Gestion des conflits – Une question d’approche

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Gestion des conflits – Une méthode pragmatique

Définition du conflit

Le mot Conflit vient du Latin confligere ce qui signifie heurterLa gestion des conflits ne repose pas uniquement sur des méthodes liées aux apprentissages, soit le seul « savoir faire ».

Par désir d’appréhender les situations conflictuelles de façon adaptée, il est nécessaire de travailler les méthodes de communication verbale et non verbale, tout en prenant acte que chacun d’entre nous réagit en fonction de ses ressentis associés à nos personnalités respectives. La gestion des conflits nécessite un minimum de méthode.

Les conflits s’expriment le plus souvent à cause, ou grâce, à l’utilisation quasi automatique de modes comparatifs entre soi et l’autre (domaine cognitif): « Il est comme si, je suis comme cela par rapport à lui, à elle, ou l’inverse ».

Plutôt que de travailler à la gestion des conflits eux-mêmes, en termes techniques (cf. savoir faire), il s’agit de travailler sur soi, soit « savoir être ». La majeure partie du travail effectué est consacrée à cet aspect, l’autre au « savoir faire ».

Savoir être induit que l’on prend acte de la réalité de vos émotions (avant, pendant, après), et de ce qu’elles génèrent comme comportements ou attitudes. Comprendre les mécanismes de vos réponses liées à la gestion des conflits est tout autant essentiel que d’apprécier la qualité des contenus ainsi fournis. Vos réponses sont-elles adaptées ou non ? Par rapport à quoi? Par rapport à qui? Vous ne vous projetez pasvous agissez ici et maintenant.

Comment maitriser la gestion des conflits

Dans le cadre de la gestion des conflits, par une démarche personnelle accompagnée, il s’agit de préciser vos réactions affectives pour mieux en comprendre le sens, et leur éventuelle inadéquation. L’important tient en l’équilibre de vous même en qualité d’être humain, et en qualité d’être en fonction (moi affectif – moi fonctionnel).

Il s’agit donc de concevoir une attitude (réponse liée à une sollicitation) empreinte d’empathie consistant à accepter « l’autre » pour ce qu’il est, pour ce qu’il dit, pour ce qu’il fait, sans pour autant le juger par rapport à soi. C’est le lâcher prise. Concept éminemment important quant à la gestion des conflits.

Angoisses et gestion des conflits

Par la construction de la confiance en soi, par l’affirmation de soi (vous prenez acte de qui vous êtes en termes personnels et professionnels, de vos limites, de ce que vous acceptez ou non, vous n’avez pas peur de dire « non », il devient plus aisé d’accepter l’autre dans toute sa différence, en se recentrant sur l’essentiel, ce vers quoi, vous, en qualité d’acteur, « vous » souhaitez faire tendre l’autre. Une modification du comportement, une attitude adaptée aux règles en société, dans le respect de la Loi tant sociale que juridique, sans réagir soi, sur la foi de données morales vous garantit une gestion des conflits adaptée.

C’est à compter du moment où ce travail d’objectivation est réalisé qu’il devient plus facile de concevoir un processus d’actions par objectifs (cf. savoir faire) et, ainsi, pouvez envisager une gestion des conflits appropriée, c’est à dire avec une anxiété moindre voire inexistante.

Gestion des conflits – Analyser – Traiter la situation

Pour vous sécuriser (dire et faire sans se faire de mal), sans fuir vos responsabilités, « vous » faites le point de la réalité de la situation, et concevez des attitudes adaptées. Vous observez, analysez et traitez la situation à l’aide d’objectifs principaux, intermédiaires et de repli. En préalable, « vous » précisez les outils et moyens de satisfaction des objectifs. « Vous » prenez acte de mes modes de communication, et les adaptez, en conscience, à la situation, à vos objectifs de sorte à mettre de votre côté tous les outils d’une “bonne” gestion des conflits..

Ces objectifs favorisent l’objectivation quant aux acteurs de la situation conflictuelle; permettent d’évoluer dans un cadre réparateur, tout en ne vous assignant pas l’injonction – l’ordre – de réussir sans prendre en compte les conséquences de vos choix (cf. déni de la réalité, transfert de responsabilité « c’est pas moi, c’est l’autre »). Plus que de réussir, il s’agit d’essayer de satisfaire à la meilleure gestion des conflits possible.

« Vous » ne réagissez pas par rapport à l’autre, vous agissez en lien avec des objectifs donnés. »Vous » n’êtes pas affectif mais objectif. Vous n’êtes « ni hérisson ni paillasson »; « ni bourreau, ni victime »; vous tentez de concevoir une attitude qui permette à chacun d’être entendu et respecté pour ce qu’il est, pour ce qu’il dit, et non pour ce que vous voulez qu’il soit. Il ne vous appartient pas de faire changer l’autre, il vous appartient de changer, vous. Il est de votre responsabilité d’être auteur et acteur de vos choix.

Gestion des conflits et Confiance en soi

C’est en se centrant sur l’acceptation de ce que « vous » êtes, sur « votre » façon de concevoir les choses (cf. carte du monde), sur la réalité de vos émotions (personnalité – cognition) que « vous » pouvez lâcher prise quant à vos désirs ou votre volonté de faire changer l’autre et, ce faisant, accepter qu’il ne puisse modifier son attitude. Si violence ressentie ou vécue il y a, la contre violence n’est pas une réponse adaptée. Vous entendez, vous pratiquez l’écoute active, vous reformulez. Ceci est une autre technique dans le cadre de la gestion des conflits.

Vous ne faites pas une affaire personnelle de l’aboutissement d’un conflit. Je me permets d’insister quant à la nécessité impérieuse de ne pas faire de la gestion des conflits une affaire personnelle. Vous ne réagissez pas, vous agissez. Vous ne vous exprimez pas en termes punitifs (cf. comportement infantile), vous vous m’exprimez en termes responsables (cf. comportement adulte).

Tout cela, c’est le principe. Dans le cadre de changements, cela s’apprend grâce à La thérapie comportementale ou TCC. Si vous êtes intéressée par les techniques de gestion des conflits, n’hésitez pas à me contacter.

 

Frédéric Arminot