Angoisse au travail – Quelle solution à ce mal français

Angoisse au travail – Un mal français

Directeur d’une succursale d’une chaine d’hyper marché, Jean-Jacques a, une fois de plus, été muté. Prétendument pour relancer un hyper en perte de vitesse. Dans ce domaine, c’est plutôt ce monsieur de 44 ans qui semble en perte de vitesse et d’énergie. Et pour cause. Chaque soir, Jean-Jacques est victime d’angoisses nocturnes et, à chaque réveil, dangoisses matinales.

Jean-Jacques vient me consulter dans un état émotionnel que je mets plutôt sur le compte d’une depression, voire d’une anxiété généralisée. En y réfléchissant ensemble, grâce aux techniques issues de la thérapie comportementale, et plus particulièrement de l’approche systémique de Palo Alto, il s’avère que je me trompe. Jean-Jacques est victime d’angoisse au travail.

Définition de l’angoisse au travail

Quelle que soit la fonction que vous exercez, de l’employé au technicien, en passant par l’agent de maitrise ou le cadre, personne n’échappe à l’éventualité d’être angoissé pour des motifs personnels comme d’être victime d’angoisse au travail. Quand je parle d’angoisses, je pense aussi au stress.

L’un des symptômes les plus fréquents qui accompagne l’angoisse au travail, ce sont les angoisses nocturnes, voire les attaque de panique, et les angoisses matinale. Pourquoi?

Je vous rappelle que la définition de l’angoisse, ce qui vaut pour les angoissés du boulot. Il s’agit d’une peur projective, c’est à dire la peur de quelque chose dont vous ne savez rien, ou pas grand chose. Partant, pour des raisons quiAngoisse au travail relèvent de l’image que vous avez de vous, de l’image que vous avez des autres et de la peur du jugement, mais aussi du contexte et de l’environnement, vous pouvez craindre de ne pas avoir un comportement adapté face à une situation que vous redoutez. Cela vaut pour l’angoisse au travail.

En conséquence, à l’idée de ne pas savoir être ou de ne pas savoir faire, vos sens émotionnels vont vous alerter (sécrétion d’adrénaline). Cette sécrétion va ensuite générer de la sérotonine afin de vous permettre justement d’avoir un comportement qui permette une bonne gestion de l’évènement.

Cependant, si vous considérez que le contexte et l’environnement ne vous sont pas favorables, vous pouvez craindre que l’issue de la situation vous soit reprochée.

Vous allez donc, à une vitesse qui vous étonnerait vous même, vous poser tout un tas de questions à propos desquelles vous allez tenter de trouver des réponses pour apporter une solution à votre problème d’angoisse au travail, au déséquilibre perçu par vous. Et vous voudrez d’autant plus trouver une solution à cette angoisse au travail que vous avez besoin de vous enorgueillir d’avoir conçu cette solution. En effet, quoique de plus agréable que l’approbation des autres plutôt que la, seule, sienne propre?

Angoisse au travail – Des symptômes qui favorisent crise d’angoisse et trouble panique

Si vous êtes en recherche de reconnaissance, ou avez besoin d’approbation, c’est à dire d’être reconnu et apprécié, mais que vous êtes pris d’une crise d angoisse devant un problème soudain, vous savez que vous allez perdre votre objectif et avez donc bien des motifs d’être sujet à de l’angoisse au travail.

Solution angoisse

Comment Vaincre Vos Angoisses Au Travail Facilement et Rapidement – Pour le Savoir, Cliquez sur l’Image

Tant que vous n’aurez pas résolu l’adéquation problème = solution et que, partant, vous ne lâchez pas prise et en faites une affaire personnelle, il y a toutes les chances pour que vous soyez victimes d’angoisses, et à plus forte raison d’angoisses au boulot. Refusant de lâcher prise, vous allez être de plus en confronté à un stress, un état de tension, jusqu’à ce que vous sortiez de cette ornière. Moins vous y arriverez, plus vous essaierez. Dès lors, votre angoisse au travail ira croissant jusqu’à ce que, éventuellement, vous rentriez dans un processus de questions à propos de votre problème pour tenter de trouver des réponses qui vous sécurisent.

En ré agissant de la sorte, vous allez ouvrir la porte à des ruminations et autres pensées obsessionnelles qui peuvent vous amener jusqu’à un trouble panique. Vous pourrez essayer tout au long de cette journée d’enfer de mettre en place des processus d’évitement de l’angoisse au travailt, pour autant, les stress afférents seront omniprésents. Votre journée de travail, bien exténuante, finira bien par passer. Et là, vous allez rencontrer un autre problème.

En rentrant chez vous, sur le chemin comme à la maison, vous continuerez à penser à votre problème d’angoisse au travail. Vos humeurs en seront affectées tout comme vos relations avec vos proches. La soirée ira, bon an mal an, jusqu’au moment du coucher. Et vous continuerez à penser, ou plutôt à réfléchir à votre problème puisque vous ne lui aurez pas trouvé une solution qui vous permette de satisfaire votre objectif: avoir la paix, être fier de vous et d’autant plus fier, qu’éventuellement, vous serez félicité. Çà, c’est dans le meilleur des cas.

Dans le pire des cas, vous risquez d’avoir des problèmes d’endormissement au point que vous soyez obligé de prendre un médicament pour vous endormir. Ce qui ne retirera rien à votre crainte d’être victime d’angoisses nocturnes ou d’être pris de crise de panique en pleine nuit ce qui ne fera qu’aggraver votre stress et alimentera l’angoisse au travail du lendemain…

Passée une nuit cauchemardesque à vous demander comment faire pour régler votre problème d’angoisse au travail, c’est fatigué que vous vous éveillerez à cette nouvelle journée potentiellement problématique. Et c’est à ce moment, à celui du réveil, qu’il y aura bien des raisons pour que vous soyez pris d’angoisse matinale. Vous ne pourrez pas vous empêcher de penser à la difficulté à résoudre. Vous penserez à ce qu’il se passe et alors que vos pensées, accessoirement obsessionnelles, reprendront le dessus, c’est angoissé que vous repartirez travailler. Et la boucle sera bouclée. Bonjour l’angoisse au travail !

Cette nouvelle journée vous sera d’autant plus pénible qu’en admettant que vous résolviez vos tracas, pour autant, vous aurez toutes les raisons de cultiver une espèce de poire d’angoisse à l’idée d’un nouveau problème. Vos projections émotionnelles reprendront le dessus dans un cycle que vous aurez toutes les peines du monde à contrôler.

Tous les symptômes d’angoisse que je viens d’énumérer sont le quotidien de bien des gens. Pour autant, est-ce le quotidien de l’environnement professionnel classique ou est-ce un mal spécifiquement français cette angoisse au travail?

L’angoisse au travail – Un mal français?

Des années durant, travailler était une fierté. Grâce à vos activités professionnelles, vous satisfassiez votre rôle social. Vous produisiez des tâches et, ainsi, participiez à faire avancer une société à la fois professionnelle et sociale. Partant, vous consommiez et participiez au système. Les inter actions avec vos collègues de travail n’étaient pas toujours faciles mais, dans un cadre collectif, vous aviez votre place. Cette même place que vous ne vous posiez pas la question de savoir si vous alliez la perdre. Des années durant, le travail était un droit. Plus d’emploi un mardi, nouvel emploi le lendemain. Au moins, la peur de la perte d’emploi était moindre voire inexistante. Quand à l’angoisse au travail, ce concept n’était pas né.

La société a évolué, le système s’est modernisé. L’argent a pris une place de plus en plus importante. Tellement importante d’ailleurs que ce même argent a fini par reléguer l’homme, son meilleur soutien, à un rôle de faire valoir qui a participé à déshumaniser le système. Les années passant, l’emploi, votre boulot, s’est fait plus rare, voire carrément précaire.

Hier, vous étiez marié avec votre entreprise ou avec l’institution dans laquelle vous travailliez. Aujourd’hui, c’est un peu comme si le mariage avait glissé vers une forme de co location où chacun va tenter de tirer la couverture à soi. Seuls les profits comptent. Les profits industriels comme les profits personnels. D’aucuns vont jusqu’à se gonfler d’orgueil en expliquant comment et combien ils gagnent des fortunes, font des profits colossaux, en pariant sur laAngoisse et travail - Un mal français chute économique de la France comme d’autres pays, membres ou non de l’Union Européenne.

Comment ne pas être angoissé dans un tel environnement alors que votre situation, hier sécurisée, est aujourd’hui précaire. Le milieu de travail exige respect et loyauté alors que, très souvent, si ce n’est du fait de l’entreprise elle même, ce sont ceux qui réclament de tels comportements qui sont les premiers à ne pas y satisfaire.

Chacun fonctionne pour soi, créant ainsi un individualisme forcené dans lequel l’autre, le collègue, devient un ennemi potentiel.

François Mitterrand avait dit: “Après moi, il n’y aura que des comptables“. Quand j’y pense, cela me fait froid dans le dos. J’ai l’impression, si ce n’est la certitude, que c’est tellement vrai. Chaque emploi a un coût. Un coût comptable qui, du fait de sa charge (la masse salariale), rend nécessaire d’exiger plus en payant moins. Les places sont de plus en plus chères tout en étant de plus en plus précaires. Le système socio professionnel français semble vouloir évoluer d’une façon telle qu’il mute en une forme de société américaine où le travail s’est inscrit dans une précarité absolue.

Rien ne vous assure qu’en arrivant au boulot, vous ne serez pas viré et que, même sil la Loi vous protège, rien ni personne ne peut prétendre n’avoir jamais eu peur en arrivant d’être exclu dans le quart d’heure qui suit. Du fait de cette précarité, l’ambiance est devenue de plus en plus délétère et chacun pense et réagit pour soi et, parfois, en niant l’autre. Les femme set les enfants d’abord est devenue une considération du passé. N’y a t’il donc pas de raison de souffrir d’angoisse au travail?

Dans un tel climat, il devient difficile de se sécuriser et d’avoir confiance en soi. Les stress professionnels son très importants et les dégâts comme les risques psycho sociaux qu’ils génèrent s’imposent en masse. La précarité, voire la misère, s’installe, et, partant, la peur de tout perdre, est le quotidien de bien des gens. Le travail, l’emploi, est devenu denrée rare à tel point que certains sont convaincus qu’il leur est inaccessible.

D’aucuns ont fini par se convaincre que, dans un tel système, ils n’ont droit à rien ni à aucune place. Pour autant, la satisfaction de leurs besoins primaires est tout aussi vitale que celle des personnes qui ont une activité rémunérée. Convaincus que le système ne veut pas d’eux alors qu’ils veulent s’y trouver et consommer à la tour, comme  à leur guise, ils vont déposséder quelqu’un pour posséder à leur tour. L‘insécurité passera du milieu de travail à la rue, et de la rue au travail. Ainsi, notre société, dite moderne, semble avoir engendré une délinquance d’opportunité où, pire, plus violent est le larcin, moindre est le profit que l’on en retire.

L’angoisse au travail, comme dans bien d’autres environnements, s’est installée à un tel point qu’aujourd’hui, il m’arrive d’entendre qu’être angoissé est normal, que c’est l’évolution du système qui veut cela et qu’il est nécessaire de s’adapter. Oui, être angoissé, c’est être confronté à un processus de confrontation à la réalité avec la nécessité de s’y adapter. Mais jusqu’à quelle limite doit on supporter l’insupportable? Et pour que cela redevienne acceptable, vivable, encore faut-il que ce même système participe de façon équivalente au respect mutuel, et ne confonde pas pouvoir et autorité au nom du profit et de la rentabilité. L’angoisse au travail a encore de beaux jours devant elle.

C’est bien beau d’avoir un monde libéral mais, comme Karl Marx le disait, le système va crever de ce qu’il a lui même participé à engendrer. Cette progéniture est-elle un monstre?

Reconnaissance angoisse au travailRécemment, l’une de mes amies m’expliquait qu’alors qu’elle travaille dans la même entreprise depuis 14 ans, son responsable avait changé. Et, comme par hasard, du jour au lendemain, mon amie a fait l’objet de critiques acerbes et de mises en cause quant à la réalité de ses compétences.

Et mon amie de m’expliquer qu’alors que son époux, qui a le même âge que moi, avait perdu son emploi, elle sentait le sien fort menacé. Victimes d’angoisse au travail et de crises d’angoisses répétées, il lui a fallu en venir à consulter un médecin pour se faire prescrire des médicaments (anxiolytique et anti dépresseurs).

Mon amie passait des nuits affreuses à l’idée de retourner travailler et à la crainte d’être victime de trouble panique dans la journée. Avec le temps, elle a trouvé une solution pour se protéger.

Elle continue à prendre des médicaments qui l’ont aidé à retrouver une meilleure qualité de sommeil mais elle a aussi fait le choix de moins s’investir dans son boulot. Il y a peu de temps, elle m’a dit: “J’ai décidé de m’en foutre” (sic). Voilà un bel exemple de ce qui nourrit angoisses, anxiété et ressentiment.

A titre personnel, un tel comportement ne peut pas remporter mon adhésion. A titre professionnel, puisque j’en constate tous les jours les conséquences psychologiques, je regrette qu’il fasse le lit d’une relation épouvantable entre un salarié et le représentant de son employeur. Que veut-il cet employeur? Que le nouveau chef de service rentabilise l’emploi en exigeant plus? Qu’il rentabilise en minorant les compétences de ses salariés, ou en mettant en cause les compétences professionnelles acquises au long d’années de collaboration pour en obtenir plus au prix de… la peur, au prix de l’angoisse au travail?

Je crois, et constate tous les jours, combien le monde du travail souffre de plus en plus. Les gens vont mal, ils souffrent, et ont toutes les raisons d’être angoissés. Le système s’est précarisé et, dans un climat d’insécurité patent, il est de plus en plus difficile et compliqué, si ce n’est de se faire une place au soleil, du moins de conserver une activité professionnelle dans des conditions de travail et d’émotions optimales.

Dans un système tel que le nôtre où la reconnaissance passe par l’argent, l’argent amenant la sécurité, les deux étant de plus en aléatoires en termes de pérennité, quelles solutions trouver pour ne plus être victime d’angoisse au travail? Comment faire pour avoir de soi une image positive et ne plus avoir peur? Comment faire pour conserver un équilibre émotionnel satisfaisant entre son moi fonctionnel (vous dans votre emploi) et son moi affectif (vous dans votre vie personnelle) et ne pas privilégier l’un au détriment de l’autre? Comment faire pour gérer l’angoisse au travail et, partant, retrouver un équilibre émotionnel puisqu’il n’est pas normal, ni humain, de vivre dans un tel environnement, précaire et insècurisant.

Autant de questions auxquelles j’essaierai de répondre dans un prochain article:  “Comment gérer l’angoisse au travail, puisque, aujourd’hui, le monde du travail, comme les inter relations liées à votre emploi, ont évolué d’une telle façon que c’est comme si vous étiez sur un champ de bataille sans aucune formation militaire et sans armes pour combattre (pensez à la guerre 14-18). Le risque de stress est énorme et il me semble important que vous sachiez comment prendre soin de vous pour ne pas être victime d’angoisse au travail.

Souffrir de crise d'angoisse au travail - Comment faire

Comment Ne Plus Souffrir de Crise d’Angoisse Au Travail – Cliquez sur l’image

Frédéric Arminot

10 choses que les personnes souffrant d’anxiété ont assez d’entendre

10 choses que les personnes souffrant d’anxiété ont assez d’entendre

Personnes souffrant d’anxiété ont assez d’entendre Souffrir d’anxiété n’est pas chose aisée. Tous les jours, des millions de personnes du monde entier sont

Il est parfois de ces poncifs que les personnes souffrant d’anxiété sont fatigués d’entendre. Je vais faire le point sur ces phrases toutes faites qui sont assénées aux personnes victime d’anxiété ou d’anxiété généralisée et qui ne font qu’aggraver leurs émotions.

Partant, j’essaierai de vous expliquer par le menu quoi dire et comment dire à quelqu’un victime d’anxiété pour l’apaiser.

Les 10 phrases à proscrire en matière d’anxiété

10 choses pénibles au sujet de l'anxiété

Personnes souffrant d’anxiété

Autour de nous, nous avons toujours un certain nombre de personnes susceptibles de nous asséner leur vision des choses comme une vérité première.

Quand on les écoute, et à plus forte raison quand on est victime d’anxiété, on ne peut s’interdire de faire des comparaisons entre eux et nous, ce qui renforce un peu plus notre vision de notre propre anxiété.

C’est comme cela que des gens bien pensants, considèrent, sans doute, qu’en assénant leur vérité, ils vont aider les personnes qui soufrent d’anxiété.

Vous trouverez ci-dessous, une dizaine de ces poncifs qui génèrent le plus souvent le contraire de l’effet souhaité (sachant que ces mêmes idées toutes faites ne sont pas applicables qu’aux problèmes d’anxiété mais aussi à tout un tas d’autres problèmes dont une personne peut souffrir).

Tu dis souffrir d’anxiété – Il te suffit de ne pas y penser

Cela paraît si simple, surtout à la personne qui ne souffre pas de cette anxiété. C’est ce que j’appelle la phrase qui tue! Si c’était aussi simple, la personne victime d’anxiété se serait empressée de cesser de penser à son problème et l’aurait résolu avec une facilité déconcertante. De fait, il n’y aurait pas lieu de parler d’anxiété…

Tenir ce genre de propos repose, le plus souvent, sur l’incapacité et le déni de celui ou celle qui profère cette phrase et qui le renvoie à lui même et à son incapacité propre à gérer ses émotions.

Tu souffres d’anxiété parce que tu prends plaisir à te victimiser

Celle là, elle est pas mal! S’il est vrai que dans la problématique de l’anxiété, il y a une question à se poser à propos de la relation que la personne victime d’anxiété entretient au sujet et de ses émotions, et de sa difficulté à les gérer, il est certain que la personne qui souffre y prend rarement plaisir. Ou, en tous cas, pas de façon délibérée!

Tenir ce propos à quelqu’un qui souffre d’anxiété, c’est faire preuve d’une bêtise humaine conséquente et d’un manque d’empathie qui n’a d’égal que la phrase suivante.

Quelle anxiété – Etre toi, ce doit être une horreur

Effectivement. Souffrir d’anxiété est une horreur. Mais signifier à l’intéressé qu’il est un poids, c’est participer à le culpabiliser ce qui, bien évidemment, n’arrange rien. Entre lui renvoyer de lui une image méprisante, et le confronter à sa difficulté à gérer ses émotions, c’est l’ancrer plus encore dans une douleur dont il aimerait bien trouver les clés. De fait, la plupart des gens qui prononcent ce type de phrase sont celles là mêmes qui jouissent de les prononcer pour conserver d’elles mêmes une image positive en dépréciant l’autre qui, lui, n’arrive pas à traiter l’anxiété dont il est victime.

Traitement de l'anxiété

Si tu ne dramatisais pas tout, tu souffrirais moins d’anxiété

Là, le propos est très clair. C’est de ta faute si tu souffres d’anxiété. Dire une telle chose, c’est comme de dire aux victimes des récents attentats à Paris que c’est de leur faute si les terroristes leur ont tiré dessus! Cette petite phrase assassine participe, encore, à renvoyer de la personne souffrant d’anxiété, une mauvaise image d’elle même. Une fois de plus, nous pouvons nous inquiéter de ce qui motive certaines personnes à tenir de tels propos. Mais, je crois savoir de quoi il retourne. Elles cherchent à se rassurer sur leurs propres comportements.

Souffrir d’une telle anxiété, c’est ridicule

Quel beau poncif! Dans la même veine que les phrases précédentes, c’en est une de plus qui ne fait que renforcer la culpabilité. “Je souffre d’anxiété et ne me veut nullement ridicule, mais je me sens ridicule à dramatiser telle ou telle situation, c’est vrai. Nul n’est besoin de me le rappeler”.

Maintenant, peut-être que si vous souffrez d’anxiété, c’est que, malgré vous, vous avez accumulé tant d’émotions dont vous n’avez su que faire, puisque vous avez tenté de les contrôler, qu’aujourd’hui votre anxiété relève plus du traumatisme que du plaisir d’avoir mal.

Mais il n’est pas certain que les personnes qui vous disent que vous êtes ridicule soient capables de comprendre cette éventualité.

Tu n’as qu’à prendre sur toi pour gérer l’anxiété

On prend les mêmes et on recommence. Si tu souffres, c’est de ta faute! Comment font les autres, merde! Comment je fais moi? Tu n’as aucune volonté. Tu n’as pas un comportement adulte! Apprends à te comporter comme tel, enfin! Waouh, comme c’est violent de dire à quelqu’un qu’il n’a qu’à prendre sur lui pour traiter et gérer l’anxiété. Si c’était facile, cela se saurait.

Si tu ne voyais pas tout en noir, tu souffrirais moins d’anxiété

Ah, çà, la palisse aurait dit la même chose. Mais ne pensez-vous pas que la personne qui n’aspire qu’à vaincre l’anxiété dont elle est victime aimerait voir la vie en rose? Si elle avait plaisir à souffrir, éprouverait-elle le besoin d’être plus aisée, moins en stress? Voir les choses sous un angle négatif ne relève pas du plaisir à souffrir mais, le plus souvent, de quelque chose que l’on ne sait pas appréhender autrement. Et ce, dans la mesure où vous ne pouvez pas faire quelque chose qu’on ne vous a pas appris. Si, enfant, vous avez grandi dans un climat anxiogène, comment naturellement, voir les choses que vous ressentez de façon positive?

Qu’est-ce qui te rend si anxieux

Le plus souvent, il n’y a pas une chose en particulier qui justifie l’anxiété. L’anxiété, c’est un peu comme un état d’esprit, pour faire écho au chapitre précédent. Je peux me sentir empli d’anxiété à propos d’un sujet que d’aucun considérerait comme mineur. Tout peut être, potentiellement, un sujet d’anxiété. Et partager avec toi ce qui est un vecteur d’anxiété, c’est augmenter mon anxiété parce que c’est me faire craindre que tu juges mes propos. Et, cette peur là, celle d’être jugé, est un facteur d’anxiété!

Tu ne fais pas d’efforts, sinon tu souffrirais moins d’anxiété

J’ai bien compris que tout est de ma faute. J’ai bien assimilé que si je voyais les choses de façon plus positive, je ne souffrirais pas autant d’anxiété. J’ai aussi compris, que tu viens, une fois de plus, de me dire que je m’y prends mal. Si je écoute, je n’ai qu’à mieux m’y prendre et je souffrirais moins d’anxiété. Tu as raison et j’ai tort. Je sais. C’est comme cela et ce n’est pas près de changer puisque je ne fais rien de bien pour gérer mon anxiété.

Tout le monde souffre d’anxiété

J’ai bien compris que je m’y prends comme une brelle! Nul n’est besoin d’en rajouter. Les autres savent y faire, moi pas. D’ailleurs, puisque tu utilises la comparaison, je n’ai de cesse de me comparer aux autres . Et mon anxiété est d’autant plus vive que je me dis que, oui, beaucoup d’autres souffrent d’anxiété et que, eux, semblent s’en arranger. Je sais. Je suis un incapable. Merci de ton aide!


Frédéric Arminot

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Anxiété – Un jeu anti stress pour réduire l’anxiété

Anxiété – Un jeu anti stress pour réduire l’anxiété

Des chercheurs américains ont inventé un jeu basé sur l’identification de formes distinctes qui permet au joueur de réduire son anxiété. Des applications de ce jeu antistress, avec un accès en ligne ou mobile, sont envisagées.

Comme quoi l’anxiété est un vrai problème dans notre société. Le “truc” que je trouve effarant, c’est ce besoin de créer des jeux – des “je” – pour aider les personnes en souffrance.

J’ai parfois l’impression qu’il est toujours question d’aider les gens d’une façon déviée comme s’il était trop dur de les confronter à la réalité de leurs problèmes et, partant, de les inviter à le traiter de façon responsable. D’où le jeu, comme s’il s’agissait de rendre gaie une réalité douloureuse.

Un jeu anti stress pour réduire l'anxiété

Dans le même temps, n’oublions pas combien les jeux sont facteurs de stress et d’anxiété puisqu’il est toujours question de… gagner!

Avant toute chose, essayons de préciser ce que sont l’anxiété et le stress.

Comme vous le savez, vous trouverez dans ce blog, un somme d’articles qui je l’espère, vous éclaireront sur la définition du stress, et la définition de l’anxiété. Afin que les choses soient plus claires, je vais vous donner des précisions rapides tant à propos de l’un qu’à propos de l’autre.

Le stress est le fruit d’une succession d’émotions liées à des situations qui nous tendent. cela signifie que vous accumulez des émotions et que vous ne les évacuez pas, physiquement ou psychiquement, conformément à votre besoin pour retrouver l’équilibre. C’est ce que l’on appelle la spirale de la pression. Il y a autant de risques, voire de risques mortels, à être trop stressé ou insuffisamment stressé.

L’anxiété est la conséquence du stress. cela signifie une difficulté croissante à répondre aux stimules afférents à tous les domaines de votre vie. Partant, vous accumulez des émotions et leurs conséquences psycho physiques et, si vous ne les traitez pas de façon progressive, vous allez avoir de plus en plus de difficulté à gérer le stress. Cela signifie avoir de plus en plus de mal à respecter vos limites. Vous allez rentrer dans des peurs projectives, ou aurez peur par anticipation, avec la crainte récurrente de ne pas être à la hauteur, donc… d’échouer.

Le problème de l’anxiété repose donc sur la difficulté à identifier les sources de stress et, partant, à exprimer votre limite à ce propos en ayant une hygiène de vie adaptée à votre besoin. La seconde difficulté réside, elle, sur la pression sociale, affective, économique, à laquelle vous pouvez être confronté. L’homme est ainsi fait qu’il n’a de cesse de s’obliger à accomplir tel ou tel acte afin d’en obtenir une récompense, une approbation.

L’idée serait donc de prendre acte de vous, de votre environnement, de vos propres limites et, partant, de prendre soin de vous. Peut-être ce jeu vous aidera t’il à réduire votre stress, à traiter l’anxiété.

Traitement de l'anxiété

Soigner l’Anxiété de Façon Simple et Rapide – Cliquez sur l’image

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Frédéric Arminot

Burn out – Epuisement émotionnel et mal du siècle

Burn out – L’épuisement émotionnel est-il le nouveau mal du siècle

Une “épidémie”. Le docteur Baumann, médecin généraliste à Paris, a eu le temps de constater, en seize ans de travail sur la question, la progression du nombre de cas de burn out parmi ses patients. Aujourd’hui, il tire la sonnette d’alarme.

Comment en faire toujours plus pour souffrir plus. Peur, angoisse, anxiété. Le monde du travail est LE lieu au sein duquel se cristallise toutes les émotions mal négociées.

Peur de ne pas y arriver. Peur de ne pas être à la hauteur. Peur d’être licencié. Peur de ne plus avoir d’argent. Peur de tout un ats de choses que l’on essaie de contrôler, jusqu’à l’épuisement, jusqu’au burn out.

J’ai toujours dit que le stress au travail et, partant, son ami le burnout était savamment entretenu par un certain nombre de gens à leur profit.

Le coût social, économique, affectif, etc. du stress et de sa conséquence, le burnout, est effarant. Beaucoup de gens s’en moquent partant de l’idée qu’il y a un prix à toute chose, celui de la réussite.

Un mal du siècle - Le burn out

Burn out – Je me souviens…

Ainsi, je me souviens d’une femme, la quarantaine. Quand je l’ai rencontré, elle était pâle comme un linge. Elle semblait épuisée. J’ai pensé qu’elle souffrait de dépression. Je n’étais pas loin de cela, mais il s’agissait plutôt d’un burn out.

Elle m’explique qu’elle travaille depuis plus de 15 ans dans une administration. Elle occupe des fonctions importantes et a toujours eu à coeur d’accomplir sa tâche avec célérité, honnêteté et implication. Elle s’est d’ailleurs tellement impliquée que, une fois n’est pas coutume, elle y a laissé sa santé.

Pendant des années, elle a gravi les échelons au point de devenir une personne ressource incontournable au sein de son administration. Elle mettait un point d’honneur à être informée de tout ce qui pouvait se dire ou se faire dans le cadre de ses fonctions. Elle avait à coeur de toujours apporter les meilleures réponses qui puissent aider ses collaboratrices et collaborateurs à donner le meilleur d’eux mêmes, au profit des administrés.

Pour des raisons politiques, il était fréquent que, plus ou moins régulièrement, les têtes de pont changent, soient mutés, au titre d’une promotion ou d’une sanction (cela relève des mystères de l’administration).

Elle toujours essayé de s’adapter mais, confusément, s’est bien rendue compte que cela n’était pas sans conséquences sur son équilibre émotionnel. Insidieusement, le burn out s’est installé. Cette personne ne faisait que peu cas de son état de fatigue toute dévouée qu’elle était à son service, à son employeur.

Il y a de fortes présomptions pour que cette fonctionnaire ait été en recherche d’approbation. Pour autant, sa bonne volonté ne saurait être mise en cause. Profitant, de façon délibérée ou non, des ses compétences comme de son dévouement, bien des chefs de département ont loué, usé et abusé de sa présence comme de ses compétences.

Toujours disponible, toujours souriante, ne faisant que peu de ses angoisses nocturnes et encore moins de ses angoisse matinale, cette femme s’est donnée – j’écrirais bien offerte – jusqu’au burn out. Un matin, alors qu’elle se préparait pour partir travailler, elle s’est effondrée, tant physiquement que psychiquement.

Ce burn out qu’elle ressentait confusément a fini par lui sauter au visage, à tel point  qu’elle n’est, jusqu’à aujourd’hui, pas retourner travailler. C’est après bien des visites chez des psychiatres, après bien des prescriptions médicamenteuses que, de guerre lasse, elle me demande son aide pour éliminer son burn out et, surtout, pour l’aider à retrouver confiance et foi en elle.

Cette re construction prendra des mois. Aujourd’hui cette femme va beaucoup mieux mais le traumatisme généré par son burn out est toujours présent. Il lui faudra sans doute des mois ou des années avant de retrouver un équilibre satisfaisant bien qu’elle ait repris pied dans sa vie et qu’elle en soit devenue une actrice bien plus consciente.

Traitement du burnout - Traitement de l'anxiété

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Frédéric Arminot

Anxiété – Les benzodiazépines, une solution provisoire

Anxiété – Utiles contre l’anxiété, les benzodiazépines restent une solution temporaire

Anxiété - Haute Autorité de la Santé

La HAS vient de réévaluer les benzodiazépines dans le traitement de l’anxiété et a décidé de maintenir un intérêt thérapeutique important pour ces produits.

 

 

Je m’en voudrais d’être cruel, ou agressif, mais les professionnels de la santé mentale n’ont pas attendu les recommandations de la HAS pour comprendre et informer que les benzodiazépines ne sont pas une solution sur le long terme en ças d’anxiété. Et pourtant.

La France peut s’énorgueillir d’héberger plus de 3.5 millions de pharmaco dépendants, nous n’en sommes pas moins informés des dangers encourus du fait de prescriptions médicamenteuses inadaptés.

Prendre un “calmant” pour apaiser la douleur est un comportement bien légitime. Il convient que cela ne soit pas la seule et unique réponse, à plus forte raison quand il s’git d’angoisse, de crise d’angoisse ou d’anxiété.

Il est de coutume de prescrire des médocs “en cas de besoin”. Essayons de ne pas traduire par “autant de fois que j’en ai envie, quand j’en ai envie”.

Si j’en crois les recommandations de la HAS, l’intérêt des benzodiazépines est maintenu. Je le comprends au sens émotionnel du terme, mais il conviendrait que cela ne soit pas la seule et unique réponse. A moins qu’il soit clair – transparent – que cela profite aux laboratoires?

Labo ou pas labo, il n’en demeure pas moins que les benzodiazépines génèrent une forte accoutumance. Pas plus tard qu’hier, j’ai conversé avec un patient qui prend jusqu’à 12 comprimés de Lexomil ®, lequel comprimé est du Bromazépam.

Quand l’on sait combien ce comprimé sécable (en 4) est prescrit et combien il est utilisé de par le monde depuis sa mise sur le marché par les Laboratoires Roche en 1970, et quelle est sa forte dépendance, je me pose des questions quant aux professionnels de santé qui prescrivent sans attention particulière.

Alors, c’est bien gentil de dire qu’il faut prescrire avec parcimonie mais j’aimerais que les personnes de la HAS qui recommandent de moins utiliser les benzo, participent à éduquer personnels soignants et malades de sorte à ce que soient bien compris les dangers liés au Bromazépam.

Peut-être les “gens” de la HAS pourraient-ils inviter soignants et soignés à plus consulter des professionnels de l’approche comportementale. A moins que cela n’angoisse les intéressés puisqu’ils prendraient un risque prescription d’une part et le contrôle prescription d’autre part. Un peu comme les intellectuels de l’Education Nationale qui pondent les programmes pédagogiques sans que je sois certain que, dans leur réflexion, ils aient pris acte des contraintes pédagogiques liées au développement de nos charmantes têtes blondes…

Traitement de l'anxiété

Soigner l’Anxiété d’une Façon Naturelle, Simple et Rapide – Cliquez sur l’Image

Mais bon, c’est une autre histoire.

Source


Frédéric Arminot

Ruminations et pensées obsessionnelles

Ruminations – Pensées obsessionnelles – Découvrez comment y mettre un terme

Le présent article a pour vocation de vous offrir un petit exercice pour ne plus souffrir des ruminations ou des pensées obsessionnelles dont vous êtes victime.

En effet, les angoisses qui vous accablent sont rendues possibles grâce à des symptômes spécifiques comme ces ruminations qui deviennent des pensées obsessionnelles.

Comment des ruminations deviennent des pensées obsessionnelles

Quand une personne est victime d’angoisses ou de crises d’angoisses, cette même personne aura tendance à reprendre le contrôle de ses émotions donc de sa vie.

Pour ce faire, cette personne essaye d’envisager toutes les solutions à son problème. Afin d’envisager des solutions à ses angoisses de la façon la plus pratique et rapide possible, se met en place un jeu – un je – de questions réponses:

  • Vais-je y arriver
  • Que va t’il se passer
  • Que va t’il se passer si je fais ou dis ceci ou cela
  • Que risque t’il de se passer si j’agis comme ceci ou comme cela
  • Comment va t’il ou va t-elle réagir si je dis ou fais cela
  • Etc.

Ces questions, et toutes les autres, ont pour vocation de vous permettre de trouver le comportement le plus adapté par rapport à la vision d’angoisse que vous avez dans une situation donnée.

En ré agissant de la sorte, en cherchant des réponses factuelles, vous cherchez à vous sécuriser, ce qui est bien compréhensible. Plus simplement, vous essayez de vous adapter!

Et votre désir est si fort, que cela risque de générer des ruminations. Grâce aux autres articles du présent site, vous avez eu l’occasion de constater que plus vous voulez contrôler quelque chose qui vous échappe pire sera l’émotion d’angoisse. Imaginez que vous grimpez à une corde et qu’à un moment vous glissiez. Si vous vous retenez trop longtemps à la corde tout en glissant vous allez… vous brûler les mains. Avec les angoisses, c’est pareil.

Or, plus vous allez penser et réfléchir à imaginer des comportements qui vous sécurisent, plus vous allez imaginer des réponses pour vous sécuriser, moins vous allez en trouver et plus vous serez victime d’angoisses. Et plus vous ruminerez – on entend par ruminations, le fait de n’avoir de cesse de penser à quelque chose et en se posant tout un tas de questions pour s’assurer du meilleur comportement possible -, plus vous alimenterez vos ruminations donc, moins vous trouverez de réponses à vos questions et plus vos pensées deviendront obsessionnelles. Plus vous ne ferez que penser à l’objet de votre angoisse sans pouvoir, jamais, l’apaiser ou le contrôler.

Vaincre l'angoisse - Traiter les crises d'angoisses

Comment Contrôler Ruminations et Pensées Obsessionnelles en 2 minutes – Cliquez sur l’image

Vous nourrirez ce que l’on appelle un comportement compulsif: vous ne pourrez pas résister à la pression de l’envie de vous poser la question tout en perdant le contrôle et des questions… et des réponses qui, pourtant, ont vocation à vous sécuriser. Vous n’arriverez pas à trouver des réponses qui vous sécurisent et, partant, dans votre souci incontrôlé de sécurité, ne pourrez plus vous empêcher de vous questionner à propos de sujets qui ruinent votre santé psychique jusqu’à ce que vous trouviez une réponse sécurisante. Mais, malgré toute votre bonne volonté, ce comportement est voué à l’échec, et vous à une souffrance indicible. Vous évoluez en pleine ruminations.

Découvrez comment neutraliser vos ruminations et contrôler vos pensées obsessionnelles

Vous l’aurez donc compris, il ne sert à rien – si ce n’est à vous faire du mal – de vous poser toutes ces questions car, jamais, vous ne trouverez de réponses qui vous sécurisent. Les ruminations créent plus de problèmes que de solutions. Alors, comment faire?

C’est simple. Si votre question avait un sens elle aurait bénéficié d’une réponse intelligente qui aurait nécessité peu de temps de réflexion. Ce qui vous aurait d’autant plus sécurisé. D’autant plus encore, qu’une fois la réponse sécurisante formulée par vous, vous en auriez été satisfait(e) et vous n’auriez pas cherché plus loin. Oui, mais, voilà… vous n’arrivez pas à interrompre le cycle de vos ruminations.

Vous avez du remarquer que lorsque vous vous posiez une question, cette question était suivie de tout en tas de faisceau de réponses possibles. C’est le principe même des ruminations. Or, aucune de ces réponses ne vous satisfait vraiment, sinon vous le sauriez et ne seriez pas assailli par ce que je décris comme des ruminations à tendances “pensées obsessionnelles”. Ce qui est bien la preuve qu’il n’y a pas de réponse intelligente à une question qui n’a pas de sens.

Alors que faire?

Ruminations traitementA partir de maintenant, vous allez agir de la façon suivante. A chaque fois que vous sentez, ou savez, que vous allez instaurer un cycle de ruminations, que vous allez vous posez une question à propos de quelque sujet que ce soit et que ce sujet génère de l’angoisse chez vous, vous allez vous dire la chose suivante (à haute et intelligible voix):

“(Citez votre prénom), il n’y a pas de réponse intelligente à une question qui n’a pas de sens”.

En l’espèce, il s’agit de bloquer la réponse et non la question. Il est normal que vous vous posiez des questions. Mais comme vous cherchez une réponse sécurisante et que vous ne la trouvez pas, vous allez vous poser d’autres questions dont les nouvelles réponses ne vont pas, elles non plus, vous sécuriser et vous allez entrez dans un cycle obsessionnel. C’est donc cela qu’il s’agit de neutraliser. Ce sont ces ruminations qu’il faut stopper.

Malheureusement, il est à craindre que le seul fait de prononcer cette phrase soit insuffisant à mettre un terme à vos ruminations. Mais il y aune solution pour neutraliser les angoisses dont les symptômes sont ces ruminations et ces pensées obsessionnelles.

Pour satisfaire cette solution de la solution, je vous invite à vous acheter un petit carnet (genre Rhodia ou Moleskine). Un de ces petits carnets qui tiennent dans une poche sans vous encombrer.

Dès lors, dès qu’une question dont vous savez le contenu facteur d’angoisses vous travaille,quand vous savez rentrer dans des ruminations, vous saisissez votre carnet et écrivez la question anxiogène. Une fois la question écrite, vous écrivez toutes les réponses qui vous viennent à l’esprit. Ces réponses vont, sans nul doute, générer de nouvelles questions, ce qui participe à vos ruminations. Vous écrivez ces nouvelles questions qui, à leur tour vont générer de nouvelles réponses. Ces nouvelles réponses vont, à leur tour générer de nouvelles questions. Et ainsi de suite.

Vous réalisez cet exercice jusqu’à ce que vous vous sentiez plus apaisé(e). Jusqu’à ce que le flot de vos ruminations ait conséquemment diminué. Dès que le flot de questions qui vous angoisse revient, vous recommencez à écrire questions et réponses jusqu’à ce que vous vous sentiez plus calme, plus serein. Cela peut durer quelques heures ou quelques jours. Après cela, sera-ce le bien être? Il y a des chances…

Essayez. Vous verrez, c’est radical!

 

Frédéric Arminot

Comment vaincre l’anxiété généralisée

Anxiété généralisée – Comment un chef d’entreprise a pu vaincre son anxiété généralisée

Podcast – Audio

Ce jour là, je viens de mettre un terme à une consultation assez pénible. Une patiente, en larmes, n’en peut plus de souffrir de troubles anxieux. Nous venons de commencer son accompagnement personnalisé et, il semble que cela va lui être particulièrement difficile de lâcher prise avec certains de ses comportements. Je ne me sens nullement découragé, mais il va falloir que je sois inventif en matière de stratégie pour vaincre l’anxiété de cette femme qui n’a de cesse de tout faire pour contrôler son problème.

La consultation qui va suivre va m’en apprendre encore plus quant aux douleurs que l’être humain est capable de s’infliger pour ne pas courber l’échine. Sacha a 40 ans. C’est un bel homme, bronzé, sportif, d’une douceur étonnante. Non pas que les beaux sportifs soient des brutes, mais je suis simplement étonné de la douceur de cet homme dans ce monde de… brutes!

Chef d’entreprise accompli, Sacha gère la destinée de plusieurs entreprises dans des domaines d’activités très diverses. Il gère relativement peu de personnels mais ses activités, pour ce qu’il m’en dit, sont florissantes. Il me précise cependant qu’au contraire de ce qu’à pu dire un ancien président de la république ridiculisé récemment par Paris Match, il doit “travailler plus pour gagner plus” et non “travailler moins pour gagner plus“. A chacun sa vision des choses. Entre la manipulation et la réalité, il y a un abîme. N’est-ce pas monsieur l’ex président?

Quoiqu’il en soit, passées les présentations d’usage, je demande à Sacha de m’expliquer ce qui lui arrive. Et lui, de me présenter une liste de symptômes d’anxiété assez longue en plu d’être significative d’une anxiété généralisée.

Tous les domaines de sa vie sont impactées par cette anxiété généralisée. Professionnelle, familiale, émotionnelle, sociale, affective. Sacha m’explique que, des années durant, il a su s’impliquer dans la création de projets professionnels sans difficultés particulières. En fait, comme d’autres sont des lanceurs d’alertes, lui passe son temps à penser de nouveaux projets. C’est son truc.

Sacha est constamment en projet. Son objectif n’est pas nécessairement de gagner plus d’argent qu’il n’en gagne déjà. Non. Son plaisir c’est de créer un projet, de l’idée à l’aboutissement de l’idée. Créer, monter, structurer, donner vie. Cà, c’est son projet à Sacha, sa réalité.

Pour arriver à satisfaire ses projets, Sacha a manqué de vigilance quant aux symptômes d’anxiété qui l’ont travaillé avec le temps et qui justifient aujourd’hui l’anxiété généralisée dont il est victime. Parce-que cet entrepreneur a commis des erreurs, en toute bonne foi. Quelles sont ces erreurs qu’il a commises?

Anxiété généralisée – Les erreurs à ne pas commettre

Sacha a cumulé les symptômes. Stress, angoisses, crise d’angoisse, crise de panique, phobies diverses et… phobie d’impulsion. Voilà les symptômes que Sacha a cumulé en l’espace de 2 ans à force de lutter contre son problème. Mais quel était le problème de ce monsieur.

Gérant de plusieurs sociétés, père de famille divorcé, Sacha avait à affronter bien des situations qui nécessitaient sa présence. Ses employés le réclamaient, ses enfants le réclamaient aussi, et ses désirs d’expansion le sollicitaient tout autant.

Un matin, Sacha s’est rendu compte qu’il était déprimé. Il avait moins envie de bouger lui qui, nonobstant ses désirs de faire croître activités personnelles et projets professionnels, avait aussi grand plaisir à faire la fête. Voir des amis, voyager.

Anxiété généralisée - Les erreurs à ne pas commettre

Anxiété généralisée – Les erreurs à ne pas faire

Un matin donc, alors que la veille au soir il avait décliné une invitation pour se rendre à l’inauguration d’une nouvelle discothèque de type “Jetset” à Paris, il décide de sagement rester chez lui et de se reposer. Pour autant, il a toutes les peines du monde à s’endormir.

Sacha s’est couché “comme les poules” me dit-il, soit vers 22H30. Ses heures habituelles de coucher oscillent plutôt entre 2 et 4H du matin. Ensuite, il n’émerge que vers 10H et sa journée débute à 11H.

Ce soir là, il n’exprime aucun désir pour sa compagne alors qu’il me précise avoir, le plus souvent, “envie de” comme pour clore sa journée sur un bon moment. Là, rien!

Ce matin, alors que la veille au soir il a eu toutes les peines du monde à trouver le sommeil, il se sent chiffonné. Il a mal dormi et n’a aucune envie de sortir. Il tourne en rond chez lui puis, rapidement, sent des angoisses l’assaillir. Il ne comprend pas pourquoi et encore moins à quel sujet il se sent angoissé. C’est une angoisse diffuse de celle qui, plus généralement, vous annonce que vos stratégies d’évitements ont atteint leur limite et que ce à quoi vous tentez d’échapper est arrivé. L’anxiété généralisée.

 

Et cet entrepreneur de m’expliquer que ces symptômes d’anxiété généralisée se sont étendus à bien des domaines de sa vie. Non content de souffrir de troubles du sommeil, il se rend rapidement compte dans les heures et les jours qui vont suivre qu’il a de plus en plus de mal à conduire sa voiture, non pas en ville, mais sur des voies rapides.

Traitement de l'anxiété généralisée

Traiter l’Anxiété Généralisée de Façon Simple et Définitive – Cliquez sur l’image

De la même façon, il n’arrive plus à marcher seul dans la rue. Il me dit penser souffrir d’angoisse de mort. Admettons. Ce qui me fait lui demander ce qu’il fait, ou a fait, pour essayer de juguler de tels symptômes quand il y est confronté. C’est là que j’entends une litanie d’erreurs commises en toute bonne foi. Erreurs qui ont entretenu voir aggravé son anxiété généralisée.

Anxiété généralisée – Lâchez le contrôle

Pour être bref, à chaque fois que cet entrepreneur a été confronté à ses symptômes d’anxiété généralisée, il a tout fait pour ne pas se laisser envahir par eux, pour les contrôler. Par exemple, il a bu – un peu – quand il devait prendre le volant sur des voies rapides. Il s’est aussi forcé à marcher seul dans la rue non sans être équipé d’une bouteille d’eau pour lui enlever sa pomme d’angoisse qui lui bloquait parfois la gorge. Il s’est aussi forcé à sortir le soir alors qu’il se sentait fatigué, histoire de se prouver qu’il tenait encore la distance. Il a aussi pris un peu de cocaïne, de temps en temps mais, dit-il, c’est pas mon truc. Ah…

Et puis, cerise sur le gâteau, il a créé un nouveau projet professionnel pensant que ses activités habituelles ronronnaient et qu’il avait besoin d’excitation. Alors, il a monté une nouvelle société pour structurer ce projet, le rêve de sa vie (dixit). Sans doute. A ceci près que c’est ce projet qui a accéléré l’anxiété généralisée de ce monsieur et a justifié qu’au bout du rouleau, il me contacte pour l’aider à s’en sortir.

Anxiété généralisée – Comment traiter l’anxiété généralisée de cet entrepreneur

Quand Sacha a pris contact avec moi, il en était à ne plus pouvoir conduire, à ne plus être capable de sortir de chez lui. Il n’arrivait plus à faire du sport, lui qui attache tant d’importance à sa condition physique. Il était victime de troubles de l’endormissement et, parfois, d’angoisse nocturne. Il se sentait déprimé, n’avait pas goût à grand chose et, partant, pensait souffrir de dépression. Sa relation sentimentale battait de l’aile, et il avait toutes les peines du monde à se comporter comme un père présent avec ses enfants.

En un mot comme en cent, les choses allaient plutôt mal pour lui alors que, comme diraient tout un tas de gens “il avait tout pour réussir”. Oui, peut-être, mais il y a quelque chose à propos de laquelle Sacha avait cruellement manqué d’honnêteté.

Il y’a près de 2 ans, Sacha a souhaité accomplir le “rêve de sa vie”. Il a monté un projet professionnel qui lui tenait à coeur depuis toujours. Un peu son bâton de maréchal, l’idée étant de rentabiliser cette affaire là, comme les autres, puis de vendre le tout. Ensuite, il dit, non sans humour, envisager de vivre de ses rentes. Ce que je ne crois pas.

Toujours est-il que pendant plus d’un an, alors qu’il est victime de symptômes d’anxiété généralisée, Sacha déploie toutes ses compétences pour créer le projet professionnel de sa vie. Investisseurs, banques, recherche d’un local approprié, recherche de compétences diverses (salariés), Ce chef d’entreprise se démène, et le résultat sera d’ailleurs à la hauteur de son investissement tant personnel que professionnel. A ceci près que ses symptômes d’anxiété généralisée s’aggravent et que c’est comme cela qu’un jour, il me contactera, émotionnellement exsangue alors que son projet, devenu réalité, n’aura plus aucun sens pour lui.

Anxiété généralisée – Comment je me suis trompé dans mon évaluation

Sacha est très gentil mais le problème c’est que je n’arrive pas à comprendre le mécanisme de son problème. J’ai beau appliquer toutes les règles de contextualisation associée à l’approche comportementale de Palo Alto que j’utilise depuis plus de 20 ans que je pratique le coaching comportemental, quelque chose m’échappe.

Par exemple, alors que je demande à Sacha de faire un exercice très spécifique pour traiter ses phobies d’impulsions comme ses angoisses matinales, rien n’y fait. Je suis en échec. Nous faisons régulièrement le point. Les symptômes d’anxiété généralisée ne semblent pas évoluer d’un pouce.

A l’occasion, j’apprends qu’il continue à consommer de la coke voire à boire un petit coup. Il continue à avoir une vie de forcené, passant le plus clair de son temps à peu ou mal dormir et, le reste du temps, se passe à être présent et gérer sa nouvelle entreprise, son fameux rêve devenu réalité.

Régulièrement, nous nous entretenons à propos des ses symptômes d’anxiété généralisée. Si parfois, ces symptômes semblent vouloir bouger positivement, il y a toujours quelque chose qui nous fait retourner à la case départ, voire pire. J’ai beau explorer le problème dans tous les sens, rien ne n’améliore de façon significative  l’anxiété généralisée alors qu’avec la stratégie comportementale que j’emploie, cela aurait du fléchir d’au moins 50% en moins de 8 à 10 jours. S’il y a de petites améliorations, il n’y a rien de bien significatif.

Passé 15 jours, je propose à Sacha de faire comme chez les flics au cours d’un interrogatoire: “On reprend tout depuis le début”. “Nom, prénom, âge et qualité…”. Je plaisante.

Donc, Sacha et moi, conceptualisons de nouveau son problème. Cela signifie que nous passerons deux heures à reprendre point par point, chaque élément constitutif de son anxiété généralisée. Cela se résume en un nombre important de questions car, pour moi, coach comportemental, comprendre est vital pour mieux préciser une stratégie d’intervention, c’est à dire mettre en oeuvre les outils et les moyens pour neutraliser cette anxiété généralisée.

A un moment au cours de la phase de questionnement, je me rends compte que si Sacha veut faire tout ce qu’il faut pour aller mieux, il y’a un petit truc que je n’avais pas décelé, du moins pas avec autant de force.

Sacha, du fait des ses activités comme de ses habitudes de vie, a l’habitude de s’attacher la collaboration exclusive, et pour un temps, de professionnels divers. Coach sportif, consultant financier, etc. Il en a les moyens financiers, et c’est aussi comme cela qu’il a réussi. Il sait s’entourer de compétences externes. Il sait ce que sont ses propres limites fonctionnelles, ce que l’on appelle le “seuil de Peter”.

C’est pour cette même raison que Sacha a fait appel à mes compétences de coach comportemental. Ce faisant, je comprends que ce que Sacha recherche avant tout, ce ne sont pas seulement des exercices pour traiter l’anxiété généralisée dont il souffre mais plutôt – surtout ? – un programme spécifique. En fait, ce que veut Sacha, ce n’est pas que j’applique une stratégie comportementale pour vaincre l’anxiété, c’est un… plan d’action.

Comment traiter l'anxiété généraliséeA ce moment là, ce que je comprends, c’est que Sacha, s’il a bien suivi les prescriptions comportementales que je lui ai communiqué, il résiste d’une certaine façon puisqu’il a l’impression que ce que je lui ai demandé de faire ne lui est pas précisément attaché. Ce qu’il aimerait, c’est que je lui fasse une sorte de plan d’action. Un plan rien que pour lui où il lui soit précisé ce qu’il doit faire et comment il doit se comporter, chaque our, face à telle ou telle situation.

Je ne vous cache pas mon étonnement car c’est, pour moi, un peu comme si je lui donnais une feuille de route. Or, mon travail consiste à vous permettre de retrouver votre autonomie,  pas à suivre une feuille de route. Je suis coach pas officier d’active.

Anxiété généralisée – Un plan d’action très personnalisé

Alors que j’expose mon étonnement à Sacha, je le vois se décomposer. Il prend mes interrogations pour un refus. Mais, je m’en voudrais d’être obstiné quant au traitement de l’anxiété généralisée de ce chef d’entreprise. Alors, nous décidons de pointer, pour chaque jour, toutes les situations, si minimes soient-elles, et face auxquelles il se retrouve en difficulté.

Pour chaque point, les angoisses dans la rue, la boule d’angoisse dans la gorge, son manque d’appétit sexuel, ses symptômes de dépression, son anxiété généralisée, ses angoisses matinales, ses troubles du sommeil, et j’en passe, je lui fait un tableau très très précis. Un peu comme si je lui dressais un tableau alimentaire pour l’aider à avoir la meilleure hygiène alimentaire possible. Le tout concocté avec des objectifs à court, moyen et long terme.

Ce travail m’aura pris beaucoup de temps mais, quand je vois les résultats, je ne peux que constater que Sacha avait raison et moi tort. Bien que j’ai la prétention de toujours respecter la vision du monde de mes patients, force m’est de constater que j’avais manqué d’à propos au sujet de l’anxiété généralisée de ce monsieur.

Il avait besoin d’être dans la même dynamique et la même relation que celle qui l’entretient avec toutes les compétences externes qu’il utilise depuis des années. En conséquence, force m’a été de constater qu’à tellement vouloir aider Sacha, je passais à côté de l’essentiel pour qu’il ne souffre plus d’anxiété généralisée, laquelle correspondait à la somme accumulée de symptômes divers installés avec le temps.

Le tir a donc été rectifié ce qui, soit dit en passant, s’appelle de la cybernétique en approche comportementale. Régulièrement, Sacha et moi faisions le point. Au bout d’un mois, Sacha avait repris une vie normale, ou du moins considérée comme telle par lui. Ses symptômes d’anxiété généralisée avait très conséquemment diminué. Il respectait scrupuleusement le plan d’action que je lui avait préparé pour vaincre l’anxiété généralisée. Il était heureux comme cela. Cela correspondait à son attente. Nous avions gagné!

Moralité: “Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple?”

Anxiété - Confiance en soi

Soigner l’Anxiété Généralisée et Retrouver Confiance en Soi – Pour découvrir Comment Cliquez sur l’image

 

Frédéric Arminot

Burn out – Définition et contexte du burnout

Burn out – Définition et contexte du burnout

D’après une étude récente publiée dans Nice Matin, 12 % de la population française, soit 3,2 millions de personnes actives sont victimes de burn out, communément appelé épuisement professionnel.

Si de tels chiffres donnent le tournis, ils sont les fruits d’une crise du travail où, vraisemblablement, il est demandé toujours plus à une personne, laquelle, par souci de s’investir ou par désir de bien faire, ne respecte pas ses limites tant psychiques que physiques.

De façon croissante, si j’en crois l’expérience de mes consultations au cabinet, de plus en plus de salariés se voient intimer l’ordre sourd d’accomplir les tâches de plusieurs personnes à elle seule.

Alors que le travail idéal auquel Karl Marx a maintes fois fait allusion, cet emploi idéal où l’accomplissement de soi, le sens de son action professionnelle et le désir et le plaisir induits par la reconnaissance – et pas seulement par mâle salaire -, semble devenu une très très vague idée de l’esprit. Ce même esprit taraudé par une réalité qui veut que l’on perde sa vie à la gagner…

Je m’en voudrais de jouer les rabat joie, et de dresser un tableau noir de la situation professionnelle en France comme dans la plupart des pays industrialisés. Pour autant, la réalité est bien celle là, qui nous précise combien les peurs sociales, économiques, professionnelles font le lit de risques psycho sociaux croissants.

Dans cet article, je vais essayer de vous donner une définition du burn out et commencer à vous expliquer comment l’identifier. Dans une second article, à venir, j’essaierai de vous expliquer comment traiter le burn out.

Le burn out – Définition

Le burn out, ou épuisement professionnel se caractérise par un épuisement psychique et physique avec une incapacité renouvelée de rassembler de l’énergie pour se ressourcer. De fait, la personne victime d’un burn out éprouve toutes les difficultés à récupérer tant de sa fatigue physique qu’intellectuelle.

Le symptômes de cet épuisement professionnel – burn out – s’exprime au travers d’un certain nombre de douleurs physiques (mal de dos, douleurs articulaires, troubles digestifs, maux de tête, migraine, etc.) et aussi psychiques (tristesse, anxiété, stress, angoisse, crise de panique, symptômes dépressifs).

La personnes victime de burn out ne prend acte que très tardivement de son problème d’épuisement, toute qu’elle est consacrée, dans sa logique, à performer d’une part et à contrôler son comportement de sorte à ne pas se laisser aller d’autre part.

Les personnes victimes de burn out sont donc, assez souvent, bourreaux et victimes!

Comment identifier un burn out

J’ai le souvenir d’une patiente, cadre dans un institution publique, qui est venue me consulter il y a quelques mois. En arrêt de travail depuis 2 mois, elle avait perdu le sommeil, était victime de ruminations et passait son temps à exprimer son manque d’estime vis à vis d’elle même car elle n’avait pas su contrôler son problème.

Au cours de notre première consultation, j’ai demandé à cette jeune femme de m’expliquer les circonstances qui avait faites qu’un syndrome de burn out ait été diagnostiqué.

Ce que je vais entendre et découvrir est le cas typique du burn out. Effectivement, Cécile semble comme amorphe, épuisée. Elle a du mal à aligner des mots dans une phrase complète. Elle a le teint assez pâle, ses mains tremblent. Elle peine à se déplacer et n’entend d’ailleurs pas aller dehors seule. Son compagnon est venu avec elle, et Cécile tient absolument à ce qu’il soit présent pendant cette consultation.

Comment identifier un burn outCécile m’explique qu’elle occupe des fonctions d’encadrement dans une institution. Elle occupe son poste depuis plusieurs années et sa carrière semble s’être déroulée sans problèmes apparents jusqu’à ce que…

Il ya 4 ans, Cécile a été pressentie pour occuper de nouvelles fonctions. La fiche de poste a été présentée à cette femme qui, après en avoir parlé avec son époux, a accepté la mission. Il s’agissait d’un poste que Cécile convoitait depuis longtemps. Jusque là, tout va bien. Cette patiente est heureuse de sa promotion qu’elle estime être la juste récompense de son investissement auprès de son employeur.

Rapidement, sur la foi d’une notre interne – confidentielle -, les missions de Cécile sont modifiées. Bien que je ne sois pas compétent, il n’est pas impossible que les termes du contrat de travail en ont été modifiés de façon substantielle mais je ne peux l’affirmer. Cécile prend acte de ces nouvelles données. Pour ne pas dire qu’elle les accepte sans mot dire un peu comme un locataire signe le bail d’un appartement “en l’état” parce que vu l’état du marché de la location immobilière et les difficultés à se loger, mieux vaut se taire, on parlera après. La peur fait son entrée dans la vie de Cécile.

Très rapidement, Cécile se voit responsable d’un certain nombre d’objectifs à satisfaire. Les réunions se succèdent, Cécile essaie de rester au plus près de sa mission mais, rapidement, elle sent qu’elle perd pied.

Traitement du burnout

Une Solution Simple et Rapide au Burnout – Cliquez sur l’image

Burn out – Des symptômes contrôlés

La direction régionale lui demande à plusieurs reprises de faire le point, de lui présenter les outils et moyens de ses objectifs. Il lui est – à voix cachée – demandé de faire pression respectueuse sur ses subordonnés pour que les objectifs soient atteints.

Oui, mais ces objectifs n’ont pas nécessairement à voir avec la fonction que Cécile avait accepté en son temps. Cécile ne veut pas courber l’échine et encore moins exprimer – ou montrer – ses difficultés. Elle commence par angoisser au sein même de son bureau. Puis chez elle, puis tout le temps.

Elle commence à avoir peur d’animer des réunions, peur de ne pouvoir s’affirmer devant ses subordonnés lesquels sont parfois mécontents des tâches qui leur sont imposées.

Burn out symptomesCécile remarque qu’elle est angoissée le matin au réveil comme au coucher. Il lui arrive des faire des angoisses nocturnes. Son appétit commence à décliner et son appétit pour la vie aussi, de façon sournoise.

Cette patiente m’expliquera qu’elle se refusait à ne pas se contrôler. Elle avait accepté cette fonction et n’entendait nullement y déroger. Elle avait bien pris acte de l’émergence d’un certain nombre de symptômes physiques et psychiques, mais essayait de se rassurer.

Les mois et les années passent. Trois années au cours desquelles Cécile subira émotionnellement l’insupportable, s’enjoignant de ne pas fuir ses engagements. Après s’être longtemps reprochée de ne pas savoir tenir la distance, après s’être longtemps sentie coupable de ne pas savoir faire face, Cécile a été confrontée à des symptômes de burn out de plus en plus difficiles à contrôler.

Aux troubles du sommeil, ont succédé de l’irritabilité, de plus en plus de difficulté à assumer les réunions, une peur récurrente de parler en public. Cécile consulte son médecin traitant qui lui parle de stress et lui prescrit des médicaments.

Cécile commence à retrouver le sommeil tout en remarquant que ses angoisses matinales perdurent. De façon insidieuse, le burn out a pris ses quartiers et n’a nullement l’intention de lâcher la rampe. Ce qui est aussi le cas de cette femme qui refuse de prendre acte de ses symptômes au nom de son engagement et à celui que ses subordonnés qui, eux, supportent !

Le diagnostic du burn out

Last but not least, un jour, Cécile pleure au bureau. Ce n’est pas la première fois mais, cette fois-ci, ses émotions la débordent et elle est incapable de les préciser et encore moins de se comporter, à son sens, de façon adaptée.

Son mari vient la chercher. Ils prennent rendez-vous avec une psychiatre qui posera le diagnostic de burn out. Cécile est fortement décontenancée, elle qui mettait un point d’honneur à exiger le meilleur d’elle même tout en étant très attachée au bien être des personnes mises sous sa responsabilité.

Diagnostic burn outCécile est insatisfaite de ses entretiens avec la psychiatre, laquelle ne répond que par force médicament. En me consultant, Cécile va se rendre compte que si elle n’est pas responsable de ce dont elle est victime, elle est responsable du changement à venir.

Très rapidement, aux quasi prémisses de son suivi thérapeutique, Cécile va prendre acte qu’elle semble avoir des problèmes, à la fois pour identifier ses émotions, mais aussi pour les exprimer et, partant, pour exprimer ses propres limites (fonctionnelles et affectives).

C’est au terme de quelques semaines que Cécile reprendra un peu plus confiance en elle au point qu’elle réussira à ce que son problème de burn out soit reconnu comme maladie professionnelle et son employeur rendu responsable.

Forte de cette bien difficile reconnaissance, Cécile a pu s’affirmer auprès de la DRH de l’institution et requérir un poste plus adapté à sa vision des choses. Cécile envisage d retourner travailler prochainement. Je lui ai suggéré de prendre son temps…

C’est ainsi que cette femme se rendra compte comment et pourquoi elle n’avait pas voulu entendre l’expression de ses limites corporelles et mentales. Partant, elle se sera donné les moyens de retrouver d’elle une image positive.

C’est un autre sujet dont je vous parlerais dans un prochain article.

 

Frédéric Arminot

La phobie d’impulsion

Phobie d’impulsion

C’est une jeune femme d’une douceur extra ordinaire. Elle semble effacée, si discrète que j’ai l’impression qu’elle a comme peur de me déranger. Je lui trouve le visage fatigué. Elle semble sortie d’une nuit de sommeil agitée. Elle tremble un peu, à la voix mal assurée. Elle semble s’asseoir avec difficultés, comme si, encore une fois, elle avait peur de déranger ou… de mal faire. J’ai l’impression de recevoir quelqu’un à mon cabinet de thérapie comportementale qui serait rempli de honte et de culpabilité. Je découvrirais que c’est le cas. Madeleine s’en veut terriblement. Elle souffre d’une phobie très particulière. Elle souffre de phobie d’impulsion.

Définition de la phobie d’impulsion

Dans cette appellation, deux mots apparaissent:

  1. Phobie
  2. Pulsion

Comme vous l’aurez compris, une phobie est une peur, une angoisse. Peur de souffrir de quelque chose dont on n’a pas nécessairement idée. En effet, l angoisse est le plus souvent liée à un évènement que l’on redoute ou à une situation que l’on craint sans que l’on ne sache précisément ni pourquoi, ni comment. Ce type de stress est donc la conséquence d’une perception irrationnelle qu’il est très difficile de contrôler: la phobie d’impulsion.

La pulsion repose sur un désir, une nécessité impérieuse que l’on a toutes les peines du monde à maitriser. Nous avons tous des pulsions dans tous les domaines de notre vie. Au risque de vous choquer, nous pouvons tous avoir des envies de meurtre à ceci près qu’il nous appartient de les contrôler ! Dans l’idée de pulsion, et par extension de phobie d’impulsion, s’opposent deux phénomènes: un désir ardent et la maitrise du passage à l’acte. Entre les deux, il peut donc y avoir un fossé ou un seul… geste…

Phobie d'impulsion

Phobie d’Impulsion – Une Solution Simple et Rapide – Cliquez sur l’image

La phobie d’impulsion résulte donc d’une envie irrépressible, ou très difficilement contenue du désir d’un passage à l’acte dont on sait qu’il est grave, au sens de ses conséquences. La phobie d’impulsion résulte donc de ce désir pulsionnel associé à la peur du passage à l’acte. Sachant que la phobie d’impulsion est plus généralement orientée vers des personnes pour lesquelles nous éprouvons des sentiments nobles et positifs, comme, par exemple, l’amour.

La phobie d’impulsion – Le désir irrépressible de faire du mal

Phobie d'impC’est ce dont souffre Madeleine. Elles est victime d’une phobie d’impulsion dans la mesure où elle ressent une peur terrible à l’évocation mentale de son désir soudain, d’étouffer son enfant. A phobie d’impulsion ne fait pas d’elle une meurtrière mais plus quelqu’un qui, affectée de confusions mentales, transfère son mal être, voire sa colère, vers une tierce personne.

Un tel acte, s’il devenait réalité, aurait pour effet, ou conséquence, de montrer à Madeleine qu’elle est une mauvaise personne puisqu’elle fait, ou ferait, du mal à l’être qu’elle chérit le plus: son enfant.

La phobie d’impulsion n’est pas exclusivement dirigée sur les autres. Elle peut être axée sur la peur de se faire du mal à soi. Dans tous les cas, il est important de comprendre que la phobie d’impulsion est un désir très difficilement contrôlé qui renvoie à la personne qui en est affectée une image très dévalorisée. Comme si l’intéressée cherchait à se prouver par un passage à l’acte qu’elle ne vaut rien ni n’est acteur de bien pour personne. En bref, qu’elle est un vrai danger public !

La phobie d’impulsion – Une angoisse permanente

Madeleine m’explique qu’elle passe des nuits douloureuses. Elle souffre de trouble de l’endormissement, fait souvent des crises de panique nocturnes. Il lui arrive même de passer des nuits blanches.

Au cours de ses nuits, cette jeune femme n’a de cesse de se poser mille et une question quant à la façon dont elle pourrait éviter le pire. De la même manière, et dans les mêmes conditions, elle ne cesse se poser la question de savoir comment elle en est arrivée là. Comment et pourquoi est-elle victime de phobie d’impulsion. Autant de questions sans réponse, et qui participent à donner un caractère obsessionnel à l’ensemble. C’est ce “jeu” si particulier des pensées obsessionnelles ou ruminations.

Autant de questions qui restent sans réponses ce qui participe à générer une angoisse permanente autant chez Madeleine que chez tous les patients qui sont venus me consulter pour un trouble phobique identique.

Cette personne a peur, en permanence, de passer à l’acte. Et, comme je l’ai précédemment crut, elle est dans une fragilité émotionnelle extrême. C’est donc lentement que nous allons essayer de dé tricoter les fils de sa phobie d’impulsion pour finir par découvrir et comprendre qu’elle n’est qu’un symptôme. Et le symptôme de quoi allez vous me demander?

Au fur et à mesure que nous progressons dans la thérapie, ma patiente et moi comprenons qu’elle est d’autant plus victime de troubles anxieux qu’elle vit aux côtés d’une personne perverse et narcissique ! Cette dernière n’a de cesse de la diminuer, de l’humilier, de toujours contester ces faits et gestes, de lui reprocher d’être une mauvaise mère. Dans la même veine, sans son amour, Madeleine ne serait rien ni personne. En bref, Madeleine n’existe que parce que l’amour d’un tiers s’exerce mais qu’il est bien le seul à suffisamment l’aimer pour supporter une femme si… mauvaise.

Le temps aidant, ma patiente s’est convaincue de tous ces maux qui lui sont reprochés. Elle est persuadée d’être une mauvaise femme, une mauvaise mère, une mauvaise compagne. Et, pour s’en persuader plus encore, cette femme d’à peine 35 ans, contracte une phobie d’impulsion.

Rien de tel pour se sentir encore plus honteuse et coupable et se convaincre pathologiquement qu’elle ‘est décidément bonne à rien. Son pervers de compagnon a donc raison…

Nous nous emploierons à démêler cet écheveau. Non sans mal, puisque ma patiente est aussi atteinte de depression. Elle est exsangue, dort mal, s’alimente peu. Elle n’envisage pas de pouvoir reprendre son autonomie. C’est pourtant ce à quoi je l’encourage.

C’est grâce à des exercices comportementaux que nous réussirons à la sortir de l’ornière terrible dans laquelle elle se trouvait depuis des années.

Aujourd’hui, alors que je n’ai pas revu Madeleine depuis 2 ans, je sais qu’elle a quitté son compagnon, qu’elle a emménagé dans un nouvel appartement, obtenu la garde de son enfant. J’ai même cru comprendre qu’il y avait un nouvel homme dans sa vie et que c’est, sans hésitation, qu’elle s’affirme à ses côtés.

En bref, ma patiente a repris sa vie en mains. Angoisses et phobie d’impulsion ne sont plus que de lointains souvenirs.

Comment soigner une phobie d’impulsion

Il est une constante dans la prise en charge de ce type de pathologie c’est qu’il est totalement inutile de rationaliser autour du problème. En effet, plus vous essaierez de vous convaincre que vous ne passerez pas à l’acte, plus vous aurez peur du contraire !

Notre culture veut, voire exige, que nous ayons des comportements rationnels à l’égard de ce type de phobie. Un peu comme à propos de la phobie des oiseaux ou la phobie des insectes. Si cela fonctionnait, cela se saurait et vous ne seriez pas entrain de lire cet article. Il convient donc d’utiliser des exercices issus du langage hypnotique qui donnent d’excellents résultats.

Ces exercices qui n’ont pas nécessairement de liens avec l’hypnose Ericksonnienne permettent de rentrer dans le problème, la phobie d’impulsion, plutôt que de le contourner. Une telle technique favorise une régulation très rapide des émotions afférentes à une phobie d’impulsion. De telles stratégies thérapeutiques reposent sur des paradoxes. Cela signifie que, plutôt que de contrôler le problème, on aggrave le problème pour qu’il se régule de lui même.

Cela intervient donc directement sur les émotions que le cerveau contrôle de sorte à en accroître le rythme et l’intensité afin que le système nerveux central s’affole puis se régule par nécessité de retrouver l’équilibre. C’est dingue mais çà marche ! De telles méthodes, comme d’autres, sont précisément celles que j’utilise tous les jours au cabinet comme dans le diagnostic gratuit. C’est le même procédé thérapeutique qui est utilisé pour traiter les crises d’angoisses et autre phobie d’impulsion.

Traiter les phobie d'impulsion

Phobie d’Impulsion – Une Solution Simple et Rapide – Cliquez sur l’image

 

Frédéric Arminot

Crise de panique – Comment contrôler une crise de panique

Crise de panique – Comment faire

Définition de la crise de panique ou trouble panique

S’il y a bien quelque chose de très pénible à propos de l’angoisse et des crise d’angoisse, c’est bien la crise de panique ou trouble panique. De quoi s’agit-il? Imaginons qu’alors que vos avez tout essayé pour combattre votre angoisse que, confronté à une situation que vous redoutez par dessus tout, rien ne donne de résultats et que vous avez toutes les raisons de ressentir une peur panique.

Prenons le cas d’une personne atteinte de phobie sociale ou d’anxiété sociale. Cette personne, appelons la Françoise, redoute de se trouver dans la rue, ou dans tout autre lieu public. A l’idée de quitter sa zone de confort, son appartement ou sa maison, et de devoir se rendre à l’extérieur, Françoise ressent déjà les symptômes de l’angoisse. Ces symptômes d’angoisse sont:

  • Accélération du rythme cardiaque
  • Transpiration
  • Tremblements
  • Boule au ventre ou boule d’angoisse
  • Nausées, vomissements
  • Incapacité à objectiver

Françoise, ne connaissant que trop ces symptômes depuis le temps qu’elle en souffre, essaie encore une fois de se calmer, de rationaliser, en essayant de se convaincre que tout va bien se passer. En règle générale, ce comportement a pour effet d’aggraver ses perceptions émotionnelles, de fait, Françoise se retrouve encore plus en difficultés, encore plus en souffrance. 

Crise de panique

Pour autant, bien que consciente de cette douloureuse évidence, Françoise ne sait que faire d’autre. En plus, la conscience qu’elle a d’avoir un comportement inadapté, aggravé par son incapacité à prendre de la distance par rapport aux situations qu’elle redoute, lui font ressentir de la honte et de la culpabilité.

Françoise est d’autant plus en crise de panique que comme il s’agit pour elle de se rendre dans la rue, elle pense que les gens vont la regarder ou se moquer d’elle. François est donc victime d’une crise de panique issue d’une phobie sociale ou d’une anxiété sociale.

L’anxiété sociale comme la phobie sociale sont deux problèmes émotionnels liés à des questions de confiance en soi, d’estime de soi et, partant, de construction de la personnalité. Non pas que Françoise soit psychologiquement défaillante, mais pour des raisons qui reposent sur ses expériences de vie (elle a pu être socialement traumatisée plus jeune par des inter actions sociales douloureuses – à l’école par exemple -), elle n’arrive pas à affronter ce qu’elle redoute de pire. Pour échapper à ses peurs et mieux contrôler ses troubles paniques,

Comment contrôler une crise de panique

Contrôlez N’Importe Quelle Crise de Panique Facilement – Cliquez sur l’image pour découvrir comment

Françoise aura une tendance certaine à l’évitement. C’est à dire qu’elle cherchera par tous les moyens à échapper à ce qui lui fait parfois si violemment ressentir une peur terrible, une peur panique. Et plus Françoise réagira de la sorte, et pire cela sera. Il existe des solutions à ces problèmes de trouble panique et de crise de panique.

Comment traiter la crise de paniques – Comment soigner le trouble panique

Le premier réflexe des personnes victimes de crise de panique consiste à essayer de se raisonner voire de se forcer à faire ce qui leur fait si peur. En ré agissant de la sorte, ces personnes essaient de se convaincre que tout va bien aller. Comportement ô combien courageux mais… totalement inefficace.

Depuis 20 ans que j’exerce en qualité de comportementaliste, j’ai eu, à maintes reprises, l’occasion d’expérimenter différentes méthodes ou stratégies thérapeutiques issues de l’approche systémique de Palo Alto. A ce propos, je pense, vous l’aurez compris, à la thérapie comportementale ou TCC.

En effet, bien des personnes affectées de troubles paniques vont avoir pour réflexe de se rendre ou chez leur médecin traitant ou chez un psychiatre. Dans les deux cas, que ce soit vous ou Françoise, ces deux médecins vous prescriront des médicaments (anxiolytique, hypnotiques, anti dépresseur voire neuroleptiques). Ces molécules vont apaiser – contenir – vos symptômes mais en aucun cas résoudre votre problème.

Il suffira que vous cessiez de prendre vos médicaments pour que, rapidement, les crises de paniques ressurgissent. Ce phénomène pose, une fois n’est pas coutume, le problème de la dépendance générée par la prise de médicaments de ce type.

La TCC – Une alternative à la prise de médicaments

Beaucoup des patients dont je m’occupe se sont plaints auprès de moi de la relation de dépendance qu’ils avaient à propos de ces médicaments. Les mêmes, et d’autres, ont constaté que la prise en charge à l’aide de la psychologie clinique ou de la psychiatrie ne les aidaient pas beaucoup au quotidien.

Tout le monde n’a pas nécessairement ni le temps ni le désir de prendre le temps pour faire des liens entre histoire de vie, personnalité et crise de panique. D’aucuns ont essayé des démarches alternatives pour diminuer ou les symptômes de trouble panique ou pour gérer leur crise de panique.

Si ces personnes ont pu diminuer leurs ressentis émotionnels face à leur crise de panique, elles n’ont pourtant jamais trouvé une solution pérenne. La TCC vous offre cette solution grâce à des exercices très simples qui, très rapidement, vont vous aider à ne plus souffrir de crise de panique.


Frédéric Arminot

Troubles anxieux – Comment soigner les troubles anxieux

Troubles anxieux – Comment soigner les troubles anxieux

La notion danxiété est à différencier de l’angoisse. En effet, l’angoisse a un côté ponctuel et non durable, sans que cela remette en cause la violence d’une crise d’angoisse.

L’anxiété repose sur un sujet qui vous pré occupe, un sujet qui retient douloureusement toute votre attention. Vous pouvez être angoissé par des problèmes d’argent, par votre vie familiale, par votre vie sentimentale, par un ou plusieurs sujets qui affectent votre équilibre, votre développement personnel (cf. tcc).Les troubles anxieux

Ainsi, vous pouvez être amené à vous poser beaucoup de questions quand à la façon de trouver des solutions au problème qui vous inquiète. Ce faisant, cela peut vous amener à des ruminations comme à des pensées obsessionnelles. Autant d’éléments qualifiés de symptômes de stress qui alimente la phobie: je pense à ce propos, à titre d’exemple, à la phobie sociale ou à l’anxiété sociale.

Quand votre anxiété concerne tous les domaines de votre vie, nous pouvons parler d’anxiété généralisée. La présente vidéo vous apporte des explications quant aux symptômes anxiété et vous informe du traitement du trouble anxieux.

Troubles anxieux – Quels moyens existent-ils

Je m’en voudrais d’être cruel mais force m’est de constater que, le plus souvent, les personnes qui me consultent pour traiter des troubles anxieux le font alors qu’elles ont déjà essayé beaucoup de choses.

Que ce soit d’être allée consulter leur médecin traitant, un psychiatre ou après avoir essayer différentes méthodes dites humanistes, la plupart de ces personnes viennent me consulter car elles n’ont pas trouvé de solutions qui les satisfassent sur le long terme pour traiter leurs troubles anxieux.

Traitement de l'anxiété

Comment Soigner Les Troubles Anxieux – Cliquez sur l’image

En effet, les troubles anxieux sont la conséquence d’un stress ou d’angoisses mal traitées lesquels ont une fâcheuse tendance à imprimer des séquelles dans l’organisme de leur victime comme dans sa psyché, dans sa tête.

Les troubles anxieux doivent faire l’objet d’une prise en charge complète qui pourrait se résumer de la façon suivante:

  • Comprendre le contexte de la personne souffrant de troubles anxieux
  • Identifier ce que la personne a dèjà fait pour traiter ses troubles anxieux par souci d’éviter de refaire la même chose
  • Réfléchir avec la personne intéressée à ce que sont ses objectifs en matière de diminution progressive de ses troubles anxieux
  • Concevoir une stratégie progressive de soins qui respecte la personne qui souffre de troubles anxieux
  • Évaluer le bien fondé de la stratégie choisie pour soigner les troubles anxieux
  • Consolider la solution aux troubles anxieux

Le tout grâce à l’approche systémique de Palo Alto laquelle approche comportementale est celle qui donne les meilleurs résultats en matière de traitement des troubles anxieux en moins de… 6 mois !


Frédéric Arminot

Bienvenue !

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Bienvenue sur mon Blog

Bien qu’au sens de certains professionnels du web, il soit quelque peu bateau de vous souhaiter la bienvenue, je suis ravi de vous accueillir. J’espère que sur ce Blog vous trouverez les informations qui vous permettront de ne plus souffrir des problèmes suivants:

Vous trouverez aussi des informations liées au Coaching et à la gestion des risques psycho sociaux.

Comme vous le constaterez sans doute, il n’y a que peu d’articles à l’heure où j’écris ce petit mot de bienvenue. En effet, vous avez l’habitude de parcourir mon autre Blog ANGOISSE.Pro – Ce Blog ANGOISSE.Pro est définitivement basculé ici.

Soucieux d’améliorer ma pratique auprès de vous, j’ai réalisé un sondage il y a peu. Celui-ci a fait surgir la nécessité de vous offrir plus de services encore. Ce nouveau Blog est donc la première page des changements souhaités.

L’ensemble des articles du Blog Frédéric Arminot Comportementaliste vont être transférés sur ce Blog ci incessamment sous peu. Merci de votre patience.

Bonne lecture et bonne découverte à vous.


Frédéric Arminot

Hypocondrie – Peur des maladies – Hypocondriaque

Hypocondrie – Hypocondriaque – Un trouble obsessionnel

Je reconnais qu’il est assez rare que des personnes souffrant d’hypocondrie viennent me consulter. C’est fois-ci, même si je ne voulais pas le voir, ou à tout le moins en prendre acte, il est malade. Très malade. Au surplus, il semble apeuré comme traqué. Il, c’est Marc. 40 ans, technicien spécialisé. Il vient de province. Il n’en peux plus. Il a mal à la gorge, mal au ventre, a souvent des migraines, de l’arythmie cardiaque. Il a vu bien des médecins généralistes et spécialistes. Subi des examens de toutes sortes. Souffrirait-il d’hypocondrie?

Tous ces professionnels de santé sont unanimes. Marc a bien tous les symptômes de certaines maladies mais… n’en n’a aucune. Marc est hypocondriaque. Marc souffre d’hypocondrie. Il a une peur terrible des maladies au point qu’il a les symptômes de toutes celles qui lui font peur. Bien sûr, les maladies qu’aurait Marc sont toutes, sans aucune exception, mortelles !

Le cheminement de l’hypocondrie

Renseignement pris auprès d’un dictionnaire réputé, l’hypocondrie est une peur permanente liée à la santé et une obsession quant à l’état de santé. C’est précisément ce dont souffre Marc. Celui-ci est à l’affût du moindre signe d’un dérèglement de son état de santé. Comment ce patient en est-il arrivé à ce point de souffrance, à cette depression?

Marc m’a rapidement informé qu’il avait toujours été quelqu’un d’anxieux. Il est donc sur un terrain émotionnel qui favorise l’hypocondrie. A l’école, dans sa famille d’origine, en sa qualité de père de famille, à son travail. Une espèce de peur de mal faire s’est durablement installée avec le temps. Ce même temps qui aura laissé s’installer des TOC (Troubles Obsessionnels Compulsifs) grâce auxquels Marc avait le sentiment de contrôler son environnement comme sa vie. Ca c’était “au début”, parce que les années passant, il a perdu le contrôle.

Au début, cela consistait à respecter certains rites du genre ne pas mettre n’importe quel vêtement ensemble ou agir de sorte à ce que la mèche de ses cheveux soit parfaitement alignée suivant une structure que lui seul connaissait. Cela lui prenait beaucoup de temps mais était la garantie de sa propre confiance en lui. C’était ce qui lui permettait

Hypocondrie d’aborder son quotidien sans trop de mal. Il reconnu être parfois angoissé que sa mèche ne tienne plus et était anxieux à l’idée que cela puisse être le cas. Il s’employait donc à la vérifier très régulièrement. Ce qui fut un temps une sorte de rite simple devient une véritable obsession.

C’est à la faveur d’un problème de peau qu’il fut obligé de rompre avec ses cheveux. Rasé de près, il ne quittera plus jamais cette coupe jusqu’à ce qu’un évènement traumatique le prenne. Le décès d’un proche. Auparavant, il remplaça son obsession par une autre. Chez lui, avant de quitter son appartement, quoiqu’il ait eu à faire à l’extérieur, son appartement devait être impeccablement rangé. Il ne pouvait envisager de passer la porte sans que cette condition soit remplie.

Victime de tocs de vérification, il passait là aussi un temps considérable à apaiser ses angoisses existentielles. Cela lui vaudra bien des déconvenues professionnelles ce qui rajoutera à ses crise d angoisse et autre crise de panique. Les classiques symptômes, parmi bien d’autres, de l’hypocondrie.

Souvent en retard à son boulot, il fut licencié à diverses reprises. Conséquences de son hypocondrie? Bien qu’ayant tout à fait conscience de la relation qui existait entre ses tocs et ces licenciements successifs, il avait beau s’engager à résoudre ce problème d’hypocondrie, à prendre sur lui, rien n’y faisait. Régulièrement, il rechutait de façon plus conséquente que la fois précédente. Un jour, il apprit le décès soudain d’un proche. Dès lors, il s’enquit avec peur de son propre état de santé. L’hypocondrie s’annonçait.

Il a commencé à être très à l’écoute de son corps. La moindre petite altération, le moindre signe suspect, que ce soit de fatigue, que ce soit un bouton, un petit problème respiratoire, une diarrhée soudaine et ponctuelle, tout l’alertait. Tout les signes d’altération de son état physique générait chez lui une angoisse profonde. L’hypocondrie s’est invitée dans sa vie.

Vaincre angoisse et crise d'angoisse

Vous Avez Peur d’être malade – Vous souffrez d’hypocondrie – Cliquez sur l’image pour découvrir comment ne plus être angoissé par la maladie

Au début, il inspectait scrupuleusement chaque signe puis essayait de lâcher prise en essayant de ses convaincre de l’inutilité de son comportement. Victime dangoisses nocturnes comme d’angoisses matinales, il ne pouvait s’empêcher de s’inspecter, de s’ausculter. Il se renseignait sur le moindre signe qu’il venait de découvrir. Et ce qui devait arriver arrivait. L’hypocondrie s’installait bien.

Marc découvrait des témoignages sur des excroissances graves, à vocation cancéreuse autant que faire se peut. Les diarrhées étaient bien évidemment un signe de trouble stomacal grave. Une difficulté à respirer un vecteur de cancer du poumon. Une oppression de la cage thoracique un élément fort d’infarctus probable. Et le tout à l’avenant. Son hypocondrie avait pris ses marques.

Marc a écumé tous les centres médicaux. A vu et revu son médecin généraliste qui lui a prescrit moults examens. Ces mêmes examens qui disaient toujours la même chose. Pas de signe clinique probant indicateur de symptômes d’une pathologie X ou Y. Last but not least, le médecin traitant participait en toute bonne foi au comportement d’hypocondrie de son patient en lui prescrivant encore et toujours des examens tout en lui disant qu’il n’avait aucune raison de s’inquiéter que ce devait être du stress et… rien d’autre. Et c’est bien dans ces tentatives répétées qui consistaient à rassurer son patient que le problème a trouvé un ancrage dramatique.

La peur des maladies – Un ticket pour la dépression

Autant que vous le sachiez tout de suite, rassurer une personne hypocondriaque – qui souffre d’hypocondrie – est la pire des erreurs à ne surtout pas commettre. Pourquoi? Avez vous déjà remarqué qu’à chaque fois que vous faites cela, l’intéressé vous remercie dans un premier temps puis, dans un second temps, revient vers vous en vous demandant si vous êtes sur? Parce que lui doute, et de s’empresser de vérifier de nouveau si ce qu’il vit comme un symptôme grave est… grave. On ne lâche pas l’hypocondrie uniquement parce qu’on le veut…

La personne affectée par la peur des maladies – hypocondrie – ne cherche pas à se rassurer. Que nenni ! Inconsciemment, cette personne cherche à avoir la preuve qu’elle a raison. Ce qu’elle cherche c’est à retrouver le contrôle. A preuve, les allégories triomphantes de certains quand, effectivement, un jour, leur est diagnostiqué un problème de santé qui nécessite un traitement spécifique voire une hospitalisation. Exit l’hypocondrie !

Un tel évènement rassure le patient quand à ce qu’il avait raison de tant s’inquiéter. Il avait bien quelque chose. Il ne souffre donc pas d’hypocondrie. Ensuite, une fois le problème résolu, il lui faudra se trouver d’autres symptômes. Ce qu’il s’emploiera à faire pendant le traitement de sa maladie dûment identifiée et soignée puis au sortir de ses soins. Comportement obsessionnel qu’il aggravera dès que, officiellement, sa maladie aura été éradiquée. HypocondriaqueLe problème avec Marc c’est qu’il a non seulement vécu tout ce que je viens d’écrire mais qu’en prime il a été affecté de symptômes de dépression. Victime de sa peur des maladies, de son hypocondrie, Marc aura tout tenté pour identifier des symptômes d’hypocondrie qui puissent lui donner raison à ceci près que tant qu’il réagissait de la sorte sa vie filait entre ses mains sans qu’il en soit maitre. Le temps a passé. Beaucoup d’années se sont succédées et ont participé à épuiser ce monsieur comme ses proches. Marc était devenu l’hypocondrie. Il n’était plus Marc.

C’est séparé de son épouse et en cessation d’activité professionnelle qu’il viendra me consulter. Il n’avait plus de goût à rien, se sentait dramatiquement seul pour ne pas écrire abandonné et… avait une peur horrible de tomber malade et de mourir seul… comme un chien (sic). Malgré tous ces évènements douloureux, tant physiquement que sentimentalement, et économiquement, Marc n’avait donc pris acte de rien quand à ce qui le concernait et quand à ce qui concernait son hypocondrie. Il se posait en victime et, contre toute attente, n’envisageait aucun changement. Nous nous sommes vus trois fois.

Très rapidement, il s’est avéré que ce monsieur ne suivait pas les prescriptions comportementales que je lui confiais. Il a donc fallu que je lui annonce n’être aucunement désireux de me rendre complice de son non désir de changement. Qu’en aucun cas je n’étais là pour le contraindre et que s’il ne voulait rien faire pour retrouver son autonomie, je respectais son choix. Il ne m’a pas supplié mais il est parti la tête engoncée dans le épaules. Pour un peu je me serais senti coupable. Je ne l’ai plus revu et n’ai donc plus entendu parler de ses symptômes d’hypocondrie. Mais, quoi faire quand quelqu’un refuse d’accepter que s’il n’est pas responsable de ses problèmes, il est responsable de son changement? Rien, si ce n’est de lâcher prise tant à propos de l’homme lui même qu’à propos de son hypocondrie.

Marc n’aura pas souhaité entendre combien ce comportement d’hypocondrie avait à voir avec ce qu’il est convenu d’appeler en thérapie comportementale, en tous cas dans l’approche systémique de Palo Alto, un bénéfice caché à son hypocondrie. A bien y réfléchir, malgré toute sa honte et sa culpabilité, la peur des maladies de ce monsieur lui permettait t’elle de se préserver d’autre chose, ou d’obtenir quelque chose qu’il recherchait? Comme le disait Jacques Lacan:

“On ne pose jamais que des questions à propos desquelles on connaît la réponse”.

Frédéric Arminot

Phobie sociale – Comment ne plus en souffrir

Phobie sociale – Comment ne plus en souffrir

Il y a des phobies, comme la phobie sociale, qui, plus que d’autres, constituent de véritables handicaps pour celles et ceux qui en souffrent. L’ereutophobie (peur de rougir) ou la peur de parler en public (glossophobie)  en font partie, comme la laxophobie (peur de la diarrhée) ou, dans un autre registre social, l’agoraphobie (peur de la foule).

Chacune de ces phobies a son lot de conséquences psycho sociales toutes plus pénibles les unes que les autres. C’en est parfois tellement épouvantable pour les personnes qui en sont victimes qu’elles ne peuvent envisager aucune activité sociale, affective ou professionnelle.

Je vais en avoir en exemple assez époustouflant le jour de la première consultation de Lionel que me dit souffrir de phobie sociale. Quand ce dernier me téléphone pour prendre rendez-vous, j’entends une voix fluette, comme très lointaine, presque effacée. A peine s’est-il présenté que Lionel s’excuse, ce qu’il fera très souvent au cours de nos consultations comme lorsqu’il me téléphone pour me demander des précisions à propos d’exercices que je lui confie. Vraisemblablement, cela se confirme, Lionel souffre de phobie sociale.

Définition de la phobie sociale

La phobie sociale, ou anxiété sociale, est une incapacité à être en relation avec les autres, avec tous les autres, et ce dans tous les domaines de sa vie. La personne affectée par cette phobie vit comme une douleur intense toute inter action avec les autres. A titre d’exemple, dire bonjour et acheter une baguette à la boulangerie relève d’un exercice particulièrement difficile et, dans certains cas, impossible.

Les personnes victimes de phobie sociale ont toutes les peines du monde à affronter le regard des autres. De façon quasi permanente, elles craignent le jugement des autres. Elles ont toujours peur de mal faire ou d’exprimer des choses inadaptées en des moments les plus inopportuns. Ces personnes souffrent d’un manque d’estime d’elle 

Phobie sociale définitionmême et d’un manque de confiance en soi qui leur rend quasiment impossible l’éventualité de soutenir la moindre relation sociale ou affective.

Isolées la plupart du temps, elles ressentent un très fort sentiment d’insécurité. Le seul havre de paix qu’elles trouvent est généralement leur lieu d’habitation. Ce qui a pour effet de les isoler encore plus et de nourrir encore plus leur phobie sociale.

Souvent prise en charge par des médecins psychiatres, elles se voient prescrire force médicaments (anxiolytique, hypnotique, anti dépresseurs, neuroleptiques).

Dans tous les cas cliniques liées à la phobie sociale dont je me suis occupé depuis toutes ces années, rares ont été les personnes qui m’ont affirmé en avoir tiré un réel bénéfice. Comme je l’écris souvent dans ce blog, ce type de médicaments ne fait qu’apaiser les symptômes – et encore, je suis loin d’en être convaincu – et en aucun cas ne résout le problème de la phobie sociale.

Il n’est pas rare que les gens atteintes de phobie sociale, en plus de cultiver d’eux une estime très basse, conçoivent une forte honte et une très forte culpabilité quant à leur incapacité à avoir une vie comme les autres. Ils souffrent terriblement de leur phobie sociale et sont très souvent convaincus qu’ils sont responsables d’échouer là où la plupart des autres réussissent. Quant à ce qu’ils pensent être une vie comme les autres, beaucoup reconnaissent qu’ils ne savent pas ce qu’est une vie normale.

D’abord parce qu’ils fréquentent peu de gens, voire personne, ou parce que, plus précisément, c’est l’idée qu’ils se font d’une vie normale, à contrario de la phobie sociale. Cela relève très souvent du fantasme d’une vie où ils pourraient s’affirmer, prendre des risques et en assumer les conséquences. En bref, ne pas souffrir de phobie sociale.

J’ai toujours été frappé d’observer que ces personnes souffrant de phobie sociale et/ou d’anxiété sociale sont issus de familles dites dysfonctionnelles qui avaient participé, de façon directe ou indirecte, à empêcher le phobique de prendre des risques, à l’empêcher de s’affirmer en lui renvoyant le plus souvent de lui même une image abîmée dans le genre: “Fais ce que tu veux puisque tu n’y arriveras pas!”. Maintenant, il est vrai que toutes les familles sont dysfonctionnelles par nature. Dans le cas contraire, il n’y aurait aucune névrose et encore moins de névrose d’angoisse.

Crise d'angoisse et phobie sociale

Vaincre Votre Phobie Sociale et Vos Crises d’Angoisses – Cliquez sur l’image

La phobie sociale est donc un symptôme. Le symptôme d’une angoisse profonde, voire d’une angoisse chronique qui, le temps aidant est devenue une anxiété généralisée.

C’est dans toutes ces circonstances affectives et psychologiques, voire pires comme je vais vous le démontrer maintenant, que Lionel est entré la première fois dans mon cabinet de thérapie et comment il a trouvé une solution à sa phobie sociale.

La phobie sociale ou anxiété sociale. Une histoire personnelle pathogène

Quand Lionel se présente à moi, je rencontre un homme qui me semble comme blessé. Il a la tête dans les épaules, il est presque malingre, engoncé qu’il est dans une veste en laine blanche et grise dont on pourrait avoir l’impression qu’il la piqué à un géant!

Lionel semble gêné d’être là. Sont-ce les prémisses de sa phobie sociale? Il va bientôt commencer à s’excuser parce qu’il range ses petites affaires autour de lui. Il s’attarde sur le bon positionnement du sac qu’il portait en bandoulière. La taille de son sac me fait penser à celle de sa veste. Immense ! Il prend le temps de sa caler au fond de son siège puis m’adresse un sourire gêné qui fait apparaître des dents abîmées. Il n’est pas rasé ce qui, sur le teint livide qui est le sien lui donne un air encore plus gris.

Pendant une heure, Lionel va s’employer à essayer de répondre à mes questions à propos de ses symptômes de phobie sociale. Nous allons parler, il va souvent me dire qu’il ne comprend pas ce que je lui dis et parfois moins les questions que je lui pose.

C’est au cours des deux consultations suivantes que je comprendrais que je n’avais pas à remettre en cause ma façon de le questionner et la qualité de ma pratique. Lionel m’expliquera plus tard qu’il voulait juste s’assurer qu’il comprenait bien ce dont je lui parlais tout en réfléchissant au(x) sens de mes questions et, accessoirement, à là où je voulais en venir à propos de sa phobie sociale.

Car il est intelligent le bougre ! Et non seulement il est intelligent, même très intelligent, puisqu’il manie avec une dextérité certaine l’humour au second degré, la dérision voire le cynisme à propos de lui comme de sa phobie sociale.

En ce qui concerne ce dernier point, comme le disait Benoit Poelvoorde: “… Le cynisme est la forme accentuée de la désespérance…“. Il n’en demeure pas moins qu’en fait, Lionel se méfie. Et il a de quoi se méfier. Et il a toutes les raisons de se sentir anxieux à propos de ce premier entretien thérapeutique. Lionel veut se sortir de sa phobie sociale et ce n’est pas simple pour lui.

Depuis des années, Lionel est promené d’un psy à l’autre, d’un psychiatre à un autre. Personne ne semble d’accord sur un diagnostic. Pourtant, aucun d’entre eux n’évoque une éventuelle phobie sociale. Tantôt psychotique, tantôt border line, tantôt schizophrène, tantôt bi polaire, tantôt hospitalisé en hôpital psychiatrique, Lionel est baladé comme un touriste en terra incognita. Lionel a tout mais, en même temps, il n’a rien, mais il a quand même quelque chose. Une affection, mais laquelle? Les professionnels semblent ne pouvoir se prononcer et prescrire des actes en conséquence. Il sera hospitalisé à diverses reprises, contre son gré. Mais, qui se soucie de l’avis de Lionel quand lui revendique une phobie sociale?

Tout a commencé des années auparavant, à la suite d’une altercation très violente entre Lionel et l’amant de sa mère. Attention: toute interprétation quant à une éventuelle rivalité serait une erreur de diagnostic. Une de plus !

Cet amant semblait exprimer un certain mépris à l’égard du fils de sa compagne. Laquelle femme a semblé laissé faire des années durant avec d’autant plus de facilité qu’elle a toujours considéré que son enfant était quelque peu malade et qu’il ne pouvait être autonome et encore moins responsable. Il aurait donc eu besoin, au sens de la mère, d’être coaché par un adulte mâle référent… L’amant…

Soigné depuis des années pour dépression, et non pour phobie sociale, Lionel m’a présenté le contexte familial comme un environnement assez destructeur entre une mère castratrice et un père absent. La mère, qui refusera toujours de venir me parler, semblait s’être échinée à empêcher son fils d’évoluer, de sortir du nid, le présentant comme une enfant chétif qu’il fallait protéger de lui même et du monde (cela me rappelle l’histoire d’une jeune patiente à qui sa mère avait toujours dit de se méfier des hommes car ces sont tous des salauds, des pervers et des… violeurs).

Lionel me parlera de ses difficultés scolaires. Non pas qu’il fut mauvais élève, mais plus de sa grande difficulté à nouer des relations avec des camarades de classe, lui qui restait toujours seul dans un coin comme caché, à l’abri de tous, en plus de faire souvent l’objet de moqueries, de quolibets comme Lionel aime à le dire. Autre terrain d’expression de la phobie sociale.

C’est peu de temps après sa dernière hospitalisation que Lionel a décidé de venir me consulter. Nous avons mis en place une stratégie progressive pour le sauver de sa phobie sociale. cela a été dur, j’irais presque jusqu’à dire laborieux, mais Lionel, courageusement, s’est accroché. Et… çà a marché !

Comment Lionel a t’il cessé de souffrir de phobie sociale

Acte 1

Après que nous ayons fait le point sur le contexte de sa situation, j’ai commencé par demander à Lionel de réfléchir seulement à deux questions à propos de sa phobie sociale. Quand il m’a consulté pour la seconde fois, les questions avaient fait l’objet d’un nombre de réponses telles qu’il nous faudra beaucoup de temps pour les décrypter. Lionel s’était employé à répondre d’une manière si précise et circonstanciée que cela posait toute la difficulté mécanique de son problème mais, surtout, a mis en lumière tout ce qui participait à prendre le risque d’avoir de lui une image positive. Cela sera fondateur pour la suite de la mise en place d’actions stratégiques que je souhaitais mettre en place.

Dans l’intervalle, Lionel me téléphonait très souvent ou m’adressait des SMS. Il m’expliquait combien il était angoissé voire anxieux à l’idée de ne pas précisément faire ce que je lui demandais. Je passerais beaucoup de temps à dire et répéter à Lionel que je n’attendais pas de lui le mieux. Et que, tant qu’il voudrait tendre vers cette perfection comportementale, il en serait quitte pour des troubles anxieux et autres angoisses répétées, comme de sa phobie sociale.

Acte 2

Les séances passaient, deux puis trois puis quatre. L’atmosphère thérapeutique se détendait franchement ce qui m’a permis de demander à Lionel ce qu’il aimerait faire s’il avait de lui une image positive et s’il se sentait suffisamment en confiance, en sécurité. Après réflexion, il m’a expliqué qu’il aimerait quitter le domicile familial et avoir son appartement. Dans le même temps, il m’expliquait que sa mère cherchait vraisemblablement à l’empêcher de partir. En agissant de la sorte, Lionel a convenu que sa mère était dans sa logique et qu’il était stérile d’essayer de la faire changer d’avis.

J’ai donc demandé à Lionel de réfléchir aux moyens qu’il pourrait trouver pour poser les bases de son autonomie qui marquerait le terme de sa phobie sociale. J’avais bien précisé à Lionel que je ne souhaitais pas qu’il prenne un appartement trop vite. Je souhaitais juste qu’il cherche des moyens pour prétendre à la location d’un bien immobilier, sachant combien cela lui serait difficile puisqu’il n’avait aucun revenu, un statut de travailleur handicapé et des allocations qui ne lui permettaient pas de prétendre à quoi que ce soit à propos d’un lieu de vie.

Acte 3

De mémoire, le vacances d’hiver ont passé. Ce n’est qu’un mois plus tard que je revis ce cher homme, toujours vêtu de son immense veste en laine et de son immense besace. Et c’est à ce moment, tout sourire, que ce patient m’annonce qu’il a trouvé un travail (caissier dans un hypermarché) et que cela lui permet d’observer les inter actions sociales entre les êtres humains. Venant de lui, je trouve cela plutôt cocasse, et je ne suis pas très étonné qu’il ait cette démarche anthropologique. Le comble de la phobie sociale ! Je suis quand même stupéfait – positivement – de son audace ! Il va même jusqu’à me dire qu’il a repéré une jeune femme qui ne le laisse pas indifférent… La phobie sociale serait-elle en passe d’être définitivement vaincue?

Acte 4

Au terme de la consultation précédente, j’ai demandé à Lionel de lever le pied et de ne pas tant s’en demander, bien qu’il soit compréhensible qu’il veuille en finir avec sa phobie sociale. Sa prise en charge thérapeutique, qui a vocation à apporter une solution à sa phobie, n’est pas une course contre la montre, une compétition. Lionel sourit d’une façon d’autant plus encourageante qu’il a repris des couleurs et un peu de poids. Des semaines passent jusqu’au jour où il me téléphone pour me demander mon avis quand à satisfaire à une offre qui lui a été faite – mais présentée comme quasi obligatoire – une équipe thérapeutique. Intégrer un appartement thérapeutique.

Je fais montre d’un ton cordial, bienveillant mais assez ferme. Je dis à Lionel que je n’y vois aucune inconvénient mais je lui demande quand même quel est l’intérêt de répondre favorablement à une telle offre alors qu’elle est formulée par l’institution d’une part et que, s’il y répond par l’affirmative, il confirmera à ces gens qui le disent malade qu’il est malade et confirme qu’il est incapable d’être adulte et autonome d’autre part.

Lionel me dit que j’ai raison puis me raccroche quasiment au nez. Je me moque d’avoir raison, je veux juste qu’il bouge. Lionel a montré ses capacités progressives au changement. Il est entrain de s’affaisser, de se laisser manipuler par ses angoisses, par ses peurs, par sa phobie sociale, comme par ses proches qui, pour se sécuriser eux mêmes, sont près à ne lui laisser aucune chance de s’affirmer. Comme cela, chacun est à sa place et tout le monde se sent sécurisé sauf… l’intéressé.

Acte 5

Des semaines durant, je n’ai aucune nouvelles de ce patient. Ni coup de téléphone, ni SMS, ni mails. Jusqu’au jour où je reçois un mail m’invitant à aller regarder quelque chose sur internet.

Je ne sais pas de qui vient ce mail. Ce n’est pas nommément précisé. C’est une invitation assez originale, tant par sa présentation elle même que par son contenu. Ce n’est que plusieurs jours plus tard que j’y satisfais à la faveur de l’annulation d’une consultation par une patiente.

Ce que je découvre me laisse bouche bée. Belle typo aérée, c’est simple, c’est clair au premier coup d’oeil et, en plus il y a des vidéos dont une m’est dédicacée. C’est Lionel. Il parle de son nouvel appartement, de son parcours thérapeutique, de sa nouvelle vie en totale autonomie. Le tout d’une voix calme, posée.

Lionel a créé sa chaine sur Page Youtube Frédéric Arminot Comportementaliste sur laquelle il présente, de façon gracieuse, comment utiliser des logiciels très techniques (je ne lui connaissais pas cette compétence).

Lionel a avancé à pas de géant. Ce début de réussite, c’est à lui, et à lui seul, qu’il le doit. Malgré toutes les difficultés, il s’est mis en danger pour s’affirmer. Lionel a courageusement tout mis en oeuvre pour juguler sa phobie sociale. Un pas après l’autre, sans se bousculer, il a compris tout les bénéfices qu’il pouvait retirer à analyser chaque pas, à l’assurer pour passer au suivant. Lionel a compris. Le reste suivra. C’est juste une question de temps. Lionel est rentré dans une dynamique que plus rien ni personne ne peut entraver. Lionel est libre et moi, je viens de perdre un patient, ce qui me fait content ! Fin de la phobie sociale de Lionel.

Épilogue

Cela n’a pas été une simple affaire thérapeutique que d’aider Lionel à ne plus souffrir de phobie sociale. Non seulement parce qu’avec son parcours tant personnel que psychologique, il me fallait y aller doucement mais que je devais aussi composer avec Lionel lui même qui, parfois, ne m’informait pas toujours précisément de ce qu’il faisait ou des projets qu’il menait.

Il aura fallu que je lui demande d’utiliser très précisément des exercices comme celui de la PSE ou, de façon progressive, apprendre à transformer ses problèmes en solutions. De fait, comment utiliser la phobie sociale comme un avantage. Lionel était littéralement bloqué sur ses relations affectives – familiales – qui entravaient son développement personnel. Il lui aura donc fallu faire la paix avec son passé grâce à des exercices que je formaliserais plus tard. C’est comme cela qu’il apprendra à s’affranchir de sa phobie sociale de ses pensées obsessionnelles et que, petit à partir, il fera diminuer le handicap que lui infligeait sa timidité.

Lionel était bloqué sur des situations qu’il pensait inextricables, lesquelles situations nourrissaient sa phobie sociale. Il avait fini par se convaincre qu’il était malade. A preuve, l’institution n’avait elle pas diagnostiqué chez lui des pathologies psychiatriques graves qui nécessitaient des traitements lourds et un contrôle thérapeutique spécifique (cf: appartement thérapeutique).

Sa dernière hospitalisation sous contrainte lui a fait prendre la mesure du danger qu’il courait, et exprimer son désir de ne pas être celui que l’on voulait qu’il soit. Il a pu mettre fin à sa honte et à sa culpabilité en satisfaisant à desSolution phobie sociale exercices thérapeutiques assez non conventionnels mais qui lui ont réussi.

Cela lui a tellement réussi que je me souviens avoir bataillé avec lui pour qu’il ralentisse le rythme de ses projets. Je craignais que s’il rencontrait des difficultés cela le bloque de façon définitive. J’avais peur de la résurgence de sa phobie sociale. J’ai pu constater que cela aura eu l’effet contraire.

En se libérant de ses contraintes liées à sa phobie sociale, Lionel a progressivement mis en place des façons de s’affirmer et permis, aussi, d’objectiver à propos de ce que les gens pouvaient ou non penser de lui.

Parfois, nous communiquons à l’aide de certains réseaux sociaux et j’apprécie beaucoup l’humour et la dérision dont il fait preuve à son endroit. Il a réussi à s’inscrire dans une démarche active pour apprendre à se sécuriser et à retrouver confiance en lui.

Enfin, Lionel est la preuve vivante que ce n’est pas en utilisant es méthodes rationnelles comme celle qui lui a longtemps été asséné par certains psy et qui consistait à essayer de se convaincre qu’il n’avait qu’à pas tenir compte de ce que les gens pouvaient penser. Facile à dire et totalement inepte thérapeutiquement. Ce patient ne faisait pas exprès de souffrir de phobie sociale, pas exprès d’avoir peur des autres. C’était sa réalité parce que des personnes comme des évènements répétés s’étaient chargés de le convaincre qu’il était incapable d’avoir un comportement normal et d’être autonome.

Aujourd’hui, je sais que Lionel est convaincu que l’avenir lui appartient et qu’il lui suffit juste d’y aller doucement, de ne pas s’en demander plus qu’il ne peut en supporter. Lionel sait aussi que lorsque cela va mal ou qu’il bute sur quelque chose, il lui suffit de ré utiliser tout ou partie des exercices que nous avions utilisé  pour traiter sa phobie sociale et pour que les situations se débloquent. Un jour à la fois.

Gregory Bateson disait que “la vie est une succession de problèmes“. Il avait bien raison. Dans cette suite plus ou moins continu de problèmes, fruit de nos réalités respectives, nous essayons de nous adapter pour les résoudre. C’est exactement ce que ne savait pas faire Lionel et qu’il a appris à faire pour ne plus souffrir de phobie sociale. Comme tout le monde ! En trouvant une solution à son problème de phobie sociale, Lionel est-il devenu un homme normal, presque banal?

Traitement de l'anxiété

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Frédéric Arminot