des devoirs, le principal étant d’assumer, de s’affirmer et non d’exprimer angoisse, peur ou tristesse. Etre une fille ouvre droit à ces émotions Etre un garçon n’ouvre droit qu’à revendiquer force et virilité. Dans les deux cas, fille ou garçon, il en va de votre positionnement au sein d’un système dument établi depuis toujours, et gare à celles et ceux qui sortent de ces schémas!

Les filles comme les garçons reproduisent donc intuitivement ce qui leur est appris en termes de comportements puisque, très tôt, les uns comme les autres comprennent ce que l’on attend d’eux. A plus forte raison quand il s’agit d’angoisse. C’est ainsi que, très tôt, les filles vivant plus la réalité de leurs émotions semblent être rapidement plus matures alors que les garçons continuent à revendiquer le territoire de leur virilité. Plus ils combattent, plus ils assoient leur autorité, mieux ils se sentent. Mais, çà va se gâter…

Angoisse – Un déterminisme comportemental

Les filles, en apprenant très tôt à vivre et exprimer leur angoisse semblent mieux disposées à les gérer par la sure, dans leur avenir tant personnel que social ou professionnel. Les garçons semblent par contre beaucoup moins programmés pour assumer leur angoisse. C’est ainsi que, très souvent, nous constatons que, lorsqu’ils sont victime d’angoisse, ils se réfugient dans l’alcool ou dans n’importe quel comportement d’évitement à tendance addictive.

Alors que ces filles devenues femmes peuvent légitimement ressentir de l’angoisse voire de l’anxiété, elles vont plus simplement consulter un psy. C’est loin d’être le cas des garçons devenus des hommes. Mais, comment savoir faire quelque chose que l’on ne vous a pas appris?

Ces enfants, ces garçons, quand ils ont appris à se comporter avec virilité en ont oublié leur affects au point de lutter contre eux. Quand la vie adulte les rattrape, avec son lot d’obligations etc de responsabilités (sociales, affectives, familiales, économiques), les voilà fortement démunis voire incapables de gérer les émotions afférentes à l’angoisse suscitée par cet environnement qui attend d’eux qu’ils soient à la hauteur.

De fait, autant les filles devenues adultes n’hésitent pas à demander de l’aide pour gérer leurs émotions quand celles-ci perturbent leur équilibre, autant les garçons, devenus hommes, versent dans la fuite, dans le déni, dans l’évitement. Ceci n’est pas une critique et n’a rien de réducteur.

Ma fonction de comportementaliste depuis plus de 20 ans m’amène à constater que les femmes sont généralement bien plus fines émotionnellement que les hommes, qu’elles assument mieux au sens où elles ont un comportement responsable quand elles sont confrontées à ces émotions. Au contraire de beaucoup d’hommes, les petites filles devenues femmes ne font pas de leur problème d’angoisse un problème de virilité. Les hommes, vraisemblablement, si! Il n’y a qu’à voir la différence de comportements es femmes par rapport aux hommes en cas de conflit.

Mais, je me garderais de toute généralité…

Source – Quand le processus d’angoisse s’inverse des filles aux garçons

Angoisses – La méditation pour régler ses angoisses – Ce qu’en dit Frédéric Lopez

Angoisses – La méditation pour régler ses angoisses – Ce qu’en dit Frédéric Lopez

Les angoisses ont une source inépuisable de tourments pour beaucoup d’entre nous. Toutes et tous, nous essaierons, chacun à notre façons, d’écarter ces angoisses qui nous pourrissent la vie.

D’aucuns choisiront la méthode coué, d’autres les médicaments, d’autres encore la thérapie comportementale ou TCC, et d’autres, enfin, des techniques dites holistiques, comme la sophrologie ou la méditation comme nous l’explique Frédéric Lopez, animateur de télévision.

A l’heure où je diffuse cet article, je ne l’ai pas encore lu et ne peut donc vous dire de quoi il retourne. Mais, je vais le faire dans la journée et vous tenir informés.

Voilà, j’ai lu et euh… comment dire… il n’y a rien à en dire si ce n’est que je suis content de savoir que Frédéric Lopez aurait aimé connaitre la méditation dite de la pleine conscience – avant – et que cela lui aurait facilité ses échecs (dixit). De fait, qu’est-ce que la méditation?

Régler ses angoisses avec la médiation

La méditation aide à régler ses angoisses

La méditation est une pratique mentale ou spirituelle qui consiste à focaliser son attention sur un objet, une pensée ou soi même. L’idée de la médiation est donc se concentrer sur quelque chose et uniquement cette chose.

La méditation est pratiquée dans bien des religions tout comme dans l’univers médical, et sert à apaiser les sens de celle ou de celui qui la pratique. Son objectif est de faciliter une certaine paix intérieure, des états de conscience modifiés, par la régulation de l’activité mentale.

Les techniques de méditation varient en fonction de paramètres religieux ou spirituels. Dans tous les cas, il s’agit de méditer pour, par exemple, régler ses angoisses, donc apaiser ses émotions et en reprendre le contrôle en ayant une activité contemplative (ceci est un exemple).

En effet, la méditation, en favorisant la concentration sur un élément intérieur ou extérieur, va favoriser la dérivation mentale, c’est à dire cesser le focus sur ses angoisses (c’est toujours un exemple au cas où une personne souhaite régler ses angoisses).

En ce cas, comme dans tous les autres, il est tout à fait conseillé d’écouter une musique douce qui va favoriser l’apaisement et le lâcher prise. En vous laissant ainsi aller au gré de votre conception imaginaire ou spirituelle, en focalisant votre attention sur une chose (objet, pensée philosophique), la personne qui pratique la méditation va progressivement se laisser porter et se départir de ses tensions, ce qui va lui permettre de prendre du recul, émotionnel ou physique, et ainsi, de régler ses angoisses.

Aujourd’hui, il est acquis que la méditation (Mindfulness par exemple) favorise la santé par une meilleure hygiène mentale. Ainsi, la méditation est de plus en plus préconisée dans les cas de dépression, d’anxiété ou encore de stress.

Cependant, et à tout le moins pour la pratique que j’en ai eu il y a quelques années, si la méditation favorise un certain équilibre mental par le lâcher prise, elle ne permet pas nécessairement de régler ses angoisses. C’est du moins ce qu’il ressort de ma pratique personnelle de la méditation et de ce que m’en ont dit des patients qui la pratiquent avec assiduité.

Si je devais résumer mon approche de la méditation, je dirais qu’elle favorise le lâcher prise, permet d’objectiver par des activités mentales dérivatrices positives mais je ne la considère pas, la méditation, que comme un outil se suffisant à lui même pour régler ses angoisses. A ce titre, la méditation ne saurait être considérée comme LE seul outil pour régler ses angoisses. Il convient donc d’intégrer la médiation pour régler ses angoisses dans une démarche globale et cohérente.

Mais moi, j’écris çà, j’écris rien. Chacune et chacun fait ce qui lui semble bien par rapport à lui même. N’est-ce pas le plus important?

Source – Interview de Frédéric Lopez → www.pipole.net

Frédéric Arminot

Angoisses – Les réseaux sociaux générateurs d’angoisses

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Angoisses – Les réseaux sociaux générateurs d’angoisses

Angoisses et réseaux sociaux

Les réseaux sociaux générateurs d’angoisse

Aujourd’hui, le cliché démont(r)é est celui de l’angoisse. Nous avons épinglé une série de sources d’inquiétude très présentes chez les jeunes : le boulot, évidemment, mais aussi la maison, la crise économique et la vie de couple. Nous proposons un développement supplémentaire: l’opinion d’Olivier Luminet, professeur de psychologie à l’UCL et à l’ULB. Ce chercheur travaille particulièrement sur les émotions et sur la mémoire.

Pour être honnête, j’ai toujours été effaré par le temps que certaines personnes passent sur les réseaux sociaux. Entre les bouton “j’aime” et les évictions d’amis, combien de personnes s’angoissent-elles quant au fait qu’on leur écrive ou pas, que l’on s’intéresse à elles ou non? Partant, je comprends que certains internautes soient pétris d’angoisses devant une telle situation.

Ce besoin d’être aimé ou reconnu, apprécié ou pas, se traduit par des angoisses parfois terribles et des douleurs indicibles. J’en veux pour preuve ces victimes – souvent jeunes –  de ces mêmes réseaux sociaux – de harcèlement, de déconsidération.

Cette façon de s’exposer me laisse les bras ballants ou du moins plus souvent que je ne les ai à l’habitude… Pour autant, je me souviens qu’à une époque j’étais plus actif sur les réseaux sociaux que je ne le suis aujourd’hui. En effet, autant, hier, je communiquais en “direct live” avec les internautes, autant maintenant, je me contente de diffuser les articles sur ma page Facebook ou ma page Twitter, sans me prendre la tête.

J’écris “sans me prendre la tête” car, force m’a été de constater combien un certain nombre de gens n’avait que les réseaux sociaux pour, ou s’exprimer, ou… vivre. J’en veux pour preuve le nombre de personnes qui, parfois, me contactaient en messagerie directe sur Facebook, et ce à des heures indues (après 22H), comme si j’étais à leur disposition ou que je n’avais de vie que celle de répondre instantanément à tous leurs messages.

Comme il m’est délibérément arrivé de ne pas répondre immédiatement, cela m’a valu quelques déconvenues qui, sur le coup il est vrai, m’ont généré quelques angoisses. Ainsi, il m’est arrivé de me faire injurier parce que je ne répondais ipso facto à une sollicitation en message privé.

Il fallait donc que le besoin soit grave pour que les intéressés en arrivent à de telles extrémités puisqu’ils n’avaient pas de moi ce qu’ils exigeaient. Courroucé par ces comportements, j’ai décidé de cesser de répondre dans un premier temps puis j’ai retiré l’application de mon smartphone. Histoire de ne plus ressentir d’angoisses à l’idée de me faire de nouveau agressé.

Fort de ces expériences internautiques, je crains que certaines personnes perdent la mesure des choses et aient quelques difficultés avec la notion de limites et e respect. Si je comprends leur besoin, je ne suis pour autant pas à leur disposition mais à leur service. Ce qui n’est pas la même chose, vous en conviendrez sachant que l’on ne répond pas aux urgences des angoisses par… l’urgence. Tous les professionnels des services de secours vous le diront.

Alors, les réseaux, oui, pourquoi pas mais avec mesure.

Source


Frédéric Arminot

Crise d’angoisse – 10 conseils pour gérer son stress

Crise d’angoisse – 10 conseils pour gérer son stress

10 conseils pour gérer son stress, crise d’angoisse etc… Et oui, nous en avons bien besoin, surtout en ce moment ! Venez papoter avec moi : (Je répond aux …

C‘est bien mignon… So light… Enfin, çà a le mérite d’exister hein… Enfin, bon. Elle est mignonne la miss. C’est une lycéenne qui, quand elle ne prodigue pas ses conseils de beauté et de maquillage, nous donne des conseils pour gérer le stress ou une crise d’angoisse. En plus, je ne vais pas la ramener, elle a un nombre de followers sur Page Youtube Frédéric Arminot Comportementalisteet Tweeter qui me rendrait jaloux, si je n’étais pas juste… admiratif.

Alors, que nous dit cette charmante jeune fille à propos de crise d’angoisse éventuelle. Un certain nombre de choses qui, pour le comportementaliste que je suis, m’ont souvent fait sourire. Alors, dans le désordre:

“Respirez du parfum”, surtout de la lavande, quand vous êtes victime d’une crise d’angoisse. Euh oui, pourquoi pas avec un risque d’être un peu ivre si, d’aventure, la crise d’angoisse est conséquente en plus de durer et que vous inhaler beaucoup de parfum à la lavande.

“Lisez”. Bonne idée pour exercer une activité occupationnelle bien qu’il me semble difficile de se concentrer tout de go quand vous êtes prise d’une crise d’angoisse. Cependant, ce comportement peut avoir comme insigne avantage de détourner votre attention et, ainsi, de, peut-être, diminuer vos symptômes.

“Mâchez du chewing-gum”. Alors, je connais çà quand on a les oreilles bouchées, en avion par exemple, mais je ne savais pas que cela pouvait produire un effet en cas de crise d’angoisse ou pour gérer son stress. Dans la même veine, cette jeune fille vous conseille de prendre l’air, pour, dit-elle “vous oxygéner le cerveau”. Pas bête mais encore faut-il que votre crise d’angoisse ne génère pas trop d’oppression ou qu’elle n’ait pas de lien avec l’extérieur. Par exemple, une crise d’angoisse liée à une phobie sociale. Je sais que je complique mais gérer le stress peut aussi venir de cela.

Crise d'angoisse - Etude du cas de Tiphaine

Crise d’angoisse – Comment faire

“Ecoutez de la musique”. Encore une activité occupationnelle en plus du fait qu’au contraire de ce qui nous est dit, nous n’avons pas tous de la musique avec nous, bien que nous soyons dans une ère très moderne et branchée nouvelle technologie. Mais peut-être que cette vidéo et ces conseils ne s’adresse pas au vieillard que je suis… Et puis, si l’on n’a à écouter que du Alice Cooper, je ne suis pas sur que cela détende la crise d’angoisse.

“Savoir respirer”. Excellent, à ceci près que ce qui tend – un peu – c’est la respiration abdominale, encore faut-il l’avoir apprise d’une part, et ne pas trop la pratiquer de façon consécutive au risque d’avoir des vertiges par sur oxygénation.

Crise d'angoisse

“S’entourer des personnes”. C’est aussi une suggestion intéressante sauf à ce que ce soit les autres qui soient le facteur principal de votre crise d’angoisse. En plus, les autres, parfois, ne comprenne pas ce qui vous arrive ou n’ont aucune envie que vous leur preniez la tête avec votre problème. Et oui, ils ont les leurs de problèmes.

“Avoir des citations avec soi”. Çà, c’est la méthode Coué ou la méthode Carrefour “Je positive”. Des citations motivations nous dit-elle. Oui, mais – encore une fois, désolé -, si cela fonctionnait, çà se saurait. C’est comme essayer de se rassurer. Totalement improductif. Pensez à relire les articles que j’ai rédigé à ce propos.

“Planifiez vos activités”. Pas faux non plus, mais que faire quand vous ne réussirez pas à respecter vos propres engagements et que, en conséquence, vous vous tapez une crise d’angoisse par peur de ne pas réussir? On refait des fiches d’objectifs sur les fiches d’objectifs?

“Se dire que cela passera”. Ah, voilà! C’est comme quand cette jeune fille suggère qu’il faut accepter la crise d’angoisse. Elle a raison! Moins vous lutterez, plus vous accepterez, plus les choses vous sont faciles et plus vite s’atténuera la crise d’angoisse dont vous êtes victime.

Qui a dit que le meilleur est toujours pour la fin?

Si vous souhaitez regarder plus de vidéos réalisées par SoUrbanGirl

Frédéric Arminot

Angoisse – Vivre dans l’angoisse, le quotidien d’une femme de flic

Vivre dans l’angoisse, le quotidien d’une femme de flic

Alors que les policiers comptent manifester leur ras-le-bol ce mercredi devant le ministère de la Justice, ils ne sont pas les seuls à exiger une meilleure considération. Leurs compagnes en pâtissent aussi au quotidien et vivent dans l’angoisse. Témoignage d’une femme de flic.

Je conçois que ce métier qui relate “l’administration de la ville” ne soit pas de tout repos. Les risques sont, vraisemblablement, de plus en plus importants. Les objectifs de résultats semblent s’accroître et enfin, la police, du moins en France, ne jouit pas nécessairement d’une très bonne image.

Etre femme de flic c'est plonger dans l'angoisse

L’angoisse d’une femme de flic

De fait, les inter actions liées à ce métier de policier favorisent angoisse, et anxiété, aggravées par les relations hiérarchiques et les relations entre collègues de travail.

Maintenant, ce ne pas le seul métier au monde à être vecteur d’angoisse, que l’on soit ou pas une femme. Je fais aussi un métier générateur d’angoisse, et cela ne m’empêche pas d’être aimable.

Je ne sais pas ce que je dois penser d’un tel métier, ceux inhérents à la police en général. Il y a des jours où je me demande si certaines institutions ne cherchent pas à nous manipuler en nous vendant la souffrance de certains fonctionnaires pour nous inviter à être moins réactifs.

Mais la réaction de certains de nos concitoyens n’est-elle pas à la hauteur des angoisses que certains membres de la police induisent par leur comportement puisqu’il nous faut ne pas oublier ce vieux schéma qu’est “la peur du gendarme” et ce qu’à e titre comme à celui de leurs fonctions, certains se permettent.

Alors, la police, métier difficile et vecteur d’angoisse? Sans aucun doute. Ce n’est pas une raison pour, à notre tour, en rajouter en étant irrespectueux mais ce qui doit fonctionner dans un sens doit aussi fonctionner dans l’autre…

Comme cela, peut-être les membres des forces de police seront-elles moins stressées, encore faut-il que l’état soit le premier à respecter ses employés ce qui semble mis en cause ces derniers temps du fait de la manifestation d’aujourd’hui, mercredi 14 octobre 2015.

Y a pas de fumée sans feu. Et puis, je suis las du “Fais ce que je dis et pas ce que je fais…”. Ce doit être mon âge avancé…

Source


Frédéric Arminot

Emotions – Comment la régulation des émotions façonne votre cerveau

Emotions – Comment la régulation des émotions façonne votre cerveau

Comment réguler nos émotions

Dans des études précédentes, des chercheurs avaient montré que les personnes atteintes de troubles relatifs à l’instabilité émotionnelle ont certaines zones du cerveau moins développées que les personnes saines.

Dans une nouvelle étude, les chercheurs de l’institut de Karolinska ont montré que ces zones étaient aussi reliées à la régulation des émotions chez les personnes en bonne santé. Pour …

Ah! Ce cher cerveau. Ce sacré système nerveux central. Quelle machine époustouflante. Cet sorte d’ordinateur central où la moindre information relative à tous les domaines de notre est stockée puis exploitée avec un réflexe simple: plaisir ou douleur.

 

Nos émotions sont le fruit de nos expériences de vie, et conditionnent nos comportements réflexes pour fuir ou combattre.

Il y a 7 (sept) émotions différentes:

  • Joie
  • Peur
  • Tristesse
  • Dégoût
  • Honte
  • Colère
  • Culpabilité

Chacun de ces émotions s’est construite au gré de nos expériences de vie, entre 0 et 6 ans. Ainsi, en fonction de votre environnement affectif, social, culturel, de vos modes de vie, de votre éducation, de l’image que vous avez de vous, de l’image que vous avez des autres et, enfin, de la peur d’être jugé(e), vous vous êtes façonné une personnalité qui s’est inscrite de façon durable dans votre cerveau. Ce sont donc bien vos émotions qui façonnent votre cerveau.

C’est en fonction de la façon dont vous appréhendez vos émotions, en bien ou en mal, que vous allez réagir ou agir en fonction de situations données. C’est la raison pour laquelle, le plus souvent, nous disons que votre comportement est la réponse que vous formulez sur la foi de votre carte du monde, de votre vision des choses à l’appui de ce que vos émotions vous font ressentir. Ce sont donc de multiples réactions – fuite ou combat – sur la foi d’un contexte donné dans un environnement donné.

Ainsi, vous pouvez parfois être étonné de vos réactions et ne pas comprendre pourquoi vous en perdez le contrôle, pourquoi vous n’arrivez pas ou plus à maîtriser vos émotions. En effet, il se peut que vous soyez pris d’angoisse dans telle ou telle situation, ou que vous vous sentez victime d’une anxiété latente car vous n’arrivez pas à contrôler votre comportement, ou avez toutes les raisons de craindre de ne pas être à la hauteur d’une situation. En plus du fait que votre problème peut-être renforcé par la contrainte que vous vous imposez pour contrôler cette même situation.

A un instant T, vous êtes confronté à tout un tas d’informations que vous pouvez avoir de la peine à gérer. Le stress induit vous oblige, considérant votre personnalité, à comprendre et agir en fonction de ce qui vous semble bien ou mal.

Pour que vous compreniez mieux, si vous, vous allez réagir de cette façon en considérant toutes les informations conscientes ou inconscientes que votre cerveau vous amène à gérer, et la difficulté que vous éprouvez alors, dites vous qu’à l’inverse, un sociopathe ou un psychopathe n’a aucune notion de bien ou de mal.

Psychopathe ou sociopathe ne font aucune différence entre l’un et l’autre. Entre le bien et le mal. Ces personnes dangereuses, pathologiques, n’ont aucune émotion, si ce n’est celle, exclusive, de ressentir un plaisir qui leur procure des émotions qui leur renvoient d’eux l’image du pouvoir absolu, sans considérations pour autrui.

Quoiqu’il en soit, la façon qu’ont ces informations de circuler et d’être exploitées demeurent, pour une bonne partie, un mystère, même si bien des neurologues ont compris un certain nombre de choses.

Ceci amène une question. Faut-il vraiment tout comprendre pour contrôler ses émotions ou, faut-il, plus simplement, essayer de s’accepter tel que nous sommes et cesser de tout vouloir contrôler?

Nos émotions, ou l’humanité en marche…

Gérer ses émotions


Frédéric Arminot

Crise d’angoisse – Avez-vous pensé aux méthodes naturelles ?

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Crise d’angoisse – Avez-vous pensé aux méthodes naturelles ?

Environ 5 % de la population française souffrirait de crise d’angoisse. Même si le traitement médicamenteux est souvent nécessaire et privilégié, les approches complémentaires ont un rôle à jouer.

Crise d'angoisse - Méthodes naturelles

Crise d’angoisse et méthodes naturelles

Autant l’écrire tout de suite, je ne suis pas très branché “méthodes naturelles” tant à propos de problème liées à la crise d’angoisse que d’une façon plus générale.

Pour autant, j’ai bien conscience qu’une bonne partie de la population qui souffre de crise d’angoisse se tourne vers les méthodes naturelles. Qu’il s’agisse des plantes, de différentes activités de relaxation, de la pratique du Yoga, et j’en passe, le principal n’est-il pas que vous y trouviez votre compte?

Souvent, les personnes qui me font confiance, et me confient leur accompagnement personnalisé (coaching comportemental), ont pratiqué, ou pratiquent encore, le recours à des méthodes naturelles. Et ceci, qu’ils souffrent ou non de crise d’angoisse.

Mais quel serait donc l’intérêt de telles méthodes en cas de crise d’angoisse? Je crois que la réponse est simple. La première concerne la vision des choses de la personne qui souffre de crise d’angoisse. Cette personne peut être plus attirée par des méthodes que nous offre la nature que par celles que nous offrent… les laboratoires pharmaceutiques.

La seconde peut reposer sur le fait que les médicaments ne sont pas naturels, ils sont, la plupart du temps, composés de substances synthétiques, c’est à dire industrielles et créées par l’homme pour, justement, supplanter la nature sur son propre territoire.

Il existe aussi une méthode naturelle, celle de travailler sur vos émotions, en utilisant tous les bénéfices de l’approche comportementale. Mais je ne pense pas que l’article de “Santé Magazine” fasse allusion à cette méthode naturelle là, ni à propos de potentielle crise d’angoisse, ni à un autre propos d’ailleurs.

Autre méthode naturelle en cas de crise d’angoisse, que celle qui consiste à laisser couler, à accepter l’émotion qui vous traverse, en acceptant que vous êtes impuissant à changer cela.

Encore une fois, quand nous pensons “méthodes naturelles”, sans doute penses nous aux plantes, à l’herboristerie (cela me rappelle mon enfance), aux fleurs, en bref, à tout ce dont notre mode recèle et que nous n’utilisons que fort peu, à l’instar de nos méthodes de grand-mère lesquelles, je crois, n’avaient pas toujours un comportement adapté quand quelqu’un souffrait de crise d’angoisse. Mais n’était-ce pas, à cette époque, une question de culture? Et la culture, c’est naturel.

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Frédéric Arminot

Crise d’angoisse: 9 idées reçues sur ces épisodes intenses

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Crise d’angoisse: 9 idées reçues sur ces épisodes intenses – Le Huffington Post

Crise de panique

Crise d’angoisse et idées reçues

PSYCHOLOGIE – Imaginez que vous vous promenez dans la rue quand, du coin de l’œil, vous apercevez un semi-remorque qui fonce sur vous. Votre instinct prend le dessus et vous avez une poussée d’angoisse

Ce dont il s’agit en l’espèce relèverait plus de la sidération émotionnelle que de la crise d’angoisse. En effet, quand un camion de 24t ou plus vous fonce dessus, il arrive que l’on se retrouve bloqué au point de ne pouvoir réagir pour se protéger. Rien qu’à l’idée, et à ses conséquence,s je pourrais comprendre que vous fassiez une crise d’angoisse.

Je ne voudrais pas m’accrocher à l’idée de ce poids lourd fonçant sur ma petite personne, mais je crains que cet exemple ne soit pas très approprié en ce qui concerne crise d’angoisse et/ou crise de panique.

En effet, la crise d’angoisse sous tend une incapacité à appréhender soudainement une situation et, de fait, à se retrouver pris en otage de façon prétendument irrationnelle, dans une peur massive voire violente. Du coup, un peu comme sur a photo dans le présent article, c’est “je ne veux pas voir çà ou je ne peux pas voir çà”.

La difficulté en pareille situation émotionnelle, consiste à trouver un comportement adapté alors que vous êtes bouleversé. Avouez que c’est dur, sauf à ce que vous ayez appris à contrôler une crise d’angoisse de façon spécifique. Grâce à un coaching comportemental, par exemple.

Alors, des idées reçues, qui n’en n’a pas, en toute bonne foi la plupart du temps? Je pense que le pire dans ce domaine de la crise d’angoisse est d’essayer de la contrôler. Comme je l’ai souvent écrit dans le présent blog, plus vous tenterez de contrôler une crise d’angoisse, pire elle sera. Essayer de vous convaincre ou de vous rassurer participera de la même façon à maintenir cette crise d’angoisse.

S’il est vrai qu’une crise d’angoisse n’a jamais tué personne ou que, à tout le moins, personne n’est jamais mort d’une crise d’angoisse, il est compréhensible que vous ayez peur de la mort au point de consulter le service des urgences de l’hôpital le plus proche, surtout à 3H du matin… Suivez mon regard ou ma pensée…

En règle générale, ce que font les internes de garde en cas de crise d’angoisse, c’est de vous donner le petit comprimé qui va bien et de vous renvoyer chez vous. Et, si vous insistez, cela risque de se terminer par un conflit qui risque de déclencher une crise d’angoisse d’un autre type, celui où vous vous sentez compris et rejeté.

Alors, s’il y a une idée qui n’est pas reçue, mais qui est la bonne, c’est de consulter des professionnels, experts dans la résolution de crise d’angoisse mais surtout dans la neutralisation totale de crise d’angoisse! Car, oui, bien sur que c’est possible!

A bientôt peut-être?

Mais n’oubliez pas pour autant de lire le papier du Huffington Post à propos des idées reçues liées à la crise d’angoisse (voir ci-dessous).

Source


Frédéric Arminot

Crises d’angoisse – Comment les surmonter ?

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Crises d’angoisse : comment les surmonter ? Un article de TopSanté

Comment surmonter des crises d'angoisse

Comment surmonter des crises d’angoisse – Magazine TopSanté

Palpitations, vertiges, sueurs… Vos crises d’angoisse vous clouent sur place, prenant parfois l’allure d’une attaque cardiaque. Si la crise n’est pas toujours évitable, quelques bons réflexes peuvent l’atténuer.

 

 

Toujours dans ce nouveau rythme dActualités, je tiens à vous informer aussi de ce que les autres pensent, disent ou écrivent.

Aujourd’hui, c’est TopSanté qui vous expliquent comment surmonter des crises d’angoisse. N’hésitez pas à donner votre avis tant à propos de cet article que sur l’intérêt que vous trouvez à cette nouvelle page “Actualités”.

Source


Frédéric Arminot

 

Conflits – Pourquoi la plupart des gens ont-ils peur des conflits

Conflits – Ce que tout le monde cherche à éviter… à tort !

Podcast – Audio

Sur quels éléments reposent les conflits – Quand nous parlons de conflits, de quoi s’agit-il – Pourquoi avons nous peur des conflits – Quels liens existent-ils entre les conflits, la gestion des conflits, l’image de soi, la peur de perdre l’approbation, la confiance en soi.

Définition du conflit

Comme vous le savez peut-être, le mot conflit vient du Latin confligere. Cela signifie « heurt ». Donc, quand il y’a conflit, il y heurt entre plusieurs personnes. Ces conflits proviennent, la plupart du temps, de divergences de points de vue donc de question d’autorité, de respect et de territorialité.

Dans un conflit, il est souvent question, bien que cela ne soit que fort peu exprimé, de relation entre une personne dominante et une autre dominée. Le conflit viendra donc d’un déséquilibre des représentations individuelles et du désir de s’affirmer par rapport à l’autre en fonction d’objectifs donnés.

Si je devais donner, et je le fais, une définition du conflit, je dirais simplement qu’il s’agit de la confrontation entre diverses considérations sur des sujets communs à propos desquels chacun assène sa vérité et n’entend pas celle de l’autre.

Le conflit repose donc sur une prise de pouvoir, ou sa tentative, ce qui signifie une considération affective de la situation, et non une considération objective sur la foi de buts à satisfaire. En conséquence de quoi, la gestion du conflit, comme le conflit lui même, est issu d’une confusion entre le moi affectif et le moi fonctionnel – objectif –.

Gestion des conflits et peur d’échouer

La problématique du conflit repose très souvent sur la peur qu’ont les parties de perdre la face, donc d’échouer à se faire entendre, à se faire respecter, à faire respecter leur vision des choses. Ceci n’est bien évidemment pas sans générer des peurs chez toutes les parties prenantes, voire des angoisses, et c’est ainsi que d’aucuns fuiront les conflits ce qui participera à les aggraver d’une part et à générer des frustrations d’autre part.

Par peur d’échouer, les belligérants vont oublier les objectifs qu’ils souhaitent atteindre pour se concentrer sur un rapport de forces stérile qui ne sera pas sans laisser de traces en termes d’émotions et d’image de soi.

La gestion des conflits repose sur vos capacités à préciser vos objectifs et, partant, la façon dont vous négocierez leurs satisfactions dans une relation équilibrée où chacun retrouve ses petits

Comment ne plus être angoissé par les conflits

Si vous manquez de clairvoyance à ce propos, vous resterez figé dans votre peur et n’obtiendrez rien, ou si peu, de votre interlocuteur, si ce n’est le sentiment d’un échec patent qui vous saisira une fois de plus. Vous ferez donc tout votre possible pour échapper à ce type de conflit, voire à tous les conflits en général, ce qui participera à générer une anxiété de fond quant à la résurgence, ou l’apparition, d’un nouveau conflit.

Gestion des conflits et personnalité

Comme vous l’aurez compris, les conflits existent donc sur la comparaison entre l’image que vous avez de vous et l’image que vous avez des autres. Ce qui signifie que la peur du jugement a une part très importante dans un conflit.

C’est en fonction de votre personnalité, comme de vos expériences de vie, que vous allez ou non savoir aborder un conflit, puis le gérer. Or, votre personnalité c’est justement construite en fonction d’éléments que vous pairs (parents, adultes) vous ont appris.

Il est évident que si vous avez été élevé avec des parents qui fuyaient les conflits et que vous ayez compris leurs peurs devant ce type de situations, il y a fort à parier pour que vous ayez, à votre tour, du mal à gérer les situations conflictuelles. Vous ne risquez pas de savoir faire quelque chose que vous n’avez pas appris !

Il apparaît que si vous manquez d’estime de vous même, donc de confiance en vous, vous aurez toutes les raisons de fuir les conflits par peur des émotions que cela va susciter chez vous, et aussi des conséquences que vous pourriez craindre si vous n’arrivez pas à vous affirmer.

Il vous sera plus facile de passer pour une personne gentille qui ne souhaite aucun conflit, alors que votre gentillesse, sans qu’elle puisse être mise en cause au fond, sera le fruit de votre évitement. Ce dernier vous fera payer le prix de votre frustration de n’avoir pu réussir à imposer vos idées, vos désirs, vos manques d’intérêt, en bref, votre désaccord.

Stress, anxiété, et gestion des conflits

Dans une société devenue particulièrement instable en matière économique et sociale, les conflits sont le plus souvent associés ou issus de facteurs de stress. Insécurisées, les populations ré agissent avec une agressivité qui n’a d’égale que leurs peurs.

Ce climat d’insécurité invite les personnes inquiètes à se sur protéger et, partant, à se protéger de leurs stress donc de leur… anxiété. Car, qui n’est pas en sécurité est victime de symptômes de stress et d’anxiété. Qui souffre de ces symptômes est, inconsciemment, très réactif donc dans l’opposition de celles et ceux par lesquels il se sent agressé. Il devient, contre toute attente, un vecteur et un objet de conflit alors qu’il cherche le contraire !

En conséquence de quoi, il est possible d’affirmer qu’un stress mal géré est un support toxique qui, cependant, permet de revendiquer un comportement victimologique. Bien plus fréquemment qu’on ne le croit, les personnes stressées sont d’abord leurs propres bourreaux. Mais il y a un intérêt à dire que l’on évite les conflits pour passer pour une personne aimable alors que nos sociétés n’existent que par le conflit. Nos systèmes ne sont que conflits et violences répétées à l’égard desquels nous naviguons dans un déni incommensurable.

Mais, il y a moyen d’en changer la donne, de ré équilibrer les visions des choses, encore faut-il que les intéressés soient en quête de leur propre approbation et non de celles des autres. Se plaire à soi et non chercher à tous prix à plaire aux autres (au sens socio affectif de ce terme).

Comment gérer les conflits

Si vous souhaitez retrouver une image de vous satisfaisante et envisagez d’en cesser avec votre quête d’approbation, alors, il vous faudra avoir une gestion comptable de certaines des relations que vous aurez avec d’autres personnes. Cela signifie qu’il faudra vous épargner toute considération affective.

Ainsi, vous ferez preuve d’autorité, serez reconnu pour cela – votre objectivité – et n’en serez que plus respecté pour la justesse de votre propos comme de vos comportements.

Frédéric Arminot

Angoisse – Comment vaincre l’angoisse avec l’exercice du pire

Angoisse – Comment vaincre l’angoisse avec l’exercice du pire

Cela fait sans doute longtemps que vous cherchez une solution à votre problème d’angoisse. Si tel n’était pas le cas, seriez-vous en train de lire ce blog et, plus précisément cet article?

Sans doute avez-vous parcouru maints articles ou parcourus moults blogs et forums pour ne toujours pas arriver à contrôler votre angoisse, voire vos crise d’angoisse. Entre tous les conseils et autres suggestions appuyées, “faites comme ci, faites comme çà”, si vous arrivez à trouver des ébauches de solutions, aucune ne rencontre vraiment vos suffrages pour vaincre l’angoisse dont vous êtes victime.

Comme fort peu de français, vous avez aussi, peut-être consulté un ou plusieurs psy. C’est long, sans doute direz-vous que c’est cher ou, à tout le moins, pas nécessairement dans vos moyens. La culture française accordant la primeur à la psychiatrie de ville, il vous est sans doute arrivé de consommer force médicaments.

Avec le temps, vous avez compris que si cela peut, parfois, apaiser votre angoisse, cela ne participe qu’à diminuer les symptômes d’angoisse lesquels se feront fort de revenir quand vous cesserez de prendre les anxiolytiques ou anti dépresseurs que votre médecin vous aura prescrit.

Vous n’avez aucune envie de devenir dépendant de ces médicaments en plus d’avoir pris acte de tous leurs effets secondaires pour en avoir été victime. Loin de moi l’idée de me comporter comme un ayatollah anti médoc mais, avouez quand même que ce n’est pas la panacée universelle.

Alors, vous continuez à chercher, désespérant peut-être de trouver une solution efficace et durable. Or, j’ai bien une solution pour vous afin de traiter votre angoisse, mais je crains qu’elle ne vous déplaise. Voire qu’elle suscite en vous la plus grande des méfiances.

Bon allez, je me lance… Ce dont je vais vous parler pour mettre un terme définitif à l’angoisse est un exercice paradoxal, très spécifique à l’approche comportementale. Cet exercice s’inscrit dans une stratégie de résolution de problèmes d’angoisse progressive. Il ne s’agit donc pas de pratiquer cet exercice de façon gâchée ou quand l’envie vous en prend.

Afin que cet exercice contre l’angoisse ait le plus d’effets possibles, il convient de respecter les consignes pédagogiques que vous trouerez ci-dessous. Cet exercice si particulier, c’est… l’exercice du pire! Accochez-vous, L’exercice ci-dessous est l’un de ceux utilisés dans l’approche stratégique et systèmique de Palo Alto. C’est parti!

Angoisse – Préambule à l’exercice du pire

Cet exercice est donc connu comme étant celui… du pire !

Comme je l’exprime très souvent, nul n’est besoin de tenter de contrôler l’incontrôlable. Vous payez bien cher votre désir compréhensible et légitime de reprendre le contrôle de votre cerveau comme de vos comportements et, partant, de votre angoisse.

Afin de reprendre le contrôle de votre angoisse et pour ne plus en souffrir, vous avez mis en place des stratégies d’auto convictions qui n’ont fait qu’aggraver la dite angoisse, malgré vous et vos efforts.

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En agissant de façon rationnelle, c’est comme si votre cerveau se disait que vous ne comprenez pas les informations qu’il vous donne. Ses alertes – votre angoisse – ont pour vocation de vous demander d’avoir un comportement adapté. C’est à dire réguler votre système émotionnel quand vous êtes face à une situation, passée, présente, ou à venir, qu’elle soit soudaine ou non, prévue ou pas et qui, dans tous es cas, vous fait souffrir puisqu’elle générer de l’angoisse.

Sur la foi des éléments constituants votre personnalité, votre cerveau sait que vous n’avez pas nécessairement les moyens naturels d’affronter une situation puisqu’il sait, fort de vos réactions postérieures, que cela vous est difficile et douloureux.Il va donc augmenter vos niveaux d’angoisse jusqu’à ce que vous ayez un comportement adapté.

Cela ne signifie pas que vous êtes incompétent(e) à contrôler une situation mais que vous êtes confronté(e) à un blocage qui vous échappe malgré vous et qui s’exprime au travers de votre angoisse ou de vos crise d’angoisse.

Ce blocage est lié à une situation que vous avez vécu comme traumatique (la peur du jugement – les auto injonctions « je dois mais j’ai peur » -) et ce d’autant plus que vous vous ne l’avez bien évidemment pas souhaité et avez toujours tout fait pour être à la hauteur de vos exigences.

Face au renouvellement constant de ce traumatisme, et pour que vous affrontiez une situation en utilisant vos ressources, alors que vous redoutez de souffrir, votre cerveau va secréter des doses d’adrénaline (expression d’un danger) assez conséquentes.

Comme vous avez du mal à appréhender les situations que vous redoutez, plus vous vous débattez, plus vous essayez de contrôler, plus votre cerveau comprend votre difficulté, plus il maintient son niveau d’alerte, voire l’augmente !

Les comportements que vous adoptez depuis des mois, voire des années, pour contrôler votre angoisse, sans succès, reposent sur ce que l’on appelle des tentatives de solutions. De fait, alors que vous voulez tout contrôler, vous avez perdu le contrôle… du contrôle. Donc, le prix à payer, c’est l’angoisse!

Une tentative de solution – ou TdS – est le comportement que vous adoptez pour contrôler un problème mais cette tentative ne fonctionne pas ou plus, ou très peu.

Il est fort probable que, dans votre cas, comme dans la plupart des cas d’ailleurs, vous n’ayez de cesse de vouloir contrôler tout ce qui vous concerne, par peur d’échouer, par manque de confiance en vous. Vous vous employez à tout contrôler, avec la crainte récurrente de ne pouvoir satisfaire vos objectifs ce qui participe, bien évidemment, à vous en éloigner.

Jusqu’alors, vous avez tout fait pour éviter cela jusqu’au jour où…

C’est donc cette sensation de peur permanente, cette angoisse récurrente, que nous allons tenter de faire diminuer grâce à l’exercice du pire.

Ainsi, progressivement, vous pourrez retrouver confiance en vous, être moins réactif, plus posée, donc beaucoup moins stressée, voire plus du tout anxieuse. En bref, cet exercice va vous aider à être plus au fait de vos limites et vous devriez plus aisément les entendre et les respecter. Vous allez donc, progressivement, vous affirmer, à commencer par vous même.

Angoisse – Consignes préalables à l’exercice du pire

Vous pouvez satisfaire à cet exercice dans les cas suivants :

  1. En cas d’angoisse récurrente d’une façon générale donc pour apaiser votre angoisses en général
  2. En cas d’angoisse ponctuelle par rapport à une situation que vous savez devoir vivre, ou que vous redoutez de vivre, ou à propos de laquelle vous n’arrivez pas à lâcher prise
  3. En cas d’anxiété persistante ou de troubles anxieux liés à la peur de ne pas être à la hauteur d’une situation (confiance en soi) ou de ne pas avoir su faire, ou de ne pas avoir su gérer

Pour que les choses soient claires, je vais prendre l’exemple d’un patient (un second exemple suit que je vous encourage à lire).

Depuis plusieurs mois, ce monsieur entretenait une relation sentimentale avec une femme. Ils s’étaient connus plus jeune puis s’étaient perdus de vues. Le temps avait fait son œuvre, chacun des deux était divorcé et avait… vieilli.

Elle, plus particulièrement, avait vu des rides apparaître sur son visage et ce de façon assez prononcée. Ces rides étaient, pour partie, liées à son addiction au tabac. Lui en avait fait un objet phobique car ces rides lui rappelaient le temps qui avait passé à propos duquel ni lui ni elle n’avait pu profiter. Cela lui rappelait aussi tout ce temps au cours duquel il avait entretenu des relations conflictuelles avec son ex épouse.

A chaque fois qu’ils étaient ensemble, lui était dévoré par ses émotions qui faisaient focaliser son attention sur ces rides qu’il ne supportait pas. Il en était venu à essayer d’éviter de la voir tellement, parfois, son angoisse d’être confronté à son objet phobique le sidérait… d’angoisse. Ce qui rajoutait à son angoisse puisque cela l’éloignait de l’être aimé. Quand, finalement, ils prenaient rendez vous, lui était rongé par l’angoisse devant la porte du restaurant dans lequel ils avaient rendez-vous.

Ce monsieur a donc bénéficié de cet exercice que vous pourrez utiliser pour des angoisses plus ou moins récurrentes comme des angoisses ponctuelles (qui aggravent généralement les angoisses).

Angoisse – Comment pratiquer l’exercice du pire

  • Faites cet exercice tous les jours, pendant 8 à 15 jours, au moins, après votre petit déjeuner et avant de vous préparer pour vivre votre journée (travail, maison, rendez-vous, divers, etc.)
  • Prévoir 15 minutes tous les matins
  • Vous devez faire cet exercice une fois 15 minutes à propos exclusif de votre angoisse et/ou d’éventuelles ruminations
  • Installez vous dans une pièce de votre appartement ou de votre maison dans laquelle vous vous sentez bien et en sécurité (la chambre à coucher est la pièce la plus adaptée)
  • Allongez vous sur votre lit (pensez à vous couvrir un peu pour éviter d’avoir froid). Les bras le long du corps, légèrement décollés de votre buste, les jambes allongées devant vous, un peu écartées (ne croisez pas vos chevilles l’une sur l’autre). Faites comme si vous vous faisiez bronzer sur une plage
  • Fermez vos yeux et… imaginez le pire que vous puissiez craindre à propos d’une ou plusieurs situations que vous redoutez de vivre et imaginez aussi toutes les conséquences de cette situation qui va totalement échapper à votre contrôle (de fait, votre angoisse doit vous submerger dans cet exercice)
  • Imaginez tout de cette situation, les personnages, les lieux, vos réactions, celles des autres, etc.
  • Imaginez que vous ne pouvez rien faire pour contrôler la situation et imaginez qu’elle vous échappe totalement et que, de fait, vous êtes confronté(e) à tout ce que vous redoutez
  • Imaginez que toutes l’angoisse que vous redoutez comme tous les comportements que vous craignez de ne pas avoir, imaginez donc, que tout vous arrive et tout vous échappe
  • Arrivé au terme de l’exercice, asseyez vous tranquillement au bord de votre lit, prenez le temps de reprendre contact avec la pièce dans laquelle vous vous trouvez. Puis levez vous et dites la chose suivante :
  • « Cet exercice est terminé, je ne peux plus penser à cela avant demain, même heure, même conditions ».
  • Puis levez vous doucement et… vivez votre vie !
  • L’idée globale est de plonger dans tout ce dont vous craignez de perdre le contrôle, ou à propos de quoi vous craignez de ne pas être comprise ou entendue
  • Je vou demande donc de plonger dans votre angoisse plutôt que de l’éviter

Si vous en éprouvez le besoin, vous pouvez faire cet exercice de façon ponctuelle, à raison de 2 à 4 minutes, à chaque fois, et aussi souvent que vous le souhaitez, et où que vous soyez.

ATTENTION

Au cours de l’exercice, vous ne devez en aucun cas imaginez une solution. Vous êtes condamné(e) au pire pendant l’exercice ! Si, d’aventure, vous imaginez une solution, même minime, pendant l’exercice, arrêtez l’exercice et reprenez tout le depuis le début. Il est important qu’un continuum de pires constants ait lieu pendant au moins 10 à 15 minutes de rang.

Quand je parle de pire, vous devez imaginez le pire… du pire. Je m’explique au travers de l’anecdote suivante:

Il y a quelques années, j’ai eu un très gros problème avec un patient. Je lui avais d’ailleurs demandé de quitter mon cabinet et de ne plus me rappeler.

Très rapidement, il a commencé par me harceler téléphoniquement, puis m’attendait à la sortie du cabinet, tout en m’invectivant par téléphone. Les plaintes que je portais contre lui auprès des autorités ne semblaient nullement le freiner.

Il en est rapidement venu à me menacer, de me frapper, puis de me tuer. Sans doute me sentais-je coupable, toujours est-il que j’ai rapidement eu peur, puis de plus en plus peur, au point d’être non plus victime d’angoisse mais d’anxiété.

J’y pensais le jour, la nuit. Mon sommeil était perturbé. Je devenais paranoïaque. J’avais beau essayer de m’appliquer des exercices – comme celui du pire -, rien ne donnait vraiment de résultats. J’avais toutes les peines du monde à objectiver et à lâcher prise. Je me suis résolu à consulter une consoeur pour lui parler de mon angoisse.

Celle-ci m’a rapidement demandé ce que j’avais entrepris comme exercice comportemental. Et de lui parler de l’exercice du pire. Judicieusement, après m’avoir écouté, elle me dit :

  • « OK. Je comprends que tu aies peur que ce type te tue. Mais après ? Une fois mort ce sera fini ».
  • – « Oui et alors ? » répondis-je
  • « Et alors me dit elle, tu n’as pas mené cet exercice jusqu’au bout. Que crains-tu qu’il se passe après ta mort ? »

J’avais beau réfléchir, aucune idée, particulièrement angoissante, ne me venait. Puis je lui parlais de mes projets de vie, de mon épouse, de nos enfants et là, en parlant, le vrai problème s’est fait jour.

  • « Ce que tu dis, c’est que tu es angoissé à l’idée de ce que les gens que tu aimes, et plus particulièrement ton épouse et tes enfants, deviendraient après ta mort ? ».
  • « C’est çà ».
  • « Alors, tous les jours, tu vas penser que ce type t’assassine, que tu meurs. Tu dois prendre le temps de te voir mourir. Puis, tu imagines la vie de ton épouse et de vos enfants une minute après ta mort, une heure après ta mort, une journée, puis une semaine, puis un mois, etc. ».

Cet exercice recadré m’a apaisé très vite et c’est ainsi que, rapidement, j’ai repris le cours plaisant de ma vie.

Je vous demande de faire cet exercice en imaginant le pire du pire.

Tout ce que vous refoulez en matière d’angoisse, ou d’anxiété, et de leurs conséquences, je vous demande de l’imaginer et d’imaginer que non seulement cela vous arrive mais que, en plus, vous ne contrôlez plus rien.

Dans le cas d’angoisses ponctuelle, ou lorsque vous allez être confrontée, ou êtes face à une situation angoissante, faites cet exercice autant de fois que vous en éprouvez le besoin dans la journée.

Angoisse – Quel est l’objectif de l’exercice du pire

Faire bouger votre vision des choses et plus particulièrement celle liée à votre subjectivité à propos de tout ce qui vous angoisse et dont vous craignez de perdre le contrôle, ou à propos de toutes les situations à propos desquelles vous craignez de ne pas être à la hauteur ou de ne pas savoir faire (tout en ne sachant pas respecter vos limites et en ayant conscience que vous devriez les respecter alors que vous n’y arrivez pas ou plus).

Cet exercice va être difficile. Il va falloir au moins 3 ou 4 jours avant qu’il ne fasse effet. Au pire, cet exercice n’aura aucun effet négatif sur votre angoisse ou vous même. Au mieux, vous le constaterez par vous même.

Notez que je ne vous demande pas de ressentir les effets physiques de votre angoisse, de vos peurs ou de votre anxiété. Je vous demande seulement de les imaginer (comme si, par exemple, vous imaginiez gagner une très grosse somme d’argent au Loto ou à Euro millions, et que vous imaginiez ce que serait votre vie à compter de ce moment là).

Angoisse – Nota Bene à propos de l’exercice du pire

Vous devez faire cet exercice chaque matin mais vous pouvez le faire aussi souvent que vous en éprouvez le besoin dans la journée, du lever au coucher. En ce cas, faites le à propos de chaque situation qui vous stresse, à raison de 3 à 4 minutes à chaque fois.

Par ailleurs, n’oubliez pas que vouloir contrôler votre angoisse, c’est comme de contrôler une moto pendant une chute. C’est la pire des choses à faire et le meilleur moyen de vous faire très mal. En fait, ce que je viens de vous apprendre c’est à tomber pour vous relever indemne!

Vaincre l'angoisse avec des exercices comportementaux adaptés

Frédéric Arminot

Angoisses de la rentrée – Comment faire pour être moins angoissé

Angoisses de la rentrée – Comment faire pour être moins angoissé

Podcast – Audio

Il ne s’agit pas seulement de la rentrée scolaire mais, d’une façon plus générale, d’une rentrée à tous points de vue. Je pense qu’il s’agit d’un éternel recommencement qu’accompagne son lot de peurs, de joies, d’excitations, d’enjeux politiques, sociaux, scolaires, économiques, etc. Echouer ou… réussir? Les angoisses pointent.

Les angoisses de la rentréeLes enjeux sont de taille. Chacun va y aller de son angoisse quant à imaginer – sans savoir – ce qu’il pourrait se passer. Comment la rentrée scolaire va t’elle se dérouler? Vais-je être à la hauteur de ce que l’on attend de moi? Les enseignants seront ils sympathiques et bienveillants? Les élèves respectueux de l’autorité du professeur? Mon patron – ou ma patronne – sera t’il dans de meilleures dispositions à mon endroit? L’usine va t’elle fermer? Les angoisses de la rentrée sont multiples.

Comment faire pour de nouveau me protéger des menaces de société de crédit que j’ai tant de mal à honorer? Mon compagnon – ou ma compagne – va t’il me quitter? En bref, comment maitriser un avenir proche et plus lointain alors que je suis pris dans un tourbillon d’excitation sociale et que je ne trouve pas nécessairement les moyens d’y résister d’une part, et d’agir dans le respect de moi et des autres d’autre part. Les angoisses et encore les angoisses…

La rentrée scolaire – Un mauvais départ

En matière scolaire, et alors que les ministres qui se succèdent s’échinent à imposer des règles qui ne tiennent aucun compte des réalités du terrain, un enseignant de Marseille a mis fin à ses jours en septembre 2013. Ce monsieur a expliqué son geste par son refus de satisfaire à un enseignement dans lequel il ne se reconnaît plus. Bien triste spectacle qui traduit avec une infinie violence les angoisses dans lesquelles sont plongés bien des gens.

Comment résister à une machine sociale et éducative dont j’ai toujours dit qu’elle ne savait ni ne voulait s’adapter à la réalité sociale et environnementale. Comment traiter les angoisses quand vous savez qu’il vous faudra aborder le quotidien comme si de rien n’était et que, “allons, y a pas mort d’homme“. Ben si, encore une fois, il y a un mort.

Quand prendra t’on en compte les angoisses de l’enseignant terrorisé par ces parents qui exigent respect de l’élève alors que ce même élève ne respecte pas les autres en plus d’être scolairement en dessous du niveau de l’eau. Quand mettra t’on en place des structures d’accueil de qualité pour entendre la parole des enseignants épuisés par des objectifs toujours plus importants. Quand l’état reconnaitra t’il la qualité de la plupart des enseignants en communiquant sur la reconnaissance de ce métier.

Traiter angoisses et crises d'angoisses

Quand l’état revalorisera t’il le salaire des enseignants qui, faisant toujours plus d’heures tant en classe qu’en préparation et en corrections, sont devenus des travailleurs pauvres. Quand l’état participera t’il à ce que cesse à ce discours franco français qui veut que les enseignants ne foutent rien? Quand certaines personnes arrêteront-elles de demander aux autres de se substituer à elles mêmes dans la prise en compte de leurs responsabilités. Quand, quand… quand aidera t’on les gens à ne plus être impactés par les angoisses que le système génère?

Quand certains enseignants vont ils arrêter de maltraiter certains élèves au motif que les angoisses qu’ils les assaillent? Quand les inspecteurs d’académie vont ils arrêter de ne pas écouter les enseignants au nom de directives toutes plus ahurissantes les unes que les autres? A quels moments, et dans quels conditions, ces professionnels de la chose éducative vont-ils prendre acte que les angoisses de leurs collaborateurs sont les mêmes que les leur?

Quand certains employeurs ou chefs de services vont ils cesser de mettre la pression sur leurs employés au nom de ce chiffre qui les angoisses: le C.A? Quand l’argent cessera t’il d’être au centre de tout, de toute chose et de tout le monde? Cet argent, veau d’or supra vecteur de toutes les angoisses? Quand le monde cessera t’il d’avoir peur? Quand l’homme sera t’il enfin au centre de tout? Quand l’homme s’affirmera t’il enfin et, partant, mettra t’il un terme à toutes les angoisses qui l’agressent?

Jamais ! Enfin, je ne crois pas. Chacun ira de sa résistance individuelle à son anxiété, à son stress, à  toutes les Stress et enseignementangoisses qui le percutent. Et le monde continuera d’avancer car rester bloqué sur un échec – alors qu’il n’y a aucun désir d’en tirer les enseignements – est la mort du système. Le système a plus d’intérêt que l’homme lui même. L’homme est seul, le système est tout. Au nom du système, il est important e maintenir les angoisses comme la peur du gendarme.

L’intérêt du stress

De la même façon qu’il est économiquement nécessaire qu’il y ait du chômage, il est important qu’une société souffre. Une société qui va trop bien est un système qui se créera un problème pour satisfaire à des besoins de pouvoir et, accessoirement d’autorité. Un peu comme ces pays qui refusent de trouver la paix et ont plaisir à faire la guerre depuis longtemps. Chacun reste campé sur ses positions victimologiques et chacune des parties y trouve son intérêt. Les angoisses diverses ne sont pas prêtes de s’arrêter.

Pour que des gens aillent bien, se sentent bien, il est nécessaire que d’autres se sentent mal. Constater que quelqu’un souffre est un excellent moyen de se recadrer sur son propre état émotionnel et, partant, à l’aide de différences de toutes natures, de se trouver mieux que les autres. Les angoisses des uns font le bonheur des autres.

Ainsi, très prochainement, des enseignants, des élèves, des parents, des employés, reprennent le chemin de l’école comme de leur emploi, les angoisses vrillées au ventre, ou dans la joie d’échapper à un ennui qui les aura consumé tout au long de l’été. Le farniente participerait-il aussi à générer les angoisses nécessaires au changement?

Ou, plus simplement, dans la joie de retrouver ses potes et de rejouer encore et toujours la scène du positionnement social et des inter actions affectives. Chacun imaginera sa place dans ce futur à la fois connu et redouté. Bien des questions accompagnent cette population sous pression, questions auxquelles chacun s’emploiera à répondre de façons pas toujours adaptées pour s’éviter les angoisses tant redoutées.

Le stress induit invite chacun d’entre nous à se trouver un comportement comme une place qui le protège d’enjeux qu’il redoute. Entre ceux qui, victimes de phobie scolaire, vont souffrir aujourd’hui et demain plus encore, entre celles et ceux qui, victimes dangoisses au travail, se demandent quand tout cela va s’arrêter, il existe un système sourd mais omniprésent qui, savamment, entretient un état de tension pour que les choses existent et perdurent. Je le dit souvent, il y a un intérêt à maintenir les angoisses.

Le système existe dans ses résistances. Tout crise a du bon. Celui d’inviter chacun à inventer un nouveau positionnement qui lui permette de s’affirmer et de trouver une nouvelle place, presque une nouvelle vie. Dans un incessant et impressionnant ballet émotionnel, il y a celles et ceux qui planteront et les autres qui, cahin caha, avanceront, trébucheront, se relèveront et… continueront. Ainsi va le cycle de la vie. Ainsi, les angoisses participent-elles à alimenter le cours de nos vies.

Plaisir et angoisses du re nouveau

D’aucuns disent que la vie est un éternel recommencement. Pas totalement exact mais pas totalement faux non plus. Et c’est ainsi que les angoisses nourrissent nos “moi” respectifs. Sur la foi d’expériences passées, l’être humain se positionnera d’une façon qui lui semblera la meilleure. Entre celles et ceux qui, pris d’effroi, resteront tapis dans l’ombre, ou d’autres qui feront le choix d’être aveuglés par trop d’exposition à la lumière sociale, il y aura aussi des gens pour aborder le re nouveau avec les angoisses ad’hoc, mais avec courage, accueillant les angoisses, les angoisses excitantes qui vous invitent à vous dépasser.

Oui, le stress, l’anxiété, comme les angoisses ont du bon. De celui qui vous obligent à vous poser les bonnes questions. Partant, quel est le sens de tout cela? Les angoisses ont-elles un sens? Où vais-je, qui suis-je et dans quelle étage erre?

Il y a peu, je me suis – encore – posé la question du sens. Du sens de tout, du sens de rien. Du sens de la souffrance, du sens du plaisir. Du sens de la vie. Et je me suis souvenu d’un exercice que, du coup, j’ai repris.

Plaisir angoisseL’exercice consiste à trouver le sens que l’on souhaite donner à sa vie ou le sens que vous pensez que votre vie devrait avoir. La vraie question est: “Quel est le sens de ma vie“. Vous écrivez cette question puis vous répondez de façon spontanée jusqu’à ce qu’une réponse que vous venez d’écrire vous bouleverse, vous émeuve, à un point tel que vous saurez que vous avez trouvé.

A chaque réponse vous attribuez un numéro chronologique. Il n’est pas impossible que vous atteignez des chiffres vertigineux. Peu importe. Passez y le temps nécessaire. J’ai re commencé hier et j’en suis à 101 (je prends un certain plaisir à me mettre à l’épreuve pour constater si, oui ou non, le sens que je donne à ma vie é évolué ou est conforme à ce que j’avais précisé en d’autres temps). Ne lâchez pas cet exercice en chemin, écrivez jusqu’à ce qu’une phrase, longue ou courte, vous apparaisse comme une évidence.

Je vous assure que cela est assez radical quand vous êtes confronté(e) à une crise d angoisse ou à du stress. Et, en ce moment, au regard des enjeux de toutes natures et des échéances qui vous attendent, il y a de quoi être stressé ou, à tout le moins, angoissé. Y aurait-il moyen de trouver la paix? Y aurait-il moyen de s’épargner les angoisses qui nous assaillent?

A votre avis, tant à propos de cette je ne sais quantième rentrée comme à propos de toutes les questions relatives au développement personnel, quel est l’intérêt d’un tel exercice? Serait-ce un moyen de trouver la paix à l’aube de ce premier quadrimestre de l’année 2015?

Qui vit en paix avec lui même vit en paix avec l’univers Marc Aurèle

P.S: désolé pour cet article que, moi même, je trouve un peu particulier. Ce matin, je ne me sentais pas l’âme consensuelle…

 

Frédéric Arminot

Crise de panique – Comment faire pour contrôler une crise de panique

Crise de panique – Comment faire pour contrôler une crise de panique

La crise de panique répond à un processus qui, bien évidemment, est spécifique à chacun. cependant, les fondements d’une crise de panique sont souvent les mêmes. Qu’il s’agisse d’image de soi, de confiance en soi, de pleurs constituées dans l’enfance, donc au cours de la construction de votre personnalité, les crise de panique ont souvent les mêmes sources et… les mêmes effets.

“‘C’est en renouvelant les mêmes erreurs que l’on obtient un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré”

Jean-François est un homme de 35 ans. Père psychiatre, mère enseignante, Jean-François est Educateur spécialisé. Ils suivi une formation longue et difficile et, pour la vision que j’ai de ce métier, je suis assez étonné de ce dont il m’informe quand il prend contact avec moi.

Le métier d’éduc.spé., à plus forte raison quand l’on sait que ce monsieur s’occupe de jeunes en difficultés, prépare à vivre des situations difficiles. Les inter action, parfois difficiles pour ne pas écrire violentes, peuvent être fréquentes. Jean-François en a l’habitude et c’est comme si, tout d’un coup et contre toute attente, plus rien des habitudes comportementales dans le domaine professionnel ne fonctionnait. Jean-François redoute de se trouver en situation difficile et, inconsciemment, il prépare ses crises de panique parce qu’il n’a de cesse d’anticiper. Que s’est-il donc passé pour que le quotidien de ce monsieur soit bouleversé contre toute attente?

Le processus d’une crise de panique

Quand j’aborde un problème avec quelqu’un et que cette même personne souhaite trouver une solution, ma première attitude consiste à poser beaucoup de questions. Et en ce qui concerne Jean-François, je pose d’autant plus de questions que le métier qu’il fait et les crise de panique dont il est victime n’ont rien d’innocent. cela répond à un processus assez claire, en règle générale, bien que spécifique à chacun d’entre nous.

La crise de panique n’a pas à voir avec les crises d’angoisses. En effet, une crise d’angoisse est une angoisse très forte et soudaine qui, si elle est pénible à vivre, ne donne pas le sentiment de perdre ses moyens. Ce dernier cas étant la définition même d’une crise de panique.

Cela signifie que, contre toute attente, et d’une façon éminemment violente, vous vous retrouvez dans la totale incapacité de rassembler votre énergie pour traiter une information angoissante ou une somme d’informations qui requièrent une réponse adaptée. Autant d’éléments que vous trouverez dans les différents cas que je traite sur ma chaine Youtube.

Crise de panique

La crise de panique répond à un processus particulier au sens où il y’a une somme d’éléments personnels, contextuels ou environnementaux qui participent à faciliter une crise de panique.

Ainsi, si vous êtes fatigué(e), victime danxiété, stressé(e), contrarié(e) par un ou plusieurs éléments qui vous inquiètent, vous pouvez accumuler des émotions que vous tentez de contrôler. Alors, souvenez-vous.

Contrôler vos émotions est la pire des choses que vous puissiez faire. Contrôler ses émotions cela signifie que lorsque vous éprouvez une émotion et qu’elle vous met en difficulté (peur, joie, tristesse, dégoût, colère, honte, culpabilité) vous la rejetez par peur de ne pouvoir l’exploiter et vous faites comme si rien ne se passait.

Dans le cas de Jean-François, il y a une somme d’émotions et d’évènements qui ont favorisé ses récentes crise de panique. Des situations vécues et qui semblent s’être répétées de diverses façons ont participé à ce que JF voit son capitale de confiance en soi fondre comme neige au soleil.

Dès le départ, face à des situations qui semblaient lui échapper, Jean-François a renforcé ses défenses et utilisé des outils de coercition devant des adolescents qui refusaient d’obtempérer et de satisfaire leurs engagements. Jean-François s’st retrouvé confronté à certains échecs pédagogiques qui ont altéré la confiance qu’il pouvait avoir en lui.

Progressivement, alors qu’il en avait maintes fois discuté avec ses collègues de travail, cet éducateur spécialisé s’est senti mis en cause. C’est du moins ce qu’il m’explique bien que, il en conviendra plus tard, c’est son état de fatigue plus un autre élément très personnel qui auront favorisé ce sentiment d’être mis en cause dans un conflit répété.

Quotidiennement, Jean-François se rend compte qu’il dort mal. Sa compagne l’informe qu’il geint en dormant. Lui dit qu’il se réveille fatigué et victime d’angoisses matinales. Plus il se rapproche du centre dans lequel il travaille, plus ses angoisses augmentent. Jean-François souffre de ruminations, et se fait des films quant à la façon dont chaque journée de travail va se dérouler. Pour faire court, une fois n’est pas coutume, Jean-François cherche à contrôler son problème, comme s’il voulait le prévenir pour mieux le contrôler de sorte à ce que cela ne lui échappe pas. Le processus est en route jusqu’au jour où, débordé d’émotions, Jean-François sort des ses gonds et en est à deux doigts de frapper un ado.

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Bien qu’expérimenté, Jean-François fait un plaisir à nul autre pareil à l’ado avec lequel il est en difficulté inter actionnaire quand il perd ses moyens. Il perd ses moyens et, partant, se décrédibilise. Il perd cette autorité qu’il revendique tant. Il tente de les retrouver jusqu’au moment où, ce qui devait arriver arrive. Notre éducateur spécialisé n’arrive plus à utiliser ses ressources, son expérience, la présence de ses collègues. Mais pourquoi donc ce monsieur en est-il arrivé à ce point où il s’ordonne de réussir alors qu’il a construit, inconsciemment il est vrai, ce qu’il vit comme un échec?

Pourquoi souffrez-vous de crise de panique

Très fréquemment, je constate que l’histoire des personnes qui me consultent, ou plutôt ce qu’ils ont retenu de leur éducation, paramètre leur relation à leurs émotions. J’en veux pour preuve ce qu’il est convenu ce que l’on appelle “l’injonction paradoxale”. Cette injonction est une phrase prononcée une ou plusieurs fois par un parent, phrase du type: “Fais ce que tu veux mais gagne de l’argent” ou “Fais ce que tu veux mais tu n’y arriveras pas”. Cela signifie donc qu’une chose est dite et son contraire dans la même phrase.

En ce qui concerne Jean-François, c’est en en parlant, et en explorant plus avant sa relation à l’autorité, au pouvoir, comme à l’image de lui même et, enfin, à la façon qu’il a de s’affirmer que nous allons découvrir une injonction paradoxale intéressante.

Pourquoi souffrez-vous de crise de panique

Pourquoi êtes-vous victime de crise de panique

JF se souvient qu’un jour, il a annoncé très fier à sa mère enseignante le métier qu’il souhaitait faire. Laquelle lui a répondu qu’elle soutenait son choix mais… que c’était un métier difficile et ingrat et que lui, son fils, n’avait pas le droit de se tromper.

Cette maman a dit cela de façon tout à fait innocente et n’a sans doute pas imaginé quelles conséquences cela pourraient avoir pour son fils. Or, celui-ci, s’il a confirmé son choix et a conscience de la difficulté, n’en n’a pas moins retenu ce que sa mère lui a dit (c’eut pu être son père), et a fait de cette injonction une nécessité impérieuse à satisfaire en toutes circonstances.

Les années ont passé et Jean-François a inconsciemment cultivé ce qu’il avait perçu comme un ordre impérieux de sa mère.

A ceci près qu’à chaque évènement professionnel à propos duquel JF se sentait mis en cause dans sa légitimité, et qui participait à lui faire peur d’échouer, cet éducateur s’enjoignait l’ordre de réussir.

C’est ainsi que, non sans quelques angoisses ponctuelles, ce monsieur a traversé des années d’expérience et d’implication. Ce qui a fonctionné pendant des années a fini par trouver sa limite. Jean-François s’est retrouvé fragilisé par quelques échecs cuisants avec des adolescents qu’il n’arrivait pas à aider. Il a fini par en faire une affaire personnelle. Si cela ne fonctionnait pas, c’était de sa faute. Pour se protéger de ce sentiment de culpabilité la phrase de sa maman résonnant à sa tête -, Jean-François redoublait d’énergie pour réussir ce qui creusait un peu plus sa peur d’échouer, et lui donnait un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré.

Comment contrôler une crise de panique

En quelques séances, JF a réussi à retrouver de lui une image positive et à objectiver. Cela signifie ne pas lâcher prise et ne pas nécessairement se sentir responsable en cas d’échec avec un ado. Il y a réussi en comprenant les mécanismes de défense qui étaient les siens et qui lui rendait son comportement toxique.

En fait, ce monsieur réagissait comme un enfant qui voulait absolument persister à apporter la preuve à sa mère qu’il ne s’était pas trompé de choix et qu’il était donc légitime à exercer sa fonction tout en ayant peur de ne pouvoir continuer à apporter cette preuve.

Partant, il craignait, en cas d’échec, de perdre non seulement sa légitimité mais aussi l’approbation des sa mère, voire son amour. C’est du moins ce qui est apparu au cours du travail que nous avons fait ensemble. C’est un peu comme si la maman de ce monsieur apparaissait à chaque difficulté inter actionnaire entre un adolescent et lui, ce qui paramaitraît de façon infantile ses réactions émotionnelles.

Plus il avait peur d’échouer, plus il dépensait d’énergie pour réussir, et plus il allait a devant de son propre échec puisqu’il en faisait, émotionnellement parlant, une affaire personnelle. En fait, Jean-François, pour se protéger, réagissait et perdait toute objectivité. En dépensant autant d’énergie, Jean-François participait activement à la dépenser d’une façon telle qu’il avait toutes les chances de créer une crise de panique puis le renouvellement aggravé de ses crise de panique.

En ayant compris cela, ce monsieur a réussi à reprendre un comportement adulte et responsable. Il y a réussi à la faveur d’un premier élément de travail, un diagnostic, outil de travail que je vous invite aussi à utiliser. Ainsi, nous comprendrons tout ce qu’il y’a à comprendre, que vous souffriez de crise de panique, d’angoisses, d’anxiété ou de phobie.

Frédéric Arminot

Crise d’angoisse – Etude du cas de Tiphaine, victime de crise d’angoisse

Crise d’angoisse – Étude du cas de Tiphaine, victime de crise d’angoisse

Ce qu’il y’a de souvent étonnant dans mon métier, c’est qu’il arrive parfois que, avant même de s’exprimer, je pense d’une personne qui me consulte qu’elle souffre de tel ou tel problème sachant que, bien sur, il m’arrive de me tromper.

C’est précisément ce qui m’arrivera avec Tiphaine qui souffre de crise d’angoisse terribles et ce dans tous les domaines de sa vie. Pourtant, elle m’apparaît pétillante, espiègle. Elle anime un blog sur le “Lifestyle”. En un mot comme en cent, bien qu’interloqué, je la trouve pêchue!

Si je me décide à vous parler des crises d’angoisse de Tiphaine c’est parce qu’il me semble intéressant de comprendre comment cette jeune femme en est venue à alimenter ses crises d’angoisse. En effet, courageuse et battante comme elle m’apparaît, j’imagine bien ce qu’il doit se passer, mais je n’imaginais pas tout, loin s’en faut.

Crise d’angoisse – Une question de contexte

J’ai bien conscience d’écrire et de répéter la même chose que ce soit à propos de crise d’angoisse, d’anxiété, voire de phobie d’impulsion (par exemple), mais force est de constater que Tiphaine ne déroge pas à la règle. C’est autant son contexte que son environnement qui font ses crise d’angoisse.

Quand je parle de contexte associé à des crise d’angoisse, je pense plus précisément aux situations auxquelles cette jeune femme est confrontée d’une part et aussi à ses réactions face à ses crise d’angoisse d’autre part.

En effet, cette personne est justement connue et identifiée par ses ami(e)s comme une battante, une rigolote. Peut-être pas celle qui danse debout sur les tables mais, en tous cas, celle sur laquelle on peut compter pour mettre de l’ambiance. Pour autant, Tiphaine m’explique qu’elle a beau être la “marrante” de service, cela se fait au prix d’une lutte acharnée contre ses crise d’angoisse.

Crise d'angoisse - Un contexte favorableDès qu’il s’agit de sortir de chez elle, que ce soit pour interviewer un(e) pro de la mode, une responsable de collection, un ou une designer, le simple fait de sortir de chez elle, de sa zône de confort, la remplit d’une douleur abdominale très handicapante, d’une boule au ventre, de suées, de tremblements (parmi d’autres symptômes liés à ses crise d’angoisse).

Là où cela devient encore plus intéressant, c’est que Tiphaine pourrait prendre le temps de s’occuper d’elle, de ne se forcer à rien, ou de faire des exercices de relaxation (ce qui ne résoudra pas le problème de crise d’angoisse mais, ou moins, l’apaisera), ou encore s’accorder le droit d’aller mal et de surseoir à ses obligations. Mais non! Tiphaine ne veut pas! Tiphaine refuse d’être comme handicapée par des crise d’angoisse qui la martyrisent depuis quelques années dèjà.

Alors, Tiphaine commet la plus grave erreur, l’erreur qu’il ne vous faut jamais commettre. Cette jeune femme contrôle son problème. Du moins, elle tente de le contrôler en se rassurant, en agonisant sa crise d’angoisse d’injures bien senties (comme si sa crise d’angoisse avait des oreilles). Puis, la boule au ventre, Tiphaine monte sur son scooter et, stressée à l’aidée de faire un malaise en route, victime d’une vue qui, parfois se brouille, Tiphaine roule au devant de ses ennuis.

C’est ainsi que, parmi d’autres comportements réactifs dont Tiphaine a le secret pour se détourner de ses crise d’angoisse, en jouant le rôle de Mademoiselle tout va bien participe à enrichir son problème de crise d’angoisse, à l’aggraver.

C’est d’ailleurs comme cela que Tiphaine m’explique qu’il lui arrive souvent d’aller dormir chez des ami(e)s car elle ne sent pas de rester seule par peur qu’une crise d’angoisse la fasse s’évanouir de douleur voire, pire, qu’à cause d’une crise d’angoisse prolongée et de battement du cœur violents, elle soit victime d’un crise cardiaque et… meure seule!

Alors pour se protéger de cela, plutôt que de demander de l’aide à des personnes compétentes, Tiphaine monte sur son scooter, traverse Paris et roule au devant de son problème. Au moins, dussè-je passer pour un type cynique, être à scooter lui permet d’alimenter ses ruminations (dont nous aurons d’ailleurs l’occasion de nous occuper puisque cela fait partie de son problème de crise d’angoisse).

Crise d'angoisse

Bien que je ne sois pas étonné de ce que cette personne m’explique, je suis quand même abasourdi par cette constante qui est la sienne que de ne pas vouloir cesser de contrôler son problème alors que l’intéressée a tout à fait conscience que cela aggrave sa situation.

Oui mais, elle ne sait – ni ne veut – faire autrement. Elle sait d’autant moins faire autrement que, rapidement, nous comprendrons que ses crise d’angoisse répétées sont le fruit d’un sentiment d’insécurité affective patent, et d’une injonction – un ordre – que cette femme s’adresse pour continuer à jouer son rôle. Comme quoi, le problème, une fois de plus, a un intérêt! Je sais. C’est fou, mais vous allez comprendre.

Crise d’angoisse – Quel serait l’intérêt de ce problème pour Tiphaine

Crise angoisse - Intérêt du problèmeAutant que vous le sachiez tout de suite, l’accompagnement personnalisé de Tiphaine est allé particulièrement rapide! En moins de 5 consultations, nous avons neutralisé son problème.

Aujourd’hui, Tiphaine va très bien et je crois même qu’elle a rencontré quelqu’un avec lequel elle peut jouer… le rôle de sa vie!

En tous cas, avant que ces crise d’angoisse ne disparaissent totalement, il a bien fallu non seulement comprendre le contexte mais aussi ce qui se cachait derrière ces crise d’angoisse. C’est ce que je vais maintenant m’employer à vous expliquer.

Cette charmante Tiphaine, qui avait, en son temps, accepté de répondre à beaucoup de mes questions, accepte de répondre à de nouvelles questions. En effet, j’ai besoin de comprendre la genèse de ses crise d’angoisse. Non pas que je veuille psychanalyser cette jeune femme mais force est de constater qu’il me manque des éléments. Et c’est dans son histoire personnelle que je vais les trouver.

C’est ainsi que, au gré de mes questions, je vais apprendre que Tiphaine est la fille unique de parents séparés, et qui ont été confrontés à différents problèmes personnels. L’environnement familial était assez instable – socialement –  pour que cette jeune fille en conçoive de façon récurrente un sentiment d’insécurité. Les années passant, Tiphaine n’aura de cesse de réagir par rapport à son histoire familiale.

Tiphaine contrôle ses relations, et agit toujours de sorte à ce que les risques sociaux soient minimes voire inexistants. Pour autant, Tiphaine transporte avec elle son sentiment d’insécurité affective infantile, et elle ne saurait savoir faire quelque chose – avoir confiance en elle – alors qu’on ne lui a pas appris.

L’intérêt du problème de cette jeune femme consiste donc à se rappeler à l’ordre en permanence. Elle exige d’elle même d’être à la hauteur de tout ce qui la concerne. Ses crise d’angoisse sont donc là pour le lui rappeler! Ces crise d’angoisse répétée sont comme une alerte permanente qui la contraignent, à son sens, de façon positive, à être toujours à la hauteur des situations auxquelles son quotidien la confronte.

Ce qui peu être vrai quelques temps est aujourd’hui inexact ou, en tous cas, n’a plus du tout l’effet escompté. Et, c’est précisément en voulant prendre le contrôle de sa vie, comme de ses émotions, que cette patiente s’est fourvoyée, en toute bonne foi, et qu’elle a participé à entretenir ses crise d’angoisse.

A titre d’exemple, Tiphaine me raconte qu’un matin, chez son père, elle a envie de croissants. Il lui faut sortir pour en acheter à la boulangerie la plus proche. A l’idée de sortir, Tiphaine se sent prise d’une crise d’angoisse violente qu’elle ne s’explique pas. Plutôt que de prendre acte de son état et de faire l’exercice que je lui avais confié en pareille situation, Tiphaine s’oblige à sortir! Ces quelques viennoiseries auront un caractère douloureux qui justifiera une digestion pénible et des vomissements ultérieurs…

Tiphaine a pris acte du danger quant à cette crise d’angoisse liées à cette petite sortie mais, dans le même temps, a refusé d’en prendre compte et d’agir conformément à ma prescription. Tiphaine aura voulu contrôler l’incontrôlable et, plutôt que d’en accepter l’augure, elle aura lutté contre ce qui aura participé à créer un conflit intra psychique chez cette jeune femme.

Crise d’angoisse – Le temps de la résistance au changement

Il faudra quelques séances à Tiphaine pour comprendre tout l’intérêt des prescriptions comportementales. Elle mettra quelques temps aussi à accepter de respecter encore et toujours les exercices que je lui confie. Mais, centimètre par centimètre, Tiphaine me téléphonera de moins en moins pour m’appeler au secours. A tel point que, un jour, elle me téléphonera pour annuler sa dernière consultation me signifiant ainsi que tout allait beaucoup mieux. Qu’elle avait retrouvé joie et sérénité, qu’elle avait traité son ressentiment à l’endroit de ses parents. Qu’elle avait enfin cessé, dans son propre intérêt, de se comporter comme une enfant qui demande désespérément à ses parents de la rassurer, en vain, il est vrai.

Tiphaine aura donc agi de soirée à retrouver un comportement adulte, un comportement autonome en comprenant que si elle n’était aucunement responsable des ses crise d’angoisse, elle était responsable de son propre changement. Tiphaine aura eu le courage de lever sa résistance au changement.

Je vous rappelle que Tiphaine m’a contacté dans le cadre d’une demande de diagnostic gratuit. En effet, c’est ainsi que je procède avec toute le monde.

Nous passons 30 à 45 minutes ensemble, sur Skype principalement, pour explorer votre problème. Au cours de ce diagnostic gratuit, j’ai posé beaucoup de questions – encore ?! – à Tiphaine, ce qui m’a aidé à comprendre son problème. Passées 24H de réflexion, j’ai confirmé à cette jeune personne que, si elle le souhaitait, j’étais compétent à lui venir en aide. Ensuite, je lui ai expliqué comment nous allions travailler à la solution de son problème de crise d’angoisse. Puis les consultations ont débuté très vite.

Si je ne m’étais pas senti compétent à aider Tiphaine, je l’aurais orienté ers une consœur ou un confrère que j’aurais jugé plus compétent que moi.

P.S: les exercices et prescriptions comportementales sont toujours en fonction de la personne, vous, de votre contexte et de votre environnement. Il s’agit donc bien d’accompagnement personnalisé et de solution(s) adaptée(s) à votre cas.

 

Frédéric Arminot

TCC – Thérapie comportementale – Définition

TCC – Thérapie comportementale – Avant propos

Je dois reconnaître qu’en France comme ailleurs, il est difficile pour un néophyte de distinguer la TCC de la thérapie comportementale que l’on appelle aussi Thérapie Cognitive et Comportementale (tcc).

Je vais donc essayer de vous expliquer quelles sont les différences de pratique comme leurs modalités et les grands principes de chacune d’entre elle. L’objectif étant bien évidemment de vous aider non seulement à comprendre mais à choisir de la façon la plus adaptée pour vous.

TCC - Thérapie comportementale

Définition de la TCC ou thérapie comportementale

Avant toute définition de la TCC, il est important que vous sachiez ce qu’est un comportement. Un comportement est la réponse que chacun d’entre nous exprime sur la foi d’une sollicitation donnée dans un contexte donné et un environnement donné.

Cela pose donc la question de la communication entre les autres et vous. C’est l’inter action. Or, c’est précisément cette dernière qui peut poser problème et être responsable de différents problèmes tels que: angoisse, anxiété, stress, dépression, phobie (pour ne citer que les principaux symptômes).

La TCC, la thérapie cognitive et comportementale, la thérapie comportementale, ou thérapie systémique, ou encore thérapie brève et stratégique, issue du modèle Palo Alto, est une approche centrée sur la résolution des problèmes que vous présentez.

L’approche comportementale offre des moyens d’action thérapeutique rapides qui ont fait leurs preuves dans le soulagement des souffrances personnelles, professionnelles, relationnelles et familiales, ce qui vous permet d’envisager le présent et l’avenir sereinement.

En 2004, une étude de l’INSERM* [Institut National de la Recherche et de la Santé Médicale] précise que 16 cas sur 17 sont résolus dans un délai inférieur à six mois grâce à l’approche comportementale.

TCC – Comment bénéficier de la thérapie comportementale

Pour être certain que vous puissiez bénéficier des apports de la thérapie comportementale, une étude de votre problème est nécessaire. Ainsi, vous gagnez en temps et en efficacité. L’abattage thérapeutique n’est donc pas le crédo de ta thérapie comportementale ou TCC.

Afin de vous assurer la meilleure qualité d’écoute, le nombre de consultations par jour est limité.

TCC – Consolidation

En cas d’insuccès, il est mis fin à la thérapie et il vous est proposé de rencontrer une consoeur ou un confrère afin de bénéficier d’un éclairage complémentaire qui facilite une résolution définitive de votre problème. Dès que la solution est consolidée au terme d’une séance, votre accompagnement s’arrête. Vous n’avez donc pas à participer aux consultationssuivantes (à concurrence de 10).

A chaque consultation, le point est fait sur les évènements en cours, le bénéfice des exercices, et votre situation émotionnelle. Ainsi, vous cheminez vers la solution à votre problème, vous progressez par rapport à la stratégie, et bénéficiez d’exercices adaptés.

TCC – Durée et fréquence des consultations

Chaque consultation dure de 45 minutes à 1 heure. Le nombre de séances est limité à dix (10). Il s’agit donc bien d’une thérapie brève. La fréquence des consultations est précisée d’une consultation à l’autre, d’un commun accord. Avec votre accord, un lien est assuré avec votre médecin traitant.

TCC – De la folie…

Récemment, une personne m’a posé un certain nombre de questions à propos de la thérapie comportementale liée à une phobie. L’un de ces questions était de savoir si la thérapie comportementale induisait une “exposition”, c’est à dire: “Allez vous me confronter physiquement à mon problème?. Par exemple, si j’ai peur des pigeons, allez vous m’obliger à voir et toucher de vrais pigeons?” Ma réponse à cette question est la suivante.

Le faire, ou vous contraindre à le faire, est de la folie pure. Il n’en n’est pas question. Sinon, ce serait comme de vous obliger à embrasser quelqu’un qui vous dégoûte! Ce serait vous manquer de respect.

Pour éliminer vos problèmes de stress, de harcèlement, de jalousie, d’angoisse, d’anxiété, de dépression, de phobies, nous agissons autrement. La thérapie comportementale se fonde sur la créativité du comportementaliste pour vous proposer des exercices qui respectent votre réalité comme vous même. La thérapie comportementale, et le thérapeute, sauront vous aider à éliminer votre problème, tranquillement, efficacement et durablement.

Traiter angoisses et crises d'angoisses


Frédéric Arminot

Crise d’angoisse – Comment faire

Crise d’angoisse – Comment faire

Ça vous saute littéralement à la gorge. Estomac noué, gorge sèche, boule dans la gorge, vous êtes comme tétanisé, sidéré. Les symptômes de l’angoisse. Vous avez l’impression d’être victime d’une attaque soudaine, une attaque de panique. Çà vous prend au débotté et vous êtes incapable de faire le rapprochement entre la crise d’angoisse que vous vivez et ce qui pourrait la motiver, l’expliquer.

Que ce soit la première fois ou pas, vous ressentez cette crise d’angoisse avec toujours autant de violence, toujours autant de peur irraisonnée. Cette crise d’angoisse, c’est insupportable! Alors, pour gérer cette crise d’angoisse, vous allez tout tenter. tenter l’impossible, tenter de contrôler votre crise d’angoisse, tenter de vous raisonner.

Comme la plupart des gens, sans doute, tenterez vous de rationaliser à propos de votre crise d’angoisse. A moins que vous n’intellectualisiez autour de cette crise d angoisse, en lui trouvant tous un tas de bonnes raisons et en commettant une je ne sais quantième erreur…

Légitimement, face à la souffrance, vous allez essayer de vous raisonner. Vous allez tenter de vous convaincre que cette crise d’angoisse n’est qu’un passage. Que cette crise d’angoisse va passer. Que cette crise d’angoisse n’est rien. Or, plus vous allez réagir de la sorte, en essayant de vous convaincre que ce n’est rien, pire cela va être.

Crise d’angoisse – L’erreur à ne pas commettre

Comme je l’ai précédemment écrit, comme la plupart des gens victime de crise d’angoisse, vous allez avoir toutes les peines du monde à accepter l’insupportable. Un peu comme si vous étiez suffisamment détaché de vous même et de vos émotions pour ne rien changer à votre comportement si, d’aventure, quelqu’un vous frappait de façon répétée et continue et que, ce faisant, vous continuiez à vivre votre vie comme si de rien n’était. Difficile à imaginer n’est-ce pas?

Crise d'angoisse - Erreur fataleCe que vous allez faire en cas de crise d’angoisse, c’est d’essayer de vous protéger et de calmer la crise d’angoisse. C’est bien compréhensible.

En faisant cela, vous prenez le risque d’alimenter le système de la crise d’angoisse. En effet, votre cerveau vous informe de l’imminence d’un danger et vous répondez: “Même pas mal!”.

Donc, votre cerveau comprend… que vous ne comprenez pas l’importance de son alerte. Dès lors, votre cerveau aggrave ainsi les soigner angoisse. Ce qui participe de votre comportement puisque vous commettez une erreur magistrale.

La plupart du temps, pour des raisons éducatives, sociales ou affectives, la plupart des gens essaient de contrôler leur crise d’angoisse. Ils ne veulent pas donner d’eux l’image de quelqu’un qui perd ses moyens. Ils ne veulent pas perdre la place qui est la leur. Ils ou elles ne veulent pas perdre la face devant les autres.

Crise d'angoisse

Cette plaie d’orgueil bien compréhensible est l’une des erreurs à ne pas commettre en cas de crise d’angoisse. L’autre erreur, et pas des moindres, consiste à vouloir donner le change autant à soi qu’aux autres. Pourquoi? Tout simplement parce qu’en déniant la réalité de votre émotion, son importance, sa gravité exprimée dans la crise d’angoisse, vous allez rencontrer deux problèmes.

Le premier c’est d’essayer de gérer la crise d’angoisse alors que vous n’y arrivez pas. Si vous saviez comment faire dès l’émergence d’une crise d’angoisse, vous ne seriez pas entrain de lire cet article. La seconde erreur consiste à feindre que tout va bien alors qu’à l’intérieur de vous, physiquement et émotionnellement, c’est le Vietnam! Même si, en pareille situation, le Vietnam à côté de ce que vous souffrez à ce moment là, pourrait s’apparenter à un terrain de jeux!

Il ya une autre erreur, dont on parle moins, qui consiste à demander à des proches, amis, famille, compagnon, compagne, de vous rassurer. Là, vous allez avoir un double effet. Le premier c’est que les intéressés vont essayer de vous rassurer. Ce qui peut marcher mais va participer à entretenir crise d’angoisse ou angoisses. Entendons nous bien. Si le fait de vous rassurer était la solution, vous le sauriez!

Le second effet c’est qu’à force d’être victime de crise d’angoisses, répétée ou non, c’est que vous risquez de lasser vos proches, lesquels vont se sentir impuissants à vous venir en aide. Ce qui va, le plus souvent, générer des comportements victimologiques et… des conflits. Ce qui risque d’aggraver votre crise voire de générer une crise de panique. C’est la cerise sur le gâteau. La prime de la prime sera, bien sûr, de ressentir de la honte et de la culpabilité.

Alors, pour vous éviter tous ces symptômes liés à une crise d’angoisse, pour savoir gérer une crise d’angoisse, pour traiter vos angoisses, il existe bien des méthodes mais, je le crains, cela va vous déplaire. C’est à 180° de ce que vous faites habituellement. C’est diamétralement à l’opposé de votre vision rationnelle des choses. Lisez plutôt ce qui suit.

Crise d’angoisse – Comment faire ou quand la vérité sort de la bouche des enfants

Pour la je ne sais quantième fois, je pourrais vous expliquer comment faire pour gérer une crise d’angoisse.

Et puis, comme parfois le hasard fait très bien les choses, je préfère partager avec vous le récent message d’une maman à propos de sa fille de 5 ans, laquelle rencontrait des problèmes d’angoisses, ou de crise d’angoisse nocturne:

Bonjour,

Je voulais vous remercier pour votre article en libre lecture sur l’angoisse nocturne de l’enfant.

A la suite de plusieurs évènements, le comportement de ma fille adoptive de 5 ans s’est brutalement dégradée avec des angoisses diurnes et nocturnes très fortes (peur d’être attaquée par des zombies, peur de mourir – demande 100 fois par jour si son coeur battait et si elle n’avait pas de caries, colites, appel à l’aide en pleurs de sa maman de naissance).

Mon attitude, ainsi que celle du médecin, a été de tenter (vainement) de la rassurer. J’ai consulté une psychologue avec qui elle a bien verbalisé les choses et nous avons identifié les causes.

Puis j’ai lu votre méthode paradoxale en ligne et je l’ai tout de suite appliquée. Effet immédiat, journée sans angoisse, et elle s’est endormie hier soir très calmement, a passé une très bonne nuit et, ce matin, toute fraîche au réveil, elle m’a dit:

“Tu sais maman, je n’ai plus peur d’avoir des caries, et je pense que j’ai tué les zombies. Et c’est moi toute seule !.”.

Je n’ai rien d’autre à ajouter, si ce n’est que j’adore mon boulot! (je vous aime aussi).

Controler angoisse

Frédéric Arminot

Le stress des enseignants

Le stress des enseignants

Elle a 50 ans passés. 50 ans, dont près de 25 en face à face continuel avec des élèves. Elle a tout vu. Elle a tout entendu. Tellement que, lorsqu’elle arrive au cabinet, elle est émotionnellement exsangue. Ne se sentant plus en phase avec son métier. ne se sentant soutenue ni par l’administration, ni par la direction de l’établissement scolaire dans lequel elle travaille et, de façon très étonnante, par peu, voire aucun, de ses collègues de travail. Elle est lasse, épuisée. Le stress des enseignants peut-être.

Oui, Jacqueline souffre de ce qu’il est convenu d’appeler le stress des enseignants. Elle n’arrive plus à trouver les ressources pour continuer. Chaque année, elle se pose la question de savoir si elle va continuer ou pas. A chaque rentrée scolaire, Jacqueline se pose la question de savoir sur quels élèves et quels parents elle va encore “tomber”. Deux questions qui fonde le stress des enseignants.

Cette exposition permanente aux inter actions scolaires et sociales auront eu raison de son équilibre personnel. Le stress des enseignants fait d’autant plus souffrir cette femme que, pour couronner le tout, elle subit, elle comme tous ses collègues, cette diatribe nationale qui consiste à dire qu’elle fait partie des privilégiées parce qu’elle a plusieurs mois de vacances par an.

Rien n’est jamais dit sur le stress des enseignants, stress lié aux heures de préparation, aux soirées passées à corriger des copies, à ces vacances qui ne sont pas puisque le salaire de la fonction est annualisé et qu’en conséquence, si l’on y regarde de plus près, ce sont les enseignants qui paient leurs congés et non l’état qui leur en fait cadeau!

Cette femme est usée de devoir se justifier tant auprès des inspecteurs d’académie, que de ses consoeurs et confrères comme des parents. Parfois aussi, des élèves. Elle vient me voir pour l’aider à ne pas sombrer. Son autorité est contestée, remise en cause. Cette enseignante est le bouc émissaire d’une société qui va mal et se cherche des responsables ce qui n’est pas enrichir le stress des enseignants.

Je ne vais pas vous expliquer comment Jacqueline et moi mettrons en place des moyens pour qu’elle se protège de ce qu’il est donc convenu de nommer le stress des enseignants. De la même façon que le stress des médecins dont je parlerais une autre fois, je vais essayer de vous présenter ce qui motive, chaque jour, le stress des enseignants.

Le stress des enseignants – Ministère de l’éducation nationale ou ministère de la magie?

Stress des enseignants - Ministère de l'éducation nationaleLe ministère de l’éducation nationale est une machine fort lourde. Mais n’est-ce pas le symptôme majeur de tout ce qui concerne l’état français?

Puisqu’il est notoire que les enseignants sont placés sous une charge ou plutôt une exigence de travail, et que cela ne peut pas venir que d’eux seuls, c’est donc bien d’une autorité supérieure que leur vient cette charge.

A chaque remaniement ministériel, les enseignants, comme le reste de la population française – élèves, parents -, se voient gratifier de nouvelles visions éducatives, de nouveaux projets, de nouveaux objectifs, et, partant, de nouvelles directives. Ah, les directives…

A chaque nouvelle élection présidentielle, son lot de promesses qui valent pour les parents électeurs comme pour les élèves, forces idées novatrices et coûteuses dont les mises en places sont, parfois, repoussées au calendes grecques, voire enterrées… Dans l’intervalle, cela aura concouru à alimenter le stress des enseignants, contraints, une fois n’est pas coutume, d’obtempérer et se taire.

Ainsi, plus ou moins régulièrement, les enseignants se voient obligés d’adopter des façons d’être et de faire à propos desquels ils sont fort peu, voire pas, consultés. Ou si mal. Des directives sont mises en place sans considération pour les enseignants, sans reconnaissance de leurs compétences, ou de leurs charges de travail dèjà trop importantes.

Les gouvernements qui se succèdent semblent n’être mus que par un seul principe. Des idées qui se veulent si novatrices qu’il m’arrive de me demander, en tant que parent, si celles et ceux qui les conçoivent sont plus été pré occupés de donner le nom d’un(e) ministre à une réforme plutôt que de s’intéresser à sa réelle efficacité. A moins que, plus qu’une réforme porte leur nom, ils préfèrent qu’une plaque à leur nom soit apposée à l’entrée comme à la sortie d’une rue?

Souvent, je me demande si les gouvernements et les présidents qui se succèdent ne sont pas plus attachés à pratiquer de l’électoralisme à outrance comme l’un des présidents de la VIé qui avait promis de nettoyer les cités à la machine à haute pression! Juste des effets d’annonce, des effets d’annonces dévastateurs tant à titre humain que social.

Traitement de l'anxiété

Traitement de l’anxiété au travail – Cliquez sur l’image

Il en est ainsi de l’éducation nationale qui impose aux enseignants de se réunir aux inter classes, comme de participer à des réunions en dehors de heures de travail. Pour quelles raisons? Pour alimenter des comportements démagogiques, ceux là mêmes qui participent tant à alimenter le stress des enseignants. De fait, l’administration exige des enseignants qu’ils fassent des miracles. Le ministère n’est pas celui de l’éducation nationale mais le ministère de la magie!

Pourquoi encore? Pour œuvrer à la mise en place d’une directive ou d’une autre. Ainsi, les ministres se succèdent qui disent “… nous faisons!”. Ils ne font rien, ils font faire. Nuance. Le ministère, non content d’imposer des heures de travail supplémentaire non rémunérées, enjoint à ses salariés enseignants d’y satisfaire sous peines de sanctions. Ce qui, en plus d’emplois du temps ahurissants, qui ne respectent les bio rythme ni des uns ni des autres, participe activement à générer… le stress des enseignants.

Par ses injonctions répétées, par une administration d’une lourdeur toute française, le ministère de l’éducation nationale participe activement à aggraver le stress des enseignants. Comment par exemple? En ne reconnaissant pas ses enseignants – je pense aux salaires des intéressés -. Savez-vous qu’un enseignant (minimum Bac +5) est moins rémunéré qu’un chauffeur de la RATP?. Il est vrai que la RATP a des syndicats, dont l’un prône pour les non grévistes – les jaunes – d’utiliser comme mode de coercition, voire des menaces voilées, tel le cortège – ou allée – de la honte (tourner le dos et invectiver celles et ceux qui ne font pas la grève et vont travailler).

D’ailleurs, c’est grâce à ce types d’attitudes que les autorités sortent vainqueures de ces moments d’oppositions sociales puisque… diviser c’est mieux régner.

Que d’erreurs sociales commises en toute connaissance de cause. La première d’entre elle consiste à s’appeler ministère de l’éducation nationale ce qui, à ma connaissance, ne correspond en rien aux fonctions et missions des enseignants. Encore une fois, cette appellation contrôlée qui se pare de couleurs républicaines, est le premier pas vers le stress des enseignants.

Tous les enseignants, même ceux las d’exercer, sont présents pour apprendre aux élèves, pour leur permettre d’acquérir le goût du savoir et, partant, la goût de l’autonomie et de la confiance en soi grâce au plaisir de la connaissance.

Ne serait-il donc pas plus opportun, et plus conforme à la réalité, d’envisager de renommer ce ministère celui de l’enseignement et non de l’éducation. Je me permets d’insister. La mission des enseignants est-elle d’enseigner ou d’éduquer?

Ne pas fixer cette nuance participe à instaurer un climat de travail souvent délétère puisqu’il participe à donner aux enseignants une mission et une responsabilité qui ne sont les leurs et de fait, active de façon récurrente le stress des enseignants.

N’oublions pas à ce propos que 67% des enseignants considèrent le stress des enseignants est plus fort dans leur métier que dans d’autres (cf. SciencesHumaines.com).

Le stress des enseignants – Une question de contexte

Si je suis honnête, j’ai toujours eu un problème avec l’éducation nationale, ou présumée telle. Je n’ai que trop souvenir de cet environnement où j’ai souvent ressenti les inter actions sociales et scolaires comme à la lisière de l’humiliation. Je n’ai que trop souvenir des ces directeurs ou directrices d’établissement rappelant à l’envi que dans leur établissement ils ne voulaient voir qu’une tête! (dixit).

Stress des enseignants - Un contexte difficileJe garde cependant en mémoire, ces enseignants, en trop petit nombre, qui forçaient le respect par leur gentillesse, leur bienveillance ou leur patience.

Avec eux, point d’angoisses, pas d’anxiété ou de phobie scolaire. Que du plaisir d’apprendre et de progresser. Pas d’exclusion, que de l’inclusion (les pros comprendront).

A contrario, d’autres ont su se protéger de ce dont ils étaient victimes, le stress des enseignants. En rendant responsables les gens qui ne le sont pas, du moins pas tous, Par leur mépris renouvelé à l’endroit de certains élèves donc, ou certains collègues, sans jamais se poser la question de savoir pourquoi, avec certains d’entre eux, les relations sont si difficiles.

Il faut bien le dire, à défaut de le reconnaître, l’école est le plus souvent le reflet de notre société.

De fait, quand l’état français, aidé de son ministère de la magie, dénie la réalité sociale et enjoint aux enseignants de véhiculer du savoir à des enfants en difficulté sociale ou affective, c’est comme de faire croire à un cul de jatte que, demain, il sera champion du monde de course à pied!

De fait, pour faire diminuer le stress des enseignants, non contents de cesser de leur enjoindre de remplir des missions qui ne sont pas les leurs, il faudrait aussi cesser d’alimenter cette démagogie qui consiste à faire croire, ou vouloir faire croire, que l’égalité des chances est une réalité. Ce n’est pas vrai et cela ne le sera sans doute jamais. Ce ne l’est déjà pas dans la société en général, alors, à plus forte raison dans le domaine scolaire.

Dès lors, il n’est plus question de s’étonner que des enseignants soient victimes de stress au travail – le stress des enseignants – alors qu’aucun moyen social ne leur ait donné pour accomplir des missions séreuses dans un environnement sécurisant. A preuve, comment expliquer que moults enseignants aient si peur des parents et de leurs réactions?

Comment se fait-il, dans un tel contexte, que le taux d’absentéisme des enseignants aille croissant et soit de plus en plus long? De même, comment se fait-il que des enseignants remplaçants des personnels absents aillent décroissants et qu’ainsi, des classes entières, des semaines, voire des mois durant, se trouvent sans professeurs? Ces multiples évitements ne sont-ils pas le reflet d’une réalité ignorée qui explique le stress des enseignants?

Dans un climat social délétère, dans un environnement où le travail de qualité des enseignants n’est que fort peu reconnu mais que les gens qui nous gouvernent n’oublient jamais d’utiliser à des fins électorales ou populistes, il n’y a rien d’étonnant que près de 70 % des enseignants disent être durablement et fortement impactés par le stress des enseignants.

Le stress des enseignants – Comment faire

Il ne faudrait pourtant pas grand chose pour que le stress des enseignants soit diminué à défaut d’être éradiqué, ce dernier relevant plus de la gageure que d’une possibilité réelle. Le stress des enseignants, tout le monde le sait, tout le monde l’ignore. Le stress des enseignants se justifie puisqu’il a socialement son intérêt.

En effet, pendant ce temps, une bonne partie de la population tape sur les enseignants sans prendre garde au fait que le stress des enseignants, c’est comme le chômage. Une réalité économique et sociale nécessaire. Pendant que l’on ne voie que la part visible du problème, l’autre partie est passée sous silence. Cette partie, c’est celle de la réalité qui, cachée, n’a pas à être changé. C’est de la magie ! Je vous montre un truc d’une main, je vous occupe, et de l’autre main, je fais ce que je veux et… vous n’y voyez rien… Comme les lois qui passent en été.

Alors, comment faire, comment inverser le processus ou, à tout le moins, comment diminuer le stress des enseignants?

Solution - Stress des enseignantsPar exemple, il suffirait de doubler les équipes d’enseignants comme cela se fait dans certains pays du Nord de l’Europe.

Il y’a plus de 16 mois, des ministres s’y sont rendus pour comprendre. Les ministres sont revenus mais on n’a jamais eu la suite. Ils n’ont pas du comprendre l’intérêt du changement ces ministres. Ou alors, ils ont eu tôt fait de l’occulter.

Par exemple, il suffirait de cesser judiciariser la scolarité quand des parents qui n’arrivent pas à gérer leur propre vie donc celle de leurs propres enfants sont amenés devant des tribunaux et y sont, de plus en plus fréquemment, condamnés pour avoir manqué à leur responsabilité. Pourquoi ne pas envisager de les aider autrement? Mais, il n’y  a pas d’argent n’est-ce pas. Il y en a pour affréter des jets pour aller de Paris à Clermont Ferrand mais pas pour financer des facilitateurs sociaux.

Par exemple, il suffirait de cesser de convoquer des enfants de 8 ans au commissariat de police parce qu’ils ont relayé sans comprendre les propos de leurs ainés.

Par exemple, il suffirait de cesser de faire fonctionner la machine à inspectorat, celle là même qui inspectent les enseignants et prétend leur donner des conseils conformes aux circulaires. Je pense aussi aux conseillers pédagogiques, relais parfois zélés des inspecteurs en charge de faire respecter les directives du rectorat qui lui même les tient du ministère.

Par exemple, il suffirait de cesser de donner des notes au sortir de ces inspections qui ne sont jamais des notes qui récompensent ou honorent les enseignants pour leurs investissements mais qui correspondent plus à des contraintes  économiques.

Donner une “bonne note” à un enseignant, ce ne sera jamais cette note qui, en termes de salaire, verra l’enseignant  récompensé. Cette note sera donnée, mais elle sera la note qui évitera à l’inspecteur de faire un rapport ou, à tout le moins, d’avoir à se justifier en termes économiques ou en termes de RRH, si elle est trop au-dessus, ou en-dessous, de la note de l’inspection précédente. L’inspectorat est d’un autre temps. C’est de la vieille école.

Changer tout cela, et bien d’autres choses, encore pour améliorer les conditions de travail des enseignants et, ainsi, diminuer conséquemment le stress des enseignants? Je rêve. Voire, je cauchemarde. A ce propos, je me rappelle le tollé qu’avait suscité ce ministre qui avait déclaré qu’il fallait dégraisser le mammouth.

C’était grossier, bêtement amené, à tendance arrogante et suffisante, mais pas faux. Pour le coup, l’intéressé avait favorisé le stress des enseignants lesquels s’étaient fortement fait entendre. Comme quoi, il y en aurait quand même un certain nombre pour faire leur propre malheur. Peut-être est-ce la peur du changement?

Dans tous les cas, il suffirait d’un peu de bonne volonté sociale et économique pour encadrer le stress des enseignants. En matière économique, au nom de l’argent, l’être humain est passé au tamis, relégué à une place lointaine, non prioritaire, donc accessoire. Et je ne pense pas que ce soit prêt de changer. En bref, le stress des enseignants a de beaux jours devant lui. Tout comme celui des cadres, des salariés en général, et je n’oublie pas le stress des médecins (je vais rédiger un article à ce propos très prochainement).

Cependant, peut-être faudrait-il qu’en matière économique, comme de bonne volonté, la république arrête de coûter si cher en petits fours et autres dépenses somptueuses qui font ses ors ? C’est sans doute la raison pour laquelle tant de politiques s’arrachent la place avec forces coups bas. La cantine est bonne?

Au fait, mon épouse est enseignante. Oui, je sais, cet article est d’un parti pris effarant.

Anxiété - Confiance en soi

Traiter l’anxiété et retrouver des moyens simples de s’affirmer et d’exprimer ses limites – Clqiuez sur l’image

 

Frédéric Arminot

Angoisse du terrorisme

Angoisse du terrorisme

Cela pourrait sembler étonnant de parler de l’angoisse du terrorisme mais c’et d’une réalité quotidienne dont il s’agit. Entre cette affaire dramatique en Australie comme le terrorisme dont Hollywood et Sony ont été victimes, ou encore le terrorisme véhiculé par les talibans, l’attentat meurtrier récent dont des enfants ont été victimes au Pakistan, l’angoisse du terrorisme fait partie intégrante de notre quotidien.

J’en veux pour preuve que sur le seul territoire français le plan “Vigipirate” (créé en 1978) ne s’est jamais relâché depuis 2003 et si, pour certains d’entre nous, le terrorisme fait partie du quotidien, il génère pour d’autres une véritable angoisse du terrorisme.

Interpellé comme vous par ces fréquents, voire constants, actes de terrorisme, et récemment alerté par une patiente fortement angoissée à ce propos. Je vais donc essayer de vous expliquer comment ne plus être victime de l’angoisse du terrorisme.

Définition du terrorisme

Ce qu’il convient de préciser c’est qu’au contraire de ce que tendent à nous faire savoir la plupart des dictionnaires et organes de presse, le terrorisme n’est pas un acte violent assujetti à la seule mort. Je m’explique.

Définition du terrorismePar définition, le terrorisme, sous quelque forme qu’il soit, a vocation à faire peur pour en tirer un bénéfice. Il va ainsi des actes barbares et sanglants qui tuent des gens, mais il en va aussi du terrorisme dans les relations sociales, affectives, sentimentales ou économiques.

Il s’agit donc de faire si peur à l’autre que le terroriste vise à bloquer tout système de défenses chez son adversaire. Le terrorisme a donc pour

vocation d’annihiler l’autre, de le réduire, voire de l’occire (le tuer, même symboliquement). Il s’agit donc d’exercer un pouvoir, celui de droit de vie et de mort. Vous conviendrez qu’il y’a matière à l’angoisse du terrorisme.

L’angoisse du terrorisme

Nos systèmes sont dominés par les questions de pouvoir. Et qui dit pouvoir dit… argent. Ne dit-on pas d’ailleurs que l’argent et les sexe dominent le monde! Combien d’hommes – au sens humain du terme – sont-ils capables de résister à l’attrait de l’un ou de l’autre?

Un certain nombre de gens, et de systèmes, tenteront toujours d’exercer leur pouvoir sur les autres. Celles et ceux qui se sentent pas en situation de s’affirmer pourraient donc nourrir un certain nombre d’angoisses quant à ne pas pouvoir – ou ne pas savoir – s’affirmer, s’opposer à quelqu’un ou à un système qui voudrait les contraindre à faire quelque chose qu’ils ne veulent pas faire.

C’est comme cela que les pervers pratiquent assidument le terrorisme, que les racketteurs le pratiquent aussi, que certains politiques en abusent. Le tout reposant, bien sur, sur des techniques éprouvées de manipulations émotionnelles qui ne font qu’aggraver l’angoisse du terrorisme sous quelque forme qu’il soit.

Partant de l’idée qu’un bourreau ne choisit jamais sa victime par hasard, le terroriste a tout intérêt à “jouer” avec les angoisses du manipulé. En progressant à pas comptés, le terroriste fragilise progressivement sa proie jusqu’à lui montrer sa détermination. La menace et le passage à l’acte. Ainsi ferrée, la victime nourrit donc des angoisses, voire des crises de panique terribles, à l’idée des conséquences du problème en cours.

Sony victime d'angoisse du terrorisme?

Film: “Linterview qui tue!” pour elle si elle ne satisfait pas aux ordres qui lui sont données. Par exemple, si vous diffusez tel film, nous ferons exploser des bombes dans las salles de cinéma. Et le message en ce sens est très appuyé. Je cite: « Rappelez vous du 11 septembre » (Film de Sony: « L’interview qui tue« ).

Un tel message et une telle menace ne peuvent qu’inviter les victimes à se conformer aux ordres donnés par les terroristes. Ce qui, pour autant, n’empêchera pas les terroristes de réitérer leurs exigences à propos d’un autre sujet, ultérieurement. Le terrorisme n’aura donc jamais de cesse.

Ainsi se crée une vague de peurs, une sorte de tsunami émotionnel récurrent à propos duquel les victimes se mettent à avoir peur sans fondements objectifs. Les victimes participent ainsi à alimenter leur angoisse du terrorisme. J’en veux pour preuve cette patiente qui, récemment et sur la foi d’actes terroristes très récents, m’exprimait sa peur d’être victime d’actes terroristes (attentat dans le métro, détournement d’avion, etc.).

Comment vaincre la peur du terrorisme

Ce que je vais écrire risque de vous faire réagir. En effet, les terroristes n’attaquent jamais quelqu’un ou des systèmes par hasard.

Pour le terroriste, il est nécessaire que la personne ou le système à terroriser soit reprochante. Il convient donc de travailler sur la culpabilité d’une personne ou d’un système, sur ses inégalités, sur des reproches que l’on puisse lui adresser et qui lui fasse craindre la peur du jugement.

Par exemple, un bailleur peut terroriser ses locataires si ces derniers sont en situation irrégulière. Auquel cas, le bailleur est un “vendeur de sommeil”, en plus d’être un salaud! L’intéressé peut ainsi menacer des locataires de dénonciation si ces derniers sont en délicatesse avec la police des frontières (titre de séjour). Le bénéfice pour le bailleur est de faire payer plus tout en imposant des conditions de vie épouvantables et contraires à la dignité humaine.

La question se pose donc de savoir comment ne pas être victime de terrorisme, donc d’angoisse du terrorisme, sachant que ce dernier s’exprime dans toutes sphères d’un individu et que, cerise sur le gâteau, le terrorisme ou son imminence n’est pas connue de la victime. Cette dernière a donc toutes les raisons d’être vivement angoissée et, partant, de souffrir de crise de panique si, d’aventure, la menace se fait plus pressante.

Il n’existe que peu de moyens de se protéger d’actes terroristes:

  • Il faut être inattaquable
  • N’avoir rien ni personne à perdre
  • N’exercer soi même que peu voire pas de pouvoir ou d’autorité

En bref, n’être rien ni personne…

En plus, si l’on considère que l’angoisse du terrorisme repose sur l’effet de surprise, il y a donc toutes les raisons d’être angoissé.

Vaincre la peur

Vaincre la peur

Toutes les actes de terrorisme violent reposent sur l’effet de surprise. Et, à ce propos, ma patiente, forte des informations relatées par la presse quant aux derniers et tragiques évènements, a toutes les raisons de s’angoisser puisqu’elle a peur que des actes soient fomentés sur le territoire français et ce d’autant plus que le gouvernement a clairement laissé entendre qu’il fallait… s’y attendre.

Cette dame nourrit donc son angoisse du terrorisme sur la foi d’annonces qui ont pour vocation de prévenir, d’informer. Ces informations sont véhiculées par un système réputé faire autorité alors que ce même système ne peut pas tout contrôler.

Partant de l’idée qu’il peut effectivement arriver n’importe quoi n’importe quand – je peux tomber dans un escalier et me tuer -, j’ai suggéré à ma patiente de se servir de l’exercice du pire. L’idée réside dans le lâcher prise et l’acceptation que l’on ne peut contrôler ce que l’on ne sait pas.

Peut-être est-ce ainsi que cette dame pourra circonvenir son angoisse du terrorisme. L’avenir nous renseignera à propos de la diminution, voire de la neutralisation, de cette angoisse du terrorisme.

Frédéric Arminot

David Guetta victime de crises de panique

David Guetta victime de crises de panique

Ce matin, alors que je consultais des informations sur le web, je suis “tombé” sur un récent article qui faisait une allusion plus que prononcée aux crises de panique de… David Guetta.

Pour celles et ceux qui ne le sauraient pas, David Guetta est, avec son ex épouse, l’ancien propriétaire du regretté (je crois) “Bains Douches”, haut lieu de la nuit, de cette époque où j’avais encore le goût de m’amuser sans vergogne. Aujourd’hui, mes jeux sont plus sages.

Dans cet article, David Guetta précise qu’après son divorce d’avec Cathy Guetta, à l’été 2014, ce DJ internationalement connu, avait été victime de crises de panique particulièrement violentes.

Et ce cher David Guetta de nous expliquer que c’est à la faveur d’une rencontre à Ibiza qu’il a pu mettre un terme à ses crises de panique et, ainsi, retrouver le chemin des studios. Grand bien lui fasse, à ceci près que j’aurais quelques remarques à formuler à propos de ce témoignage courageux et fort intéressant.

David Guetta et la vie de couple

Dans l’article que je lisais ce matin, David Guetta précise que ses crises de panique sont intervenues dès sa séparation d’avec sa future ex femme. Etait-ce avant leur divorce ou plus simplement dès après qu’ils se soient officiellement séparés? L’histoire ne le dit pas.

A mon niveau de comportementaliste, et considérant la valeur du témoignage de David Guetta, il eut été intéressant de le savoir. Pourquoi? Tout simplement parce que cela suppose une relation affective plus ou moins dépendante. En effet, ne dit-on pas que derrière chaque grand homme se tient… une femme.

David Guetta - Cathy Guetta

David Guetta & Cathy Guetta

S’il est notoire que l’un et l’autre, séparément et ensemble, ont accompli de grandes choses dans le domaine de la nuit et plus particulièrement dans celui de l’événementiel et de la musique, il n’est pas impossible que non contents d’être associés en affaires, ils l’aient été dans la vie au point de ne pouvoir s’envisager l’un sans l’autre.

Quel est celui des deux qui aura permis à l’autre d’exprimer toute sa mesure et de prendre des risques? L’histoire ne le dit pas. Mais il y a fort à parier, sur la foi du témoignage de David Guetta, que ce soit Madame qui ait soutenu Monsieur (ce qui ne signifie pas que j’exclue l’inverse).

Ainsi, quand un être humain en vient à souffrir de crise de panique, nul n’est besoin d’être grand clerc pour imaginer que l’intéressé à l’impression, soudaine et totalement hors de contrôle, que sa vie lui échappe. Qu’il n’est plus rien. Que le pire est à craindre et qu’il ne pourra rien y changer.

C’est ce qu’il a du arriver à David Guetta et je vais essayer de vous expliquer comment.

Comment seraient nées les crises de panique de David Guetta

Tout ce qui va suivre n’est qu’hypothèse de réflexions et ne constitue, en aucun cas, une mise en cause de David Guetta ou de qui que ce soit d’autre.

David Guetta est un homme comme les autres. Je sais. La palisse aurait écrit la même chose… Ce qui change, c’est le contexte et l’environnement de David Guetta d’une part, et cette différence qui fait que, comme le disait Gregory Bateson: “La différence est une différence qui fait une différence“, d’autre part.

Vraisemblablement, des années durant, si chaque membre du couple Guetta a vécu sa vie comme il l’entendait, chacun dans son domaine de prédilection, il y a fort à parier que leur avenir comme leur présent eut été différent s’ils ne s’étaient pas rencontrés.

Ainsi, chacun d’entre eux deux a apporté sa force et sa confiance à l’autre, l’encourageant ou l’admonestant, selon les circonstances. Comme tous les couples du monde, quelle qu’est été la distance géographique, chacun a sans doute apporté son soutien, son amour à l’autre.

Ainsi, la vie de chacun s’est muri à l’aune de l’amour de l’autre qui renforçait la confiance en soi de chacun. Les deux rassurant l’autre quand il était besoin.

Pour autant, il eut suffit que l’un soit plus vulnérable que l’autre – sans qu’il y ait de comparaison – pour que celui des deux qui a moins confiance en lui, soit plus en recherche des encouragements et de l’amour de l’autre. Ce même autre qui, lorsqu’il nous rassure, nous renvoie de nous même une image telle que nous en sommes revigorés pour quelques temps.

Or, celui des deux qui fut plus vulnérable émotionnellement que l’autre a pu craindre, le temps aidant, que sans sa muse, il était en danger. Qu’elle seule l’aimait au point de lui donner la force et le courage d’affronter les dures réalités de la vie sans – trop – coup férir.

Des liens d’inter dépendance

Toutes les petites angoisses liées à la peur d’échouer et, partant, celle de ne pas réussir, pouvaient être maintenues à distance respectueuse. A ceci près que lorsque l’on a confiance en soi de façon pleine et entière que grâce à la présence bienveillante de l’autre, cela crée des liens d’inter dépendance.

Peut-être est-ce comme cela que les crises de panique de Dvid Guetta ont trouvé un lieu d’expression de choix. En effet, si l’on postule ce lien d’inter dépendance affective – ce qui est propre à beaucoup de couples -, il est probable que David Guetta ait été victime d’une peur récurrente de ne pas être à la hauteur – ou de ne plus pouvoir composer – sans le soutien de son ex compagne. De fait, cet artiste pouvait craindre de ne plus savoir et ainsi, victime d’un manque de confiance en soi, voyant son monde et ses structures s’écrouler, il pouvait craindre de tout perdre, désir compris. Et ceci, quelle que soit sa réussite professionnelle.

Devant la gravité de ses émotions – angoisses, crises d’angoisses – et sans doute devant son incapacité à contrôler ses émotions, David Guetta a, de façon progressive, été victime d’attaques de panique répétées qui lui ont fait craindre le pire.

Crise d'angoisse

C’est comme cela que l’intéressé nous explique qu’il lui était de venu impossible d’aller en studio pour travailler. Ce qui se comprend au regard de la douleur induite par ces crises, mais laisse aussi entendre l’importance vitale que sa compagne représentait dans cette création musicale, quelle qu’ait été son mode de présence.

Ce qui, pose, une fois n’est pas coutume la question de la confiance en soi et de l’autonomie. Comme si David Guetta ne pouvait envisager de créer sans sa… muse, son mentor (si tant est que Cathy Guetta le fut).

Quelles solutions David Guetta a-t-il utilisé pour contrôler ses crises de panique

Comme je l’ai lu dans l’article qui fait allusion aux crises de panique de David Guetta, celui-ci a trouvé une solution à Ibiza, grâce à un monsieur qui avait lui même souffert de crise de panique.

Ce monsieur, plein de bon sens, a utilisé une méthode qui semble avoir fonctionné. Il a dit et répété à David Guetta qu’il n’avait aucune raison d’avoir peur et que jamais personne ne mourrait de crise de panique. C’est tout à fait exact! Mais, dire et répéter cela, ce qui n’a rien d’évident à entendre et accepter pour les personnes qui souffrent de crise de panique, va malheureusement participer à entretenir les crises de panique de David Guetta. Pourquoi?

Que David Guetta, ou vous même, soyez atteint d’angoisses, de crise d’angoisse, d’anxiété ou de crise de panique, nul n’est besoin de vous rassurer en rationalisant. C’est à dire en essayant d’objectiver par rapport à quelque chose qui vous terrifie.

Au surplus, si vous lisez ce que j’écris, ce que j’espère, vus comprendrez que David Guetta reçoit un ordre: “Tu dois comprendre” (sic). David Guetta doit enregistrer ce qui lui est présenté comme une évidence et semble n’avoir aucun droit d’y déroger. J’écrirais bien autre chose mais je n’ai pas les moyens d’assumer un procès…

David Guetta à Ibiza

Ibiza

Pour toutes ces raisons, il y fort à parier qu’intellectualiser pour éliminer vos crises de panique va avoir le même effet sur vous que cette tentative de solution pour se rassurer que chantait si bien Michel Jonasz: “Dites moi qu’elle m’a quitté pour un autre que moi mais pas à cause de moi“. Dans tous les cas, la dame est partie, et l’intéressé se retrouve seul, face à lui même et à sa difficulté existentielle.

Alors que  Guetta nous explique que c’est à Ibiza qu’il a rencontré cette personne laquelle-, je cite, lui a asséné: “Il y a une chose que tu dois comprendre. Personne ne va mourir”. Enfin, je n’en n’écrirais pas plus, il vous suffit de lire l’article en question sur Yahoo.

Pourtant, la vraie solution est bien différente.

Une solution durable aux crises de panique

A l’heure où j’écris ces lignes, David Guetta ne fait plus de crises de panique mais des… crises d’angoisses! Comme c’est amusant…

Toujours est-il que cette charmante ile qu’est Ibiza mise à part, ce cher David Guetta pourra rationaliser autant qu’il le souhaite, il y a fort à parier que cette réponse ne tienne pas bien longtemps.

En effet, David Guetta souffre sans doute encore de crise de panique ou de crises d’angoisses et tant qu’il essaiera de les contrôler en intellectualisant, il y de fortes chances pour que, de nouveau, une crise le lamine conséquemment.

Ce qui, une fois de plus, pose la question de l’intérêt de l’autonomie. En effet, si l’intéressé essaie de se convaincre qu’il peut – ou qu’il doit – y arriver seul, nonobstant que ce soit courageux de sa part, il participe, par ce comportement, à préparer sa prochaine crise.

Il faudrait donc que David Guetta consulte. Et à ce propos, je ne saurais que trop lui suggéré de consulter un(e) comportementaliste.

Si ce cher homme prend cette – sage – décision, il découvrira des moyens simples pour avoir totalement confiance en lui et DEFINITIVEMENT neutraliser ses crises de panique ou ses crises d’angoisses. De fait, il saura être autonome, pleinement. L’autre, l’être aimé(e) sera une valeur ajoutée. Il va sans dire que cette valeur ajoutée sera noble.

Si David Guetta m’avait consulté, je le lui aurais dit et… appris… Qui vivra verra…


Frédéric Arminot

Peur de prendre des risques

Peur de prendre des risques

Sans doute avez-vous conservé en mémoire la crise économique de 2008. Du jour au lendemain, c’est comme si la terre s’était arrêtée de tourner. Les gens se sont mis à avoir peur, comme si leur vie s’arrêtait brutalement et que, contre toute attente, plus rien n’était possible.

Aucune vision de l’avenir. Aucune possibilité d’envisager le moindre risque. Acheter, vendre, investir, rien n’est plus possible. D’une façon spontanée et inattendue, du moins par le citoyen moyen dont je suis, nous basculons dans la tétanie, dans la sidération émotionnelle, dans la peur de prendre des risques.

Des années plus tard, il semble que les populations restent choquées, à juste titre, et font perdurer cette peur de prendre des risques.

A quoi tient la peur de prendre des risques? La peur de prendre des risques tient-elle à des questions de confiance en soi? La peur de prendre des risques repose t’elle sur le besoin de tout maitriser? Comment rester dans la peur de prendre des risques augmente les facteurs d’angoisse et de stress? Comment avoir moins – ou plus  – peur de prendre des risques?

Autant de questions auxquelles je vais essayer de répondre.

La peur de prendre des risques – Définition

La notion de prise de risques induit que vous faites le choix, ou envisagez de faire le choix, d’investir n’importe quel sujet pour essayer d’en tirer un profit, un avantage, un plaisir. Il va ainsi, par exemple, de la séduction.

Il va donc vous falloir envisager les moyens dont vous allez bénéficier pour essayer de minimiser le risque d’une part et maximiser votre réussite d’autre part. Effectivement, il n’y a aucun intérêt pour vous à investir dans quelque domaine que cela soit si vous pensez que vos chances de réussite sont trop réduites ou inexistantes. Sauf à ce que vous soyez, même symboliquement, suicidaire…

Peur de prendre des risques - DéfinitionJe vais prendre l’exemple de la séduction. Imaginons que vous rencontriez une personne qui ne vous laisse pas indifférent(e). Vous allez vous intéresser à cette personne, voire lui déployer vos charmes. Encore faut-il que vous pensiez avoir des chances maximales de satisfaire votre objectif: séduire et plus si affinités.

Pour des questions qui relève de l’image que vous avez de vous, de vos expériences en matière de séduction (avez-vous plus souvent réussi qu’échouer, ou l’inverse), en fonction du contexte et de l’environnement – favorable ou non -, de ce que la personne vous renvoie de vous et de vos comportements – acceptation ou refus -, vous allez plus investir la relation ou pas.

Vous allez donc évaluer la résistance de la personne que vous souhaitez séduire pour évaluer vos propres chances de réussite. Il se peut que vous soyez porté(e) par une sorte d’angoisse délicieuse, celle du plaisir de faire et du désir de réussir.

Votre comportement va donc évoluer en fonction de paramètres systémiques. C’est à dire suivant les fruits des inter actions qui vont se faire jour entre la personne de votre choix et vous.

En fonction de votre vision de la situation, vous allez donc évaluer vos chances et, ainsi, insister sur certains points de comportements et en laisser tomber d’autres. C’est ainsi que vous vous affirmerez – ou pas -.

Si la situation vous échappe:

  • Vous avez à cet égard un comportement responsable et assumez votre échec en en tirant des enseignements
  • Votre peur de prendre le risque d’un râteau est trop importante et vous lâcherez en cours
  • Vous n’envisagerez même pas de débuter une relation de séduction car vous estimerez que vos chances, outils et moyens sont très – ou trop – insuffisants pour satisfaire votre réussite

C’est ainsi que, en fonction de l’intensité de votre peur de prendre des risques que vous agirez de façon combative ou réagirez en ne faisant rien, par manque d’éléments encourageants. Mais vous pouvez aussi estimer que, même si vos chances de réussite sont au maximum, rien ne vous assure que votre investissement sera rentable dans le temps.

En effet, il peut se passer n’importe quoi n’importe quand. Rien n’est inscrit dans le marbre!

La peur de prendre des risques – Est-ce une question de confiance en soi

Sacré question que celle de la confiance en soi. Pour faire simple, toute question qui relève de la confiance en soi et, partant, de la peur de prendre des risques, repose sur la certitude d’être en sécurité. Avec soi, à propos de soi, comme de son environnement.

Vous pouvez avoir un capital confiance que bien des gens vous envient et, malgré tout, avoir peur de prendre des risques. Comme si une sorte de gendarme intérieur vous tenait en respect quant à vos façons de faire ou d’être: “Fais pas ci, fais pas çà”. Ici, je fais référence au surmoi, c’est à dire à la somme des interdits sociaux et parentaux.

Comme les banques ou les compagnies d’assurances, vous pouvez être atteint du symptôme du ratio qui va inter agir sur vos décisions. “Si le ratio – c’est à dire investissement sur risques équivaut à un pourcentage de réussite de X – n’est pas bon par rapport à mon expérience et à des expériences dûment qualifiées et analysées alors je ne prendrais aucun risques ou, au contraire, je prendrais un risque limité à…”.

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De fait, et pour faire court, avoir peur de prendre des risques ne repose absolument pas, ou pas seulement, sur des questions de confiance en soi. En effet, une multitude d’éléments peuvent vous inviter à écouter votre peur de prendre des risques et ne rien faire, alors d’autres feraient ou… l’inverse!

C’est donc sur la foi appréciations tant subjectives qu’objectives que vous allez ou non transcender votre peur de prendre des risques ou rester inhibé(e) par cette même peur de prendre des risques. Plus que la question d’avoir confiance en soi, la peur de prendre des risques, et le comportement qui s’y rattache, ne repose t’il pas plus sur un besoin de tout maitriser?

Peur de prendre des risques – Le besoin de tout contrôler

Comme je l’ai souvent dit, et écrit, nous évoluons dans un système au sein duquel il nous est fait obligation de rendre compte de tout. Nous sommes mis en demeure d’être comptable du moindre de nos comportements, et invités à nous tenir pour responsables d’un manquement à une obligation validée par le système lui même. C’est donc ce même sytème qui nous précise ce qui est bien ou ne l’est pas. En dehors de ce cadre, point de salut.

Contrôler la peur de prendre des risquesEmotionnellement, le système fonctionne si bien, voire d’une façon si perverse, que nous alimentons nos propres peurs voire, faisons le lit de notre propre malheur… A vouloir tout rendre précis, tout devient flou.

Plus vous allez contrôler et faire des calculs savants, plus vous allez maximiser le risque d’échouer. En effet, c’est un peu comme de l’électronique embarquée. Prenons l’exemple de l’automobile.

Hier, les automobiles avaient un moteur et une carrosserie. C’était simple et réparer était simple aussi. Il suffisait d’un peu de bon sens et de logique, et l’ouvrier faisait son œuvre. Aujourd’hui, plus il y a d’électronique plus les chances de pannes sont importantes.

Prétendre vouloir tout faciliter, par un contrôle en amont, rend nos véhicules terrestres à moteur dépendants d’un système électronique qui peut défaillir au moindre écart de température ou, plus conséquemment, au moindre soupçon de panne intégrée au système.

Cette suspicion indiquée comme valeur de panne potentielle est considérée comme une panne réelle qui met le système en panne alors que cet éventuel dysfonctionnement participe au fonctionnement même du moteur. C’est ce que l’on appelle l’homéostasie d’un système (quand le système absorbe ses propres dysfonctionnements et n’en fait pas un problème!).

Tout ne peut donc pas être sous contrôle permanent. A force de tout vouloir contrôler, on ne contrôle plus rien voire, on bloque le système qui se voulait si fluide, tant sous contrôle.

La peur de prendre des risques repose sur cette même adéquation paradoxale. Vous pouvez tout qualifier, analyser et valider en amont, vous ne pourrez jamais tout contrôler au point de voir ou considérer votre peur de prendre des risques comme nulle. Alors comment faire, comment agir, quand on a peur de prendre des risques?

Comment ne plus avoir peur de prendre des risques

Quand on prend le temps d’y réfléchir, c’est particulièrement simple. Beaucoup de gens s’angoissent à l’idée de prendre des risques parce qu’ils veulent absolument réussir. De facto, ils ont l’échec en vue et leur vision est biaisée par cette peur d’échouer.

L’angoisse ainsi générée ne fait qu’accroître votre peur de prendre des risques alors qu’il pourrait en être tout autrement. En effet, quel est l’intérêt de vous faire peur en regardant plus haut et plus loin que votre vue ne porte?

Pour ne plus avoir peur de prendre des risques, au delà du fait raisonnable et compréhensible de souhaiter minimiser les risques, il suffit d’évaluer la progression souhaitée entre la prise de risques et l’objectif final. C’est à dire de penser, réfléchir et agir de façon progressive.

Pensez aux marches d’un escalier. Imaginons que cet escalier ait 10 marches. La 1ère marche représente une prise de risques minime pour atteindre la seconde marche. La troisième marche est un risque accru pour satisfaire un objectif plus ambitieux que celui de la première marche. Et ainsi de suite jusqu’à l’objectif final, la réussite plaine et entière, la dernière marche! Etant entendu que vous investissez un nouvel objectif grâce aux gains obtenus par la – petite – prise de risques précédente.

Comment ne plus avoir peur de tout contrôlerEn agissant de la sorte, vous validez la prise de risques en intégrant le fait que vous pouvez toujours vous arrêter en chemin si votre investissement est plus important que le gain obtenu. Qu’il y a donc un déséquilibre.

Que vous n’atteigniez pas la dernière marche, l’objectif de réussite plein et entier, n’est pas grave.

Sauf si vous prenez plaisir à potentialiser un échec et à ne voir que lui et pas la réussite, même moindre. Sauf donc, si vous avez un quelconque intérêt de faire de cette situation… un problème!

Ne vaut-il pas mieux de petites réussites qui font de grands bénéfices? Sachant qu’une prise de risques majeure risque de vous faire obséder sur la peur de ne pas satisfaite un très grand objectif, lequel vous ferait prendre des risques inconsidérés, n’est-il pas plus opportun d’agir avec mesure, plutôt que de vous comparer à d’autres personnes dont vous pensez qu’elles réussissent tout ce qu’elles entreprennent?

Si vous focalisez sur un objectif trop haut par rapport à la réalité de vos possibilités, vous risquez de générer un évènement inversement proportionnel à l’objectif souhaité. Partant, vous allez bloquer vos décisions en activant votre peur de prendre des risques, en lieu et place de celui d’accepter de ne pas tout contrôler et d’avoir confiance en vous.  Moralité de l’histoire, agissez progressivement, dans le respect de vous même. Ne forcez rien.

Dernière chose, n’oublions pas que certaines personnes peuvent être très excitées par la peur de prendre des risques et, de fait, prendre un risque maximum qui les lessivera pour le compte, ou pas… Finalement, la peur de prendre des risques est à la fois compliquée et… simple.

Il en va de même pour tous les êtres humains et leurs émotions. Pourquoi vous faire du mal alors qu’il apparaît si simple de vous faire du bien?

 

Frédéric Arminot

Témoignage bouleversant

Témoignage bouleversant – Que du bonheur!

La vie réserve parfois des surprises très enrichissantes sur le plan spirituel (hors toute question religieuse). Aujourd’hui, je ne peux résister à l’envie de vous présenter ce témoignage, tellement il est plein de vie.

Je peux vous assurer, vous tous qui me lisez, que la méthode ACT est Super pour les soigner angoisse, stress, dépression, prise en charge post-traumatique…

En 2003, et pendant + 10 ans, j’ai eu 1 sévère dépression mélancolique endogène et récalcitrante.

J’ai dû être hospitalisée de multiples fois mais ma souffrance n’était pas palpable. Mes proches et autres ne comprenaient pas car, pour eux, j’avais tout: 1 gentil mari, trop même, mais qui n’était pas à mon écoute, 4 beaux enfants et des petits enfants, enfin, normalement, 1 femme comblée et pour tous 1 enfant gâtée..

Ils s’apercevaient tout de même que j’étais éteinte, ne s’intéressant à rien. Je m’auto mutilais pour souffrir physiquement. J’ai perdu des années car je ne connaissais Frédéric Arminot, quel malheur.

Un témoignage bouleversantEn Avril 2014, j’ai failli mourir d’1 pb aux bronches. Depuis j’ai eu des crises d’angoisse terribles. Je ne pouvais pas fermer les yeux car les crises recommençaient, accompagnées de ruminations. Je n’en pouvais plus et JOIE, j’ai découvert Frédéric Arminot et son programme ACT !

Quel bonheur! Enfin 1 solution à mes problèmes et, chose très importante pour moi, 1 écoute sérieuse et sympa. A chaque fois que je lui envoie 1 e-mail, j’ai 1 réponse super rapide alors qu’il doit être surchargé de travail, avec des conseils réconfortants.

Je n’ai qu’1 seule chose à lui dire: MERCI du fond du cœur et j’ai qu’une chose que j’ai envie, c’est d’aller à Paris le rencontrer une fois.

BB

Je ne vois rien à rajouter si ce n’est que, moi qui, parfois, me pose des questions à propos de mes activités quant à les continuer ou non, ce témoignage me ragaillardit.

Le témoignage de BB me fait d’autant plus plaisir que, quasiment dans le même temps, je me suis fait littéralement fait hurler dessus au téléphone par une personne particulièrement remontée. En matière de témoignage, j’ai été servi!

Tout en m’adressant – pour ne pas écrire en m’agonisant – ses reproches que, par ailleurs, j’entends et comprends, cette personne m’interdisait de m’exprimer tout en m’intimant l’ordre de m’exprimer. Ouf! Un métier plein de paradoxes que le mien. Je ne peux pas être responsable de tout, tout le temps…

Je suis désolé que cette personne souffre tant. Je lui souhaite d’aller mieux. Mais il est vrai que pour demeurer en accord avec ses choix, il faut savoir s’accrocher! Boudiou!


Frédéric Arminot

Programme ACT – Un témoignage qui prouve que çà marche !

Programme ACT – Un témoignage qui prouve que çà marche !

Le témoignage de Katia

Comme la plupart d’entre vous le savez, nonobstant mes consultations thérapeutiques en TCC ou thérapie comportementale ou encore thérapie cognitive et comportementale, j’ai créé un programme thérapeutique – le Programme ACT – pour les personnes qui ne peuvent pas, ou ne souhaitent pas, se déplacer à mon cabinet.

Le Programme ACT a pour vocation de résoudre les problèmes suivants:

Le Programme ACT est une méthode thérapeutique scindée en 12 étapes, et s’appuie sur la TCC. Le Programme ACT a pour vocation de vous aider à mettre un terme définitif à votre problème (voir liste ci-dessus) en 21 jours seulement et ce avec d’autant plus de facilité que vous bénéficiez d’un accompagnement personnalisé.

Pour arriver à un tel résultat, il s’agit très simplement d’une méthode thérapeutique stratégique et brève (à l’identique de la tcc que je pratique au sein de mon cabinet de thérapie comportementale à Paris). Vous progressez grâce à des exercices issus de la tcc, et qu’il vous suffit de satisfaire exactement comme cela vous est précisé dans les consignes thérapeutiques du Programme ACT.

Mais ce n’est pas ce dont je souhaite vous parler aujourd’hui (vous trouverez cependant, un mémorandum lié au Programme ACT au terme du témoignage qui va suivre).

Aujourd’hui, c’est avec le plus grand plaisir que je partage avec vous le témoignage de Katia qui a utilisé le Programme ACT.

Katia s’est inscrite au Programme ACT en juillet dernier. Je l’ai parfois accompagnée quand elle avait des questions ou besoins de précisions. Elle m’a récemment contacté pour m’exprimer sa reconnaissance en me précisant combien, grâce au Programme ACT, sa vie était passé de la nuit au jour. Je vous laisse découvrir le témoignage de Katia qui, l’année dernière, souffrait d’angoisses et d’anxiété.

Le témoignage de Katia – Ou quand la TCC fait d’un problème une solution…

Il y a un an, je vivais dans une terrible souffrance sur laquelle, je n’arrivais pas à mettre des mots. Je vivais un enfer que je ne comprenais pas. J’avais la sensation d’être sur le point de mourir. Plus je contrôlais, plus ma vie m’échappais. Mon quotidien était devenu invivable. Ma vie se résumait en crise d’angoisse, attaques de panique et par de l’agoraphobie.

Du jour au lendamain, tout mon monde s’écroulait… Je quittais mon appartement (vivre seule, je n’y arrivais plus), mon travail (être au contact des gens m’était devenu impossible), j’étais réduite à néant. Ma vie ne pouvait plus continuer comme ça.

Au lieu de sauter par la fenêtre :), j’ai pris le volant, je suis partie chez mes parents qui ne me reconnaissaient plus. Et là, sur les conseils de ma mère, j’ai regardé 3 vidéos gratuites dans lesquelles Frédéric expliquait l’angoisse, le début d’un bouleversement positif pour moi.

Aujourd’hui, je me suis reconstruite au fil des jours en suivant le programme ACT (anciennement ACE).

Je suis passée progressivement de la peur à la compréhension, puis à la gestion de mes émotions, pour enfin retrouver sécurité intérieure et confiance en moi. J’ai retrouvé mon authenticité, appris à vivre dans le présent, à me redécouvrir et à me découvrir tout simplement, à accepter mes qualités et mes points à améliorer.

Je me suis recréée une vie en harmonie avec ma personnalité, mes ambitions, mes souhaits.

Je prends beaucoup de temps tous les jours rien que pour moi, pour faire du sport, de la méditation, pour pratiquer et approfondir les exercices de TCC que Frédéric propose.

J’ai créé une entreprise, toute petite pour l’instant que j’ai pour objectif de développer en embauchant des gens (Ca y est, je n’ai plus peur d’eux et de ce qu’ils peuvent penser de moi, je peux me lancer dans l’aventure).

Je me réinsère dans le vie sociale, en retrouvant mes ancien(ne)s ami(e)s, en favorisant les occasions de rencontrer de nouvelles personnes,… J’ai encore du chemin à parcourir mais la vie que j’ai actuellement me comble déjà…

Pour terminer, j’aimerais dire Merci, Merci et encore Merci à Frédéric, pour son professionnalisme, pour ses compétences et pour tout ce qu’il m’a permis de réussir.”

Katia

Je vous laisse juge de ce que Katia vient de partager avec nous tous. Je ne doute pas que vous vous joignez à moi pour lui souhaiter tout ce qu’il y a de mieux pour elle parce qu’elle le vaut bien!

A mon tour de vous remercier Katia et de m’encourager à continuer la tâche thérapeutique que je me suis assignée.

Crise de panique – Comment faire

Crise de panique – Comment faire

Article + Vidéo

Avant que de vous parler de crise de panique et de la façon d’y mettre un terme définitif, permettez moi de vous rappelez le contenu des deux vidéos précédentes.

Dans la 1ère vidéo, je vous ai expliqué le mécanisme qui vous empêche de positivement contrôler l’angoisse, et l’anxiété, dont vous êtes victime. Dans la seconde vidéo, je vous ai donné 3 “petits” exercices pour ne plus souffrir.

  • Le 1er exercice thérapeutique traite d’objectivation (prise de distance) et acceptation de votre émotion pour arrêter de lutter contre elle
  • Le 2ème exercice qui consiste à, plutôt que d’inventer des scénario de réussite, poser toutes les questions anxiogènes que vous vous posez de sorte à diminuer progressivement vos angoisses
  • Le 3ème exercice, dit “exercice du pire, qui est que, plutôt que de passer au-dessus de votre problème d’angoisse, de crise d’angoisse, ou d’anxiété, c’est e rentrer dans le problème en en envisageant le pire que vous puissiez redouter

Maintenant, il y a une 3ème et dernière chose dont je souhaite vous parler. A cette fin, je vais vous donner des précisions à propos de l’exercice du pire et, plus particulièrement, quant à son utilisation en cas de crise de panique.

Crise de panique – L’exercice du pire – Extension du domaine de la lutte…

L’exercice du pire est un excellent exercice que vous pouvez utiliser à chaque fois que vous êtes confronté à une émotion d’angoisse, ou d’anxiété et, à plus forte raison, d’une crise de panique. Je vais vous donner un exemple.

J’ai un ami, un type très gentil, qui, à une époque, souffrait beaucoup de timidité au point d’ailleurs que dans certaines situations, il en concevait des crise de panique. Comme beaucoup d’hommes et de femmes, il avait un désir bien légitime de vie sentimentale voire de vie de couple. Mais, cet ami avait toutes les peines du monde a initié une ou des relations ou, à tout le moins à rentrer en relation avec des femmes.

Il était convaincu que, de toute manière, quoiqu’il se passe, sa vie était vouée à l’échec en termes sociaux, professionnels et sentimentaux. Et qu’à ce dernier propos, plus qu’à tous les autres, jamais il ne plairait à quelqu’un en termes physiques, intellectuels, sociaux, économiques, spirituels même!

Crise de paniqueUn jour, cet ami me téléphone en me disant combien il est très perturbé parce que, tout à fait par hasard, il a rencontré une ancienne camarade de lycée, qu’ils ont un peu discuté et que lui se sentait assez mal à l’aise.

Mon ami se sentait d’autant plus mal à l’aise que cette ancienne camarade lui a proposé un rendez-vous, qu’il a bien volontiers accepté – cela lui fait très plaisir – mais, dans le même temps, il est rongé d’angoisses parce qu’il craint de ne pas avoir un comportement adapté à la situation. quand il me dit “rongé d’angoisses” j’entends “crise de panique”.

Comme au Lycée, alors que cette jeune fille ne le laissait pas indifférent et qu’il n’osait pas l’aborder comme il l’aurait souhaité, la femme qu’elle est devenue lui plaît encore plus. De fait, il ne détesterait pas de la séduire ou, à tout le moins, d’essayer…

Victime de crise de panique à cette idée, mon ami m’explique qu’il l’est d’autant plus que cette femme est intelligente, cultivée, jolie, je pose 4 et je retiens 2 (Oups!). Elle a une activité professionnelle que bien des hommes lui envieraient, elle est financièrement autonome, je pose 4… non non… En plus elle est enjouée alors que lui se trouve triste voire morose.

Autant de sujets à propos desquels mon ami alimentait son propre sentiment d’échec à venir. J’ai donc demandé à mon ami ce qu’il craignait quant à ce rendez-vous. Et lui de me répondre qu’il était pris de crise de panique à l’idée d’être gauche, maladroit, emprunté, de dire des choses inintéressantes. Globalement, de ne pas savoir plaire à cette femme et, pire, de ne pas savoir susciter l’intérêt chez elle, voire… le désir.

Angoisses et crise de panique - Un traitement adapté

Je lui ai donc demandé ce qu’il envisageait comme solution. Et lui de me répondre que la solution qu’il avait consistait à lui poser un lapin! De fuir!

Je répondis donc à mon ami que je comprenais qu’il veuille fuir mais je lui demandais, s’il réagissait de la sorte, ce qui lui va penser de lui même. Il me répond qu’il ne s’aimera que moins – alors qu’il ne s’aime déjà pas beaucoup – et, alors qu’il aurait une ouverture comme disait Michel Blanc dans “Les Bronzés” et qu’alors qu’il se connaît puisqu’il a déjà vécu ce genre de situations, je cite: “Je vais être transpirant, moite, je vais me sentir bête. En tous cas, je serais tellement stressé je serais très en deçà de ce que je souhaite qu’il se passe”.

Je confirme auprès de mon ami que sa solution est donc d’éviter cela, de ne pas honorer ce rendez-vous. Ce qu’il me confirme et ce à quoi je lui oppose ce qu’il risque d’en ressentir. J’entends donc, qu’effectivement, il aura de lui une image encore plus mauvaise.

Et moi de lui demander ce qu’il craint de pire. Il s’énerve, réitère ses propos de tout à l’heure tout en me précisant que s’il se rend à ce rendez-vous, nonobstant une crise de panique, il craint d’obtenir un résultat inversement proportionnel à ceux désiré. En même temps, il convient que s’il fuit, il sera profondément malheureux et ce d’autant plus qu’il aura encore dans un sentiment d’échec.

Je précise à mon ami que, tout cela, je le sais et que ce qui m’intéresse c’est qu’il va se passer ensuite pour lui. Ce qu’il craint de pire. Je vous passe les détails que vous trouverez dans la présente vidéo, mais ce qu’il me précise c’est de terminer sa vie seul. Ah, quand même, il a fini par le dire, le bougre…

Quand la solution est d’imaginer le pire

A compter de ce moment là, je demande à mon ami d’imaginer, de seulement imaginer, qu’à compter du moment où il va aller voir cette jeune femme, toutes les douleurs qui vont être les siennes (mains moites, tremblements, transpiration, bégaiements, etc.). “Et, partant, tu verras que cela ne va pas l’encourager à envisager une relation sentimentale avec un type comme toi, dégoulinant et insécure! Tu vas donc imaginer que ce diner est une véritable catastrophe au terme de laquelle tu rentres chez toi, profondément meurtri de ne pas avoir su faire ni être, frustré quoi!”. Et mon ami de me pondre une crise de panique téléphonique. Je m’emploie à l’apaiser.

Ensuite, une fois chez toi, tu vas imaginer toutes les conséquences de tes… inconséquences et, surtout, la pire d’entre elle, c’est à dire que tu n’oseras plus jamais t’approcher d’une femme qui te plaise, que jamais tu ne répondras favorablement à l’intérêt qu’une femme puisse t’exprimer – j’ai oublié de vous dire que mon ami est plutôt bel homme –  et que tu vas passer ta vie seul. Tu vas donc imaginer toute ta solitude, la dimension glauque et mortifère du sujet, etc. En bref, ce que je te demande d’imaginer, c’est… ta vie de merde! La crise de panique reprend.

Ce à quoi mon ami me répond: “C’est n’importe quoi”. Je lui oppose que “non” puisque c’est précisément ce qu’il me dit craindre. Donc, je lui demande que s’il essaie d’honorer ce rendez-vous, qu’avant de passer la porte du restaurant, il fasse cet exercice du pire qui lui fait si peur!

Donc que non seulement il fasse l’exercice du pire conformément à la vidéo 2 mais qu’il le fasse aussi juste avant l’évènement dont il a si peur et qui génère tant de crise de panique. Je réitère à mon ami la nécessité de faire cet exercice non seulement 10 mn le matin, mais aussi 10 minutes au déjeuner et, enfin, 10 mn le soir. Mon ami avait rendez-vous quelques jours plus tard avec cette jeune femme.

“Tu fais donc cet exercice jusqu’au jour du rendez-vous et jusqu’au moment même du rendez-vous!”

Épilogue du drame en devenir…

Les jours se passent, je vis ma vie, parfois très tumultueuse. Et puis, un jour, je reçois un appel téléphonique de mon ami. Il a une voix que je ne lui reconnais pas. Et de me parler de son amie du Lycée comme de l’exercice qualifié d’idiot par lui. Il me dit ne pas l’avoir fait tout de suite, puis l’avoir commencé alors qu’il n’avait en lui aucune confiance (en l’exercice). La seule idée de ne pas honorer ce rendez-vous le faisait rentrer dans des crise de panique plus douloureuses qu’avant.

Crise de panique - Epilogue“Au début, me dit-il, cela a été très dur. J’étais très en colère en me disant que je ne voulais pas de cette vie là, seul. Je tentais de me convaincre que j’allais me forcer à y aller, me forcer à lui parler, me forcer à la séduire”. “Et alors”, demandais-je, “cela a marché, tu t’es forcé?”. “Mais non” me répondit-il “…parce que plus je faisais cela pire c’était. Au bout d’un moment, j’ai lâché prise et fais l’exercice exactement comme tu me l’avais indiqué. Je l’ai ainsi réalisé chaque jour jusqu’à l’entrée du restaurant”.

“Et”… lui dis-je. Et Jacques de me répondre:”Elle et moi nous sommes embrassés hier soir”. “Et” rétorquais-je? Mon ami se met en colère, me renvoie à mon “Et?” pour enfin me préciser combien il est ravi, heureux, que cette jeune femme aussi et que, d’ailleurs, il parte ensemble en WE très prochainement. Yo!

Je ne peux bien évidemment pas m’empêcher de demander à mon ami si l’idée de ce WE l’inquiète, génère chez lui de l’angoisse, voire une crise de panique. L’occasion est trop belle pour le comportementaliste que je suis. Et j’invite mon ami à imaginer ce WE comme une catastrophe cataclysmique! (Il va être un amant nullissime, elle va le quitter très rapidement, et j’en oublie). Mon ami me confirme avoir bien compris le principe et qu’il fera cet exercice si besoin.

Le temps a passé. Inexorablement. Cette jeune femme a donné naissance à Mademoiselle Joséphine… Mon ami, sa compagne et leur fille se portent aussi bien que possible.

Peur en avion

Frédéric Arminot

Contrôler l’angoisse – Pourquoi est-ce si difficile

Contrôler l’angoisse – Pourquoi est-ce si difficile

Comme vous le savez, j’ai “en réservé depuis des mois, 3 vidéos dont j’avais signalé la présence et l’existence sur ma page Page Youtube Frédéric Arminot Comportementaliste. Ces 3 vidéos étaient uniquement accessibles aux personnes qui s’inscrivaient sur mon site. Je réservais donc ces “pépites” aux personnes qui me manifestaient réellement leur confiance.

Mais voilà. C’était sans compter sur les manifestations de certains internautes qui, parfois de façon très indélicate, ont exprimé leur colère quant au fait que j’annonce ces vidéos comme accessibles ce qui n’est – ou n’était – pas vraiment les cas…

Comme je suis un type besogneux, j’ai mis beaucoup de temps à me décider à diffuser de façon publique ces 3 vidéos. Pourquoi donc? C’est vrai çà? Pourquoi attendre de mettre à la disposition du grand public des informations que je sais être de grande valeur pour contrôle l’angoisse, l’anxiété ou les crise de panique dont bien d’entre vous sont victimes.

Contrôler l’angoisse et l’anxiété – Une question d’environnement

Il y’a quelques temps, je discutais – une fois de plus – avec mon superviseur à propos du cas clinique d’un patient. Devisant, mon superviseur et moi en sommes arrivés à parler d’un texte que j’avais récemment lu à propos d’une question fondamentale s’il en est: “Etre soi”.

Il ne s’agissait pas du comment “être soi” mais plutôt d’évidences à propos de la façon de dire et de faire des choses qui vous correspondent, des comportements à propos desquels, vous comme moi, puissions nous retrouver. En parlant, je me suis rendu compte qu’il y avait un sujet à propos duquel beaucoup d’entre vous m’interpelliez. J’ai nomme, encore, ces 3 fameuses vidéos. Et de me rendre compte que quelque chose ne me correpondait pas.

Etre soiDepuis des années que je pratique la thérapie comportementale, je suis détenteur de petits secrets de fabrication pour vous aider à contrôler angoisse, ou traiter l’anxiété dont vous êtes victime. Ces protocoles de fabrication, comme j’aime à les appeler, donnent d’excellents résultats pour soigner l’angoisse de mort, traiter les angoisses nocturnes, contrôler les crise de panique ou encore assurer le traitement de l’angoisse matinale (et j’en passe).

D’aucuns m’ont expliqué qu’avec les éléments que j’avais en ma possession, je me devais les monétiser. Cela signifie gagner de l’argent en utilisant des outils adaptés. Ces outils sont ceux issus du marketing. J’ai donc travaillé avec des professionnels à ce sujet, mais j’avais toujours une impression très désagréable. L’impression que quelque chose ne me correspondait pas. Non pas que le marketing soit “sale” mais plutôt que je ne me retrouvais pas dans cette démarche.

Angoisses - Comment vaincre l'angoisse

Comment Contrôler Angoisse et Crise d’Angoisse Facilement – Cliquez sur l’image

Des mois durant, j’ai portant utilisé le marketing pour valoriser mes compétences et les partager avec vous. Durant toute cette période, je me suis senti mal à mon aise. Bien sur, il est normal de vendre ses compétences, d’en tirer profit, ne serait-ce que pour payer les factures (qui s’amoncellent encore et toujours). Parce que c’est bien la finalité de notre vie. Nous passons notre temps à payer un truc… Bien que j’en ai plus qu’assez d’être pris pour une tirelire, je passe sur ce sujet mais, j’y reviendrais… un jour…

J’en reviens donc au marketing et à mes compétences. Des mois durant donc, j’ai utilisé différents outils pour “percer” sur internet et faire connaître mes compétences. Les pro du web m’indiquaient régulièrement quels outils utiliser pour ce faire. Et je m’y employais presque comme un élève zélé. Mais, j’avais tout le temps une petite voix qui me disait: “Ce n’est pas toi, cela ne te correspond pas”. Et je faisais taire cette voix…

La finalité de l’utilisation de produits marketing consistait à réussir à commercialiser les programmes thérapeutiques en ligne que j’ai mis au point pour contrôler angoisse (TCC) comme bien d’autres problèmes émotionnels.

A ce sujet, je ne cache pas que je rencontre un certain succès d’estime. J’en profite d’ailleurs pour exprimer toute ma reconnaissance aux personnes qui m’ont fait et me font encore confiance. Mais, la petite voix me disait… Et puis, malgré tout j’ai continué à utiliser ces outils. Jusqu’à ce matin où ‘ai reçu un message d’une violence inouïe d’un monsieur qui m’écrit la chose suivante: “Vos procédés son infâmes”.

Contrôler l’angoisse – Un truc ahurissant

J’en reviens au texte que j’ai lu et étudié avec mon superviseur. Quand j’ai lu cet abstract, il m’est apparu comme une évidence que je ne pouvais pas continuer à faire ce que je faisais comme je le faisais. C’est comme si quelque chose m’avait sauté à la gueule ! (désolé pour cette vulgarité mais cela correspond exactement à ce que j’ai ressenti).

Je n’hésite pas à le dire. Même si j’ai bien conscience que cela va faire rire un certain nombres de gens qui ne me croiront sans doute pas, j’étais bouleversé. Et j’ai encore pris le temps d’ignorer ma petite voix intérieure jusqu’au moment où, enfin, je lui ai répondu: “Tu as raison. Je vais agir”.

Je détenais par devers moi un truc ahurissant. Une, ou plutôt plusieurs pépites. Or, je ne sais que trop que pour recevoir il faut donner. Or, j’avais le sentiment, très désagréable, de ne pas satisfaire à cette équation – partager pour recevoir – alors que d’aucun ont pris de leur temps pour me l’apprendre.

J’ai donc pris la décision de partager plus encore mes connaissances avec vous. Aujourd’hui, vous découvrez la première vidéo d’une série de 3 qui vont vous permettre de contrôler angoisse, et anxiété, dont vous êtes victime. Cette 1ère vidéo vous explique un mécanisme extra ordinaire qui voue empêche de contrôler angoisse ou crise Contrôler angoisses - Partagerd’angoisse.

Cette 1ère vidéo est suivie de deux autres vidéos (je vais essayer de les diffuser toutes très rapidement). La seconde vous explique comment utiliser l’exercice du pire (vous verrez c’est détonnant), et la 3ème est une extension de l’exercice du pire en cas de crise de panique par exemple.

Alors, faites vous plaisir ! Regardez encore et encore ces vidéos. N’hésitez pas à les partager avec les autres internautes ou, mieux, avec d’autres êtres humains.

Quant à moi, maintenant que j’ai pris cette décision – vous offrir mes connaissances thérapeutiques et les partager avec vous – je remarque que la petite voix s’est tue ou, plutôt que, maintenant, elle me regarde avec un sourire appuyé.

Maintenant, je crains que beaucoup d’entre vous ne me pardonnent pas mes erreurs d’appréciation. Je suis impuissant à changer positivement l’avis de certains d’entre vous. Pour autant, depuis ma décision, comme dirait l’un de mes amis, je cite: “Je me sens raccord!”. Dont acte.

Bien à vous.

P.S: si vous avez des commentaires ou avez besoin de précisions n’hésitez pas à me contacter ou à m’écrire. Je vous répondrais avec plaisir et aussi rapidement qu’il me sera possible.

Frédéric Arminot

Confiance en soi – Découvrez un truc tout simple…

Confiance en soi – Un truc tout simple pour avoir confiance en soi

Quel que soit l’âge que vous ayez, quelles qu’aient été – ou soient – vos expériences de vie, il vous est parfois difficile de vous se sentir en sécurité au point de vous affirmer sans difficultés – sans peurs – et ceci, quelles que soient les circonstances.

Avoir confiance en soi repose sur un schéma d’une simplicité déconcertante. Autant à propos de vos relations affectives, sentimentales, sociales ou encore professionnelles, la confiance en soi repose tout simplement sur un positionnement de comportement: enfant ou adulte.

Partant, la confiance en soi, est-ce un truc avec lequel nous naissons ou pas? Est-ce simple d’avoir confiance en soi? Cela nécessite t’il un long apprentissage? Est-ce parce-que vous souffrez d’anxiété sociale que vous êtes condamné à ne jamais avoir confiance en vous? Les ressources pour avoir confiance en soi sont-elles réservées à une élite? Comment estimer votre capital de confiance en vous?

Autant de questions auxquelles cet article à vocation à répondre.

La confiance en soi – Une question d’estime de soi

Chez la plupart des personnes qui me contactent ou pour que je réponde à leurs questions ou en consultation, il apparaît clairement que la confiance en soi a un lien avec l’image de soi. Suis-je belle, beau, intelligent, bien bâti(e). Ais-je de l’humour ou non, et j’en passe.

Autant de questions qui, si elles restent sans réponses positives, plongent les gens dans une abîme qui les empêche de montrer et revendiquer leur présence. C’est donc en fonction de l’image de soi qu’un être humain va ou non s’affirmer, prendre la place qu’il souhaite dans ce monde, prendre des risques, réussir ou échouer.

Il est évident que moins bonne est votre image de vous même, plus vous aurez de difficultés à marquer votre place dans quelque système que cela soit. Comment se fait-il que certaines personnes réussissent mieux que d’autres. Comment se fait-il que des hommes et des femmes sans être des canons de beauté arrivent à séduire des hommes et des femmes considérés – eux – comme des beautés?

Nul n’est besoin d’être grand clerc – de notaire – pour comprendre que moins vous vous aimerez, que plus vous rechercherez l’approbation des autres, et plus vous serez fragilisé, et plus vous aurez des difficultés, assumées ou pas, à avoir confiance en vous.

Faut-il être bien né pour avoir confiance en soi

Confiance en soiD’aucunes, parfois, me disent qu’il est facile d’avoir confiance en soi quand on naît dans une famille aisée, que l’on habite dans les beaux quartiers de sa ville, quand on a un beau métier, quand… quand… C’est faux ! C’est une erreur de base mais si fréquemment évoquée que je tiens à insister: il n’y a rien de plus faux que cette affirmation qui consiste à être convaincu que la confiance en soi est réservé aux hommes bien nés !

Je connais bien des gens dont on dit qu’ils ont tout et qui, pourtant, souffrent d’un considérable déficit de confiance en soi.

Il ne s’agit pas d’être bien né(e) pour savoir s’affirmer et prendre des risques. En fait, il est un élément des plus simples, mais aussi des plus compliqués, qui facilite la confiance en soi, c’est une question… d’amour.

L’amour des siens, l’amour de soi, l’amour inconditionnel. Plus vous aurez été bien aimé enfant, plus vous vous serez senti(e) en sécurité dans votre environnement familial et affectif, et plus vous serez doté d’un capital de confiance en soi conséquent en qualité d’adulte.

Confiance en soi et traitement de l'anxiété

Comment Retrouver Confiance En Soi et Ne Plus Souffrir de Troubles Anxieux – Cliquez sur l’image

L’argent, le lieu de vie, n’a donc rien à y voir ou, plus précisément, l’argent ne fait pas le bonheur comme le dit l’adage, tout au plus, l’argent participe, pour partie, à votre bien être mais c’est tout. En conséquence de quoi, nul n’est besoin d’appartenir à une élite pour avoir confiance en soi. Je connais bien des gens pour lesquels cette appartenance est un handicap plus qu’une chance.

Comment apprendre à avoir confiance en soi

D’aucuns pensent, ou sont convaincus, que la confiance en soi reposent non seulement sur ce qui est précédemment écrit mais mais aussi, et surtout, sur un long apprentissage. Seconde erreur !

Nul n’est besoin de suivre de longs et coûteux stages de développement personnel pour bénéficier de confiance en soi. il est certain que pour certains, il sera plus difficile de s’affirmer, de s’aimer, de prendre position, de marquer sa présence, mais, avoir confiance en soi est bien plus facile que vous ne le croyez.

La première clé vers la confiance en soi

Nous avons tous une histoire. Nous avons donc tous un passé. Celui-là même qui a participé à construire les schémas de notre personnalité.

En conséquence de quoi, il s’agit plus de savoir comment faire que pourquoi ce problème de confiance en soi et d’estime de soi existe. Partant, il suffit de se poser les bonnes questions de sorte à, comme j’aime à dire, faire la paix avec votre passé. Qu’entends-je par là?

Considérant la façon dont vous avons été aimé(e), nous aurons, à des degrés divers, des difficultés à nous affirmer dans certains domaines de notre vie. Dans tout ou partie des domaines de notre vie. Il s’agit donc d’identifier ce qui a pu vous poser problème enfant pour que ce qui fut un problème… n’en soit plus un.

De facto, de faire d’un problème une solution. C’est tout l’art de l’approche systémique de Palo Alto: contextualiser un problème pour vous apporter une solution qui vous soit dédiée. L’approche comportementale a fait ses preuves à ce sujet.

La seconde et ultime clé vers la confiance en soi

Une fois les freins identifiés, il va s’agir de créer une dynamique d’expérimentation. Ne vous inquiétez pas. Il ne s’agit pas de prendre le risque de dire, frontalement, à la voisine du dessus que vous l’e……. jusqu’à la dernière génération.

Cela n’ait d’aucune utilité et ne ferait que rajouter au problème. En ré agissant de la sorte vous seriez confronté à un retour de bâton de type, ressentiment, honte, incompréhension, voire pire mais, surtout, et encore, diamétralement opposé à l’effet escompté. En conséquence de quoi, votre image de vous même serait encore plus dépréciée et vous vous retrouveriez bien seul(e) devant l’expression stérile de votre colère. Vous en seriez quitte pour une dose conséquente de honte et de culpabilité.

De fait, quand vous voulez aborder un problème, il est totalement inutile, et vain, de l’aborder de façon directe. Seule une approche stratégique et progressive va vous aider. Il s’agit de prendre le problème par la bande, comme au billard français. A l’inverse, si vous attaquez le problème de front, vous allez générer plus de désordre qu’autre chose et vous en serez pour vos frais !

En sus de la première clé d’accès à la confiance en soi, il existe une seconde clé qui se suffira à elle même pour vous offrir tout ce que vous puissiez souhaiter.

Cette seconde et ultime clé, c’est le transfert d’un statut d’enfant qui n’ose s’affirmer à un statut d’adulte qui s’affirme dans toutes les circonstances qui vous tiennent à coeur d’une part, et à propos desquelles il vous apparaît fondateur de vous exprimer d’autre part.

Cette seconde clé, c’est un petit objet que vous allez utiliser d’une façon dite “transactionnelle”. Je vais prochainement publier un EBook à ce propos. Le contenu de ce livre sera de vous expliquer les mécanismes de votre résistance au changement et de vous expliquer comment utiliser, progressivement et stratégiquement, cet objet grâce à des méthodes d’expérimentation. C’est à dire, vivre, pas à pas, votre affirmation de vous même et progresser en ce sens de sorte à trouver l’équilibre qui vous convient.

La confiance en soi est un positionnement de vie bien plus simple qu’il n’y paraît

Comme vous l’aurez compris, vous disposez d’un capital naturel de confiance en vous. Votre difficulté ne réside pas dans son volume mais dans la façon dont vous osez ou non l’utiliser.

Par exemple, ce n’est pas parce que vous souffrez d’anxiété sociale ou de phobie sociale que vous êtes condamné à ne jamais avoir confiance en vous. L’anxiété n’est que le symptôme de votre problème de confiance, lequel s’exprime, par exemple, par votre peur d’être jugé, votre peur du regard des autres.

Votre problème, et sa solution, sont ailleurs de là où vous pensez qu’ils sont. C’est en découvrant leur mécanique que vous saurez comment faire. Je vais me faire un plaisir de vous le démontrer d’ici à quelques semaines à l’aide d’une série d’EBook dans une collection que j’ai pris plaisir à appeler: “Pour en finir avec…”.

C’et grâce à cela que vous découvrirez les mécanismes auto bloquants de la confiance en soi – une sorte d’auto sabotage – lié à des inhibitions répétées et, partant, comment les débloquer pour, enfin, vivre votre vie… comme vous en rêvez?

Pour vous, fini les angoisses ou les crises d’angoisses à l’idée de vous affirmer. D’une façon simple et pratique, et en quelques minutes seulement, vous découvrirez comment faciliter votre épanouissement personnel en prenant – vraiment – votre place dans votre vie. Imaginez donc que ce qui vous est proposé c’est de vous délier de votre inhibition pour accéder à… l’harmonie.

Intéressé(e)?

Anxiété - Confiance en soi

Comment Se Donner Les Moyens d’Avoir Confiance En Soi et s’Affirmer – Cliquez sur l’image

 

Frédéric Arminot