Contraception et Crises d’angoisses – Une relation de cause à effet totalement ignorée

Contraception et crises d’angoisses – Une relation de cause à effet totalement ignorée

Article un peu étonnant que celui-ci. Il s’agit du témoignage d’une femme utilisant une contraception laquelle lui aura procuré des crises d’angoisses terribles. Crises d’angoisses que bien des médecins auront ignoré jusqu’à ce qu’une amie éveille sa connaissance.

Ce témoignage a été écrit par cette femme. Je n’ai apporté aucune modification, ni à la forme, ni au fond. Alors, partagez!

Je souhaitais vous faire part de mon expérience. Apres sept années de crises d’angoisses intenses, sans comprendre le pourquoi du comment, aujourd’hui tous ça est derrière moi.

J’aimerai aider des femmes et jeunes femmes qui peut être sont dans l’ignorance totale comme j’ai pu l’être sans jamais soupçonner la raison de cette état catastrophique dans lequel je me suis retrouvé durant toutes ces années.

En 2009 jai commencé à faire de grosses crises d’angoisse. De nature timide et réservée, j’ai pensé que ces crises avaient un lien. Je ne me suis donc pas plus inquiétée que ça. Mais le quotidien est devenu un calvaire, je n’osais plus sortir acheter une simple baguette de pain.

Comme beaucoup d’entre vous, je suis restée plusieurs années sous traitement anxiolytiques, anti depresseurs, somnifères, suivi par un psychiatre bien évidemment. Les années passent et mon état se dégrade encore.

  • Palpitations
  • Sensations d’étranglement
  • Tachycardie
  • Compression du thorax
  • Symptômes analogues à une crise cardiaque ou un AVC
  • Peurs pendant le sommeil
  • Coups d’aiguilles dans le dos
  • Sentiment d’irréalité

Une première fois aux urgences, je me retrouve aux Urgences. Lá, on m’annonce que je fais des crises de panique.

Contraception et émotions – Une descente aux enfers

Je ne comprenais vraiment pas, car au fond je savais qu’il n’y avait aucune raison pour que je sois dans cet état. J’ai écouté mon médecin qui m’explique ce qu’e sont les crises panique: un traumatisme vécu dans ma petite enfance. on inconscient veut sortir l’information. Mon conscient ne veut pas? Cela crée conflit entre les deux. Donc, cela génère une crise de panique.

Contraception et angoisses

Contraception et facteurs hormonaux – Des vecteurs d’angoisses

Je fais donc des séances d’hypnotérapie pour faire sortir l’information, mais rien y fait. Mon état se dégrade encore. Parfois je me tenais au murs pour me déplacer.

Je ressentais des coup de décharges électrique dans mon cerveau. Des fourmillements dans mes bras, mes mains, mes jambes. De grosses douleurs musculaires. Un sentiment de dépersonnalisation, de déréalisation, en continu.

Parfois, plus intense que d’autre, une absence de moi même. Un sentiment de ne plus être reliée à mon corps. Comme une observatrice extérieure à son propre fonctionnent mental ou corporel.

Comme si il y avait un voile entre moi et la réalité. Je n’en pouvais plus. Ce n’était évident ni pour moi ni pour l’entourage proche. Parfois, j’essayais d’apprendre à vivre comme ça. Mais ça m’etait impossible.

Contraception et crises d’angoisses – Une solution inattendue

En février dernier, une amie, qui elle aussi faisait des crises depuis très longtemps, a eu comme une révélation. A partir de ce moment, tout s’est éclairé. Il s’avère que tout ça était uniquement hormonal. Un déséquilibre ou augmentation au niveau des taux d’oestrogènes, causé par la contraception. En ce qui me concernait, je portais un implant contraceptif depuis sept (7) ans.

Crises d'angoisses - Une solution simple et rapide

« Comment Vaincre une Crise d’Angoisse Facilement et Rapidement » – Cliquez sur l’image

Quand mon amie m’a parlé de cette information, je me suis vite mise á éplucher les articles et les forums. Et, en effet, nous sommes des milliers de femmes à en être affectées.

Il y a l’implant contraceptif, le stérilet miréna, et certaines pilules. Jai donc vite procédé au retrait de l’implant. Depuis le 10 février je revis. J’ai encore quelques symptômes pendant les cycles mais vraiment rien de comparable.

Effectivement, il faut une petite année pour que l’hormone diffusée dans nos tissus se dissolvent. J’ai également découvert des groupes Facebook de femmes qui ont mon expérience. Il y en a beaucoup. Vous trouverez les liens en du présent article.

Contraception et angoisses – Soyez vigilantes!

La plupart des gynécologues et médecins nient cette réalité pour on ne sait quelle raison. Aujourd’hui,  je peux dire que j’aime la vie, et que je profite de mes années perdues.

Mon but est d’éclairer d’autres personnes qui, comme moi, sont dans l’ignorance des effets de la contraception. Il y a beaucoup de symptômes qu’ont imaginerait pas avoir, en lien avec les hormones.

Des problèmes oculaires. Un manque de concentration. Un gain de poid avec difficulté à perdre. Des ballonnements. Une fatigue constante. La perte de cheveux, ou de la pilosité. Des sautes d’humeur. La dépression. Une sensibilité accrue des seins. L’inflammation de l’abdomen. Une perte de confiance en soi. Des douleurs au dos etc..

Je partage donc cette information avec vous. J’espère que vous ferez ce qu’il faut pour que, vous aussi, vous puissiez revivre. Soyons vigilantes !

Liens à consulter

Vaincre l'angoisse - Traiter les crises d'angoisses

« Comment Contrôler Angoisse et Crise d’Angoisse en 2 minutes » – Cliquez sur l’image

Frédéric Arminot

Erreurs à éviter quand vous souffrez d’angoisse ou d’anxiété

Erreurs à éviter quand vous souffrez d’angoisse ou d’anxiété (et comment faire pour aller mieux…)

En matière d’erreurs, ne dit-on pas: « Errare humanum est, perseverare diabolicum« . « L’erreur est humaine, et persévérer est diabolique« . Vos erreurs sont tout à fait normales mais, elles peuvent vous être fatales. Jusqu’à un certain point en tous cas.

Qu’il s’agisse d’angoisse ou d’anxiété, depuis plus de 20 ans que je m’occupe de ces problèmes émotionnels, force m’est de constater que la plupart des gens affectés de ces maux commettent souvent les mêmes erreurs, de bonne foi.

Je vais donc vous présenter ces erreurs les plus classiques et, dans le même temps, vous expliquer pourquoi ce sont des erreurs d’une part, et comment faire, non seulement pour les éviter, mais aussi les reproduire d’autre part.

Ces erreurs sont les suivantes:

  • Penser ou se convaincre que çà va passer
  • Contrôler ses émotions
  • Se contenter de prendre des médicaments
  • S’inscrire dans une démarche thérapeutique qui ne fonctionne pas
  • Penser, ou croire, que vous méritez ce dont vous souffrez

Angoisse – Anxiété – Arrêtez de penser ou croire que çà va passer

Il est normal de souffrir d’angoisse ou de crise d’angoisse. Normal au sens où ces émotions peuvent être ponctuelles. Elles deviennent « anormales » quand elles se reproduisent souvent, voire tout le temps. A plus forte raison quand c’est quotidien. Si tel est le cas, nous pouvons parler d’anxiété.

Quand vous êtes victime d’angoisse ou de crise d’angoisse, vous allez essayer de rationaliser. Cela signifie que vous allez essayer de trouver une raison rationnelle ou intellectuelle à ce qui motive cette émotion pénible. Une fois que vous aurez trouvé une raison qui vous semble « bonne », vous allez essayer de faire comme si de rien n’était. Vous allez essayer de… donner le change.

Vous allez réagir de sorte à ce que vos angoisses ne soient pas visibles des autres. Réagir de sorte à ce que ces mêmes angoisses, ou crises d’angoisses ne vous empêchent pas d’avoir le comportement que vous souhaitez avoir à un instant T. Travailler, faire du sport, jouer avec vos enfants, partager un moment avec vos amis. Être actif dans votre relation sentimentale.

En bref, vous allez essayer de chasser cette émotion douloureuse qu’est l’angoisse en essayant de vous convaincre que la vie continue, et que vous ne devez pas vous laisser aller. Ce type de comportement fait partie des erreurs les plus classiques. Je vais vous expliquer pourquoi dans le chapitre suivant.

Angoisse – Anxiété – Arrêtez de contrôler vos émotions

Comme je vous le présente dans le chapitre précédent, penser que vos angoisses vont passer constitue l’une des erreurs classiques que vous faites sans doute. Ce type de comportement relève de ce que l’on appelle communément le « contrôle ».

Contrôler cela signifie que vous allez, courageusement, tenter de prendre la main sur quelque chose qui vous échappe en plus de ne pas nécessairement comprendre ce que vous ressentez. Si vous lisez mon blog, je vous ai souvent expliqué que c’est la pire des façons de réagir.

Contrôler vos émotions, et réagir comme si elles n’existaient pas, ou comme si c’était vous qui alliez leur dire de se « taire », participe à aggraver votre situation émotionnelle. Moins votre stratagème pour contrôler vos angoisses va fonctionner, plus vous allez insister, pire seront vos émotions.

Plus vous contrôlerez vos émotions en déniant cette réalité qui ne vous convient pas, plus vous essaierez de vous « tenir la dragée haute », et plus votre cerveau réagira en augmentant l’intensité de vos angoisses ou des symptômes d’anxiété dont vous êtes victime.

Cela repose sur la construction de votre personnalité. Vous n’êtes nullement responsable de ce mécanisme. Il s’est construit au gré de vos expériences de vie. Vouloir en reprendre le contrôle est une gageure. C’est l’une des erreurs les plus classiques et les plus pathogènes.

Crises d'angoisses - Les erreurs à éviter pour trouver une solution simple et rapide

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Angoisse – Anxiété – Se contenter de prendre des médicaments

La plupart du temps, quand vous souffrez d’angoisse ou d’anxiété, l’un de vos premiers réflexes va consister à prendre un anxiolytique voire un anti dépresseur. C’est bien compréhensible. Ces émotions sont odieuses, et à plus forte raison quand vous essayez de les contrôler et que vous obtenez un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré.

Nous sommes dans une culture qui privilégie l’usage des médicaments. Mon positionnement à ce propos n’est pas de crier au scandale à propos des lobbying constants des laboratoires pharmaceutiques. Des milliers d’emplois sont en jeu, des milliards de chiffres d’affaires sont concernés. Ce n’est donc pas près de changer…

Je ne suis pas non plus un comportementaliste contre les médicaments de façon systématique. Je ne souhaite aucunement être un intégriste anti médicaments. Adopter un tel comportement serait, de ma part, alimenter l’une des erreurs classiques, en plus d’être d’être stupide et stérile.

Les médicaments ont un insigne avantage. Ils prennent le contrôle de vos symptômes d’angoisses ou de vos symptômes d’anxiété. En cas d’anxiété, il est fréquent, qu’en sus des anxiolytiques, vous soient prescrits des anti dépresseurs, voire des neuroleptiques.

La prise de médicaments – Une démarche pas innocente

La plupart des ces molécules génèrent une dépendance. Cela signifie qu’il ne faut surtout pas les arrêter du jour au lendemain. Si vous l’envisagez, consultez votre médecin traitant de sorte à envisager un sevrage progressif. Dans le cas contraire, vous courrez à la catastrophe. Vous symptômes vont resurgir avec plus de violence qu’avant la prise de médicaments.

Les médicaments ne sont donc pas une solution sur le long terme. La France détient le record mondial de la prescription de médicaments pour soigner l’angoisse, ou traiter l’anxiété. Si ces médicaments ont un intérêt pour vous aider à appréhender vos émotions de façon plus sereine, ils ne constituent pas une solution. En prenant des médocs pour traiter votre problème, vous perdez toute autonomie.

Une prescription de ce type de médicaments n’a de réel intérêt que si c’est soutenu, enrichi ou suivi d’une prise en charge thérapeutique adaptée. Ne pas suivre une thérapie, ou un coaching comportemental, associé à une prise de médicaments est le lot commun d’erreurs classiques.

Angoisse – Anxiété – Faites le bon choix

Vous en avez plus qu’assez de souffrir d’angoisse ou d’anxiété. Vous avez pris acte que cela n’est pas sans conséquences dans tout ou partie des domaines de votre vie. Alors, sans vraiment savoir de quoi il retourne, la plupart du temps, vous décidez de consulter. Un médecin généraliste, un psychiatre, un psychologue, un psychanalyste. Ou alors, vous décidez de suivre des séances de méditation ou de sophrologie (ce sont des exemples). Ou toute autre démarche dont vous souhaitez qu’elle vous apporte bien être et paix de l’âme…

Démarche bien normale mais qui, si elle n’est pas documentée, ne va pas nécessairement vous aider. Si vous n’êtes pas au clair sur les raisons de votre démarche et, partant, sur vos objectifs, vous allez rentrer dans des reproductions d’erreurs toxiques.

Par exemple, beaucoup de psychiatre ne sont pas thérapeutes. Leur métier initial est d’identifier des symptômes et de prescrire des médicaments. Les psychologues comme les psychanalyste vont vous faire verbaliser sur vos parents, votre histoire de vie. Cela va prendre des années. Vous allez comprendre beaucoup de choses fort intéressantes. Cependant, avant que vos angoisses ou votre anxiété diminuent, voire disparaissent, il va falloir vous armer de courage.

Comme on vous aura sans doute expliqué, ou comme vous aurez sans doute compris que le réflexe de base consiste à consulter ces professionnels de la santé mentale dans votre situation, vous allez prendre rendez-vous. Vous ne vous êtes pas nécessairement renseigné sur la personne que vous vous apprêtez à consulter. Vous ne prenez rendez-vous que parce-que c’est à côté de chez vous, du bureau, ou parce que la fonction de l’intéressé vous semble correspondre à ce que vous pensez être bon pour vous. Que d’erreurs accumulées, là aussi, en toute bonne foi.

Avant de consulter qui que ce soit, à quelque sujet que ce soit, prenez le temps de réfléchir à vos objectifs. Êtes-vous intéressé par le « pourquoi » ou par le « comment faire »? Êtes-vous prêt à une démarche longue voire ingrate, ou préférez-vous une approche pragmatique?

Angoisse – Anxiété – Exercez votre libre arbitre

Angoisse - Anxiété - Phobie - Impression de ramer sur le sable?

« Angoisse – Anxiété – Phobie – Des Solutions Existent – Faites le bon choix« 

Exercez votre libre arbitre! Si la personne que vous consultez ne vous convient pas, n’hésitez pas à changer de thérapeute. Si vous avez l’impression de tourner en rond ou que votre interlocuteur ne vous semble pas compétent à vous aider, changez de psy. Ne restez pas dans cette démarche qui consiste à trainer de pieds pour changer de thérapeute au motif qu’il vous faudrait raconter de nouveau toute votre vie à quelqu’un, de nouveau et que, rien qu’à l’idée, çà vous fatigue.

Dernier point, soyez honnête. Si vous remarquez qu’une approche ne correspond pas à votre besoin, arrêtez là. Beaucoup de personnes me parlent de méditation ou de sophrologie par exemple. Moi je veux bien, mais ces approches sont des compléments. Ce sont des outils qui doivent s’intégrer à une démarche plus globale. En aucun cas, ils ne sont la solution.

Alors, par amour pour vous, ne commettez pas les erreurs auxquelles la facilité nous invite chaque jour…

Angoisse – Anxiété – Pourriez-vous arrêter de penser, ou croire, que vous méritez ce dont vous souffrez?

J’ai toujours été étonné, voire estomaqué, de constater combien les personnes qui souffrent d’angoisse ou d’anxiété s’en veulent. Elles cultivent souvent d’elles mêmes une certaine mésestime. Je les entends souvent se reprocher de ne pas arriver à contrôler leurs émotions alors que tous les autres y arrivent. C’est faux! Que d’erreurs d’appréciations.

Vous n’êtes pas responsables de vos angoisses ou de votre anxiété. Le croire relève de la même démarche que si vous vous disiez que vous souffrez d’un cancer parce que vous le méritez! Il y a tout un tas de gens qui ont une hygiène de vie extra ordinaire et qui décèdent d’une maladie mortelle quelconque.

Moralité: essayez de déculpabiliser. Rien ne sert d’avoir honte à cause de problèmes d’anxiété ou de crise de panique. Vous ne le faites pas exprès. C’est le résultat d’une perte de contrôle qui ne relève pas de votre responsabilité. Croire le contraire, c’est faire le lit de comparaisons stériles qui génèrent des conflits intra psychiques. En plus d’alimenter un comportement victimologique, ce qui ne sert à rien. Si ce n ‘est d’aggraver votre perception émotionnelle, donc de vous faire plus souffrir encore.

Essayez d’être gentil avec vous. Essayez d’être dans l’amour de vous même. Essayez de vous pardonner de ne pouvoir contrôler ce qui vous échappe. Essayez de vous laisser du temps.

Essayez aussi de contacter les bonnes personnes pour vous. Arrêtez de vouloir bien faire. Cessez de jouer un rôle. Essayez aussi de vous accepter pour qui vous êtes comme vous êtes. Et souvenez vous que vous ne vous infligez pas votre souffrance pour vous rendre intéressant, ou pour attirer l’attention.

En bref, pourriez-vous apprendre de vos erreurs? Ne dit-on pas qu’échouer c’est réussir?

Traitement de l'anxiété - Les erreurs à ne pas commettre

« Les erreurs à Eviter – Comment Vaincre Stress et Anxiété Facilement et Rapidement » – Cliquez sur l’image

Frédéric Arminot

Les crises d’angoisses étonnantes d’un policier

Les crises d’angoisses étonnantes d’un policier

Christian est un homme de 35 ans qui souffre d’un problème étonnant au regard de son métier. Ce monsieur est salarié de la fonction publique. Les crises d’angoisses dont il souffre sont  vraisemblablement liées à son environnement métier. Il est… policier!

Les crises d’angoisses de ce policier semblent issues des projections émotionnelles. Il semble anticiper en permanence, et la seule idée de, chaque jour, retourner travailler participe à générer les  crises d’angoisses qu’il redoute, accompagnées de symptômes divers.

Non seulement les crises d’angoisses de Christian l’agressent pendant l’exercice de ses fonctions. Mais les crises d’angoisses peuvent aussi le submergé alors qu’il est en repos. C’est comme cela que chaque veille de reprise, il est victime d’angoisse nocturne accompagnées de ruminations.

Bien sur, quand j’écris « Les crises d’angoisses étonnantes d’un policier » c’est tout simplement parce que, au premier abord, j’aurais pensé que travailler dans la police aurait épargné à ce monsieur les crises d’angoisses dont il est victime. Le fait de m’en étonner est l’expression de mon angélisme, ce qui me désole. Etre policier et ne pas se sentir en sécurité avec ses collègues, avouez que c’est le comble…

Quand il me parle de son problème, il est convaincu d’être victime de phobie sociale dont les crises d’angoisses sont le pendant. Nous allons voir qu’il n’en n’est rien ce qui va nous aider à trouver une solution assez facilement.

Les crises d’angoisses – Une question de contexte et d’environnement

Bien sur, comme je le fais à chaque fois, je demande à ce monsieur de m’expliquer dans quels contextes il ressent les crises d’angoisses à propos desquelles il me consulte. Il m’explique donc qu’il est policier et qu’il travaille au sein d’un commissariat de quartier. Il est appelé à satisfaire à des missions de service public qui ne lui posent aucun problème particulier.

Vaincre les crises d'angoisses

« Comment Vaincre Les Crises d’Angoisses Rapidement et Facilement » – Cliquez sur l’image

Ce ne sont pas les missions en tant que policier qui lui posent problèmes mais… certains de ses collègues de travail! Certains personnes au sein du commissariat ont un comportement qui lui procurent des angoisses particulièrement pénibles. Mais sur quoi reposent ces comportements qui font tant souffrir Christian?

En fait, c’est à la fois, simple et déconcertant. Christian est un homme gentil qui a choisi ce métier de policier parce que c’est l’un des concours de la fonction publique qu’il avait réussi. Auparavant, il travaillait dans un secteur assez difficile. Difficile au sens du métier lui même qu’au sens économique. Du jour au lendemain, tout pouvait s’arrêter et Christian être licencié.

Un choix qui aggrave les crises d’angoisses

Face à un contexte économique et social très instable, Christian a donc fait le choix de rentrer dans la police. Comme il le souligne lui même, pas de vocation particulière mais un environnement qui lui évitera de se rendre malade à l’idée de perdre son travail demain pour des raisons économiques qui lui échappent. Devenir policier le rassure donc. C’est du moins ce qu’il pense mais il va malheureusement déchanter dès sa première prise de fonction.

Jeune policier, il est affecté à un commissariat de police en banlieue parisienne. La ville dans laquelle il va désormais travailler n’est pas réputée particulièrement difficile. Pour autant, Christian va tout de suite être mis « dans le bain » par des remarques désobligeantes et réductrices exprimées par des brigadiers chefs ou des collègues plus anciens dans la fonction.

Rapidement, les plaisanteries fusent sur l’inexpérience de Christian. J’ai cru comprendre que, chaque jour, Christian était affecté à des tâches différentes et, surtout, à des équipages différents. Ce jeune policier peut donc se retrouver avec des collègues sympas et d’autres pénibles. Certains sont d’ailleurs tellement pénibles que l’on peut sérieusement parler de harcèlement…

Les crises d’angoisses sont la conséquence d’un harcèlement

Dès sa prise de fonction, Christian peut faire l’objet de plaisanteries douteuses du type: « Tiens, mon cricri, tu vas travailler avec (le prénom est cité). Vous serez bien ensembles. Un joli petit couple« … Ou: « Ah, les polacks, tous des feignasses. Vous êtes venus en France pour ne rien faire…« . Et le reste est du même tonneau.

Français d’origine polonaise, Christian est affecté par ses remarques qu’il vit comme blessantes et réductrices. Il se rend rapidement compte que d’autres collègues sont logés à la même enseigne que lui. Il comprend aussi qu’il est peut-être l’un des seuls à être autant marqué, voire sidéré, par ces remarques. Christian, ne sait quoi répondre. Il aimerait « envoyer chier » ces collègues, comme il le dit lui même, mais aucun son ne sort de sa bouche. La seule chose qu’il exprime c’est un sourire gêné.

A divers reprises, il a essayé d’exprimer son désaccord, ce qui lui a valu de nouvelles remarques plus acides que les précédentes en plus d’être pointé du doigt parce que… trop sensible. Et favoriser les crises d’angoisses. Si je résume la situation, je dirais que les crises d’angoisses de Christian sont la conséquence de sa difficulté à s’affirmer.

Le contexte et l’environnement assez masculin, et présumé viril, dans lequel ce monsieur évolué, participe à le fair anticiper constamment. Il aimerait répondre à ses provocateurs mais n’y arrive point. Il anticipe la veille ou l’avant veille de chacun de ces prises de fonctions ce qui participe à entretenir les crises d’angoisses dont il est victime. Comme beaucoup de gens avant lui, comme après lui, ce monsieur, en voulant combattre les crises d’angoisses les alimentent, voire les enrichit.

Une fois le problème, nous allons donc mettre en place une stratégie simple pour éliminer les crises d’angoisses qui lui gâchent la vie.

Comment vaincre les crises d’angoisses avec une stratégie adaptée

Ce que nous savons et comprenons du problème de Christian est assez simple. Les crises d’angoisses qu’il a à subir quotidiennement sont le fruit de son incapacité à s’affirmer. Christian est un homme gentil. J’irais même jusqu’à dire que, contradictoirement à son métier, il porte un regard assez innocent sur le monde. Comme çà, nous sommes deux!

Toujours est-il que notre homme voudrait trouver le moyen de faire taire ses détracteurs ou ces innommables petits plaisantins grossiers et harceler. Il a beau y penser sans cesse, ce qui alimentent pensées obsessionnelles et ruminations, rien n’y fait.

Dans les semaines qui suivront, j’ai prescrit à Christian différents exercices pour apprendre à s’affirmer et, ainsi, vaincre les crises d’angoisses dont il est victime. Parfois, Christian aura toutes les peines du monde à envisager de se comporter comme je le lui suggère. Il a peur d’avoir peur. Je comprends mais insiste quant au bien fondé de la stratégie comportementale prescrite.

Le suivi thérapeutique de Christian aura duré 4 mois. Aujourd’hui, il a goûté au plaisir de prendre ses harceler à leur propre piège. Ces derniers lui laissent une paix royale puisque ce policier n’aliment plus el comportement de ses bourreaux. sans doute ont-ils changé de victime.

Quand les crises d’angoisse sont un vieux souvenir

Depuis lors, Christian est devenu Brigadier Chef et son épouse attend leur premier enfant. Si j’avais écouté Christian, il allait perdre son travail, ne jamais être père et voir sa femme le quitter. Comme quoi, les crises d’angoisses peuvent faire de véritables ravages. Christian est bien loin de cela aujourd’hui au point qu’à la faveur de sa dernière consultation, il se soit malgré tout étonné d’être allé aussi loin, et aussi facilement, dans la résolution de son problème. C’est vrai çà! Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple?

Aujourd’hui, ce policier, cet homme, a retrouvé de lui une image positive. Il n’hésite plus à s’affirmer, réussit à objectiver, sans anticiper, quand une situation socio professionnelle s’annonce difficile. Quoi demander de plus?

Les crises d'angoisses - Comment les contrôler rapidement

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Frédéric Arminot

Peur de prendre la parole en public – Aurélien, un cas particulier

Peur de prendre la parole en public – Aurélien, un cas particulier

Aurélien est consultant en organisation. Et, il a une telle façon de me présenter son métier que, jamais, je n’aurais imaginé qu’il soit à fois si prenant et anxiogène. En tout cas, au sens de cet homme de 30 ans, ce métier qu’il pourtant choisit est devenu un pensum. Ça l’est d’autant plus que, très régulièrement, Aurélien doit se livrer à un exercice périlleux et, ô combien douloureux. Aurélien a peur de prendre la parole en public.

Cette peur a bien évidemment une raison mais elle a surtout un sens. Et ce que nous allons découvrir est assez important pour que j’éprouve le besoin de partager mon expérience avec vous quant à la façon de trouver une solution à cette peur de prendre la parole en public.

Peur de prendre la parole en public – Contextualisons!

Le problème avec les gens intelligents, et à plus forte raison ceux qui sont diplômés, c’est leur tendance à vouloir tout rationaliser. Il faut toujours qu’ils tentent de trouver des explications rationnelles pou intellectuelles à un problème émotionnel! Et si cela facilitait la solution, depuis le temps, nous le saurions…

C’est exactement ce dans quoi ce cher consultant essaie de m’emmener. Délibérément, je le laisse faire pour apprécier jusqu’où il est capable d’aller. Ce que je retiens, c’est une liste de symptômes assez importants:

  • Angoisses
  • Crise d’angoisse
  • Nausées vire vomissements
  • Mains et jambes qui tremblent
  • Vertiges
  • Et j’en passe…

Aurélien m’explique l’importance des objectifs professionnels qui sont les siens. Il m’explique cela comme s’il éprouvait le besoin de se justifier. Je le lui fais remarquer. Ce à quoi il me répond que, effectivement, dans son entreprise, il faut savoir justifier de tout, rendre compte sans cesse. A l’écrit, comme à l’oral. Ce qui, semble t’il, n’est pas sans lui poser problèmes.

Je propose donc à Aurélien d’essayer de comprendre non pas pourquoi il a peur de prendre la parole en public, ce que l’on appelle aussi une glossophobie, mais d’essayer de comprendre ce qu’il se passe quand il doit prendre la parole. Rien de mieux qu’un exemple pour illustrer mon propos.

Aurélien m’explique que, très récemment, il devait soutenir un mode d’intervention et d’organisation auprès d’un nouveau client. Il s’agissait donc d’expliquer au client en question, l’intérêt d’organiser d’une façon plutôt qu’une autre, quels en seraient les outils, les objectifs, etc. Mon patient connaît son travail mais redoute tout le temps sa propre peur de prendre la parole en public. Il se sent maladroit, a peur de buter sur de mots, peur de bafouiller, en bref, peur de perdre la maîtrise de lui même et de se décridibiliser. J’en prends acte. Aurélien continue à m’exposer ce qu’il se passe émotionnellement pour lui avant, pendant et après cette réunion de présentation.

En fait, ce monsieur est persuadé qu’il ne sera pas à la hauteur de la situation. Il n’est pas persuadé d’être incompétent. Il a plus simplement très peur de ses symptômes. Avant chacun de ces maudites réunions, dans la semaine qui précède, il est pris d’angoisses, de troubles du sommeil, a du mal à s’alimenter. Il en devient même irascible avec sa compagne, laquelle semble commencer à en avoir plus qu’assez.

Aurélien se fait un film bien avant chaque prise de parole en public ce qui, je n’ai de cesse de le répéter dans tous mes articles, favorisent l’aggravation de ses symptômes. J’irais jusqu’à écrire qu’Aurélien se crée ses symptôme lui même pour essayer de contrôler s peur de prendre la parole en public. Au gré de la contextualisation, nous allons comprendre pourquoi.

Peur de prendre la parole en public – L’intérêt de ne rien changer

A la faveur de quelques temps passés ensemble, je m’enquiers auprès d’Aurélien de savoir s’il a des frères et soeurs, ce que font ses parents, etc. Non pas que je veuille verser dans la psychanalyse à 2 €, mais j’essaie d’avoir le plus d’éléments possibles pour apprécier – évaluer – le problème de ce monsieur.

Aurélien s’est fait tout seul. Cela signifie qu’issu d’un milieu modeste, ses parents n’ont pas été en mesure de lui apporter tout le soutien logistique et financier qu’il eut pu espérer afin de poursuivre ses études. Aurélien en conçoit beaucoup de honte, et se compare d’ailleurs à beaucoup d’autres étudiants qu’i a côtoyé au cours de son cursus. Il en conçoit d’autant plus de honte quand il compare son milieu social à celui des consoeurs et confrères.

La conclusion à laquelle Aurélien et moi arrivons est qu’il se sent illégitime en tant que personne mais aussi en qualité de consultant. Nul n’est besoin de lui dire que s’il a été recruté et se trouve encore en poste, c’est bien qu’il est reconnu comme compétent. Cet argument ne donne rien, et pour cause. Le problème d’Aurélien n’est pas celui-ci.

Peur de prendre la parole en public - Comment faire?

« Comment Ne Plus Avoir Peur de Prendre La Parole En Public » – Cliquez sur l’image

Le problème d’Aurélien est qu’il a le sentiment d’être une sorte d’imposture, d’un traitre à la cause. A la cause familiale, à son statut social initial.Ce qu’il me dit, c’est comme s’il avait honte de gagner 2 millions d’euros par an en qualité de Trader alors quel vient d’un milieu ouvrier… Oookkkaaayyy…

Cette honte et cette culpabilité s’expriment à chaque fois qu’Aurélien doit s’exposer aux yeux et au vu de tous, les réunions. S’exprimer devant tout le monde génère chez lui une sorte de peur de prendre la parole en public. Cette peur est le symptôme qui lui rappelle qu’il ne devrait pas s’exposer, qu’il n’en n’a pas le droit. Et qu’en le faisant, il trahi son groupe social. Comme s’il mettait un coup de poignard ans le dos de son père.

Aurélien est donc otage de ce qu’il est convenu d’appeler dan les domaine sou comportement, une double contrainte. S’il ne fait rien pour changer, cela n’ira pas. S’il fait quelque chose, cela n’ira pas non plus. Epineux problème s’il en est. Mais un second problème bien plus épineux encore va voir le jour.

A la faveur d’une consultation, et alors que nous devons faire le point sur des exercices que j’ai confié à ce patient, celui-ci m’informe qu’il n’en n’a suivi aucun.

Peur de prendre la parole en public- Le refus du changement

Il ne me serait pas venu à l’idée de demander à Aurélien de se justifier quant au fait qu’il n’ait pas suivi mes prescriptions comportementales. Je m’inquiète surtout de savoir si ces dernières n’étaient pas inadaptées. Aurélien m’assure les avoir bien comprises et que la thérapie n’est pas en cause.

En fait, il a compris pourquoi il avait si peur. Il ne devait pas prendre la parole du fait de ce qu’il vivait comme une exposition illégitime. IL n’en n’avait pas le droit. En le faisant, il subissait un conflit intra psychique qui aggravait ses symptômes d’angoisse.

Alors que je lui proposais de mettre un terme à ce conflit (il existe des méthode comportementales éprouvées pour ce faire), Aurélien me signifie qu’il arrête là son travail avec moi et qu’il a décidé de changer de métier.  Je dis à ce monsieur que sa solution en vaut une autre et que, effectivement, si c’est sa solution, je la respecte.

Je n’ai aucun droit à imposer à qui que ce soit une solution dont il ne veut point. Je n’insiste donc pas. Nous nous quittons ainsi et, depuis lors, je ‘ai aucune nouvelle de lui. Je lui souhaite que son refus de changer lui aura permis de changer. En mieux.

En effet, ce monsieur aura, semble t’il, fait le choix d’utiliser ses compétences tout en respectant son besoin d’être fidèle à ses origines. J’ai un peu de mal à imaginer qu’avec un cursus comme le sien il soit accepté à un poste subalterne. A moins qu’il se soit, pour rendre son expression, montré moins prétentieux sur la société avec laquelle il collabore peut-être désormais.

Frédéric Arminot

Crises d’angoisses et mauvaises solutions – Le quotidien de Marion

Crises d’angoisses et mauvaises solutions – Le quotidien de Marion

Mon dieu qu’elle est grande et que je me sens petit! Il est vrai que dans la taille masculine je fais partie des tailles moyennes à tendance basse mais là… Enfin, peu importe, ce n’est pas le sujet. Marion est venue me parler de ses crises d’angoisses qui n’ont de cesse de lui gâcher la vie. Pourtant, Marion n’a de cesse d’utiliser des mauvaises solutions pour contrôler ses crises d’angoisses . Et je ne vous parle même pas du fait qu’elle n’envisage pas une seconde de vaincre les crises d’angoisses dont elle souffre. Il semble que bien des gens se soient employés à lui faire penser que c’est impossible… Et pourtant.

Comme souvent chez les personnes qui me recentrent pour la première fois, je trouve que Marion semble inquiète. Peut-être est-ce moi qui fait peur à mes patients? C’est vrai que je n’ai jamais posé la question. En fait, je crois que je ne la pose pas parce-que l’atmosphère se détend au gré de l’entretien thérapeutique.

Marion m’explique qu’elle est victime de crises d’angoisses quasi constante. Ingénieur de formation, elle vient de terminer son cursus. Elle est donc en recherche d’emploi, ce qui ne facilite pas sa relation à ses émotions. Rapidement, elle me fait savoir qu’elle n’a pas d’elle une image très positive. Elle se trouve trop ceci, pas assez cela. Elle m’informe avoir des parents quelque peu dysfonctionnels. Pas très aimants. Pas très démonstratifs. Marion est une jeune femme fragile que l’alcoolisme paternel n’aura pas aidé.

Crises d’angoisses et aggravation des symptômes

Très rapidement, j’explique à Marion que je ne suis pas là pour lui prendre la tête. Que ce dont j’ai besoin pour l’aider n’est pas qu’elle me raconte ses relations à ses parents par le menu. Nous ne sommes pas en cure psychanalytique. Au contraire, j’ai besoin d’éléments pragmatiques. Où, quand, comment. Ça, c’est le truc génial de l’approche comportementale.

Les crises d'angoisses de Marion

Marion et les mauvaises solutions à ses crises d’angoisses

Marion semble à la fois surprise et enchantée par cette approche pratique des choses. Je lui concède que ce n’est pas très habituel dans notre culture que d’aborder les choses en tenant les explications à l’écart.

Dans nos contrées latines, il faut toujours que l’on s’emploie à expliquer tout un tas de choses par rapport à un problème donné. Et pendant ce temps là, les heures, les jours et les mois – voire les années – s’égrenent, et il ne se passe rien en matière de solutions.

Et en ce qui concerne Marion, c’est exactement ce qu’il s’est passé.

Elle a écumé les cabinets médicaux. Beaucoup de médecins lui ont prescrit force médicaments, tout en lui disant que ses angoisses et ses crises d’angoisses étaient surement liées à ses études. Peut-être mais pas que. Dans le même temps, comme les médicaments n’aidaient pas vraiment Marion, elle a décidé, soudainement, de les arrêter. Et ce qui devait arriver.. . arriva. Aggravation des symptômes d’angoisse, crise de panique, avec toutes conséquences que cela génère la plupart du temps (angoisse nocturne, maux physiques divers et variés, troubles de l’humeur, etc.).

Histoire d’aller encore plus loin, Marion a pensé qu’il lui fallait apprendre à contrôler ses crises d’angoisses. Pour ce faire, elle s’est imposée des comportements assez stricts, voire assez durs. A force de constater que sa souffrance allait augmentant, et sur les conseils d’un médecin plus avisé que certains autres, Marion a pris une autre décision. Celle de me consulter pour mettre une terme définitif à ses crises d’angoisses. Nous évaluons les dégâts et commençons à échafauder des solutions. Mais avant, faisons le point sur ce qui a mis Marion encore plus en difficultés à propos de ses crises d’angoisses.

Crises d’angoisses et comportements inappropriés

Depuis qu’elle est victime de crises d’angoisses, et à plus forte raison dans la mesure où elle est seule à se prendre en charge, Marion a accumulé les erreurs de bonne foi. Endre essayer de faire comme s’il n’y avait pas de problèmes, et consommer des médicaments inappropriés, Marion est passée d’une erreur à une autre.

Les médicaments en premier lieu. Autant je comprends la prescription de médicaments anxiolytiques en cas de crises d’angoisses, autant celle d’anti dépresseurs me dépasse quelque peu. Les puristes me diront qu’il s’agit de combattre l’anxiété, mais point d’anxiété en ce qui concerne Marion. Elle projette sur sa vie. Pense qu’elle n’est pas bonne à grand chose. En plus, elle est à deux doigts de remettre en cause sa réussite à ses études d’ingénieur. Elle pense d’ailleurs que, incompétente, elle n’obtiendra jamais de poste. Et si tant est qu’elle obtienne un emploi, sans doute sera t’elle virée rapidement! Ben voyons.

Crises d'angoisses - Une solution simple et rapide

« Faites Comme Marion – Trouvez Une Solution Simple Et Rapide à Vos Crises d’Angoisses » – Cliquez sur l’image

Quand cette jeune femme ne s’essaie pas seulement à la prise répétée de médicaments, avec tous les effets secondaires que cela génère. Elle fait autre chose d’encore plus inadaptée. Elle s’oblige à se confronter à ses crises d’angoisses. Un peu comme si elle allait sur un champ de bataille en se disant que, vêtue d’un maillot de bain, elle serait prise pour une touriste en goguette et que les belligérants l’épargneraient…

C’est comme çà que Marion s’est retrouvée à provoquer des entretiens professionnels alors qu’elle ne sentait absolument pas d’y aller. Ou encore comme cela qu’elle s’est inscrite sur des sites de rencontres pour essayer de flirter ou plus si affinités. Le tout, alors que sa relation à son propre corps comme au plaisir en général lui était particulièrement difficile. Tétanisée à l’idée de rencontrer d’éventuelles conquêtes, cette jeune personne, bien qu’ayant pris rendez-vous, fuyait à la dernière minute pour s’éviter une déconvenue. Ce n’est qu’en en parlant qu’elle commencera à envisager quel les choses auraient pu se passer très bien et que, du coup, elle aurait pu en retirer fierté et plaisir. Elle prend acte que même l’idée de réussir l’angoisse.

Marion et moi passerons environ 2 mois à tout « remettre en ordre ». Cela n’a été ni facile ni difficile. Marion, très sensible, a compris que se forcer était la pire des solutions. Elle a aussi compris que tenter tout un tas d’explications autour de son problèmes de crises d’angoisses était stérile. Elle a donc compris que, non seulement, elle ‘était pas responsable de ses angoisses, et encore moins de ses crises d’angoisses, mais que ce n’était pas en se confrontant à ces mêmes angoisses qu’elle allait résoudre le problème.

Comment vaincre vos crises d’angoisses

Il n’est pas impossible que sa formation d’ingénieur l’ait aidé à prendre rapidement en compte tout l’intérêt qu’elle avait d’être pragmatique. Mais nul n’est besoin d’avoir un bac +8 pour traiter l’angoisse ou vaincre les crises d’angoisses dont vous êtes victime.

Il vous suffit de simplement suivre des prescriptions thérapeutiques comportementales adaptées. Ainsi, tout peut être simple et efficace. Si vous souffre d’angoisses ou de crises d’angoisses, il vous suffirait de faire de même. A la condition que vous acceptiez de lâcher prise avec des solutions par trop habituelles et trop convenues. Celles là mêmes que la plupart des gens emploient et qui ne donnent aucun résultat satisfaisants à court ou moyen terme. En effet, peu de solutions vous offrent l’opportunité de retrouver confiance en soi et autonomie. Sauf à ce que…

Des mois plus tard, Marion sera une de mes rares patientes à m’adresser un mail. Elle m’informera avoir trouvé un poste  à la hauteur de ses compétences. Il m’a même semblé qu’elle ait un nouveau compagnon alors que le précédent l’avait plutôt malmené. De ces deux derniers points, je en suis pas certain. Mais, ce que je sais, c’est que, aujourd’hui, Marion va bien. Marion va mieux. Elle ne souffre plus de crises d’angoisses. D’ailleurs, depuis son mail, je n’ai aucune nouvelle d’elle. Elle a réussi à traiter les crises d’angoisses dont elle était victime, là où bien d’autres acteurs de soins de santé avaient échoué. Dont acte.

En fait, je pense qu’à l’instar de beaucoup de ces personnes qui m’auront consulté au cours de ces vingt dernières années, cette jeune patiente aura compris et agi le sens de rester « Ici et Maintenant » pour vaincre ses crises d’angoisses…

Frédéric Arminot

La dictature du bonheur – « Soyez heureux, c’est un ordre »

La dictature du bonheur – « Soyez heureux, c’est un ordre! »

Cela fait plus de 20 ans que je m’occupe de personnes qui cherchent à soigner l’angoisse, traiter l’anxiété ou vaincre la phobie. A ce propos, quelque chose m’a toujours interpellé. Une sorte de comportement qui nous adresse un message qui m’inspire une ode récurrente à la dictature du bonheur. Un plaidoyer constant où celles et ceux qui n’auraient pas compris qu’être heureux, c’est obligatoire!

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous. Avez-vous parfois, si ce n’est tout le temps, l’impression que chez les autres c’est bien alors que chez vous c’est la guerre au Liban? Vous arrive t’il d’avoir cette terrible impression que, quoique vous fassiez, rien ne va. Avez-vous ce pénible et fréquent sentiment qu’alors que vous faites tout pour vous en sortir du mieux possible, il y a toujours quelqu’un ou quelque chose qui met à terre vos ambitions de bien être? Vous arrive t’il d’avoir l’impression que, lorsque vous essayez de suivre des principes de bonheur dûment asséné par des marketeurs enfiévrés, vous n’arrivez pas à grand chose, si ce n’est de considérer que, décidément, vous êtes un bras cassé? Un bon à rien ou à pas grand chose.

Si tel est le cas, alors nous sommes vraisemblablement quelques millions à partager cette impression désagréable et tenace. Alors, je me suis posé une question. Une parmi d’autres, dont il est vrai qu’elle m’escagace quelque peu. Et si nous n’étions pas responsable de notre échec, ou présumé tel? Et si tout cela reposait sur la dictature du bonheur? Celle là même qui, par définition, fait que, dans tous les cas, notre quête est vouée à l’échec. Et pourquoi est-elle vouée à l’échec? Nous y prendrions nous de la mauvaise façon? Autant de questions, comme bien d’autres, à propos desquelles je vais partager mon point de vue avec vous. Vision à propos de laquelle, bien sur, vous n’êtes pas obligé d’être d’accord. N’est pas dictateur qui veut.

Définition de la dictature du bonheur

D’après un dictionnaire bien connu, la dictature c’est, je cite: « Un pouvoir absolu exercé par une personne ou un groupe dans un domaine particulier« . Ce qui est lié à la tyrannie.

Depuis des années, nous sommes sournoisement abreuvés de messages en tous genres. Ces informations, relayées par les médias, nous répètent à l’envi qu’il existe des méthodes simples pour être heureux. Dans le même temps, il nous est dit deux choses très contradictoires. Premièrement, nous avons les moyens de vous aider à vous rendre heureux. Sous-entendu, vous ne l’êtes pas! Deuxième volet du message. Si vous ne faites pas ce que l’on vous indique de faire, vous êtes mauvais.

La nature humaine étant ainsi faite qu’elle ne peut s’empêcher de se comparer au reste du monde. Il y a fort à parier que la plupart de celles et ceux qui le peuvent vont se jeter sur ces méthodes sans objectivité. Il va ainsi suffire de quelques mots et phrases intelligemment construits pour nous épater, nous faire saliver. Faire monter la sève du désir, et la frustration du plaisir totalement impossible.

Parce qu’en fait, de quoi s’agit-il? Le premier point, c’est de nous marteler que nous ne sommes pas ceci ou cela. Le second est que nous devons donc être cela ou ceci. Le troisième, que si nous n’avons pas les moyens d’évoluer, d’autres peuvent les mettre à notre disposition. Enfin, que si vous ne faites pas ce qu’il vous est quasiment enjoint de faire, ne vous plaignez pas. Il suffira donc d’assemblages verbaux bien marketés pour appâter le chaland comme un appât sur une canne à pêche. Il faut que cela brille, que cela donne l’illusion. Il faut férrer la bête.

Celle ou celui qui résiste à l’appât ou s’en tient à l’écart, risque, au mieux de ne pas partager le bien être ou présumé tel du plus grand nombre. Au pire, il continuera à se sentir angoissé ou anxieux faute d’avoir voulu utiliser des méthodes qui, pourtant, nous dit-on, ont fait leur preuve sur le plus grand nombre.

Et là, que se passe t’il? Sachant que si nous ne fonctionnons pas comme tout le monde, nous prenons le risque d’être exclu. Mis à l’écart. Nous courrons le risque de nous sentir différent. Même si, sur cette notion de différence, d’autres messages, avec d’autres objectifs, nous informent que la richesse naît de la différence.

Voilà à quoi tient cette dictature du bonheur. Si vous n’êtes pas heureux alors que nous vous en offrons les moyens, c’est de votre faute. Si vous ne vous comportez pas de façon adaptée – répondre favorablement à notre offre -, vous en serez quitte pour souffrir. Et voilà que la culpabilité fait son apparition. Comme pour nous dire qu’il ne tient qu’à nous. Et dans le cas où nous serions résistant, de multiples messages qui disent la même chose sous un angle différent nous sont adressés. Cela s’appelle de la publicité.

Le parcours que je viens de vous expliquer est celui là même sur lequel les marketeurs et les publicitaires font leurs courses. Celui de la manipulation. Celui de l’ordre caché. Celui de la peur. C’est la dictature du bonheur au sens où, comme le laisse entendre la définition citée précédemment, il s’agit d’exercer un pouvoir absolu sur une personne, ou un groupe, pour qu’ils prennent une décision conforme à un objectif.

Et pour s’assurer de la satisfaction de l’objectif, vont être exercées des pressions renouvelées sur des groupes pour que tôt ou tard, ils fléchissent et satisfassent l’ordre donné et réitéré. Dans le cas contraire, vous serez voué aux gémonies. Vous passerez pour un « has been », quelqu’un qui n’est pas dans le mouvement. Quelqu’un de résolument passéiste. Anti moderne. Enfin, c’est le risque.

J’écris que c’est le risque parce que le sytème saura, plus tard et de façon opportune, vous faire savoir que vous êtes à la dérive. Mais, mais, mais… qu’il n’est peut-être pas trop tard pour agir moyennant quelques petits arrangements. Et que, si vous ne le faites pas, attention! Vous allez tout perdre. Progressivement. En fait, la dictature du bonheur c’est un peu comme un interrogatoire. On va exercer sur vous une pression continue pour que vous avouiez, passiez à l’acte. Et cela rendra le temps nécessaire. C’est juste une question de temps. Tôt ou tard, vous fléchirez. D’ailleurs, on a tous fléchi. En matière de dictature du bonheur comme dans la plupart des domaines de nos vies.

Les modes d’expression de la dictature du bonheur

Résister à la dictature du bonheur est aussi difficile que de ne rien dire à celle ou celui qui, depuis 3 minutes, vous colle régulièrement une claque derrière la tête pour vous faire réagir. Si vous ne dites rien, la pression va s’accentuer. Si vous dites quelque chose, ou réagissez mal, vous passerez pour un mauvais coucheur alors que l’autre ne voulait que s’amuser.

Résister à la dictature du bonheur c’est comme ne rien dire face à la mauvaise foi, à l’arrogance, à la bêtise. La difficulté n’est pas tant de résister à la dictature du bonheur mais… de vous ouvrir au vôtre tel que vous le concevez. Si tant est que vous en ayez une idée. Il est vrai que c’est là que les choses se compliquent.

Traitement de l'anxiété - Confiance en soi

« Comment Retrouver Confiance En Soi de Façon Simple et rapide » – Cliquez sur l’image

Est-ce que parmi tout ces océans de bonheur proposés, est-ce que j’ai le droit d’aller mal, de me sentir mal? Je suis désolé de plomber l’ambiance, mais je crois que j’ai toutes les peines du monde à partager un bonheur auquel je ne m’identifie pas.

Si j’en crois les grands principes de la consommation, voire de la grande consommation, pour être reconnu, il est important que quoi que nous consommions tous la même chose. La même produit. Et de valeur tant qu’à faire! En effet, n’est pas là même, celle ou celui qui roule dans une BMW que celle ou celui qui roule dans une Dacia. Même s’il y a fort à parier que l’un et l’autre n’ont pas la même vision du bonheur.

il y a celui qui mangera des pommes de terre pour remplir le grand réservoir de sa voiture. Il sera heureux de montrer sa belle auto. Excité d’être identifié comme un « winner ». Mais bien triste quand, seul, dans son studio sans âme, il aspirera à sa prochaine sortie dans sa belle auto. Il y a le propriétaire de la Dacia qui, lui, ou elle, mangera peut-être à sa faim. Il pourra remercier sa petite auto qui lui coûte si peu. Mais sera vivement moqué par les chantres de l’esthétisme, parce que sa voiture… Mais, il aura son petit bonheur à lui.

L’un comme l’autre, auront répondu à des messages sociaux et affectifs qui auront conditionné leur choix. L’un comme l’autre, sur la vision de leur bonheur fantasmé auront positivement répondu à une image. Pour être heureux, faites ceci. Si vous ne le faites pas, vous êtes cela. C’est en permanence, dans tous les domaines de notre vie, la dictature du bonheur. Être heureux passe par la consommation ou l’usage répété d’un certain nombre de choix et de comportements qui nous ont été savamment distillé.

Nous vivons dans une ère où la peur de la frustration le dispute à l’horloge. Tout doit aller vite et être conforme aux diktats d’un certain nombre de personnes qui détiennent un pouvoir. Le pouvoir de savoir nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

Nus sommes de plus en plus éduqués dans cette idée qui veut que le temps passe et qu’il nous fait nous décider instantanément. Si je ne fais pas de suite ce à quoi je pense, je serais malheureux. Si je ne prends pas ma décision tout de suite, après il sera trop tard. Si je ne porte pas les dernières chaussures à la mode, je suis un looser! Je ne suis pas à la mode.

Cahin caha, nous apprenons à vivre dans la peur. Celle du manque. Celle d’être jugés par nos pairs. Ou nos maires (Oups!). En matière de mode, ne parle-t-on pas de « dictature de la mode »? La dictature, c’est la magistrature suprême et extra ordinaire exercée dans l’empire romain. Vous voyez ce que je veux dire? C’est l’exercice du droit de vie et de mort. Tu réponds favorablement, tu restes en vie. Sinon, t’es mort.

A l’instant où j’écris cette ligne, ma messagerie m’informe d’un message. C’est un éditeur web qui me dit que si je ne donne pas suite à son message automatique, il me raye de ses listes de prospects. La boucle est bouclée.

Comment résister à la dictature du bonheur

Existe t’il vraiment un moyen de résister à la dictature du bonheur? Honnêtement, je ne sais pas. Je pense que chacun d’entre nous peut avoir la sienne. S’il le souhaite. S’il ou elle ne se sent pas victime de la dictature du bonheur, nul n’est besoin de résister. Dans le cas contraire, je vais brièvement vous expliquer comment il m’arrive de faire.

Ce que je fais est simple. Voire basique. Je prends le temps. Et cela me coûte une fortune dont je n’ai pas les moyens. Je prends le temps de m’inspirer. Je prends le temps de comprendre. Celui d’assimiler. Je prends le temps de voir poindre mon désir. Je ne le contrains pas. Je préfère penser que l’on ne me vend rien mais que c’est moi qui achète. Or, pour que j’achète, il aura bien fallu, que je le veuille ou non, que je sois sensible à tout ou partie d’un message que j’aurais vu et revu. De façon consciente ou pas. C’est tout l’art de la publicité.

Résister à la dictature du bonheur, et à son langage, c’est prendre le temps. Celui de vivre. Celui d’assumer que, quelles que soient mes émotions liées aux ressentis d’une frustration, j’ai le droit de choisir. J’ai le droit de jouir de ma frustration.

J’ai le droit de me sentir mal même si certaines personnes pensent que j’ai tout pour être heureux. J’ai le droit d’exprimer mon désaccord même si cela déplaît. Même si cela me vaut exclusion. J’ai le droit d’être insensible à une oeuvre d’art que la plupart encense. Dussè-je passer pour un inculte. J’ai le droit de satisfaire à mon évolution telle que je la conçois et non comme d’aucuns voudraient me l’imposer. J’ai le droit d’être un mouton noir et non un mouton bêlant. Et si je veux être ce dernier, personne n’a le droit d’en juger.

Mon bonheur c’est d’essayer de donner un sens à ma vie. Mon bonheur, c’est d’accepter que, parfois, je suis triste. Que, parfois, je suis en colère. Et que rien ni personne n’y pourra rien changer. Mon bonheur, c’est ce que je m’offre et ce que je me refuse en conscience. Mon bonheur, c’est celui de faire des choses qui me procurent des émotions qui donnent un sens à ma vie. Car, mes émotions, c’est ma vie. Et ma vie, j’essaie de la vivre et de la penser. Même si, parfois, ou souvent, je vous le concède, je la pense mal.

Un jour, quelqu’un m’a dit que j’étais un être de conflit alors que je refusais d’obtempérer à une injonction. Cette personne n’imagine pas l’impact que son propos a eu sur moi. M’opposer n’est pas la réponse que j’eusse souhaité produire. C’est la seule que j’ai trouvé et qui me renvoie de moi une image positive. Je me suis affirmé. Résister à toutes formes de dictatures, tel pourrait être mon bon plaisir. Mais cela ne m’empêche pas d’avoir peur: « Angoissé mais pas dupe!« . Je prends le risque d’être seul en résistant à la dictature du bonheur. Mais, in fine, je ne suis jamais seul.

Alors, heureux, si je veux. Et comme je veux. Et surtout pas comme certaines huiles m’en donnent l’ordre. Sans pensées ni libre arbitre. L’impression d’être sous le contrôle de quelqu’un ou d’un système m’est insupportable. Faire comme tout le monde m’est quasi impossible sans que, pour autant, je veuille me démarquer. Cela ne fait pas de moi quelqu’un d’incontrôlé ou d’incontrôlable. J’ai conscience d’évoluer en liberté surveillée. Mais j’aime l’idée de jouer avec mes geôliers.

« L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature; mais c’est un roseau pensant. Il ne faut pas que l’univers entier s’arme pour l’écraser : une vapeur, une goutte d’eau, suffit pour le tuer.

Mais, quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu’il sait qu’il meurt, et l’avantage que l’univers a sur lui, l’univers n’en sait rien.

Toute notre dignité consiste donc en la pensée. C’est de là qu’il faut nous relever et non de l’espace et de la durée, que nous ne saurions remplir. Travaillons donc à bien penser: Voilà le principe de la morale ».

Blaise Pascal – « Pensées« 

 

Frédéric Arminot

Traiter les angoisses – L’histoire de Sandra

Traiter les angoisses – L’histoire de Sandra

Il ya mille et une façon de ressentir des angoisses. Tout comme il y a mille et une façon de traiter les angoisses. C’est toujours une question de contexte et de personne. Sandra n’échappe pas à cette règle. Cadre supérieure dans un groupe européen, elle occupe des fonctions importantes et a toutes les responsabilités qui vont avec. Mariée, elle a 2 enfants encore jeunes. Son mari occupe des fonctions aussi importantes dans un groupe similaire.

Sandra n’aurait à priori aucune raison d’être victime des ses émotions. Au sens de certains, elle a tout pour être heureuse. Un boulot, de l’argent, deux voitures, deux enfants. Elle est propriétaire de son bien immobilier. Et pourtant. Sandra est victime d’émotions qui la bouleversent dès le matin. Et, autant que vous le sachiez dès maintenant, traiter les angoisses de Sandra ne va pas être une mince affaire.

Une histoire personnelle qui justifie les angoisses de Sandra

Sandra a deux frères. Aucun des deux n’a de problème particulier. L’ainé, peut-être, souffrirait-il danxiété. Rien n’est moins sur. Il n’en parle jamais. Père absent. Mère présente et aimante qui ne s’est jamais remise en couple. Le père semble avoir disparu à la façon des lessiviers. Une femme de 40 ans contre 2 plus jeunes. Oui, je sais. Je ne devrais pas.

Toujours est-il que Sandra a vécu dans un environnement où l’amour était présent d’une telle façon qu’elle aurait pu se laisser vivre et commettre ses expériences. Seule, avec ses frères, elle aura préféré ne pas faire de vagues et protéger sa mère de toute contrariété.

Elle le fera jusqu’à très tard ce qui l’aura empêché de s’affirmer en certaines occasions. Empêchée de vivre des expériences importantes pour l’affirmation d’elle même. Elle s’affirmera d’autant moins que, adolescente, elle subira une maladie qui la mettra en grande difficulté. Craignant le jugement des autres à ce propos, ayant d’elle une image fortement dévalorisée, elle prendra peu part à sa propre vie. Résignée, voire apeurée. Ne souhaitant rien forcer.

Le temps passe. Les soins médicaux apportés à son problème finissent par porter leurs fruits. Sandra, à petits pas, retrouve d’elle une image positive. Mais, foin de folies. Il s’agit de terminer le cursus universitaire débuté. Il n’est pas question de déroger. Sandra s’implique dans ses études qu’elle réussit avec brio. Elle sera rapidement recrutée par l’entreprise dans laquelle elle travaille encore aujourd’hui. C’est dans cette même entreprise que, plus tard, elle rencontrera un homme avec lequel elle se mariera.

Tout va bien. Quelques années passent. Son compagnon devient son époux. Il quitte leur employeur commun pour un autre poste. Sandra attend leur premier enfant. La grossesse comme l’accouchement se passent sans encombres. Et la vie de couple commence, de façon souterraine, à être bouleversée. Moins de sorties à deux. Moins de WE ensoleillés. Moins de moment d’intimité. Le mari semble prendre une certaine distance. Il finit d’ailleurs par en prendre tellement qu’un jour, il quitte Sandra.

Angoisses - Comment vaincre l'angoisse

Sandra est détruite. Et je pèse mes mots. Mais elle fait le choix de ne pas se laisser aller. Pas seulement pour son premier enfant mais par… devoir. Nous le comprendrons plus tard. Sandra, comme lorsqu’elle était enfant puis adolescente, ne veut pas créer de problèmes. Elle accepte l’augure d’une séparation. Elle tempère en se disant que, peut-être, elle a sa part dans cet évènement. Nous comprendrons aussi plus tard, qu’elle n’a pas fait de bruit, en espérant que son mari reviendrait.

Ce qu’il fera quelque mois après. En précisant qu’il n’avait aucun sentiment pour la femme pour laquelle il a quitté son épouse, Sandra. Mais, j’y pense. Quelles émotions cette dernière a ressenti pendant toute cette période? Comment a t’elle émotionnellement géré cette situation? Il me semble qu’elle ne le sait pas elle même. Sans doute aura t’elle tout contrôlé. Tout intériorisé, comme je le comprendrais plus tard. Toujours est-il que, quelques mois plus tard après le retour du mari, Sandra attend son second enfant. Et c’est là que tout s’inscrit dans le marbre. Vraiment. Ce qui justifiera que Sandra me demande de l’aider à traiter les angoisses dont elle est victime. Mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi compliqué.

Comment traiter les angoisses de quelqu’un qui suit les exercices prescrits tout en ayant un comportement contraire

Quand Sandra prend contact avec moi, elle est rongée par l’angoisse. J’ai toutes les peines du monde à l’apaiser. Elle n’a de cesse de pleurer. Avec son aide, j’essaie de comprendre ce qui lui arrive. Je comprends vite de quoi il retourne. Mais, ma première pré occupation est de savoir comment traiter les angoisses dont elle est violemment victime.

Sandra m’explique que, tous les matins, elle est prise d’angoisses matinales. Douleur au coeur. Envie de vomir. Boule dans l’estomac. Une vision terrifiante de la journée qui s’annonce. Elle est très anxieuse à l’idée de savoir comment sa journée de travail va se dérouler. Elle n’en peut plus. M’implore de lui venir en aide.

Nous partons donc pour une contextualisation de son problème. Chose pas facile tant Sandra veut expliquer les choses à sa façon. Elle me répète les mêmes choses. En boucle. Ne réponds pas vraiment, ni de façon précise, à mes questions. je suis souvent obligé d’y revenir. J’essaie de comprendre. Il ressort que tout a commencé peu de temps après son second accouchement. Une sorte d’inquiétude sourde. Quelque chose qui s’installe de façon sournoise.

Le premier réflexe de Sandra consiste à contrôler ses émotions. Elle ne râle pas. Essaie de gérer son quotidien comme elle peut. Chaque jour, les mêmes angoisses. Son mari a des horaires assez lourds. C’est Sandra qui s’occupe de déposer un enfant à l’école puis le second à la crèche. Elle refait le même parcours le soir. Le bain. Les diners. La maison. Oui, il y aune femme de ménage mais pas à demeure. Ils gagnent bien leur vie mais n’ont pas les moyens du Prince Rainier de Monaco. Peu de partage avec son mari. Il sont fatigués tous les deux. Comme souvent le sont les parents de jeunes enfants. A plus forte raison quand ces parents travaillent tous les deux.

Rapidement, Sandra se rend compte que ses angoisses la précèdent et la suivent au moment de sortir diner avec des amis. Le peu de weekends que son mari et elle passent en province sont une vraie catastrophe émotionnelle. Sandra n’en profite pas. Ses moments de loisirs sont passés à tenter de contrôler ses émotions. Les moments d’intimité s’éloigne jusqu’à ne plus exister. En ce qui la concerne, c’est vraiment métro boulot dodo avec un continuum d’angoisses du lever au coucher.

Son mari se rend bien compte que sa femme ne va pas bien. Il lui demande quoi faire. Ou comment faire. Elle lui dit que cela va passer. Mais cela ne passe pas. Cela empire. Le mari s’agace parfois. Elle me précise même u’il se lasse. il est parfois en colère parce que son épouse ne se sent pas de sortir. Les familles de l’un comme de l’autre sont loin.  Il est exclu de leur confier la garde des enfants pour un soir. Les sorties se réduisent jusqu’à ne plus exister.

Cela fait un petit moment que j’ai confié un certain nombre d’exercices à Sandra. Je comprends que, si elle les suit, elle fait le contraire de l’exercice une fois celui-ci terminé. Je recadre. Encore et encore. Sandra me téléphone souvent. Inquiète et parfois en larmes. Je ne cherche pas à la rassurer. Sandra n’a de cesse de me dire qu’elle suit les exercices mais qu’elle s’inquiète de savoir si cela va faire effet. Pour cela il faudra qu’elle fasse les exercices tels que je les lui ai prescrit. Ce qu’elle ne fait pas.

Un jour, à la faveur d’une consultation, j’identifie le réel contexte de son problème. Ses angoisses sont issues de sa relation avec son mari. Sandra refuse cette éventualité. Tout en m’informant qu’elle craint que son époux la quitte une seconde fois. Comment traiter les angoisses de quelqu’un qui, in fine, refuse ce qu’on lui suggère. Ses angoisses s’aggravent au point qu’elle envisage de consulter un psychiatre. Ce qu’elle fait. Lequel médecin lui prescrit des médicaments. Qu’elle refuse de prendre…

Et l’histoire continue ainsi. Un jour, Sandra me téléphone. Elle semble plus calme. Je le lui fais remarquer. Elle me dit que ses angoisses sont toujours présentes. Ce à quoi je lui oppose que, effectivement, ce me semble normal. Elle refuse de changer. Elle veut contrôler le changement. Une seconde fois, nous re contextualisons son problème.

La première hypothèse se confirme. Les angoisses de Sandra sont le symptôme de son problème relationnel avec son mari. Elle n’en n’accepte pas l’augure. Persiste à ne pas vouloir en parler à son époux. Je propose une consultation à trois. Sandra finit par en accepter le principe. Elle m’assure qu’elle parlera au père de ses enfants.

J’attends encore qu’elle me téléphone.

Que déduire d’une telle situation? Ais-je été incompétent à traiter les angoisses de cette femme? Sandra refusait-elle un changement? Refusait-elle de s’affirmer par peur? Comme lorsqu’elle était enfant? Et tout un tas d’autres questions encore. La seule chose que je sache, c’est que Sandra ne m’aura pas vraiment aidé à traiter les angoisses qui l’agressaient tant. Elle voulait de l’aide mais refusait le changement généré par cette aide comportementale.

« Accepte ce que tu ne peux changer… » commença par dire Marc Auréle.

Frédéric Arminot

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Stress post traumatique – Evaluer et gérer le stress post traumatique

Stress post traumatique – Comment évaluer et gérer le stress post traumatique

Il me semble évident que les récents et dramatiques évènements du vendredi 13 novembre 2015, font écho à la nécessité impérieuse de prendre psychologiquement en charge les survivants, leurs familles comme les amis. De fait, il s’agit d’évaluer puis gérer le stress post traumatique. Non seulement des victimes des attentats dans le quartier du Bataclan à Paris mais aussi de toute victime d’agression ou d’accidents.

Ces états émotionnels violents qui font suite à des stress subis et perçus doivent être pris en charge peu de temps après les évènements eux mêmes. Cette nécessaire prise en charge répond à la prévention d’une décompensation émotionnelle. Elle s’impose afin d’accompagner le patient, la victime, dans une démarche qui va favoriser la gestion de son stress post traumatique.

Les stress post traumatiques comme conséquences d’une agression ou d’un accident repose sur 2 types d’intervention. La première repose sur l’ESPT. Soit l’Evaluation du Stress Post Traumatique. La seconde est une pris en charge liée au PTSD lui même. Le Post Traumatic Stress Disorder.

Ces 2 points importants en matière de prise en charge du stress post traumatique font l’objet du présent article.

Comment évaluer un stress post traumatique

Comme dans toute action d’accompagnement, il convient de mettre ses convictions personnelles au placard! Je le précise parce que j’entends beaucoup trop de patients me dire combien ils sont effarés par ces professionnels de la santé mentale qui leur assènent leur point de vue. Lequel point de vue minore un peu trop souvent la réalité des émotions des victimes. A ce propos, j’entends déjà les intéressés crier au scandale. Je sais, il y toujours des vérités pour déranger.

Evaluation du Stress Post Traumatique - ESPT

ESPT – Evaluation d’un Stress Post Traumatique

Je disais donc qu’à la suite de toute agression ou de tout accident, il convient de mettre en place une évaluation du stress post traumatique (ESPT). Cette évaluation est particulièrement importante dans la mesure où elle va permettre d’évaluer l’intensité et le contexte du stress post traumatique.

Partant, l’évaluation du stress post traumatique va permettre de dresser un tableau précis du stress perçu. Ainsi, nous en saurons plus sur la façon dont l’évènement s’est déroulé. Nous en saurons tout autant sur les émotions perçues pendant et au cours de l’évènement. Tout comme nous saurons de façon précise ce qu’il semble ne être des conséquence de l’évènement.

Evaluer ce stress post traumatique est particulièrement important. Non content de nous renseigner sur la « physionomie de ce stress, il va nous permettre de dresser des priorités en terme d’intervention, de contenus d’interventions. De fait, c’est le support sur lequel les intervenants – psychologue, psychiatre, comportementaliste ou autre – vont s’appuyer pour traiter le stress post traumatique.

Comment gérer un stress pots traumatique

A cette question, j’ai déjà, pour une partie, répondu dans l’article: « Attentats à Paris – Comment en parler aux enfants pour ne pas qu’ils s’angoissent« .

Comment soigner un PTSD

Stress Post Traumatique – Comment soigner un PTSD

Quand il s’agit de soigner un stress post traumatique, il convient toujours de s’appuyer sur des éléments tangibles et objectifs. C’est l’intérêt même de l’ESPT – Evaluation d’un Stress Post Traumatique -. C’est donc sur ces éléments qu’existera le meilleur des suivis psy possible. Du moins, on peut le souhaiter.

Une fois évalués les potentialités d’angoisse (angoisse nocturne, angoisse matinale, angoisse de mort), d’anxiété (anxiété généralisée, anxiété sociale), ou encore de dépression augmentés de somatisation diverses, il convient de traiter le stress post traumatique par effet d’urgence.

L’effet d’urgence, cela signifie classer à l’aide de la victime ce qui lui apparaît comme le plus important d’abord et le moins important ensuite. En effet, par rapport  à la perception d’un stress post traumatique, chaque victime aura sa vision des choses. Carte du monde traumatique qui profilera ce qu’il convient ou de non de faire immédiatement en fonction de l’urgence exprimée. C’est à dire de la douleur induite et ses conséquences.

Dès l’amorce de la prise en charge post traumatique, l’objectif majeur est d’éventuellement sortir le patient de sa sidération puis, le plus souvent, de sa culpabilité. Sidération émotionnelle liée u choc de l’évènement. Culpabilité quant à une éventuelle responsabilité ans l’évènement (je pense aux accidents) ou culpabilité d’être une victime moins touchée que les autres.

Traitement de l'anxiété

Comment Traiter l’Anxiété de Façon Simple et Définitive – Cliquez sur l’image

La prise en charge d’un stress post traumatique va donc nécessiter d’aider la victime à verbaliser ses émotions. Cette accompagnement va aussi générer, parfois, la prescription de médicaments contre l’angoisse, ou pour vaincre l’anxiété (cf: troubles de l’humeur, crise de panique, trouble du sommeil, réactions violentes et incontrôlée aux bruits ou à des évènements divers dans le quotidien).

Nonobstant toute la pédagogies associées autour de cette prise en charge, je pense à divers traitements comme l’hypnose, l’EMDR, la sophrologie), il est important que la victime ne soit pas isolée. Ainsi, les partages privilégiées en groupes de paroles de victimes sont un support important.

Enfin, il conviendra, si nécessaire, que la victime bénéficie d’exercices comportementaux divers qui l’aideront progressivement à soigner son stress post traumatique. Maintenant, se pose la question de savoir pourquoi un tel accompagnement est impératif.

Pourquoi est-il si important de traiter le stress post traumatique

Au sortir des « guerres modernes » comme la guerre du Vietnam, comme de tous les conflits dans lesquels des soldats des diverses nations du monde sont intervenus, force a été de constater combien de ces professionnels des armées étaient traumatisées.

Les conséquences de ces trauma sont multiples. Dè socialisation, comportements d’addictions (stupéfiants, alcoolisme) vols, dégradations, agression, et j’en passe.

La société, et plus particulièrement les gouvernements, sont responsables des conséquences traumatiques générés par les conflits auxquelles elle fait le choix de participer. A ce sujet, la question n’est pas de savoir si cela est ou non opportun. Cela est, tout simplement. la société a donc sa part dans les agissements réactionnels des êtres humaines qu’elle a envoyé combattre et qui sont revenus traumatisés.

Dès lors, pour éviter toute forme de réaction inappropriée, et par souci d’humanité, il est important de reconnaître le statut victimologie des personnes ayant subi de stress post traumatique. Partant, de les accompagner afin qu’ils retrouvent leur vie d’avant. Agir et accompagner de sorte à ce que les victimes soient « réparées » avec dignité et respect.

C’est de notre responsabilité à tous. C’est de la responsabilité de nos gouvernements que d’accompagner les victimes des choix des gens qui nous gouvernent. Cela concerne tout autant les victimes d’attentats, que les accidentés de la route, ou les personnels de police, de gendarmerie comme les pompiers ou… les personnels médicaux.

Et, pour ce que j’en sais depuis des années que je pratique le suivi post traumatique, on est loin du compte en matière d’accompagnement post traumatique. Peut-être que les attentats du 13 novembre courant vont changer la donne?

Frédéric Arminot

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Angoisse du soir ou comment éviter le trouble du sommeil

Angoisse du soir – Trouble de l’endormissement – Trouble du sommeil

Il y a peu, l’un de mes amis m’a téléphoné à une heure indue (minuit 45) parce qu’il était angoissé et souffrait de trouble du sommeil. Peu coutumier du fait, il ne savait si cette angoisse du soir était liée à ses problèmes d’endormissement ou l’inverse. La question se posait pour lui de savoir s’il ne souffrait pas aussi d’angoisses nocturnes qui justifiaient ses difficultés à s’endormir. Au surplus, mon ami, Jacques, confronté à l’angoisse de la nuit, avait peur de faire une crise d angoisse.

Après avoir débriefé avec lui, balayé les symptômes de l’angoisse du soir, je lui ai indiqué quelques exercices à réaliser pour ne plus souffrir s’endormir. Jusqu’à plus ample informé, il a pu dormir d’un sommeil réparateur puisque je n’ai pas eu de ses nouvelles depuis.

Je vous propose de découvrir comment Jacques a retrouvé le sommeil et, ainsi, apaisé ses angoisses du soir et évité une attaque de panique.

Symptômes de l’angoisse du soir

Quand on est victime d’angoisses, de crise d’angoisse ou d’anxiété, il est on ne peut plus cohérent d’être victime d’angoisse du soir. Le soir s’apparente à la nuit, au vide, au noir, au… rien. Pour certaines personnes la nuit, et son pendant, le soir, sont annonciateurs du vide, de la solitude voire de l’abandon.

La plupart du temps, les personnes victimes d’angoisse du soir font tout pour se rassurer ce qui, en règle générale, aggrave ce qu’il cherche à combattre ! Vous découvrirez comment et pourquoi dans beaucoup d’articles du présent blog.

Définition de l'angoisse du soirTout commence vers la fin de l’après-midi, en début de soirée. La journée touche à sa fin, vous avez vaillamment lutté contre vos angoisses dans la journée. Vous appréciez de pouvoir rentrer chez vous où vous serez enfin en sécurité. A ceci près que, de façon un peu sourde, vous commencez à avoir peur de la façon dont votre soirée va se dérouler parce qu’à un moment ou à un autre, il va vous falloir affronter d’autres réalités (qu’est-ce qui vous attend à la maison) dont celle de votre endormissement. vous commencez à redouter l’angoisse du soir.

Vous commencez à ressentir la peur. Vous pensez avec crainte à la façon dont votre soirée et votre nuit vont se dérouler. Vous imaginez quelque chose dont vous ne savez rien. Vous y pensez de façon d’autant plus angoissante que ce n’est pas la première nuit que vous redoutez cette fameuse angoisse du soir.

Vous y pensez et redoutez ce moment d’autant plus que la nuit précédente, vous avez été victime d’une attaque de panique et qu’il a été nécessaire que que vous preniez du Xanax® (anxiolytique) pour vous calmer.

Vous essayez de vous donner bonne contenance, essayez de contrôler vos ruminations et autres pensées obsessionnelles mais les symptômes sont bien présents, de plus en plus présents. La liste des symptômes de l’angoisse du soir est souvent la même:

  • Boule à l’estomac
  • Irritabilité
  • Peur irraisonnée
  • Perte de contrôle de ses émotions
  • Perte de contrôle de soi
  • Irritabilité
  • Difficultés à déglutir (avaler sa salive)
  • Impatience
  • Agressivité
  • Peur d’avoir peur
  • Peur de perdre le contrôle
  • Tristesse
  • Colère
  • Sentiment d’impuissance
  • Ressentiment
Traiter l'angoisse du soir

Traiter Les Angoisses Du Soir – Contrôler l’angoisse Nocturne – Facile Et Rapide – Cliquez sur l’image

Autant de symptômes que mon ami Jacques m’a précisé et décrit. Une fois fait, je lui ai demandé en quoi ressentir l’angoisse du soir était un problème pour lui et en quoi le fait d’éventuellement souffrir d’insomnies était aussi un problème.

La réponse ne s’est pas faite attendre. Tout cela était un problème car ce n’était pas la première fois (ce qui n’a pas été sans m’évoquer des troubles anxieux) d’une part et qu’il craignait les conséquences de cette angoisse du soir, c’est à dire qu’il ne puisse ni s’endormir et encore moins dormir. Jacques souffrait donc d’une angoisse du soir liée à une angoisse plus globale. Accumulation émotionnelle dont je convins qu’elle fut pénible.

Mon ami m’a bien évidemment expliqué avec forces détails, et non sans un certain agacement, ce qu’il avait essayé de faire pour résoudre son problème d’angoisse du soir. Il avait essayé de se calmer en pratiquant un exercice de méditation et de respiration puis, devant l’absence de résultat, avec pris un médicament (faiblement dosé) et, enfin, avait entrepris de faire des recherches sur le web à propos de l’angoisse du soir, ce qui avait achevé de le rendre encore plus nerveux.

La compagne de mon ami avait exprimé un certain courroux devant les problèmes de son mari – lequel en avait conçu de la colère puis de la honte et de la culpabilité – et ce qui devait arriver arriva: la conversation a fini en conflit, chacun étant ennuyé de ne pouvoir aider ou rassurer l’autre et, partant, refusant de lâcher prise et d’accepter son impuissance par rapport à cette angoisse du soir.

Il commençait à être bien tard. Jacques et moi avions fait le tour du problème grâce à l’approche systémique de Palo Alto. Restait maintenant à envisager une solution ponctuelle voire durable à ce problème d’angoisse du soir aggravé par ces troubles de l’endormissement. J’oubliais de vous préciser que le dernier problème de Jacques, et pas des moindres, était de minimiser l’éventualité des angoisses du matin qui seraient la conséquences d’une nuit abominable.

Le traitement de l’angoisse du soir. Comment trouver une solution à vos problèmes de sommeil

Comme vous l’aurez déjà lu dans ce blog, angoisse du soir, ou angoisse d’un autre type, il est stérile d’essayer de vous convaincre que tout va bien aller. Je ne le dirais jamais assez ni ne l’écrirais jamais suffisamment: plus vous réagirez en voulant contrôler votre problème, plus votre cerveau réagira en aggravant vos symptômes et plus vos angoisses ou votre anxiété seront importantes.

Dans le cadre de la thérapie comportementale, que ce soit au profit du traitement de l’angoisse du soir, il existe quelques exercices thérapeutiques qui ont fait leurs preuves. Je vous propose de les découvrir en cliquant sur l’image ci-dessous.

Traiter l'angoisse du soir

« Quelle est La Solution Aux Angoisses Le Soir » – Pour le découvrir, cliquez sur l’image

Frédéric Arminot

Peur en voiture – Angoisse de conduire – Symptômes et traitement

Peur en voiture – Angoisse de conduire – Quels symptômes – Quel traitement

La peur en voiture est un problème dont j’ai eu la chance de ne jamais souffrir. Il m’est bien arrivé de me sentir légèrement angoissé à ce propos mais cette angoisse diffuse ne durait jamais. A tout le moins, je n’en n’ai jamais conçu un handicap au point que je sois incapable de prendre le volant, ou de me laisser conduire ou de monter sur ma moto.

Par contre, j’ai été très étonné – les premiers temps de mes consultations thérapeutiques – de constater le nombre de personnes croissantes victimes de peur en voiture. Beaucoup de personnes qui m’ont contacté au cabinet à propos de leur peur en voiture étaient toutes confrontées aux mêmes symptômes.

Qu’elles conduisent, ou soient passager – ou passagère -, la peur en voiture repose sur des symptômes bien plus compliqués qu’il n’y paraît. Conduire, ou être conduit, signifie non seulement se déplacer d’un point à un autre mais aussi s’investir dans ce déplacement.

Cela signifie qu’aucun déplacement n’est insignifiant. Chaque déplacement, en voiture, en, train, en avion, induit un changement, même provisoire, qui indique à la personne concernée de s’adapter au changement.

Il apparaît donc que la peur en avion, la peur en train, la peur en bateau, la peur à deux roues, relèvent d’une même problématique et d’un même mécanisme émotionnel, tout comme la peur en voiture.

Les objectifs à satisfaire, dans un contexte social, économique ou professionnel, peuvent être une cause de la peur en voiture laquelle se meut en angoisse en voiture à compter du moment ou confiance en soi et résistance au changement se télescopent.

Cet article a donc pour vocation de vous expliquer ces mécanismes d’une part, et comment traiter la peur en voiture ou s’assurer le meilleur traitement de l’angoisse de conduire d’autre part.

Symptômes de la peur en voiture

J’ai souvenir d’un monsieur d’une cinquantaine d’années. Homme très calme, très raisonné. Récemment, il a subi un triple pontage coronarien. Ce problème médical l’a invité à avoir une hygiène de vie encore plus fine que celle qu’il avait avant cette intervention chirurgicale. Il ne fume plus depuis des années. Cadre supérieur, il conduit depuis des années du fait de ses activités commerciales. Il encadre des commerciaux sur l’ensemble du territoire français.

Symptômes de la peur en voitureDepuis quelque temps, il s’est rendu compte de son incapacité à conduire sur des grandes routes (départementale, nationale, autoroute). Il n’arrive que difficilement à conduire qu’en ville. Il évite tous les grands axes routiers. Il me précise essayer d’éviter de rouler sur le périphérique parisien et préfère aller de ville en ville.

Cela accroît considérablement ses temps de déplacements mais c’est le seul comportement d’évitement qu’il ait pu trouver pour éviter sa peur en voiture. Il me consulte car cela commence à lui poser de plus en plus de problèmes dans sa vie tant à titre personnel que professionnel.

Ses symptômes comportementaux sont les suivants:

  • Peur projective à la seule idée de conduire
  • Recule au maximum le moment où il va être contraint de conduire
  • Réfléchi beaucoup à toutes les voies de circulation qu’il souhaite éviter par peur
  • Est pré occupé en permanence par son problème d’angoisse en voiture
  • Passe beaucoup de temps à chercher des solutions sans y parvenir
  • Dépense beaucoup d’énergie pour s’éviter toute situation qui l’obligerait à se déplacer en voiture

Ses symptômes physiques

  • Transpiration
  • Mains moites
  • Douleurs abdominales
  • Accélération du rythme cardiaque
  • Conduite parfois dangereuse (hyper tendu)
  • Tensions et raideurs musculaires
  • Douleurs musculaires
  • Angoisses diffuses
  • Peurs projectives
  • Anxiété

Florilège de tentatives de solutions utilisées par les personnes souffrant de peur en voiture

Il est particulièrement fréquent que ces problèmes de peur en voiture se déplacent vers d’autres sujets comme les transports en commun. Dans une société industrielle comme la nôtre, les distances sont de plus en plus longues, en termes de distance comme en temps passé. Nous sommes devenus contraints de nous déplacer dans un véhicule dénommé véhicule terrestre à moteur. Faire sans, c’est s’exposer à des situations d’inconfort parfois importantes, ou à des pertes d’énergie et de temps toutes aussi conséquentes. Quand ce n’est pas s’exposer aussi à des situations de conflits avec des proches ou des collaboratrices ou collaborateurs.

Par exemple, pour éviter ce type de désagrément, mon patient essayaient de déléguer certains déplacements à d’autres. Il appréciait d’être conduit par une tierce personne.

Malheureusement pour lui, ces personnes n’étaient pas toujours disponibles ou n’avaient pas toujours envie de conduire. Ce qui l’obligeait, ou à surseoir à son déplacement, ou à trouver une solution différente, ou à… prendre le volant donc à affronter sa peur en voiture.

Angoisse au volant

Solution comportementale pour ne plus avoir peur au volant, ou ne plus être angoissé en voiture (Cliquez)

Ce patient a bien souvent reconnu qu’à l’encontre de sa vision des choses, il lui était arrivé de manipuler certaines personnes pour éviter sa peur en voiture. Il s’en voulait beaucoup mais ne pouvait pas faire autrement. Alors qu’il était, et est toujours, un adulte responsable, honnête et scrupuleux, il était très triste d’en arriver à ce qu’il vivait comme des extrémités. En colère après lui, il se désolait aussi d’être incapable (dixit) d’affronter sa peur en voiture au point de ne pouvoir conduire ses petits enfants, même sur de courtes distances.

A force d’explorer son problème, nous en sommes arrivés à découvrir des choses particulièrement intéressantes à propos de ce qui pouvait soutenir sa peur en voiture, sa peur de conduire.

Conduire – Une mission à fort taux de responsabilités

Quand vous conduisez, il est convenu que vous devez agir de façon responsable. Cela signifie que non seulement vous devez être responsable de votre conduite au sens où vous respectez le Code de la Route, de même qu’au sens où vous devez faire attention aux autres, gens et véhicules, dans un rayon de 360°.

Si vous êtes victime de peur en voiture, et donc d’une certaine angoisse ou anxiété à l’idée de la responsabilité qui est la votre à chaque fois que vous prenez une décision, et à plus forte raison quand la vie des autres est en jeu, il est compréhensible que vous ayez peur à l’idée de conduire.

Pour preuve, j’en veux les réactions parfois très violentes qu’ont certains conducteurs au moindre petit accrochage ou à la moindre faute de conduite de l’autre. Car, souvenons nous: ce n’est jamais de sa faute à soi mais toujours de la faute de l’autre!

La peur d’être agressé et tenu pour responsable d’un tel évènement a de quoi angoisser préventivement quiconquePeur en voiture - Angoisse aurait peur de conduire. De fait, être responsable d’un accident, même mineur, nécessite que l’on rende des comptes, que l’on soit comptable de l’évènement ce qui majore d’autant toute peur de conduire.

Il est vain d’essayer de rassurer une personne qui a peur en voiture quant à ce qu’un accident peut arriver à tout le monde et que ce n’est pas grave. Beaucoup de ces mêmes personnes ne peuvent pas assumer une telle responsabilité et l’envisage beaucoup trop douloureusement.

En ce qui concernait ce monsieur qui était venu me consulter, il semblait qu’un récent malaise au volant ait achevé d’inscrire sa peur de conduire en lui de façon violente. Il craignait d’avoir un malaise plus grave et, par conséquent, d’être responsable de blesser ou tuer un ou plusieurs automobilistes ou piétons. De même qu’il avait très peur, s’il était blessé ou tué, des conséquences que cela auraient pour sa famille.

Il avait donc toutes les raisons d’avoir peur en voiture. Sa peur de conduire reposait sur son désir d’agir de façon responsable tant vis de lui même que des autres et les membres de sa famille. Or, en ré agissant de la sorte, en ne pouvant conduire que fort peu, voire pas du tout, il mettait malgré tout les autres en danger. Ce monsieur faisait l’objet d’une double contrainte. Il était coincé de toutes parts et ne voyait bien évidemment pas comment trouver une solution à sa peur en voiture.

Peur en voiture – La peur d’être conduit

Être conduit par d’autres que soi, et à plus forte raison quand l’on est soi même victime de la peur de conduire, nécessite un niveau de confiance en soi comme en l’autre particulièrement important. Or, comment voulez vous faire confiance à quelqu’un qui vous conduit alors que vous avez peur en voiture? Sacré dilemme!

Les personnes qui ont peur en voiture ont toutes les raisons d’avoir peur quand on sait qu’elles sont affectées des mêmes maux que ceux que j’explique dans le chapitre précédent. Cette peur d’être conduit a un lien avec l’angoisse de mort laquelle peut se traduire par une phobie des transports.

Passager - Peur en voitureLes symptômes de la peur d’être en voiture conduit par une tierce personne sont en bien des points identiques à la peur de conduire. Si ces symptômes s’organisent ou s’expriment de façons parfois différentes, cela relève toujours de la peur de ne pas être parfait, de la peur de subir quelque chose dont on ne serait pas responsable, donc de la peur d’être une victime, ou de la peur du contraire: être responsable directement d’un accident et donc d’être… bourreau.

Dans tous les cas, la peur de la perte de maitrise de soi constitue un facteur aggravant de la peur en voiture. Et, une fois n’est pas coutume, nul n’est besoin de tenter de se sécuriser ou d’objectiver. Les personnes concernées sont confrontées à un double blocage.

Si elles conduisent et que les choses se passent mal elles devront assumer. Alors, elles essaient de ne pas conduire ou se forcent à conduire et en deviennent parfois dangereuses pour elle même comme pour les autres.

Si elles ne conduisent pas, elles se ferment la porte de la satisfaction de leurs objectifs ou, à tout le moins, en rendent la réalisation plus difficile voire douloureuse. Elles subiront d’autant plus un conflit intra psychique qu’elles seront victimes de honte et de culpabilité.

Dans les deux cas, ces personnes aspirent à être parfaites et responsables mais n’y arrivent pas. Comment agir en pareille situation.

Traitement de la peur en voiture – Traitement de la phobie des transports

Une certaine logique voudrait qu’en cas d’angoisses ou crise d’angoisse, qu’elles aient ou non un lien avec la phobie des transports, le premier réflexe soit de prendre des médicaments (anxiolytique) ou d’essayer de se raisonner pour traiter ce problème de peur en voiture.

Si vous me connaissez et avez lu certains des articles de ce Blog, vous aurez compris que je ne suis favorable ni à l’un ni à l’autre tout simplement parce que cela n’apportera aucune solution à votre problème de peur en voiture. Au mieux, cela vous permettra d’apaiser vos symptômes d’angoisses mais, en aucun cas, cela ne va résoudre votre problème.

Pour commencer à traiter votre problème d’angoisse de conduire ou de peur en voiture, il est important de contextualiser le problème. C’est à dire d’en délimiter et d’en préciser tous les modes de fonctionnement. Je vous invite donc à répondre aux questions suivantes:

  • En quoi est-ce un problème?
  • Que faites vous quand vous y êtes confronté?
  • Que puissiez vous craindre de pire si vous ne trouviez pas une solution à votre angoisse?
  • Quelle est la plus petite et la toute première chose qui, si elle existait, pourrait vous permettre de commencer à avoir moins peur?

Et n’oubliez pas:

« La solution est dans le problème » (Gregory Bateson)

Angoisse au volant

Comment Ne Plus être Angoissé Au Volant – Cliquez sur l’image

 

Frédéric Arminot

Angoisse – L’angoisse a t’elle un sens

Angoisse – L’angoisse a t’elle un sens

Qui pose la question du sens, pose la question de la connaissance. Au delà du côté douloureux de l’angoisse, voire de son côté odieux en terme émotionnel, être angoissé nous apprend il quelque chose sur nous même, les autres ou notre environnement (social, affectif, économique, professionnelle)?

Autant que vous le sachiez tout de suite. A la question de savoir si l’angoisse a un sens, la réponse est: oui ! Maintenant, reste à savoir ce que cette émotion d’angoisse nous apprend sur nous même et comment nous pouvons tirer profit de l’angoisse.

Angoisse et connaissance de soi

Avoir, ou ressentir, des émotions est normal. Cela fait de vous, comme de moi, des êtres humains. Tout être (humain ou animal) sur terre doté d’un système nerveux central, d’un cerveau, si petit soit-il, a des émotions. Même les psychopathes ou les sociopathes ont des émotions. La difficulté ne réside pas dans le fait d’avoir des émotions mais dans l’utilité que vous pouvez y trouver d’une part, et dans le comportement qu’elles vous invitent à avoir d’autre part. La question est donc de savoir ce que l’angoisse vous apprend sur vous?

L’émergence de l angoisse signifie que quelque chose ne fonctionne plus comme vous pouviez l’envisager. CelaAngoisse et connaissance de soi signifie que par rapport à votre carte du monde vous êtes face à une situation qui ne correspond pas à une situation, ou à une perception, que vous contrôlez. Ne maitrisant pas une situation, votre cerveau vous informe d’un danger potentiel et vous invite à reprendre la maitrise du sujet. Or, vous ne pourrez prendre le contrôle de l’évènement qu’en fonction de ce que votre personnalité vous autorise à faire.

Votre personnalité s’est construite dans 6 à 7 premières années de votre vie. Un certain nombre d’éléments ont participé à cette construction. Pour n’en citer que quelques unes, l’éducation, les modes de vie, l’environnement (social, affectif, économique) comme les expériences de vie, ont participé à construire des éléments cognitifs qui paramètrent vos réactions émotionnelles en fonction de facteurs liés à la perception que vous avez d’un évènement « X » dans une environnement « Y » ramenés à vous même « M ».

En fonction de l’image que vous avez de vous (le Moi) et d’interdits sociaux et parentaux (le Surmoi) que vous avez intégré vous allez réagir d’une façon ou d’une autre. Les deux comportements les plus convenus sont la fuite ou le combat.

Toute situation ou perception qui participe à votre angoisse participe, de fait, à vous déséquilibrer. D’où la notion de crise et, par extension , la notion de crise d’angoisse.

Sur la foi des éléments pré cités est donc normal que vous perceviez une angoisse quand quelque chose ne va pas ou plus par rapport à la perception de votre propre équilibre de sorte à ce que vous agissiez pour retrouver l’équilibre dont vous avez besoin. Un peu comme si, à votre domicile, les choses se retrouvaient dans un tel désordre que cela vous déplaise, voire vous fasse souffrir au point que ce ne soit qu’en rangeant, conformément à votre vision d’une maison en ordre, que vous pouvez retrouver bien être et sérénité. En ce sens, l’angoisse a un sens. Mais il est d’autres facteurs qui participent à vos angoisses et leur confèrent un sens de sorte à ce que vous agissiez afin de rétablir l’ordre.

L’angoisse et les cinq sens

Au gré de la construction de votre personnalité, cinq de vos sens croissent sur la foi de vos expériences, qu’elles soient agréables ou désagréables. Ces cinq sens sont les suivants:

  1. Visuel
  2. Auditif
  3. Kinesthésique
  4. Olfactif
  5. Gustatif

Ces cinq sens constituent le V.A.K.O.G bien connu de tous les psy ou thérapeutes divers. Chacun de sens sens est facteur d’émotion agréable ou désagréable. Chacun de ces cinq sens vous apporte plaisir ou frustration en fonction de la perception que vous en avez et des réactions que cela vous invite à avoir.

Angoisses - Comment vaincre l'angoisse

Ne Soyez Plus Angoissé – Découvrez Comment Faire – Cliquez sur l’image

A titre d’exemple, quand j’étais enfant, chaque vendredi, ma chère maman préparait du poisson pour satisfaire à son éducation religieuse comme à la mienne. C’était le fameux vendredi saint. A l’époque, nous étions une famille nombreuse et manger de la sole chaque vendredi était assez exceptionnel. Mes frères et sœurs comme moi même étions plutôt des habitués du haddock…

Comme ma mère n’exerçait aucune activité rémunérée (j’en profite pour préciser que je trouverais normal de rémunérer les mères au foyer au regard de leur investissement auprès de leurs enfants comme pour l’énergie qu’elle dépense au profit de leur famille), comme ma mère ne travaillait pas donc, j’avais la chance de ne pas déjeuner à la cantine et de rentrer chez moi à chaque déjeuner.

Mais chaque vendredi était un supplice et un facteur d’angoisses importantes.

En termes alimentaires, tant au niveau du goût que de l’odeur, je déteste le poisson. Or, ma mère m’imposait chaque vendredi de manger jusqu’à ce que je termine mon assiette. Et comme je respectais ma chère maman, je m’exécutais non sans essayer de contrôler mes envies permanentes de régurgiter. Confronté au choc entre mon moi et mon surmoi, j’avais toutes les peines du monde à m’affirmer sans craindre le courroux maternel.

Çà c’était le cours de l’histoire. Le problème démarrait avant. Quand je me réveillais le matin, je sentais une boule d’angoisse croître au fur et à mesure que l’heure du repas avançait. Je savais que le moment du déjeuner serait très pénible et que ce serait encore un conflit entre ma mère et moi. Conflit dont, bien évidemment, je ne sortais jamais vainqueur. Il me faudra attendre des années pour m’affirmer et refuser de manger ce joli produit de la mer.

Les deux sens qui conditionnaient mes angoisses comme mes réactions étaient donc le « O » de Olfactif et le « G » de Gustatif. Aujourd’hui, cet espèce de trauma demeure. Je déteste toujours autant l’odeur et le goût de cet aliment. Le simple fait de savoir qu’il puisse y en avoir chez moi ou chez quelqu’un qui m’invite à déjeuner ou à diner peut participer à m’angoisser. Même si cela peut paraître excessif (il est vrai que manger du poisson vaut mieux que ne rien manger du tout), je ressens toujours ce pincement qui va nécessiter que je m’adapte à la situation et essaye de m’affirmer sans créer de conflit ou sans froisser la personne qui aura préparé le repas. Dans le même sens, plus quelqu’un essaiera de me convaincre de l’intérêt nutritionnel de cet aliment, plus ma tension (anxiétéaugmentera.

Vous l’aurez donc compris, vos cinq sens, en fonction de la façon dont ils se sont alimentés au gré de vos expériences de vie, donnent sons sens à l’angoisse dans la mesure où cette dernière vous contraint à agir de sorte à retrouver équilibre émotionnel et confiance c’est à dire sécurité. Or, cela n’est pas toujours facile à satisfaire.

En quoi l’angoisse est-elle un problème

A compter du moment où vous ressentez une angoisse, votre cerveau vous donne l’ordre de retrouver l’équilibre. Sur la foi des éléments qu’il détient et de ce qu’il sait être bon ou mauvais pour vous, votre système nerveux central veut éviter une crise, c’est à dire un dysfonctionnement.

Le moment ou les angoisses deviennent un problème c’est quand, de façon durable, cet équilibre est rompu et qu’il ne peut être retrouvé rapidement ou de façon durable. L’angoisse est un problème à compter du moment où, la crise d’angoisse aidant par exemple, vous n’arrivez pas à retrouver votre calme et que, malheureusement, vous vous dirigez tout droit, et à grande vitesse, vers une peur de parler en public.

C’est donc en amont qu’il… faudrait… intervenir. Facile à dire avant parce qu’une fois que l’on est dedans c’est bien plus difficile! C’est un autre problème qui s’ajoute au premier, à l’angoisse elle même. En effet, nombreuses sont les personnes qui conçoivent de la honte et de la culpabilité de ne pas arriver à gérer leurs émotions. Qu’elles se pardonnent, elles ne le font pas exprès!

Quand et pourquoi faut il traiter l’angoisse

Plutôt que de fuir sa névrose d’angoisse (nous sommes tous névrosés) en essayant bon an mal an de trouver des solutions qui relèvent du contrôle, il est important de traiter l’angoisse à compter du moment où cette émotion revient de façon plus ou moins régulière d’une part et à compter du moment où, objectivement, vous vous rendez compte qu’elle devient toxique.

La toxicité d’une angoisse se révèle par le transfert d’une angoisse à une anxiété par exemple. Cette angoisse révèle sa gravité à compter du moment ou les symptômes d’angoisses se font de plus en plus lourds, douloureux.

Le fait de tomber malade, d’avoir une peur constante de certaines situations sans pouvoir objectiver, le fait de souffrirTraiter l'angoisse de phobie (symptôme d’angoisse), d’angoisse nocturne ou encore d’anxiété sociale, même minime, sont le signe de la nécessité de soigner l’angoisse.

Tout au long de ce blog, des solutions vous sont proposées. Je vous invite à lire les articles correspondants à vos recherches. Je vous invite aussi à me poser toutes vos questions et à m’adresser vos commentaires.

Je sais que je l’ai écrit maintes fois mais, je vous lirais avec plaisir et prendrais le temps nécessaire pour vous répondre de façon circonstanciée de sorte à ce que vous ne soyez plus victime d’angoisses.

J’oubliais le sens même de cet article. Je vous confirme que l’angoisse a un sens. L’angoisse vous permet de vous protéger. L’angoisse vous permet de mieux vous connaître et, par conséquent, de mieux reconnaître vos limites. Alors, soyez gentil avec vous. Pourquoi supporter l’insupportable? Pourquoi vous contraindre à jouer un rôle qui n’est pas taillé pour vous? Vous accepter vous même n’est-il pas le premier pas à réaliser pour ne plus être angoissé? Une question se pose, me direz vous: « Comment faire pour s’accepter soi même »? J’y viendrais dans un prochain article.

En attendant, postez vos commentaires! Merci de votre attention et de votre intérêt.

 

Frédéric Arminot

Angoisses – Les angoisses sont-elles un facteur de dépression

Angoisses et dépression – Quand l’un mène à l’autre

Inutile de vous faire attendre, la réponse à cette question est « OUI ». Oui, les angoisses sont un facteur de dépression.

Dans cet article, je vais essayer de préciser ce qu’est une dépression et le lien qui existe entre les angoisses et la dépression comme entre dépression et la dépression.

Définition de la dépression

Qui parle de dépression, parle d’affaissement. Quand les professionnels de la météo parlent de dépression, ils évoquent un affaissement, un déséquilibre entre différents facteurs naturels. A titre de précision, l’aggravation du déséquilibre des ces multiples facteurs peut générer un cyclone.

La dépression, ou état dépressif, procède des mêmes phénomènes. Quand quelqu’un souffre de dépression, cette personne n’est plus en état émotionnel et ou physique de contrôler les facteurs régissant son équilibre psychique.

Qu’est-ce qu’un état dépressif

Nous pouvons considérer qu’il existe trois niveaux de dépression :

  • La dépression légère
  • La dépression moyenne
  • La dépression grave

Chaque niveau de dépression ou état dépressif pose les symptômes de la gravité de la dépression.

Angoisses – Dépression légère

En cas de dépression légère, on envisage qu’une personne est impactée par un évènement soudain voire inattendu qu’elle ne peut dépasser. Cette personne souffre d’une incapacité à dépasser l’évènement, lequel peut constituer un traumatisme de plus ou forte intensité. En ce cas, il est possible de parler de déprime et non nécessairement de dépression.

Face à cet événement, la personne – pour une durée limitée – peut ne ressentir plus aucun désir à l’égard de ce qui, hier lui en procurait. La dépression met à mal toutes les ressources psychiques voire physiques d’un individu au point de ne plus pouvoir lui donner la force d’exécuter la moindre tâche, habituelle ou non. Que cette tâche ou son accomplissement procure sentiment de plaisir, de bien être ou de sécurité. A ce moment, tout est difficile, tout est objet d’efforts qui, en temps habituel peuvent paraître simples, mais qui, en ce temps de dépression, sont insurmontables.

Quand on parle de dépression on parle aussi d’abattement. Non seulement la personne ne ressent plus aucun désir, de façon ponctuelle ou continue, mais elle en ressent d’autant moins qu’elle est victime d’un abattement émotionnel. Et, bien sûr, cette même personne ne ressent aucun plaisir ou cette notion même lui semble tellement lointaine que cela participe à aggraver les symptômes dépressifs.

Angoisses – Dépression moyenne

Cela signifie que la personne concernée est abattue, ne ressent aucun désir particulier, ne se sent pas nécessairement concernée par ce qui pourrait susciter son intérêt. La différence avec une dépression légère tient dans la durée et l’intensité des symptômes, de leurs conséquences sur le quotidien de l’intéressé.

Le plus souvent, les victimes de dépression essaient de puiser dans ce qui leur reste de ressources pour essayer d’aller mieux. Une thérapie adaptée comme la TCC peut aider ces personnes à ne plus souffrir. Très souvent, le corps médical prescrit des sérotoninergiques lesquels vont agir sur la re capture de sérotonine et de dopamine (ex: Prozac™). Ce type de traitement peut favoriser un ré équilibre de la psyché. Le problème réside dans la dépendance à ces médicaments et dans le fait que s’ils contrôlent les symptômes ils n’apportent aucune solution pérenne au problème de la dépression.

Angoisses – Dépression grave

La personne n’est plus affectée par rien. Elle ne ressent rien ni n’est intéressée par rien. Victime d’un symptôme amotivationnel, plus rien de ce qui la concerne ne l’intéresse. Empreinte de tristesse voire, dans les cas les plus graves, de mélancolie, la personne dépressive est convaincue qui rien ni personne ne pourra plus la sortir de cet état. En pareille situation, le traitement de la dépression est beaucoup lourd et long en termes médicamenteux.

La dépression est non seulement constitutif d’un état émotionnel affecté par un ou plusieurs évènements subis que la victime n’arrive ni à intégrer – à accepter – ni à dépasser. La personne dépressive est confrontée à un état de transition qui ne lui permet pas d’accepter le passé (l’événement) et de s’investir dans la vie au sens du présent comme de l’avenir (processus d’action). Elle est donc « coincée » entre deux états comme si elle avait une attache aux pieds qui l’empêche de progresser.

Crise d'angoisse

Comment Contrôler Une Crise d’Angoisse – Pour En Savoir+, cliquez sur l’image

Un état dépressif peut être la suite logique d’une succession d’angoisses ou de crises d’angoisses non dépassées. Le plus souvent, les personnes victimes d’angoisse ou d’anxiété essaient de contrôler leurs émotions.

Cette nécessité de contrôler les angoisses relèvent, parfois, d’une obsession narcissique (névrose d’angoisse) qui consiste à s’enjoindre à soi même de garder bonne figure face à l’événement pour s’éviter la peur d’être jugé, ou pour éviter de ressentir honte et culpabilité.

Il est certain qu’à force de s’épuiser à contrôler l’incontrôlable, vous pouvez ressentir des moments d’abattement ou d’épuisement. Cette dépression, quand elle a pour facteur déclenchant une succession d’angoisses, est susceptible d’enclencher de la tristesse puis un abattement que vous pouvez avoir peur d’avoir peur.

A force de batailles perdues, à force d’épuisement, vous pouvez voir certains domaines de votre vie affectés par vos angoisses comme par l’amorce d’une dépression. Vos angoisses peuvent alors céder le pas à de l’anxiété. C’est à dire à une peur constante à propos d’un sujet particulier de votre vie (affectif, sentimental, professionnel, économique, etc.). Cette anxiété se meut en anxiété généralisée à partir du moment ou la plupart si ce ne sont tous les domaine de votre vie sont affectés.

Dépression et angoisses – Un problème narcissique

La dépression donne donc le sentiment de quelque chose d’irréversible, de quelque chose que l‘on a pas su ou pas pu contrôler. Très souvent, les personnes affectées par une dépression ont d’elles, et expriment à leur sujet, une image profondément dévalorisée. Cette mésestime de soi, si elle n’est pas prise en charge, ce qui est le plus souvent le cas, va aller augmentant. Elle s’aggravera d’autant plus que, plus le temps passera, moins la personne saura utiliser ses ressources personnelles pour retrouver confiance en soi.

Partant, les angoisses perdureront voire s’aggraveront. Par extension, les facteurs de dépression et ses symptômes iront grandissants tout en se cristallisant de plus en plus.

Existe-t-il des personnes plus sensibles au tandem angoisses – dépression

Tout au long de ma pratique, j’ai maintes fois constaté que les personnes victimes de dépression souffraient d’une mésestime d’elles mêmes particulièrement importante. Une grande partie de ces personnes, dans leur enfance, avaient souffert d’une construction fragile de leur personnalité où leur narcissisme – leur image d’elle même – avait été mise à rude épreuve. Pour de multiples raisons, principalement liées à leur environnement affectif, donc familial, elles n’avaient pu avoir d’elle une estime suffisante, ce qui avait durablement affecté leur confiance en eux même.

Empêchées par un environnement affectif insuffisamment stimulant, les personnes victimes d’angoisse, voire de crise d’angoisse, de crise de panique ou d’anxiété, ont cultivé, malgré elles, la peur de ne pas y arriver d’une part, et la certitude qu’elles n’y arriveront pas d’autre part.

Angoisse et symptômes de la depressionJ’ai souvenir d’une patiente – laquelle va bien aujourd’hui, merci pour elle – fortement angoissée quand je la rencontre pour sa première consultation thérapeutique. Elle manque cruellement de confiance en elle, a tout le temps peur de mal faire et s’inquiète en permanence de ce que les gens peuvent penser ou dire d’elle.

Elle s’oblige à contrôler ses émotions d’angoisses, avec le résultat que vous imaginez sans peine. Elle passe son temps à essayer de contrôler sa peur de ne pouvoir contrôler ses angoisses de peur que les autres les voient. Ce qui fini par arriver et par lui être… reproché, ce qui l’anéantit un peu plus chaque fois.

Très rapidement, au cours de cette 1ère consultation, il apparaît que, depuis toujours, elle se sent comme une enfant dans un corps d’adulte. Ses réactions sont effectivement infantiles, au sens respectueux du terme, dans la mesure où sa psyché est celle d’une petite fille qui, tout au long de son enfance aura entendu ses proches lui jeter au visage : « Tu es chiante ! Tu nous emmerdes ! ».

Cette jeune femme est affectée depuis toujours d’une dépression chronique conséquences d’angoisses contextuelles. Pour autant, elle a continué à vivre, essayant de construire sa vie conformément à ses désirs tout en étant à la fois insatisfaite des résultats obtenus mais aussi en passant son temps à contrôler ses peurs. En bref, elle ne vit rien de ce qui lui plairait vraiment car elle n’a de cesse de s’appliquer à éviter et ses peurs et… le jugement des autres.

Chemin thérapeutique faisant, elle se rend compte qu’elle ne risquait pas de savoir faire quelque chose qu’on ne lui avait jamais appris. Son narcissisme ne pouvait que s’en trouver fragilisé puisqu’elle n’avait pu construire les bases même de son autonomie, son âge adulte, puisqu’elle n’avait pas bénéficié d’un amour inconditionnel à la hauteur de son besoin.

Non pas que sa famille ne l’ait pas aimé mais peut être que trop occupée ailleurs, cette famille n’avait pas pris la mesure du besoin de cette enfant ni pris le temps de s’en préoccuper.

D’angoisses en crises d’angoisses, lesquelles ont laissé place à de l’anxiété, cette jeune femme ne se trouvait bien qu’enfermée chez elle. Malgré ses dénégations, elle finit par  convenir que ce qui l’inquiétait le plus était de ne pas trouver de solutions, de ne pas pouvoir envisager de façon sereine une vie affective, sentimentale, sociale et familiale conformes à ses désirs de vie. Les années passaient sans que le problème d’angoisse ne se résolve. Il a passé, s’est installé puis s’est trouvé la pire des compagnes : la dépression.

Quel traitement envisager quand la dépression et les angoisses sont associées

Quand cette jeune patiente et moi avons abordé son problème d’association d’angoisses facteures de dépression, la question liée à la façon de traiter ce problème a bien évidemment émergé. Quelle stratégie thérapeutique pourrait-être la plus adaptée? Devons nous prendre chaque problème séparément ou ensemble et avec quels objectifs.

C’est ma patiente qui a décidé de la façon d’intervenir. Nous avons conjointement abordé et les angoisses et la dépression conséquences de ses angoisses. Nous avons commencé de façon simple, grâce à des exercices à comportementaux. Au terme de la troisième séance, cette jeune femme avait résolu son problème d’angoisses.

Dans l’intervalle, nous nous sommes occupés de son problème de dépression, tout en construisant une stratégie qui favorise la ré émergence de ressources naturelles puis d’autres que nous avons co construites de sorte à ce que confiance en soi, estime de soi et bien être fassent leur apparition.

Dans un troisième et dernier temps, nous avons consolidé les solutions tout en convenant de nous revoir un an après. Nous avions convenu qu’en cas de besoin, cette jeune patiente pouvait me contacter. Cela remonte à 8 mois et je n’ai aucune nouvelle d’elle.

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles!

Comme beaucoup d’entre vous le font déjà, communiquez vos questions et vos commentaires. J’y répondrais avec plaisir.

Comment ne plus être angoissée

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Frédéric Arminot

Timidité – Quand la timidité est un symptôme d’angoisse

Timidité – Est-ce un symptôme d’angoisse

J’ai longtemps souffert de timidité. Sans que pour autant je fasse le lien entre mes problèmes personnels et leurs conséquences, ce n’est que dans mon adolescence que j’ai pris acte de cette réalité. J’ai appris à composer avec cette réalité et c’est de façon bien surprenante que ce qui fût longtemps un problème pour moi est devenu une solution. C’est ce que je vais essayer de vous expliquer le plus clairement possible dans cet article.

Définition de la timidité

Quand j’étais plus jeune – je le demeure dans l’esprit mais un peu moins dans le corps… -, j’étais sujet à une timidité presque maladive au sens où cela m’empêchait d’avoir des relations agréables et sereines avec les autres. Dès qu’une personne à laquelle je puisse me comparer intervenait dans ma vie, et ce qu’elle qu’en soit la façon, j’étais incapable de conserver la place sociale et ou affective qui était la mienne, et je devenais incapable de m’affirmer et
de participer à la vie en général.

Symptômes de la timiditéJe restais en retrait, souffrais de voir les autres exister et vivre sans difficultés apparentes. Je souffrais beaucoup de ma timidité et n’envisageais le bien être que lorsque ces personnes qui m’intimidaient quittaient mon environnement.

L’autre était toujours mieux, plus à l’aise, plus cultivé, mieux bâti, savait faire rire, amuser les autres et tutti quanti. J’étais comme fasciné par leur aisance, je les enviais. J’enviais leur capacité à séduire, à créer des liens. Je me sentais gauche, ridicule, bête. Je détestais ma timidité. Je n’avais aucun intérêt, pas même à mes yeux, du moins pendant un temps assez long. Pour me protéger, j’ai fini par cultiver de façon toxique ma différence, en ayant une attitude très en dehors, comme si j’observais les autres, tout en m’en tenant à distance et en essayant de me convaincre que j’étais au dessus de tout cela! Que nenni.

Les années passant, je me rendais bien compte que les autres avançaient, construisaient, prenaient des risques alors que je demeurais au même point, seul et triste et toujours autant empreint de timidité.

Les années passant, je me suis intéressé à la psychologie et c’est comme cela que j’ai découvert et compris que la timidité n’était, et n’est pas, autre chose qu’un symptôme d’angoisse. En y repensant, je me rappelle combien j’avais peur de dire ou de faire des bêtises dans mes relations avec les autres. Combien je me sentais dans la peur du jugement. Inéluctablement, cela affectait ma confiance en moi et m’empêchait de m’affirmer. Et, quand je m’affirmais, je le faisais parfois avec agressivité quand ce n’était pas, plus généralement, avec une telle maladresse liée à ma timidité, que j’obtenais l’inverse de ce que je recherchais, sans pour autant faire un lien de cause à effet.

Anxiété - Confiance en soi

Comment Vaincre Votre Timidité – Pour le Découvrir, Cliquez sur l’Image

A l’idée d’une invitation que je souhaitais, en fonction des personnes que je savais être présentes, je déclinais l’offre qui m’était faite sous des prétextes futiles quand je ne motivais pas mon départ précipité d’un lieu où j’avais été invité en inventant des mensonges totalement infantiles. J’ai longtemps pensé que mes justifications convaincraient les autres par leur dimension plus ou moins dramatiques. Pour quitter un lieu dans lequel je me sentais mal à l’aise, j’avais cultivé une grande capacité à éviter un problème en prétextant tout un tas de difficultés dont je n’étais jamais responsable mais toujours victime. Autant de symptômes criants de ma timidité.

J’espérais, bien sûr, que les personnes présentes feraient tout leur possible pour me retenir ce qui eut pu me renvoyer de moi une image positive. Il m’a parfois fallu attendre longtemps quand ce ne fut pas éternellement.

Mes angoisses liées à ma timidité laquelle rendait certains moments sociaux douloureux. Ils ne cessaient que lorsque que je commençais à m’éloigner du lieu, épicentre de mes turpitudes. Tout en m’éloignant, et en me sentant de plus en plus en sécurité, ma tristesse grandissait au fur et à mesure de mon éloignement géographique. Las, je me retrouvais seul, plus en sécurité affective parce qu’accompagné de moi seul. Seul avec… ma timidité.

Ce faisant, je me manipulais en tentant de me convaincre du bien fondé de ma solitude.

Mon image de moi même était fortement altérée. J’avais beau essayé de me faire violence pour me confronter à des situations que je redoutais, cela ne fonctionnait pas. Je n’excellais que dans l’affrontement, dans la prise de risques imbéciles et espérant que cela donnerait de moi aux autres une meilleure image. Parfois, j’aimais dans le silence et, partant, dans la douleur et la frustration.La seule idée de tenter de séduire ou d’être séduit me terrorisait et je ne pouvais m’en ouvrir à personne. Non pas que je ne le veuille pas mais plus que j’avais peur d’être jugé à ce propos et que cela me mette encore plus à l’écart que je ne m’y mettais moi même.

C’est à la faveur d’un moment social que j’ai essayé de prendre mon problème en main et de faire de ma timidité un avantage. Aujourd’hui encore, il m’arrive d’être confronté à des « résidus » de timidité à ceci près que je me contente de le remarquer puis d’agir de sorte à ce que cela n’altère pas mon développement personnel ou les relations sociales ou affectives au point que je puisse craindre de souffrir d’anxiété sociale ou de phobie sociale.

C’est grâce à des techniques simples que j’ai fini par faire de ma peur d’échouer un élément moteur pour réussir et m’affirmer. Et c’est ainsi que j’ai pu, aidé par certaines personnes bienveillantes, identifier les symptômes de la timidité et en faire une arme de séduction massive !

Les symptômes de la timidité

Ces symptômes sont autant physiques que psychiques.

Les symptômes physiques de la timidité

  • Difficulté à respirer normalement (calmement)
  • Transpiration
  • Bégaiement
  • Douleurs stomacales
  • Douleurs abdominales
  • Mains moites
  • Vomissement
  • Diarrhées
  • Boule au ventre
  • Tremblements

Les symptômes psychiques de la timidité

  • Peur
  • Angoisse
  • Anxiété
  • Agressivité
  • Isolement social ou affectif
  • Manque d’affirmation de soi
  • Manque de confiance en soi
  • Anxiété sociale
  • Phobie sociale
  • Tristesse
  • Mélancolie
  • Dépression

Ces symptômes sont l’expression commune à la timidité comme à un certain nombre d’autres sujets liés à la confiance en soi comme au développement personnel, l’angoisse ou encore la phobie comme symptôme d’angoisse.

Dans un prochain article, je vous exposerais les meilleures solutions pour en finir avec la timidité de sorte à retrouver estime de soi et confiance en soi et, ainsi, faciliter votre développement personnel.


Frédéric Arminot

Aquaphobie – Peur de l’eau – Une phobie symptôme de l’angoisse

Aquaphobie – Peur de l’eau – Comment ne plus en souffrir

Jérôme est jeune. Il a 24 ans, est interne en médecine. Cette année, nous passons nos vacances en Haute Savoie où nous avons la chance de pouvoir faire du bateau. C’est mon plaisir depuis que j’ai 12 ans, la météo s’y prête, le temps est beau, le lac est calme.

Pas un nuage à l’horizon. Jérôme est arrivé le matin même avec sa compagne. Ils sont amis avec ma fille ainée, elle aussi étudiante en médecine. Le déjeuner s’est déroulé fort agréablement au bord du lac. Depuis que j’ai fini mon plat, je m’impatiente à l’idée d’aller naviguer, et essaye de faire pression sur mes hôtes. Sans succès. Tout comme les membres de  ma famille, Jérôme m’oppose un vague « … on a le temps… ».

Sur le coup, je me dis qu’il a raison mais qu’il faut profiter du lac tant qu’il n’y a pas de ces coups de vent auxquels ce plan d’eau nous a habitué. Ce n’est que plus tard,vers le milieu d’après midi, que je comprendrais pourquoi l’ami de ma fille souhaitait prendre son temps.

La peur de l’eau ou aquaphobie

La palisse dirait que l’eau est un élément naturel à l’homme et qu’en conséquence ce même être humain ne devrait pas craindre ce qui fait partie non seulement de son environnement mais de lui même. L’eau est constitutif de l’homme, il n’y a donc pas de raison d’en avoir peur. Et pourtant.

Quand, enfin, nous montons à bord, au moment de partir, ma fille me glisse doucement un message dont elle a le secret. Sur le coup, accaparé par notre départ, je réponds par un vague « OK ». Tout le monde semble détendu. Destination le milieu du lac où nous pourrons profiter du beau temps, du calme et… de la baignade.

Aussitôt dit, aussitôt fait. J’entends le clapotis de l’eau sur la coque, il y a peu de bâtiments sur le plan d’eau. Certains discutent, d’autres se font bronzer ou lisent, ou les deux. En ce qui me concerne, je savoure une légère brise puis entreprend une petite sieste tout en surveillant les alentours. Je suis responsable du bord.

A un moment, mon épouse et notre fille entreprennent d’aller se baigner. « Faites donc » me dis-je et de proposer à qui leAquaphobie - Peur de l'eau souhaite une activité nautique. Pas de réponse. Je regarde Jérôme et je vois bien qu’il n’a pas l’air très à son aise. C’était sans compter sur le regard plein de désapprobation de ma fille qui me rappelle – doucement malgré son regard – ce qu’elle m’a dit au moment où nous quittions le quai: « Papa, je te rappelle que Jérôme a peur de l’eau. Il souffre d’aquaphobie ».  Oups!

Je me rassieds en me disant que j’ai été maladroit. Peu de temps après, Jérôme est invité par sa compagne à se baigner. Il lui sourit, de ce sourire gêné que nous sommes tous capable d’avoir quand nous ne savons comment ni par quel moyen décliner une invitation ni comment nous affirmer.

Sa compagne insiste. Il sourit, pose le livre qu’il était entrain de lire et déplie son corps (il mesure 1,85 m). Je vois bien qu’il ne semble pas très assuré à bord. Tout le monde n’est pas obligé d’avoir le pied marin.

Jérôme escalade la banquette arrière du bateau. Sa compagne est dans l’eau et, non sans lui adresser de grands sourires, l’invite de façon de plus en plus pressante à se baigner. Mal assuré me semble t’il, Jérôme s’assoit et pose ses pieds dans l’eau. Et c’est là que les symptômes de son aquaphobie s’expriment.

Les symptômes de l’aquaphobie

A peine les pieds posés sur le dessus de l’eau, Jérome éprouve des difficultés à respirer. Sa respiration devient haletante, son ventre se gonfle et se dégonfle à un rythme très rapide. Il avance un pied qu’il pousse un peu plus dans l’eau. Tente le second puis l’enlève. Puis recule enfin, pour s’asseoir plus au fonde de la plage arrière du bateau comme s’il avait peur de tomber. Sa compagne insiste. Il fini par dire qu’il ira plus tard et veut lire. Elle accuse réception de son message non sans lâcher un « dommage » puis continue à se baigner.

Aquaphobie et angoisse - Comment faire

Je profite pour entreprendre Jérôme non pas sur sa peur de l’eau – son aquaphobie – mais sur le côté noir et profond des lacs. Je commence à lui expliquer que bien que je ne souffre pas d’aquaphobie, je suis malgré tout légèrement angoissé à l’idée de me baigner dans une eau aussi noire. Je lui explique mes peurs d’enfant comme si je craignais qu’un monstre marin sorte de l’eau et me dévore. Jérôme rit.

J’enchaine en expliquant à Jérôme que beaucoup de personnes souffrent d’aquaphobie et que, effectivement, ils ont raison d’avoir peur. L’eau a beau être un élément naturel, ne dit on pas que quand l’eau a trouvé son chemin, plus rien ne l’arrête?

Jérôme et moi devisons sur les risques de la baignade, de la peur de se noyer, des angoisses ressenties au seul contact de l’eau. Nous nous questionnons l’un l’autre sur la signification de ces angoisses jusqu’au moment où l’un de nous pose la question de savoir quel comportement il faudrait adopter quand quelqu’un fait une crise d angoisse voire une attaque de panique au contact de l’eau, dans le cadre de symptômes d’aquaphobie. En voilà une question embarrassante.

Je pose donc la question à Jérôme de savoir comment lui ferait en pareille situation, s’il était victime de crise de panique liée à une aquaphobie. N’y voyez aucun cynisme de ma part, c’est juste pour l’aider et identifier ce que l’on appelle des tentatives de solutions qui n’ont pour effet, malheureusement, que d’ancrer la personne souffrant d’aquaphobie dans son problème.

Jérôme me regarde droit dans les yeux. J’ai l’impression qu’il me défie et me répond: « J’ai peur de l’eau. Je souffre d’aquaphobie« . Et moi de lui répondre que je suis bien embarrassé de l’avoir fait monter sur le bateau alors qu’il souffre d’aquaphobie. Il me répond que, de toute manière, il faut bien qu’il lutte contre l’aquaphobie, mal qui l’empêche de vivre certains loisirs. Première erreur.

Seconde erreur, Jérôme m’explique qu’il s’ordonne, quelle que soit l’intensité de son angoisse, d’aller dans l’eau, histoire de tenter de dépasser son aquaphobie. Je le questionne sur les symptômes qu’il ressent. Il m’explique, de façon très académique – je vous rappelle qu’il est médecin -, son oppression respiratoire, celle de sa cage thoracique, les angoisses qui l’étreignent quand il est directement confronté à son aquaphobie.

Par contre, il ne s’explique pas pourquoi il a peur. Il n’a jamais rencontré de problèmes particuliers avec l’eau. N’a jamais manqué de se noyer, et ne s’est pas non plus retrouvé en perdition en plein milieu d’un plan d’eau. Il n’a pas non plus été victime d’un accident nautique. Pour autant, la seule idée d’aller à l’eau le terrorise. Donc, rien, d’après lui, ne le prédispose à souffrir autant d’aquaphobie. Et pourtant.

Nous continuons un peu à discuter puis, délibérément, je propose que nous allions ailleurs. Tout le monde est d’accord. Pour les connaisseurs, nous nous rendons au fond du lac, en direction de Doussard. Ensuite, nous projetons d’aller boire un verre à Annecy même.

Ce qui devait arriver arrive, Jérôme est de nouveau – cordialement – invité à se baigner. Je lui oppose que, considérant son aquaphobie, rien ni personne ne saurait l’y obliger et que, s’il le souhaite, il reste à bord. Jérôme refait les mêmes gestes que la première fois. Il est tout aussi mal assuré. Il respire fort et rapidement. Il a toutes les peines du monde à décoller ses fesses de la banquette. Et, au moment même où il décide de se laisser glisser dans l’eau, du sang coule de son nez. Il n’y prête pas attention et s’immerge. Inquiet, je le surveille de loin. Sa compagne vient rapidement le saisir dans ses bras tout en lui exprimant son contentement.

Courageux, Jérôme s’agrippe à la coque du bateau puis pousse sur ses jambes pour être autonome. Il est désormais seul, à peine à 2 mètres du bateau. Il fait des gestes avec ses bras et ses jambes comme s’il était entrain de se noyer. Vraisemblablement, il lutte. C’est tout à son honneur que d’essayer de se forcer à ne pas être réduit à l’état de plagiste à cause de son aquaphobie mais totalement inutile.

En agissant de la sorte il participe à aggraver ses symptômes d’aquaphobie puisqu’il essaie de se convaincre que tout va bien alors qu’il ressent que tout va mal. Il se rend compte qu’il saigne du nez et entreprend de remonter à bord. Nous l’aidons. Tremblant, enroulé dans sa serviette de bain, il s’assied au fond de la banquette arrière. Il y restera une bonne heure, le temps que ses symptômes d’angoisse s’apaisent.

L’aquaphobie a t’elle un intérêt

Une peur, ou une angoisse, a toujours un intérêt. Un intérêt caché que nous, comportementalistes, dénommons « un bénéfice caché ». Ce bénéfice est, bien évidement inconscient. Par bénéfice, nous entendons que la personne qui rencontre un problème se protège grâce à son problème.

Ainsi, une personne souffrant d’aquaphobie va se protéger de sa peur en ne se rendant pas dans l’eau ou, à tout le moins, en évitant de se confronter à ce qui la terrorise. Or, il existe un paradoxe assez prodigieux et très intéressant à propos de la phobie comme de l’angoisse, de la crise d’angoisse ou encore des attaque de panique liés ou non à l’aquaphobie.

C’est que cette même personne qui se protège de son objet phobique, va essayer de retrouver le même bénéfice qu’elle a eu initialement grâce à son aquaphobie. Il en irait de même si cette personne souffrait de phobie des transports, de la phobie des araignées, ou d’une façon plus générale de la phobie des insectes ou, autre exemple, de la peur du feu ou de la peur des oiseaux. Je m’explique.

Prenons le cas d’une personne alcoolique. Il ne s’agit pas d’une comparaison à proprement parler. Je ne fais qu’utiliser une image pour essayer de vous faire comprendre quelque chose d’important. Une personne identifie qu’un jour, grâce à la prise d’alcool, elle peut être ou faire dans un état second (cf. désinhibition) des choses qu’elle ne dirait pas ou ne ferait pas dans un état normal. Cet évènement constitue ce que nous appelons le premier des plaisirs.

Ainsi, à chaque fois que la personne pourra éprouver le besoin de s’affirmer dans sa vie, elle utilisera le mêmeVaincre aquaphobie processus de prise d’alcool. Cependant, le temps aidant, à force d’usage réitérés, le corps va prendre l’habitude du produit qui n’aura plus les mêmes effets à un instant « T ». C’est ce que l’on appelle le principe d’assuétude. La personne augmentera donc le volume du produit pour retrouver les mêmes bénéfices que la toute première fois.

Plus le temps passera, moins le produit fera effet, plus il faudra en consommer. L’objectif étant à chaque fois de retrouver, ou tenter de retrouver, le tout premier des plaisirs, celui là même qui vous aura protégé de votre problème qu’est votre peur.

Malheureusement, avec le temps, vous perdrez le bénéfice initial au profit d’un vrai problème de phobie lié à votre désir de contrôler le produit même de votre peur. Confronté à cette réalité, vous refuserez de lâcher prise et aggraverez votre peur comme vos stratégies de contrôle ce qui aggravera les symptômes de la phobie. C’est comme cela que, parfois, des gens peuvent avoir peur d’un pédiluve ou d’aller se baigner à la piscine.

Tout comme la peur en avion, nul n’est besoin de tenter de les rassurer en leur vendant l’idée qu’ils n’ont rien à craindre du fait de la présence de maitres nageurs. Cela ne fera qu’aggraver leur honte voire leur culpabilité. Se sentant incompris, ils revendiqueront leur aquaphobie comme étant impossible à régler. Il y a fort à parier  que ces mêmes personnes dénient la réalité de leur problème d’aquaphobie et persistent à essayer d’y trouver un avantage alors qu’elles savent depuis longtemps qu’elles ont perdu la maitrise d’une part et que leur phobie constitue un handicap plutôt qu’un vrai intérêt d’autre part.

Le déni en l’espèce étant représenté par un orgueil toxique. En cela, ces personnes expriment leur peur d’être jugées voire d’être mises à l’index. Elles s’auto appliquent donc une sorte de comportement victimologique pour se protéger.

Alors oui, l’aquaphobie a son intérêt, comme bien d’autres peurs ou phobies. Encore faut-il comprendre lequel. A compter de ce moment, ou à compter du moment où les désavantages prennent le pas sur les bénéfices, c’est à dire que vous obtenez l’inverse de ce que vous souhaitez, des solutions sont envisageables pour mettre fin aux problèmes de l’aquaphobie.

 

 

Frédéric Arminot

Procrastination – Une angoisse chronique

Procrastination – Une angoisse chronique

Qu’on le veuille ou non, que l’on s’en défende ou pas, nous avons toutes et tous une certaine tendance à la procrastination. La difficulté ne réside pas dans la procrastination elle même mais plutôt dans notre capacité à freiner voire à stopper notre tendance naturelle à procrastiner.

Ce comportement qui tend à nous faire remettre au lendemain ce que d’aucuns pensent que nous pourrions faire le jour même exprime-t-il quelque chose, un problème caché? Comment identifier les comportements qui relèvent de la procrastination?  Est-ce normal de procrastiner? Quand faut-il s’inquiéter d’un excès de procrastination? Comment traiter la procrastination? Autant de questions auxquelles cet article va tenter de répondre.

Définition de la procrastination

Procrastiner est un mot qui vient du Latin et signifie « remettre au lendemain« . Si l’on se tenait à cette définition simple, pour ne pas écrire simpliste, les choses seraient peut-être plus faciles. La procrastination, ce n’est pas que cela.

Je garde en mémoire le problème de l’un de mes patients. Appelons le, Alexandre. Ce jeune homme, intelligent et plein d’humour est étudiant à Sciences Po. Paris. En dernière année, il doit passer des partiels et réviser son examenDéfinition de la procrastination
de fin d’année qui lui offrira la consécration: sortir diplômé de l’IEP (Institut d’Études Politiques). Oui, mais voila.

Alexandre a beau être intelligent, cultivé, et tout et tout, il a une fâcheuse tendance à ne réviser que contraint et forcé. Il s’y prend toujours la veille pour le lendemain et n’arrive pas à organiser ses révisions de sorte à arriver plus détendu aux examens. Les prémisses de la procrastination?

Alexandre passe son temps à penser à la façon dont il devrait travailler. Il oscille entre son canapé, la télévision, son bureau, les matières qu’il reprend l’une après l’autre, sans arriver pour autant ni à se concentrer ni à faire le travail qui lui semblerait opportun. Cet étudiant part dans tous les sens, s’éloigne, revient et s’épuise à trouver des solutions. Au gré du temps qui passe, point une angoisse sourde, celle qui lui rappelle que le temps passe et que, vraisemblablement les objectifs ne seront pas satisfaits. Ce type de comportement est assez typique de la procrastination.

Alors, notre étudiant se remet au travail, l’angoisse vissée au ventre. Obsédé par l’échéance, il fait feu de tout bois. Avale des pages et… ne retient rien. Ce qui, au début, n’était qu’un petit problème, va devenir un problème récurrent facteur d’angoisse chronique. En effet, plus Alexandre essaiera courageusement de s’organiser moins il y arrivera. Plus le temps passera et pire cela sera et grandissantes iront ses angoisses.

Quand cet étudiant se met, malgré lui, à laisser libre cours à sa procrastination, ce à quoi il est confronté relève de plusieurs symptômes.

Les symptômes de la procrastination

  • Angoisses
  • Troubles anxieux
  • Difficultés voire incapacité à dresser les priorités
  • Difficultés à dresser et respecter un emploi du temps (organisation, planning)
  • Difficulté d’organisation
  • Peur d’échouer
  • Peur de réussir
  • Fatigue voire épuisement
  • Irritabilité
  • Mésestime de soi
  • Manque de confiance en soi
  • Troubles du sommeil (endormissement, troubles du sommeil)
  • Troubles dépressifs (dans certains cas)
  • Crise de panique ou attaque de panique

Aucun de ces symptômes liés à la procrastination ne sont à prendre à la légère. Il est trop facile d’imposer aux personnes qui sont dans la procrastination « …qu’elles n’ont qu’à s’organiser…, c’est une question de volonté… ». Si elles le pouvaient, elles le feraient bien volontiers. Et si cela est plus facile à dire qu’à faire c’est donc que le problème de la procrastination est ailleurs.

Quelles sont les motivations de la procrastination

Si je me réfère de nouveau à notre étudiant de Sciences Po. Paris, il s’est rapidement avéré qu’il est le fils d’intellectuels qui ont beaucoup étudié et travaillé. Ces parents, enseignants, ont toujours œuvré de sorte à être au fait de leurs pratiques professionnelles. Alexandre s’est toujours rendu compte combien ses parents s’investissaient et à toujours retenu cette maxime familiale: « On a rien sans rien« . Pas faux, mais est-ce vrai pour autant?

Alexandre aimerait faire cette sien ce point de vue à ceci près qu’il a beaucoup de mal à accepter que lui a beaucoup de facilités à réussir sans faire grand chose. Ou, à tout le moins, sans que cela lui demande un investissement conséquent. Ce jeune homme en conçoit de la honte et de la culpabilité. il n’accepte pas d’avoir des facilités tant intellectuelles que neurologiques. Il s’enjoint donc de travailler suivant une méthode qui lui semble correspondre à celle qui lui a été apprise d’une part et qu’il a pu observer chez ses parents d’autre part.

Procrastination et peur d'échouer

Procrastiner et être Angoissé – Comment Faire – Pour le Savoir, Cliquez sur l’image

A ceci près que, si cette méthode est bonne pour certaines personnes, elle n’est adaptée à lui, elle ne correspond pas à sa personnalité. Est-ce par sentiment de culpabilité qu’il oeuvre, inconsciemment, à sa procrastination?

Inconsciemment, Alexandre fait de la résistance à sa propre personnalité. Il ne s’aime pas, voire est capable d’être très en colère après lui. Il ne s’estime pas légitime et finit par convenir qu’il s’en veut de constater, au fond de lui, qu’il a plus de facilités que beaucoup d’autres. Pour se défaire de ce qui lui procure de l’angoisse, il s’enjoint de travailler beaucoup. Ce qui, comme souvent dans le cas d’angoisses, le confronte à un résultat inversement proportionnel à l’effet désiré ! Il cherche à se prémunir de toute procrastination et passe son temps à alimenter sa procrastination.

La procrastination – Peur d’échouer – Peur de réussir

Les personnes qui sont victimes de procrastination sont souvent confrontées à des troubles anxieux. La peur de mal faire opposé au désir de bien faire, et de ne pas arriver à établir un équilibre entre les deux, plonge dans une pré occupation qui fait penser aux ruminations et autres pensées obsessionnelles. Ce qui est le propre de la procrastination.

En matière de procrastination, il est souvent rabâché aux intéressés que tout est une question de volonté. Ce qui est une erreur fondamentale. Tout le monde peut avoir la volonté de réussir sa vie. Pour autant, entre vouloir et pouvoir, il y a une marge. Il y a tellement de critères qui rentrent en ligne de compte et qui font l’échec ou la réussite, qu’exprimer ces poncifs à propos de la procrastination est bien plus facile (un ange passe…).

Sur la foi d’objectifs de vie, chacun d’entre nous va se fixer des objectifs. C’est en les réalisant de façon progressive que l’on va tendre vers la réussite et enfin… réussir. Or, il arrive très souvent que les personnes qui souffrent de manque de confiance en soi commettent une erreur très classique.

Ils veulent en finir avant même d’avoir commencé ! Un peu comme s’ils envisageaient de gravir le Mont Blanc et qu’une fois au pied de celui-ci, ils lèvent la tête et, devant la taille du glacier, ils renoncent sans même avoir commencé. L’erreur est donc de regarder trop haut, trop vite. En renonçant à leur projet, alors qu’excités à l’idée de le satisfaire, ils ont, inconsciemment saboté leurs possibilités. Comme lorsqu’un publicitaire connu avait dit »: « Si t’as pas une Rolex à 40 ans, t’as raté ta vie » (pour la petite histoire, je n’ai pas de Rolex…).

A ce moment, ce que retiennent les gens ce n’est pas l’excitation de réussir mais la peur d’échouer. Partant, ils imaginent ce qui leur arrivera au terme de cet échec et focalisent leurs angoisses sur les conséquences d’un tel échec. J’ai nommé – encore – la procrastination. Ils essayent de lutter contre ce qui participent à aggraver le problème. Une fois n’est pas coutume, lutter contre la procrastination ou contre tout autre problème de comportement est le meilleur moyen de l’enrichir. Alors, comment faire pour combattre la procrastination?

Comment combattre la procrastination

En matière de procrastination, la première erreur à ne surtout pas commettre c’est de vouloir insister, de se forcer à faire des choses que, naturellement, vous n’arrivez pas à faire. Ainsi, puisque la procrastination relève d’une équation particulière (image de soi+désir+peur d’échouer+peur de réussir+confiance en soi+angoisses ou trouble anxieux) comme d’un problème lié à sa propre organisation mieux vaut agir de la façon suivante:

  • Poser les bases d’une organisation au quotidien
  • Le planning ne doit concerner que la semaine en cour
  • Chaque W.E, faire le planning de la semaine suivante
  • Quand vous n’arrivez pas à faire quelque chose, passez à la tâche d’après, conformément à votre planning hebdomadaire
  • Ne cherchez pas la volonté de faire
  • Laissez le désir de faire vous attraper
  • Si une tâche n’est pas réalisée un matin (par exemple), essayez de vous y atteler l’après midi du même jour, voire le lendemain

Devant un problème de procrastination, l’intérêt n’est pas de se forcer pour y arriver. Plus vous réagirez de la sorte, moins vous y arriverez, plus vous prendrez le risque d’être victime d’angoisses, voire d’angoisse chronique et, par conséquent, de procrastination. En effet, à force de vouloir contrôler un problème comme la procrastination alors qu’il vous échappe, vous allez être confronté à des émotions qui vous faire émerger des symptômes d’angoisse ou d’anxiété.

Pour mettre fin à la procrastination, l’idée est plutôt d’essayer d’être inventif, stratégique. Par exemple, pourquoi ne pas arrêter de vous contraindre et plutôt essayer de créer une dynamique. Ainsi, en créant, petit à petit, une dynamique de réalisation, vous allez avancer de plus en plus et rejoindre la réussite. Cela vous permettra d’avoir de vous uneVaincre la procrastination image plus positive et de retrouver confiance en vous en régulant progressivement la procrastination.

A ce propos, je me souviens avoir reçu au cabinet, il y a quelques années, une jeune femme, étudiante en dernière année de médecine. Elle devait passer les ECN (concours classement utile) et, devant l’ampleur des connaissances à réviser comme devant celle de son épuisement, elle n’envisageait qu’une chose: un échec retentissant qui la placerait dans les toutes dernières places du classement.

J’ai essayé de comprendre ce qu’il se passait pour elle. Elle était effectivement très stressée et ce d’autant plus qu’elle cultivait d’elle un certain mépris. Elle n’avait de cesse d’exprimer qu’elle avait toujours passé ses partiels grâce aux rattrapages et que, de fait, par rapport à d’autres, elle était incompétente. Ses études de médecine lui sortaient par tous les pores de la peau. Elles ne les supportaient plus, comme elle ne supportait plus, non plus, l’ambiance souvent délétère qui régnait au sein des établissements hospitaliers dans lesquels elle faisait ses stages.

Elle avait tout le temps peur d’être interrogée et angoissait à l’idée de se tromper dans les réponses, ne sachant que trop combien certains chefs de services ou interne avaient de facilité à humilier les étudiants. Les intéressés se justifiant à ce propos en disant qu’ils avaient subi les mêmes humiliations…

Fortement angoissée à l’idée d’échouer au concours, cette jeune femme souffrait d’autant plus qu’elle n’arrivait plus à réviser. Elle avait au moins une vingtaine de matières à revoir et le temps et l’énergie lui manquaient. Là où cela s’est carrément compliqué, c’est lorsque je lui ai demandé quel était son problème en plus de celui lié à son angoisse. Et de m’expliquer que, chaque après-midi, au sortir de son stage, elle rentrait chez elle, déjeunait à peine, et s’installait à son bureau pour réviser.

Elle ne travaillait sans aucun plan, sans aucune organisation. Tout ce qui retenait son attention, c’étaient ces 20 matières à connaître. Elle débutait une première matière pour se rendre compte, très rapidement, de son incapacité à la mémoriser. Elle en attaquait une seconde pour, très rapidement aussi, se rendre compte de la même chose. Et ainsi de suite. Plus le temps passait, plus elle sentait comme une crise de panique l’envahir. Le plus généralement, elle finissait épuisée, en larmes, avec une seule idée vrillée dans son esprit: « Je vais me planter ». Ce qui relevait de pensées obsessionnelles et de ruminations.

Fondamentalement, ce futur médecin ne pouvait pas échouer. Ce qu’elle pouvait craindre de pire, c’était un classement qui ne lui soit pas favorable et la fasse exercer dans des compétences qui ne lui convenaient pas. En conséquence de quoi, cette jeune femme ne focalisait que sur 2 problèmes. Le premier, c’était les révisions. Le second, le problème du classement. L’un et l’autre généraient des angoisses terribles qui empêchaient toute objectivité et facilitaient la procrastination.

Car le vrai problème était bien celui là. Son incapacité à prendre de la distance, à objectiver donc, et à paramétrer ses objectifs et les moyens de leur réalisation. Elle souhaitait exercer la fonction de médecin généraliste. Or, en y regardant de plus près, nul n’était besoin qu’elle soit dans les 3000 premiers du classement national pour y satisfaire. Le fait d’être classée entre la 6000é et la 7000é place pouvait lui convenir. Elle le savait mais, tellement angoissée, elle avait oublié cette réalité. Seconde réalité, sa difficulté à accepter qu’elle ne pouvait engranger 20 matières sur un laps de temps aussi court.

Je lui ai donc demandé de sélectionner 5 matières qui soient celles avec lesquelles elle se sentait le plus à l’aise. J’ai argué du fait que, plantée pour plantée, autant qu’elle se fasse plaisir! Elle a suivi ma suggestion. Ses troubles anxieux ont commencé à décroître et cela lui a permis de travailler de façon plus efficace. Cela n’a pas empêché son stress à l’approche des trois jours de concours mais, au moins émotionnellement, elle était mieux armée.

En septembre dernier, cette jeune médecin m’a téléphoné pour m’informer qu’elle intégrait un hôpital à Paris, en qualité d’interne. Notre stratégie avait été la bonne. Elle avait réussi son concours et était bien classée. Elle avait mis à profit les mois d’été pour se reposer et réviser les matières à propos desquelles elle se sentait un peu juste. Elle avait pu, positivement, contrôler sa procrastination.

L’épuisement lié à ses conditions de travail en qualité d’étudiante en médecine (à ce propos, si vous saviez la façon dont l’état maltraite les étudiants en médecine, vous seriez choqués), augmenté de son stress issu des partiels et autres révisions, puis de l’image fragile qu’elle avait conçu d’elle au fil du temps, avaient participé à considérablement la fragiliser. Nous avions aussi pu identifier qu’au cours de ses études elle était très seule, très livrée à elle même. Ses parents finançaient ses études mais ne la soutenaient pas moralement et il en avait toujours été ainsi. Quand elle m’a téléphoné en septembre, je lui ai suggéré de consulter pour essayer de travailler sur sa confiance en elle. Je ne sais pas si elle l’a fait.

La stratégie que j’ai développé avec cette jeune femme est une stratégie parmi d’autres qu’il est tout à fait possible d’utiliser dans la plupart des cas de procrastination. Prochainement, j’essaierai de réaliser une série de vidéos à ce propos pour vous aider à combattre la procrastination, pour vous offrir la possibilité de ne plus sombrer dans la procrastination ou alors… à temps choisi.

Je ne manquerais pas de vous tenir informés. Dans l’intervalle, nul n’est besoin de vous forcer. Essayez plutôt d’accepter la situation pour ce qu’elle est. Dans le cas contraire, contrôler votre procrastination c’est comme vous contraindre à embrasser quelqu’un qui vous dégoûte. Mieux vaut éviter, quels que soient les enjeux, et surseoir de façon adaptée jusqu’à trouver la personne qui vous inspire du… désir!

Je vous laisse le soin de sérier vos priorités et, progressivement, maitriser votre procrastination.

Angoisse matinale et procrastination

Comment Ne Plus être Angoissé dès La Matin à Cause de Votre Peur de Procrastiner – Cliquez sur l’image

Frédéric Arminot

Angoisse au travail – Quelle solution à ce mal français

Angoisse au travail – Un mal français

Directeur d’une succursale d’une chaine d’hyper marché, Jean-Jacques a, une fois de plus, été muté. Prétendument pour relancer un hyper en perte de vitesse. Dans ce domaine, c’est plutôt ce monsieur de 44 ans qui semble en perte de vitesse et d’énergie. Et pour cause. Chaque soir, Jean-Jacques est victime d’angoisses nocturnes et, à chaque réveil, dangoisses matinales (symptômes d’angoisse au travail).

Jean-Jacques vient me consulter dans un état émotionnel que je mets plutôt sur le compte d’une depression, voire d’une anxiété généralisée. En y réfléchissant ensemble, grâce aux techniques issues de la thérapie comportementale, et plus particulièrement de l’approche systémique de Palo Alto, il s’avère que je me trompe. Jean-Jacques est victime d’angoisse au travail.

Définition de l’angoisse au travail

Quelle que soit la fonction que vous exercez, de l’employé au technicien, en passant par l’agent de maitrise ou le cadre, personne n’échappe à l’éventualité d’être angoissé pour des motifs personnels comme d’être victime d’angoisse au travail. Quand je parle d’angoisses, je pense aussi au stress.

L’un des symptômes les plus fréquents qui accompagne l’angoisse au travail, ce sont les angoisses nocturnes, voire les attaque de panique, et les angoisses matinale. Pourquoi?

Je vous rappelle que la définition de l’angoisse, ce qui vaut pour les angoissés du boulot. Il s’agit d’une peur projective, c’est à dire la peur de quelque chose dont vous ne savez rien, ou pas grand chose. Partant, pour des raisons quiAngoisse au travail relèvent de l’image que vous avez de vous, de l’image que vous avez des autres et de la peur du jugement, mais aussi du contexte et de l’environnement, vous pouvez craindre de ne pas avoir un comportement adapté face à une situation que vous redoutez. Cela vaut pour l’angoisse au travail.

En conséquence, à l’idée de ne pas savoir être ou de ne pas savoir faire, vos sens émotionnels vont vous alerter (sécrétion d’adrénaline). Cette sécrétion va ensuite générer de la sérotonine afin de vous permettre justement d’avoir un comportement qui permette une bonne gestion de l’évènement.

Cependant, si vous considérez que le contexte et l’environnement ne vous sont pas favorables, vous pouvez craindre que l’issue de la situation vous soit reprochée.

Vous allez donc, à une vitesse qui vous étonnerait vous même, vous poser tout un tas de questions à propos desquelles vous allez tenter de trouver des réponses pour apporter une solution à votre problème d’angoisse au travail, au déséquilibre perçu par vous. Et vous voudrez d’autant plus trouver une solution à cette angoisse au travail que vous avez besoin de vous enorgueillir d’avoir conçu cette solution. En effet, quoique de plus agréable que l’approbation des autres plutôt que la, seule, sienne propre?

Angoisse au travail – Des symptômes qui favorisent crise d’angoisse et trouble panique

Si vous êtes en recherche de reconnaissance, ou avez besoin d’approbation, c’est à dire d’être reconnu et apprécié, mais que vous êtes pris d’une crise d angoisse devant un problème soudain, vous savez que vous allez perdre votre objectif et avez donc bien des motifs d’être sujet à de l’angoisse au travail.

Solution angoisse

Comment Vaincre Vos Angoisses Au Travail Facilement et Rapidement – Pour le Savoir, Cliquez sur l’Image

Tant que vous n’aurez pas résolu l’adéquation problème = solution et que, partant, vous ne lâchez pas prise et en faites une affaire personnelle, il y a toutes les chances pour que vous soyez victimes d’angoisses, et à plus forte raison d’angoisses au boulot. Refusant de lâcher prise, vous allez être de plus en confronté à un stress, un état de tension, jusqu’à ce que vous sortiez de cette ornière. Moins vous y arriverez, plus vous essaierez. Dès lors, votre angoisse au travail ira croissant jusqu’à ce que, éventuellement, vous rentriez dans un processus de questions à propos de votre problème pour tenter de trouver des réponses qui vous sécurisent.

En ré agissant de la sorte, vous allez ouvrir la porte à des ruminations et autres pensées obsessionnelles qui peuvent vous amener jusqu’à un trouble panique. Vous pourrez essayer tout au long de cette journée d’enfer de mettre en place des processus d’évitement de l’angoisse au travailt, pour autant, les stress afférents seront omniprésents. Votre journée de travail, bien exténuante, finira bien par passer. Et là, vous allez rencontrer un autre problème.

En rentrant chez vous, sur le chemin comme à la maison, vous continuerez à penser à votre problème d’angoisse au travail. Vos humeurs en seront affectées tout comme vos relations avec vos proches. La soirée ira, bon an mal an, jusqu’au moment du coucher. Et vous continuerez à penser, ou plutôt à réfléchir à votre problème puisque vous ne lui aurez pas trouvé une solution qui vous permette de satisfaire votre objectif: avoir la paix, être fier de vous et d’autant plus fier, qu’éventuellement, vous serez félicité. Çà, c’est dans le meilleur des cas.

Dans le pire des cas, vous risquez d’avoir des problèmes d’endormissement au point que vous soyez obligé de prendre un médicament pour vous endormir. Ce qui ne retirera rien à votre crainte d’être victime d’angoisses nocturnes ou d’être pris de crise de panique en pleine nuit ce qui ne fera qu’aggraver votre stress et alimentera l’angoisse au travail du lendemain…

Passée une nuit cauchemardesque à vous demander comment faire pour régler votre problème d’angoisse au travail, c’est fatigué que vous vous éveillerez à cette nouvelle journée potentiellement problématique. Et c’est à ce moment, à celui du réveil, qu’il y aura bien des raisons pour que vous soyez pris d’angoisse matinale. Vous ne pourrez pas vous empêcher de penser à la difficulté à résoudre. Vous penserez à ce qu’il se passe et alors que vos pensées, accessoirement obsessionnelles, reprendront le dessus, c’est angoissé que vous repartirez travailler. Et la boucle sera bouclée. Bonjour l’angoisse au travail !

Cette nouvelle journée vous sera d’autant plus pénible qu’en admettant que vous résolviez vos tracas, pour autant, vous aurez toutes les raisons de cultiver une espèce de poire d’angoisse à l’idée d’un nouveau problème. Vos projections émotionnelles reprendront le dessus dans un cycle que vous aurez toutes les peines du monde à contrôler.

Tous les symptômes d’angoisse que je viens d’énumérer sont le quotidien de bien des gens. Pour autant, est-ce le quotidien de l’environnement professionnel classique ou est-ce un mal spécifiquement français cette angoisse au travail?

L’angoisse au travail – Un mal français?

Des années durant, travailler était une fierté. Grâce à vos activités professionnelles, vous satisfassiez votre rôle social. Vous produisiez des tâches et, ainsi, participiez à faire avancer une société à la fois professionnelle et sociale. Partant, vous consommiez et participiez au système. Les inter actions avec vos collègues de travail n’étaient pas toujours faciles mais, dans un cadre collectif, vous aviez votre place. Cette même place que vous ne vous posiez pas la question de savoir si vous alliez la perdre. Des années durant, le travail était un droit. Plus d’emploi un mardi, nouvel emploi le lendemain. Au moins, la peur de la perte d’emploi était moindre voire inexistante. Quand à l’angoisse au travail, ce concept n’était pas né.

La société a évolué, le système s’est modernisé. L’argent a pris une place de plus en plus importante. Tellement importante d’ailleurs que ce même argent a fini par reléguer l’homme, son meilleur soutien, à un rôle de faire valoir qui a participé à déshumaniser le système. Les années passant, l’emploi, votre boulot, s’est fait plus rare, voire carrément précaire.

Hier, vous étiez marié avec votre entreprise ou avec l’institution dans laquelle vous travailliez. Aujourd’hui, c’est un peu comme si le mariage avait glissé vers une forme de co location où chacun va tenter de tirer la couverture à soi. Seuls les profits comptent. Les profits industriels comme les profits personnels. D’aucuns vont jusqu’à se gonfler d’orgueil en expliquant comment et combien ils gagnent des fortunes, font des profits colossaux, en pariant sur laAngoisse et travail - Un mal français chute économique de la France comme d’autres pays, membres ou non de l’Union Européenne.

Comment ne pas être angoissé dans un tel environnement alors que votre situation, hier sécurisée, est aujourd’hui précaire. Le milieu de travail exige respect et loyauté alors que, très souvent, si ce n’est du fait de l’entreprise elle même, ce sont ceux qui réclament de tels comportements qui sont les premiers à ne pas y satisfaire.

Chacun fonctionne pour soi, créant ainsi un individualisme forcené dans lequel l’autre, le collègue, devient un ennemi potentiel.

François Mitterrand avait dit: « Après moi, il n’y aura que des comptables« . Quand j’y pense, cela me fait froid dans le dos. J’ai l’impression, si ce n’est la certitude, que c’est tellement vrai. Chaque emploi a un coût. Un coût comptable qui, du fait de sa charge (la masse salariale), rend nécessaire d’exiger plus en payant moins. Les places sont de plus en plus chères tout en étant de plus en plus précaires. Le système socio professionnel français semble vouloir évoluer d’une façon telle qu’il mute en une forme de société américaine où le travail s’est inscrit dans une précarité absolue.

Rien ne vous assure qu’en arrivant au boulot, vous ne serez pas viré et que, même sil la Loi vous protège, rien ni personne ne peut prétendre n’avoir jamais eu peur en arrivant d’être exclu dans le quart d’heure qui suit. Du fait de cette précarité, l’ambiance est devenue de plus en plus délétère et chacun pense et réagit pour soi et, parfois, en niant l’autre. Les femme set les enfants d’abord est devenue une considération du passé. N’y a t’il donc pas de raison de souffrir d’angoisse au travail?

Dans un tel climat, il devient difficile de se sécuriser et d’avoir confiance en soi. Les stress professionnels son très importants et les dégâts comme les risques psycho sociaux qu’ils génèrent s’imposent en masse. La précarité, voire la misère, s’installe, et, partant, la peur de tout perdre, est le quotidien de bien des gens. Le travail, l’emploi, est devenu denrée rare à tel point que certains sont convaincus qu’il leur est inaccessible.

D’aucuns ont fini par se convaincre que, dans un tel système, ils n’ont droit à rien ni à aucune place. Pour autant, la satisfaction de leurs besoins primaires est tout aussi vitale que celle des personnes qui ont une activité rémunérée. Convaincus que le système ne veut pas d’eux alors qu’ils veulent s’y trouver et consommer à la tour, comme  à leur guise, ils vont déposséder quelqu’un pour posséder à leur tour. L‘insécurité passera du milieu de travail à la rue, et de la rue au travail. Ainsi, notre société, dite moderne, semble avoir engendré une délinquance d’opportunité où, pire, plus violent est le larcin, moindre est le profit que l’on en retire.

L’angoisse au travail, comme dans bien d’autres environnements, s’est installée à un tel point qu’aujourd’hui, il m’arrive d’entendre qu’être angoissé est normal, que c’est l’évolution du système qui veut cela et qu’il est nécessaire de s’adapter. Oui, être angoissé, c’est être confronté à un processus de confrontation à la réalité avec la nécessité de s’y adapter. Mais jusqu’à quelle limite doit on supporter l’insupportable? Et pour que cela redevienne acceptable, vivable, encore faut-il que ce même système participe de façon équivalente au respect mutuel, et ne confonde pas pouvoir et autorité au nom du profit et de la rentabilité. L’angoisse au travail a encore de beaux jours devant elle.

C’est bien beau d’avoir un monde libéral mais, comme Karl Marx le disait, le système va crever de ce qu’il a lui même participé à engendrer. Cette progéniture est-elle un monstre?

Reconnaissance angoisse au travailRécemment, l’une de mes amies m’expliquait qu’alors qu’elle travaille dans la même entreprise depuis 14 ans, son responsable avait changé. Et, comme par hasard, du jour au lendemain, mon amie a fait l’objet de critiques acerbes et de mises en cause quant à la réalité de ses compétences.

Et mon amie de m’expliquer qu’alors que son époux, qui a le même âge que moi, avait perdu son emploi, elle sentait le sien fort menacé. Victimes d’angoisse au travail et de crises d’angoisses répétées, il lui a fallu en venir à consulter un médecin pour se faire prescrire des médicaments (anxiolytique et anti dépresseurs).

Mon amie passait des nuits affreuses à l’idée de retourner travailler et à la crainte d’être victime de trouble panique dans la journée. Avec le temps, elle a trouvé une solution pour se protéger.

Elle continue à prendre des médicaments qui l’ont aidé à retrouver une meilleure qualité de sommeil mais elle a aussi fait le choix de moins s’investir dans son boulot. Il y a peu de temps, elle m’a dit: « J’ai décidé de m’en foutre » (sic). Voilà un bel exemple de ce qui nourrit angoisses, anxiété et ressentiment.

A titre personnel, un tel comportement ne peut pas remporter mon adhésion. A titre professionnel, puisque j’en constate tous les jours les conséquences psychologiques, je regrette qu’il fasse le lit d’une relation épouvantable entre un salarié et le représentant de son employeur. Que veut-il cet employeur? Que le nouveau chef de service rentabilise l’emploi en exigeant plus? Qu’il rentabilise en minorant les compétences de ses salariés, ou en mettant en cause les compétences professionnelles acquises au long d’années de collaboration pour en obtenir plus au prix de… la peur, au prix de l’angoisse au travail?

Je crois, et constate tous les jours, combien le monde du travail souffre de plus en plus. Les gens vont mal, ils souffrent, et ont toutes les raisons d’être angoissés. Le système s’est précarisé et, dans un climat d’insécurité patent, il est de plus en plus difficile et compliqué, si ce n’est de se faire une place au soleil, du moins de conserver une activité professionnelle dans des conditions de travail et d’émotions optimales.

Dans un système tel que le nôtre où la reconnaissance passe par l’argent, l’argent amenant la sécurité, les deux étant de plus en aléatoires en termes de pérennité, quelles solutions trouver pour ne plus être victime d’angoisse au travail? Comment faire pour avoir de soi une image positive et ne plus avoir peur? Comment faire pour conserver un équilibre émotionnel satisfaisant entre son moi fonctionnel (vous dans votre emploi) et son moi affectif (vous dans votre vie personnelle) et ne pas privilégier l’un au détriment de l’autre? Comment faire pour gérer l’angoisse au travail et, partant, retrouver un équilibre émotionnel puisqu’il n’est pas normal, ni humain, de vivre dans un tel environnement, précaire et insècurisant.

Autant de questions auxquelles j’essaierai de répondre dans un prochain article:  « Comment gérer l’angoisse au travail« , puisque, aujourd’hui, le monde du travail, comme les inter relations liées à votre emploi, ont évolué d’une telle façon que c’est comme si vous étiez sur un champ de bataille sans aucune formation militaire et sans armes pour combattre (pensez à la guerre 14-18). Le risque de stress est énorme et il me semble important que vous sachiez comment prendre soin de vous pour ne pas être victime d’angoisse au travail.

Souffrir de crise d'angoisse au travail - Comment faire

Comment Ne Plus Souffrir de Crise d’Angoisse Au Travail – Cliquez sur l’image

Frédéric Arminot

Parler en public – Une peur, symptôme de l’angoisse

Parler en public – Un symptôme d’angoisse

Ninon est une femme brillante. Elle a 35 ans, a fait des études supérieures que bien des hommes lui envient. Elle est mariée et maman d’un petit garçon. Auditrice dans un cabinet international, elle passe sa vie en déplacement à l’étranger comme en France. Elle est réputée dans son métier et, de plus en plus, dans son entreprise, son nom fait figure de marque de référence. Cependant, une chose la bloque. Un truc qui dure depuis des années et qu’elle combat avec l’énergie du désespoir. La peur de parler en public.

Dans le cadre de ses activités professionnelles, et à plus forte raison du fait de l’influence grandissante qui est la sienne au sein de son cabinet d’audit et d’expertise, elle se doit d’expliquer des points stratégiques deLa peur de parler en public développement tant à ses collaborateurs et collaboratrices qu’aux clients. Autant, des années durant, elle n’intervenait que de façon courte et mesurée autant, aujourd’hui, il lui est demandé d’organiser des grandes messes et, de facto, de se mettre encore plus en avant. Or, la simple idée de parler en public la terrifie.

Elle a le sentiment d’être un produit pour son entreprise, produit mis en tête de gondole. Elle me dit que cela la met en colère, elle a l’impression d’être utilisée alors qu’à bien y réfléchir, sur la foi de symptômes qu’elle me décrit, ce n’est pas le problème.

Le vrai problème de Ninon, c’est qu’elle a peur de parler en public. De façon croissante, cela la rend malade. D’ailleurs, avant de parler en public, elle est prise de nausées, d’angoisses, de tremblements, de crises plus terribles les unes que les autres. Et cela ne semble pas simplement dû au trac. Elle fait tout pour échapper à ces grands moments de souffrance et s’infligeant une souffrance suprême qui la laisse exsangue à chaque fois. Elle s’impose d’y aller par peur de passer pour ce qu’elle n’est pas ce qui renforce son problème. Elle me consulte car elle est en pleine crise de panique.

Elle vient d’apprendre qu’elle part la semaine suivante au Montréal, au Canada. Son Directeur Général lui a demandé de l’accompagner pour participer, en qualité de conférencière, à une réunion impromptue de tous les directeurs internationaux de succursale. Son DG tient à ce qu’elle soit présente pour présenter le travail de qualité que réalise la filiale française et les excellents résultats de cette dernière, grâce, entre autres, aux compétences de Ninon. Cette dernière touche le tréfonds de sa peur de parler en public en apprenant la nouvelle du voyage au Canada.

Les symptômes de la peur de parler en public

SYMPTÔMES PSYCHIQUES

SYMPTÔMES PHYSIQUES

  • Nausées
  • Tremblements
  • Bégaiement
  • Oppression de la cage thoracique
  • Difficulté à respirer
  • Impression d’étouffer
  • Transpiration abondante
  • Nœud au ventre
  • Incapacité de s’alimenter
  • Nécessité de boire de l’alcool ou de prendre un médicament pour faire diminuer ou passer l’angoisse

Ninon est victime de toute ou partie de ces symptômes d’angoisses. Elle se rend de plus en plus malade dans les jours qui précèdent le moment ou elle doit parler en public. Elle sait que ses compétences ne sont pas en cause mais ne peut s’empêcher de penser le contraire. Le temps aidant, et la douleur psychique avec, elle cultive d’elle une image si dévalorisée qu’elle envisage de quitter son emploi. Elle a demandé de l’aide à son compagnon, avocat. Très gentiment, il n’a de cesse de la rassurer quant à ses capacités à prendre la parole en public, arguant des ses compétences, des qualités diverses qu’il lui connaît. Ce qui ne l’aide aucunement.

Elle qui rêve de visiter Montréal, envisage sérieusement de se faire porter pâle. Elle sait que si elle réagit de la sorte, sa carrière risque d’en prendre un coup. Elle me met une pression terrible en me disant: « Vous êtes mon dernier espoir! Je vous en prie, aidez moi! ». Ben voyons, comme si je faisais des miracles…

Comment gérer la peur de la prise de parole en public

Je ne peux pas faire autrement que de bombarder ma patiente de questions. J’ai besoin de tout savoir quant à la façon dont son problème émerge, quant aux solutions qu’elle a tenté depuis qu’elle a commencé à s’y trouver confrontée et, enfin, la grande question: « En quoi, le fait de parler en public est un problème? ». C’est à cette question que nous consacrerons le plus de temps mais cela nous aidera à comprendre le contexte.

D’une façon que je qualifierai de très comptable, cette jeune femme m’explique que parler en public est un problème car elle a toujours eu ce problème! Enfant, l’idée de parler en public, de prendre la parole devant les autres élèves la terrifiait. Alors qu’elle avait les moyens d’être simplement une bonne élève, elle exigeait d’elle même d’être une excellente élève. Elle était convaincue que cela la protégeait d’être trop interrogée par les enseignants, à l’oral.

Peur de parler en public

Comment Ne Plus Avoir Peur de Parler en Public – Cliquez sur l’image

Chaque matin, l’habitude aidant, elle savait le risque qu’il y avait à ce qu’elle soit sollicitée pour une intervention verbale. Elle manipulait sa chère maman, invoquant un mal de ventre, ou un mal de gorge pour éviter de prendre le risque d’avoir à parler en public. Elle avait fini par devenir assez créative en matière de comportement d »évitement.

A chaque examen qu’elle passe, c’est un véritable supplice. Sa mère l’accompagne souvent chez le médecin qui, en toute bonne foi, ne fait pas le rapprochement entre les symptômes physiques et le vrai problème de Ninon. Cette dernière se gardant bien de verbaliser à propos de sa peur de parler en public tant aux médecins qu’à … sa mère. La maman de Ninon est veuve et sa fille n’a que fort peu connu son père.

A ce stade de la consultation, j’apprends que la mère de Ninon est enseignante. Et Ninon de m’expliquer combien elle craignait les jugements de sa mère laquelle, bien qu’aimante, exigeait de sa fille qu’elle ait des comportements sociaux adaptés d’une part, tout en ne se privant pas d’émettre des jugements sur Pierre, Paul ou Jacques à compter du moment où la règle maternelle n’était pas respectée d’autre part. Ninon se devait de bien faire, y compris quand elle devait parler en public, et avait toutes les peurs du monde de ne pas y arriver.

Cette patiente a cheminé, bon an mal an, jusqu’à son bac puis à suivi des études universitaires. Tout au long de son parcours scolaire, elle ne s’est que fort peu lâchée. J’entends par là qu’elle s’est toujours attachée à donner d’elle une image positive. Celle d’une enfant, puis d’une adolescente puis enfin celle d’une adulte responsable. En conséquence, craignant trop ce que les autres pourraient penser ou dire d’elle, elle n’est jamais sortie des clous! Elle craint donc de façon quasi pathologique le jugement des autres. Elle le craint tellement d’ailleurs que cela frise la phobie.

Ninon a toujours tout voulu contrôler. Jusqu’à ses moments de désir d’adulte me précise t-elle. Elle ne cède pas au seul désir. Il doit être accompli d’une façon mesurée et assumée. Tout doit être sous contrôle.

Parler en public – La peur de la perte de contrôle de soi

Parler en public induit que vous prenez un risque et que vous vous soumettez aux jugements des autres. Il y a aura toujours quelqu’un pour vous critiquer! Vous parlerez sans articuler, au sens de certains, d’une voix trop lente ou insuffisamment appuyée au sens d’autres, ou ce que vous exprimerez n’aura aucun intérêt. Ainsi, vous n’aurez de cesse de guetter les gestes et mouvements de votre auditoire pour mesurer leur intérêt ou désintérêt quant à ce que vous présentez. A plus forte raison que vous êtes victime d’une peur de parler en public.

Sur la foi de votre peur de parler en public, vous re calibrerez votre exposé oral en fonction de vos ressentis et ce que vous redoutez… vous arrivera. Vous bégaierez peut être, vous tromperez dans l’énoncé de votre speech, vous mettrez à transpirer pour finir par déglutir plus que nécessaire et avaler des litres d’eau pour vous « graisser » la gorge et la bouche, cette bouche que vous

Parler en public - Contrôle de soi aurez si sèche. En un mot comme en cent, votre confiance en vous sera fortement altérée et, en amont, vous ferez tout pour vous éviter cet exercice douloureux, celui de parler en public.

Votre peur de mal faire prendra le dessus et vous ne retrouverez vos poumons et votre air que bien longtemps après que vous ayez terminé. Vous finirez épuisé, tout comme cette chère Ninon. En colère après vous, empreint de honte et de culpabilité, vous vous promettrez que vous ferez mieux la prochaine fois. Oui, la prochaine fois, vous saurez ne plus avoir peur de parler en public. Laquelle prochaine fois sera pire que la précédente puisque le problème se sera enrichi de vos douleurs passées et de votre peur de celles à venir.

Sujet à l’angoisse de façon répétée comme d’autres sont sujets au mal de dos chronique, ruminant des solutions qui ne viennent pas, pour savoir parler en public, vous consulterez quand il y aura le feu, comme Ninon. Normal, vous êtes tellement occupé. Et si on trouvait de vraies solutions? Pérennes et efficaces? Des solutions pour ne plus avoir peur de parler en public?

Quelle stratégie adopter quand vous avez peur de parler en public

Bien sûr, si avant même de parler en public vous pensez à vos peurs et tentez de les refoulez, vous commencez mal. Il est une certitude que me confirme Ninon, c’est que, au moins, sa peur de parler en public l’oblige à faire encore mieux qu’elle n’en soit capable. Elle doit être magistrale. Une standing ovation la ravirait mais, elle ne se produit pas au Carnegie Hall. Malgré tout, c’est le bénéfice caché que Ninon désespère de trouver. Et plus Ninon pense à ses peurs, plus elle les alimente. Je lui propose donc deux exercices pour ne plus avoir peur de parler en public. Pour commencer.

Exercice 1

Dans le cadre de sa peur de parler en public, Ninon est confrontée à des symptômes d’angoisses majeurs. D’une façon générale, c’est le pendant des problèmes émotionnels issus de sa peur de parler en public. Bien que reconnue dans son métier, elle souffre de façon paradoxale d’un manque de confiance qui explique ses peurs à l’idée de parler en public. Je lui ai donc demandé de réfléchir à la toute première chose, et la plus petite des choses, qui lui permettrait de se sentir un peu apaisée en situation de parler en public.

Ninon ne voit pas. Je lui propose donc de tenir un objet qui lui soit agréable à la forme et à la couleur, objet qu’elle devra utiliser à chaque moment de prise de parole. Je lui indique qu’elle devra utiliser cet objet d’une façon particulière. L’objectif étant de se désolidariser de sa perception infantile pour retrouver pleinement un comportement adulte. Elle peut, à l’aide de cet objet, faire le choix de régresser mais doit en assumer les conséquences. Volontairement, les conséquences sont assez dures. Je vous rappelle que nous avons peu de temps. Montréal c’est demain!

Ninon utilisera cet exercice pour s’affirmer non seulement dans sa sphère professionnelle mais aussi dans sa sphère affective et sociale. L’objectif est respecté. Pour le second exercice, je lui prépare le pire de ce qu’elle redoute.

Exercice 2

Certains d’entre vous qui lisent ce Blog ou en sont membres doivent savoir et comprendre ce que j’entends par exercice du pire. Je demande à Ninon de m’énumérer ce qu’elle pourrait craindre de pire si, d’aventure, elle se retrouvait effectivement incapable de parler en public. C’est un exercice assez particulier qui donne des résultats extraordinaires. S’il est difficile à mettre en place, ou plutôt à satisfaire, les deux trois premiers jours, par la suite ses résultats sont prodigieux. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple?

Ninon et moi dressons un tableau précis des exercices comme des scenarii à travailler conformément à l’exercice. Ninon n’est pas autorisée à trouver des comportements pour éviter sa peur de parler en public De façon mentale, elle doit absolument imaginer le pire de ce qu’elle craint quand elle doit parler en public mais, aussi plus loin encore.

En effet, se contenter d’imaginer le pire dans une situation donnée est très insuffisant. Il faut imaginer le pire du pire. Il faut donc imaginer que non seulement le pire arrive mais qu’au surplus il aura des conséquences pires que le problème lui même. Il faut donc penser d’une certaine façon, conformément à l’exercice thérapeutique issu de l’approche systémique de Palo Alto, à toutes les angoisses perçues et vécues sans aucune solution d’une part, et à toutes les conséquences dramatiques qu’elles auront par la suite, une fois que Ninon aura fini de parler en public d’autre part. Penser à toutes les conséquences les pires cela signifie, penser, par exemple, que Ninon perd son emploi à cause de son problème et que, partant, où qu’elle cherche à être recrutée, elle est précédée d’une image telle que personne ne veut d’elle, et qu’elle aura donc des problèmes professionnels et économiques, etc.

Pour découvrir de façon plus précise ces exercices liés à la peur de parler en public et comment les appliquer de sorte à ne plus avoir peur de parler en public, je vous invite à consulter le Programme « Solution – Peur de parler en public« . Dès après votre inscription, vous accèderez à tous les exercices qui vous aideront à ne plus avoir peur de parler en public.

P.S: Ninon m’apprendra qu’après son voyage au Canada, un promotion lui a été proposée. Nous nous voyons encore de temps en temps pour consolider la solution stratégique liée à sa peur de parler en public. Ninon a retrouvé confiance en elle et commence, enfin, à se lâcher, à être moins comptable de ses désirs dans tous les domaines de sa vie. L angoisse semble céder le pas au lâcher prise.  Dont acte.

Pourvu que ça dure…

Glossophobie et traitement des angoisses

Comment Ne Plus être Angoissé en Prenant La Parole en Public – Cliquez sur l’image

Frédéric Arminot

Vaincre l’angoisse – Comment vaincre l’angoisse

Vaincre l’angoisse – Plus simple que vous ne le pensez !

La plupart du temps, une sorte de logique humaine et émotionnelle voudrait vaincre l’angoisse sans coup férir. Il est bien normal de vouloir éliminer quelque chose que l’on arrive pas à contrôler. Ce faisant, en se comportant de la sorte, on oublie que, stratégiquement, c’est le pire des remèdes.

En commençant par la fin, vaincre l’angoisse, en ne se pré occupant que de de cet objectif, nous avons tôt fait d’oublier l’essentiel. L’essentiel n’est il pas de commencer par gérer l’angoisse, donc combattre les angoisses de façon intelligente puis, grâce à des stratégies issues de la TCC, vaincre l’angoisse enfin?

Dans le cas contraire, ce serait comme envisager de la route pour se rendre de Paris à Marseille en ne se préoccupant que d’arriver au plus vite, alors que vous n’avez vérifié ni l’huile, ni la pression des pneus et encore moins fait… le plein d’essence. Autant dire que vous ne faites rien  pour que votre voyage se passe bien. Vaincre l’angoisse, sans les gérer, c’est la même chose. Je vais donc vous expliquer comment faire.

Comment vaincre l’angoisse

Avant tout, il est important d’identifier les moments d’angoisses. C’est à dire dans quels contextes et dans quels environnements êtes vous confronté à l’angoisse. Est-ce dans un cadre professionnel, social, affectif, etc? Afin d’arriver à comprendre cela, je vous invite à tenir un tableau de bord. C‘est à dire noter de façon scrupuleuse, du lever au coucher, toutes les émotions que vous ressentez. Ainsi, vous pourrez plus facilement identifier quand, pourquoi et comment vous êtes dans l’angoisse et ainsi vous vous doterez facilement de moyens pour vaincre l’angoisse.

Vous pouvez faire cet exercice pendant une période de 4 à 5 jours. Essayez de respecter une discipline et de  prendre note des émotions que vous ressentez au moment où vous les ressentez. N’attendez pas le soir pour faire le point sur ce qu’il se sera passé dans la journée car vous risquez d’oublier des informations importantes ce qui risque d’altérer votre façon de vaincre l’angoisse.

Pour que l’exercice d’identification des vos angoisses vous soit profitable, prenez un petit carnet qui puisse tenir dans une poche sans vous déranger (un peu comme celui des flics dans les séries américaines) de type Rhodia® ou Moleskine®. Ensuite, tracez 4 colonnes par jour. Le contenu des colonnes sera le suivant:

  1. Émotions
  2. Intensité
  3. Contexte
  4. Environnement

Dans la colonne 1, vous notez toutes les émotions, si petites soient elles, que vous ressentez du lever au coucher. Je vous rappelle les émotions dites fondamentales:

  • La peur
  • La joie
  • La tristesse
  • La honte
  • La culpabilité
  • Le dégoût
  • La colère

Dans la colonne 2, à chaque fois que vous écrivez – dans l’instant – l’émotion que vous ressentez, vous attribuez à cette émotion une note comprise entre 0 et 10 (10 étant la note la plus forte).

Dans la colonne 3, vous précisez pourquoi vous avez ressenti cette émotion. Par exemple, parce que vous vous êtes souvenu de quelque chose ou de quelqu’un. Ou parce que quelqu’un vous a dit quelque chose. Ou encore, parce que vous avez lu quelque chose. Enfin, toujours à titre d’exemple, parce que vous vous rendez à un rendez-vous ou allez participer à un évènement et que…

Dans la colonne 4, vous allez préciser, en droite ligne de l’émotion que vous venez de rapporter sur votre carnet, le lieu dans lequel vous vous trouvez au moment où vous avez ressenti cette émotion.

Au terme de cette période de 4 à 5 jours, vous allez exploiter les données qui vont, à terme, vous aider à vaincre l’angoisse. Cela signifie que vous allez sérier les émotions par type, par intensité et par contexte. Pour ce faire, prenez note des émotions qui reviennent le plus souvent puis classez les par intensité, de la plus forte à la moins forte. Il est important que vous ayez une vision claire de ce qui se passe pour vous en matière d’angoisses ou de crise d’angoisse.

En exploitant les données de votre tableau, essayez de penser à une arborescence informatique. Il est important que des liens clairs et immédiatement exploitables soient visibles. Si vous ne savez pas ce qu’est une arborescence ou une sorte de carte mentale, je vous suggère de chercher sur internet. On trouve de tout sur le web! La preuve, vous lisez cet article…

Comment exploiter l’exercice comportemental du « Tableau de bord » pour vaincre l’angoisse

Une fois que vous aurez terminé d’exploiter votre tableau de bord émotionnel comme je viens de vous l’expliquer dans le chapitre précédent, vous saurez identifier les moments, les lieux et les angoisses afférentes. Pour exploiter ce tableau de bord et commencer à vaincre l’angoisse, vous allez agir de la façon suivante.

Tableau de bord - Vaincre l'angoissePrenez les 5 émotions les plus vives que vous ressentez puis isolez vous pendant 5 à 10 minutes. L’exercice dont je vais vous parler est à réaliser pendant au moins 8 jours. Les 2 ou 3 premiers jours, votre cerveau va résister et il vous sera difficile de continuer.

Ne vous inquiétez pas, ce que vous allez ressentir va rapidement s’apaiser puis disparaître au profit de votre mieux être. C’est un excellent moyen pour vaincre l’angoisse. Si vous ne faites pas l’exercice dans les conditions dont je vais vous entretenir maintenant, c’est comme si, atteint d’une infection, vous ne preniez les antibiotiques qui vous sont prescrits que de façon aléatoire, quand vous y pensez, ou pour une durée moindre que la prescription médicale.

Donc, pour vaincre l’angoisse, vous vous isolez pendant 5 à 10 minutes tous les jours. Le mieux serait de faire cet exercice une fois levé le matin, après votre petit déjeuner et avant que vous ne vous prépariez pour vivre votre journée. Une fois isolé, dans une pièce – votre chambre ou le salon ou, pourquoi pas, les toilettes (c’est difficile voire discourtois d’y résider à plusieurs), fermez vos yeux et… imaginez.

Imaginez toutes les situations que vous aurez identifiez comme les plus douloureuses pour vous en matière d’angoisses ou de crises d’angoisses. Imaginez tout ce qu’il va se passer pour vous, tout ce que vous redoutez tant, et que vous ne pourrez pas contrôler. Partant, imaginez que ce que vous craignez va vous arriver, que cela va être pour vous particulièrement douloureux et que vous ne pourrez rien faire pour empêcher cela. Imaginez que vous ne pourrez rien faire pour vaincre l’angoisse.

Pour que les choses soient plus claires pour, je vais vous raconter une anecdote.

Vaincre l’angoisse en la combattant de façon paradoxale

Il y plusieurs années, un monsieur est venu me consulter car il était confronté à des angoisses terrifiantes. Depuis quelques mois, il entretenait une relation sentimentale très forte avec une femme qu’il avait connu bien plus jeune. Très amoureux d’elle, et elle de lui, il ne pouvait s’empêcher d’être terrifié par le visage de cette femme. Son visage était marqué par des rides profondes qui invitaient ce monsieur à être en colère car il ne pouvait conserver l’image d’Épinal qu’il avait plus jeune de cette femme qu’il avait tant aimé… à une autre époque.

Comment traiter angoisse et crise d'angoisse

Découvrez Comment Vaincre Angoisse et Crise d’Angoisse Rapidement et facilement – Cliquez sur l’image

A chaque fois qu’il pensait à cette femme, et il y pensait très souvent au regard de l’amour qu’il éprouvait pour elle, il ne pouvait s’empêcher de penser à ces rides. L’idée d’y être confronté ne le dégoutait pas mais il était angoissé car cela l’invitait à penser que le temps passe et que cette femme, fumeuse, n’avait pas nécessairement pris soin d’elle comme lui l’aurait souhaité. A chaque fois qu’ils se voyaient, ce monsieur obsédait sur ces rides et ne pouvait détacher son regard d’elles. Obsédé, il n’était plus actif dans la relation ce qui, bien évidement, nuisait à la relation.

Plus le temps passait, plus ce monsieur essayait de contrôler son obsession, moins cela fonctionnait et plus il était victime d’angoisses voire de crise de panique. Il en était même venu à redouter de la rencontrer (pour aller au cinéma ou au restaurant par exemple) par peur d’être confronté à l’objet de son obsession. Dans le même temps, ne pas voir cette femme à cause de son problème le plongeait dans des angoisses profondes. Il était d’autant plus désespéré que l’évitement était le seul moyen moyen qu’il avait trouvé pour vaincre l’angoisse.

Je lui ai donc demandé de faire l’exercice dont je vous parle dans les 5 minutes qui précédaient chacun de ses rendez vous avec l’amour de sa vie. Il devait imaginer sa terreur, son angoisse, combien il allait obséder sur l’objet de sa phobie puis, enfin, toutes les conséquences qu’il redoutait. C’était son seul moyen de vaincre l’angoisse qui le terrassait chaque jour.

Ainsi, il devait imaginer que cette femme allait se lasser et qu’enfin, elle allait le quitter et que lui serait désespéré, seul, abandonné, confronté à sa propre culpabilité de n’avoir pas su gérer et combattre ses angoisses. Dans le cadre de cet exercice, il ne devait s’autoriser aucune solution. De façon paradoxale, je lui donnais comme prescription de ne pouvoir vaincre l’angoisse !

Le pire lui était promis. Par exemple, il n’avait pas le droit, une fois seul et sans amour, de mettre fin à ses jours. Trop facile, en plus du fait qu’une fois mort, il n’aurait plus à vaincre l’angoisse mais, pour autant, il n’aurait pas trouvé de solution quant à comment vaincre l’angoisse.

N’oubliez pas que peu importe le nom, l’étiquette, que vous donnez à vos angoisses, comme à vos crise d’angoisse. En l’espèce, je fais allusion à l’angoisse nocturne, à l’angoisse matinale, aux crise de panique, etc. Ce qui importe c’est d’en comprendre le mécanisme car cela permettra très facilement de les neutraliser ce qui est la vocation même de la méthode ACT. Cette méthode ayant pour objectif de vous redonner confiance en vous en vous aidant à définitivement vaincre l’angoisse dont vous êtes victime.

Frédéric Arminot

Crise d’angoisse – Comment gérer une crise d’angoisse

Crise d’angoisse – Comment gérer une crise d’angoisse

Victime d’angoisse ou victime d’anxiété, il se peut que vous soyez confronté à une crise d’angoisse. Quelles qu’en soient la ou les raisons, la difficulté va consister pour vous à dépasser ce moment très pénible voire à le prévenir. Je vais donc essayer de vous donner quelques conseils pour gérer une crise d’angoisse.

Crise d’angoisse – Conseil N°1

Essayez d’accepter que vous êtes confronté à une crise d’angoisse

Comme je l’ai souvent écrit dans ce Blog, plus vous lutterez contre les angoisses ou contre votre crise d’angoisse, pire cela sera. Vous êtes victime d’un blocage émotionnel.

Votre cerveau vous donne de façon brutale une ou des informations qui vous avertissent de dangers très importants. Votre cerveau exige de vous que vous ayez un comportement adapté en réponse à cette sollicitation. Pour se faire, votre sytème nerveux central se sert d’éléments physiologiques en modifiant les paramètres d’équilibre. Par exemple: douleurs abdominales, transpiration, accélération du rythme cardiaque et autres joyeusetés… Ne vous inquiétez pas.

Comment gérer une crise d'angoisseC’est douloureux mais pas mortel. Il existe des solutions pour apaiser ces symptômes et gérer la crise d’angoisse afférente.

Lutter ne vous sert à rien si ce n’est d’accentuer vos symptômes d’angoisses. Pour gérer une crise d’angoisse alors que vous redoutez qu’elle ne provienne, il vous faut agir de façon préventive. Cela signifie qu’en partant de chez vous le matin, ou après vous être réveillé alors que vous avez peur d’avoir peur, dites vous qu’il y a de fortes présomptions que vous soyez victime d’angoisse ou de crise d’angoisse.

Crise d’angoisse – Conseil N° 2

Essayez d’accepter votre crise d’angoisse en vous disant que vous n’y pouvez rien. Convainquez vous que cette crise d’angoisse va être horriblement douloureuse pour vous et que vous ne pourrez rien y changer. Si fou que cela puisse vous paraître, répétez cela au moins 10 fois de suite puis, toutes les deux minutes, pendant 15 minutes.

Vive le sac de supermarché

En cas de crise d’angoisse, le 1er conseil est à appliquer aussi souvent que vous en éprouvez le besoin. Ne cherchez pas à rationaliser. Si une solution rationnelle vous avait aidé, vous le sauriez et ne seriez pas entrain de lire cet article. Maintenant, il se peut Crise d'angoisse hyperventilationque vous soyez confronté à une crise de spasmophilie associée à une crise d’angoisse. Voici comment faire en pareille situation.

J’imagine que vous faites des courses et qu’il vous arrive de vous retrouver avec des sacs de supermarché.

Vous savez ces sacs en propylène qui, parfois, sentent le pétrole. Il faut que vous ayez l’un de ces sacs en permanence sur vous ou avec vous. Si, dans les prémisses d’une crise d’angoisse, ou au cours d’une crise d’angoisse, vous vous sentez oppressé à un point que vous avez du mal à respirer:

– Prenez votre sac de supermarché et appliquez le de la façon la plus hermétique possible, en le tenant à deux mains, sur votre nez et votre bouche. Une fois fait, respirez dans le sac. Cela va vous permettre de respirer de l’oxyde de carbone ce qui va réguler votre air, votre respiration donc très conséquemment diminuer les symptômes de crise d’angoisse.

Crise d’angoisse – Conseil N° 3

La malbouffe – L’intérêt d’une hygiène alimentaire

Quand on est victime de crises d’angoisses, le corps, sur ordre du cerveau, a une façon de nous alerter pour le moins pénible. Et, à ce propos, à titre d’informations, nous recevons des informations qui se traduisent en émotions. Or, votre sphère abdominale est le siège de vos émotions. Ne vous est-il jamais arrivé de vous sentir gonflé comme une outre alors que les angoisses vous agressaient?

Pour vous éviter cet inconfort qui rajoute à votre crise, essayez de ne pas manger n’importe quoi. C’est à dire, essayez d’éviter un excès de féculents ou ou d’aliments lourds à digérer. Si cela vous est possible, essayez d’avoir une alimentation la plus équilibrée possible.

Crise d'angoisse - Hygiène alimentaireA la fois parce que cela favorisera votre transit intestinal et vous évitera certaines urgences très désagréables, comme la peur de vomir (émétophobie) ou d’être victime d’une laxophobie (je vous laisse le soin de trouver ce que c’est). Donc, évitez les fast foods et, abstenez vous de faire des excès alimentaires.

A l’inverse, évitez de ne pas ou insuffisamment vous alimenter. Si tel est votre cas, si vous avez du mal à vous nourrir, vous risquez de stomacalement souffrir en cas d’angoisses. Si vous avez d’une aide pour bénéficier d’une alimentation, n’hésitez pas à vous faire aider d’un nutritionniste.

Ne pas avoir une alimentation équilibrée est un facteur de stress. Beaucoup de gens, victimes comme vous d’angoisses et de crises d’angoisses, ont une tendance à se sous alimenter ou se sur alimenter. De la même façon, d’aucunes usent de substances psycho actives  comme l’alcool ou les stupéfiants pour éviter ou affronter leurs angoisses. C’est le pire à ne pas faire.

Vaincre l'angoisse - Traiter les crises d'angoisses

Comment gérer une crise d’angoisse – Cliquez sur l’image

Essayez de ne consommer de l’alcool qu’avec beaucoup de modération voire pas du tout. Au moins tant que vous ne saurez pas totalement contrôler les angoisses. Quant aux stupéfiants, évitez les carrément.

Dans mon cabinet de thérapie je n’ai que trop de patients qui sont venus ou qui viennent me consulter parce que, très angoissés, ils pensaient gérer leur crise d’angoisse à coups de cannabis ou de cocaïne. Beaucoup d’entre eux ont fait des bad trip et sont, depuis lors, victimes de crise de paranoïa ou de depression, accessoirement accompagnée de symptômes de dé réalisation.

Crise d’angoisse – Conseil N° 4

Évitez tout ce qui vous fait peur

Beaucoup de gens s’imposent de se confronter à ce qui leur fait peur, à ce qu’il est convenu d’appeler l’objet phobique. Çà leur sert à quoi, ou çà vous sert à quoi? A rechercher encore et encore la preuve que vous n’y arrivez pas? Ça vous sert à quoi de vous faire du mal? Vous essayez de vous convaincre qu’un jour vous y arriverez? Quand? Arrêtez s’il vous plait, soyez gentil avec vous. Dites vous que vous êtes la personne la plus importante sur terre et qu’il vous faut vous faire attention à vous. Prenez soin de vous. Donc, cessez de vous contraindre à pratiquer ce que l’on appelle l’exposition, ou l’exercice d’exposition. C’est un manque de respect et d’estime de vous même!

Pour un temps, essayez d’éviter toutes les situations, tous les contextes, toutes les personnes qui vous procurent angoisses, crise d’angoisse et anxiété.

Sinon, c’est comme si vous alliez sur un champ de bataille pour vous convaincre que vous n’avez aucune raison d’avoir peur ou que vous alliez asticoter une bande de voyous alors que vous êtes seul et n’appartenez pas à ce monde, si tant est que cela en soit un, de monde…

Essayez de vous dire que comme vous ne sortiriez surement pas de chez vous avec 40° de fièvre, vos angoisses vous empêchent d’avoir une vie normale, conforme à vos désirs. Donc, arrêtez de vous tenir la dragée haute! Si vous ne respectez pas ce conseil, vous finirez par alimenter un processus d’angoisses que vous ne contrôlerez plus. Pensez au Conseil N°1. Merci pour vous.

Crise d’angoisse – Conseil N°5

Une chose à la fois

Notre monde, notre société est d’un stress absolu, voire d’une violence absolue. Pour montrer à la terre entière, voire se prouver à soi même, que l’on est à la hauteur de tout, on a une tendance sociale à s’imposer de multiples de tâches au quotidien. Et, le plus souvent, surtout quand il s’agit de vous qui êtes vulnérable émotionnellement, j’ai écrit vulnérable pas faible, cela se termine mal, dans la douleur voire dans les larmes ou encore la colère voire le ressentiment.

Pour vous protéger de toute crise d’angoisse, n’envisagez qu’une tâche ou action à réaliser par jour. Laissez vous suffisamment de temps pourCrise d'angoisse et petits progrès l’accomplir. Trop de temps est subjectif. Certains sont plus rapides que d’autres et cela n’induit que ce qu’ils ont réalisé en moins de temps que d’autres est mieux fait. Parce que ceux qui fonctionnent comme cela sont le plus souvent stressés et pourrissent la vie de leur entourage.

Moralité, soyez gentil avec vous. Un pas après l’autre. C’est bien comme cela que vous marchez? Vous ne balancez pas vos deux pieds en même temps vers l’avant? Si? Alors vous savez que vous allez tomber! Après tout, cela vous regarde.

Crise d’angoisse – Conclusion

Prenez le temps. Essayez de vous dire que bien que cela fasse des semaines ou des mois, voire des années que cela dure, il vous faut du temps pour qu’un changement s’opère. Et si vous souhaitez ce changement, un changement rapide et efficace, je vous suggère ou de me consulter ou de vous inscrire sur ce Blog.

Je sais, je prêche pour ma chapelle, mais, les solutions pour gérer une crise d’angoisse pour vous, je les ais et… je vous les offre. Quoi demander de plus avec un taux de réussite supérieur à 94 % soit, 16 cas résolus sur 17? La lune est proche…

 

Frédéric Arminot

Quand les fêtes de fin d’année sont un facteur de stress

Le stress – Comment faire pour ne pas être angoissé ou torturé pendant les fêtes de fin d’année

D’une façon assez étonnante, ce qui devrait être un moment partagé de joies et de bien être, revêt un caractère angoissant voire douloureux pour certains, un grand moment de stress. Ce moment, ce sont principalement les fêtes de fin d’année. Plus généralement Noël mais aussi la Saint Sylvestre (réveillon de fin d’année). Pour autant, il existe un moment parfois très difficile, j’ai nommé… les repas familiaux.

Emotionnellement, que se passe t’il avant, pendant et après ces fêtes. Comment faire pour se préserver d’angoisses, de frustrations, de colères, d’agacements, donc de stress, au cours de ces moments qui devraient rester dans le cadre du partage et qui, pourtant, finissent parfois en grands moments de conflits?

Les enjeux affectifs des fêtes de fin d’année

Le stress des repas de famille, c’est un peu comme les plans de table. Une vraie prise de tête. Entre les personnes qui ont moins voire pas d’affinité avec un tel ou une telle. Celles et ceux qu’il ne vaut mieux pas mettre à côté l’un de l’autre ou papy machin qu’il ne convient pas d’asseoir à côté de madame truc par peur du dépôt de plainte, c’est lourd !

Entre les conflits, craints ou notoires entre frères et soeurs, père, mère ou enfants, il est nécessaire de faire preuve de vigilance à ne pas se laisser à... lâcher prise et de se dire que les choses se passeront comme elles devront se passer. Les organisateurs de ces repas de fête, qu’ils soient de Noël ou non, s’inquièteront de plus des désirs alimentaires des uns comme des autres.

Force est de reconnaître que satisfaire tout le monde ne sera pas une mince affaire. Pour les hôtes, c’est un grand moment de stress. En effet, le risque de stress est, par exemple, que d’aucuns considèrent que si les plats servis ne sont pas à leur goût se sera un déni d’eux mêmes. D’autres que, décidément, « on » ne fait plaisir qu’à l’enfant chéri. D’aucuns trouveront que l’organisation de la fête est défaillante ou l’ambiance déplorable, ennuyeuse.

Le « on » est chaque personne invitée qui, en fonction du plaisir qu’elle ressentira ou non au cours de ces moments de partage, utilisera tous les sujets qui puissent lui prouver ou qu’elle n’est pas à sa place, ou que sa place – en lien avec sa personnalité – n’est pas respectée, ou un autre encore, qu’ « on » lui accorde peu de crédits au regard de ses choix qu’ils soient alimentaires, de plan de table ou… de cadeaux offerts. Stress pour tout le monde !

Les enjeux liés aux cadeaux

Au cours de ces moments de fêtes, certains pourront se sentir désabusés en fonction du regard qu’ils posent sur le cadeau qui leur a été fait, à plus forte raison s’ils se sentent méprisés par le signe symbolique qu’ils accolent à ce même cadeau.

D’autres pourront se sentir tellement aimés quant au cadeau reçu que leur comportement de joie, s’il est mal dissimulé ou par trop exubérant au sens de certains esprits chagrins, qu’ils se sentiront tellement portés d’aise qu’ils en gêneront d’autres qui se sentiront frustrés voire en colère de ne pas ressentir la même émotion.

Certains autres ne se référeront qu’à la valeur pécuniaire présumée dudit cadeau et considérer que c’est trop, tellement trop d’ailleurs, que s’en est gênant. Vous l’aurez compris, chaque moment vécu et perçu au cours de ces moments de partage social sera interprété de bien des façons.

En fonction de cela, chaque personne présente se positionnera d’une façon ou d’une autre par rapport aux personnes qui les reçoivent et, partant, se donnera une identité, un rôle et une importance qui iront du plus grand à la plus parfaite ignorance de soi.

Ainsi, chacun concevra sa propre valeur au yeux des personnes qui reçoivent, comme de sa vraie place dans un système affectif très emprunt de hiérarchie. Le tout en fonction de ce qu’il ressentira des cadeaux et des symboles qu’il y associe. Que des stress en perspective.

Tout cela fera que, bien sur, des conflits risquent d’émerger, d’entraver ce moment social et affectif que revêt cette fête et ce d’autant plus que les préparatifs n’en n’auront pas été de tous repos. Or, il est vain d’imaginer un conflit sans stress et inversement.

Stress et préparation des fêtes de fin d’année

Entre ceux qui n’aiment pas le poisson, les autres la viande rouge, un troisième les légumes verts et encore un autre qui va vous servir l’article sur la diététique, préparer les fêtes de Noël chaque année relève du tour de forces d’une part et de la créativité renouvelée d’autre part. Et lourant, de façon paradoxale, malgré ces stress, l’opération est renouvelée chaque année.

Non seulement, il convient de se ré inventer chaque année mais en plus il faut faire plaisir à tout le monde et éprouver du plaisir soi même. Tâches ardues ! Penser, réfléchir, et agir quant à ce qui serait le mieux pour tout le monde a un caractère empreint de stress même s’il est plaisant. Il peut y avoir grand plaisir à organiser et préparer. Or, le plaisir est aussi un facteur de stress.

Tout comme il peut y avoir de grands stress, douloureux, à organiser. Comment faire pour ne pas que la fête ait un écho inverse à celui recherché? Comment faire pour que cette même fête conserve toute sa dimension de plaisirs partagés?

Stress et fêtes de fin d’année – Une question d’organisation

Dans une société qui veut toujours aller plus vite que la veille, la plupart d’entre nous vit dans un stress omniprésent. Chacun d’entre nous l’apprécie et l’évalue à sa façon. Toutes et tous essayons de nous en protéger, ou de nous en défaire comme nous le pouvons.

Depuis le temps que je pratique la thérapie comportementale, force m’est de constater que bien des gens souffrent de stress, voire d’anxiété, au point qu’ils n’en peuvent plus et s’avèrent incapables d’organiser des moments de partage tellement leur énergie est bouffée par des… stress.

Gérer le stress et traitement de l'anxiété

« Comment Gérer le Stress Et l’Anxiété De Façon Simple Et Rapide » – Cliquez sur l’image

Le stress est inévitable en soi. Ne pas être assez stressé est dangereux, l’être trop l’est tout autant. Entre les deux subsiste un point d’équilibre. Précaire par définition, il est donc de la responsabilité de chacun d’entre nous d’agir suffisamment tôt pour ne pas être victimes d’angoisses ou de crise d’angoisse, voire de crise de panique.

Lequel d’entre nous ne s’est pas senti coupable au prétexte qu’il ou elle s’y prend trop tard, ou mal d’après soi, pour organiser tel ou tel repas familial – qu’il soit de Noël ou de fin d’année – ou encore parce qu’à l’idée du travail à abattre le découragement lui vient. En fait, tout est une question d’organisation. Ce qui, vous en conviendrez, est un stress supplémentaire.

Il suffit simplement de voir le stress des gens qui courent acheter des cadeaux à la dernière minute et qui ressortent épuisés de cet exercice. Bien loin de moi l’idée de les blâmer. Mais, comme ils se font du mal à se comporter de la sorte… OK ! Peut-être n’ont-ils pas eu le temps ? Peut-être ont-ils essuyé une déconvenue à propos d’une commande faite en temps et heure? Peut-être ont-ils eu à supporter d’autres stress avant ceux-là?

Alors, plutôt que de vous taper dessus, de feindre de vous en moquer ou, comme le diraient certains, de prendre les choses par-dessus la jambe, peut-être pourriez vous vous y prendre quelques mois à l’avance? Peut-être pourriez-vous faire une liste précise de tâches à satisfaire en y mettant une progression de réalisation à l’aide d’un calendrier. Cela pourrait infléchir les facteurs de stress.

Tout comme vous pourriez vous enquérir, non sans finesse, de ce que vos invités aimeraient recevoir comme cadeau de vous? Enfin, comme dirait quelqu’un de ma connaissance: « Moi je dis çà, mais je dis rien ». Alors, d’accord, je me tais ! Après tout, faites comme vous voulez ou comme bon vous semble.

Peut-être avez vous plaisir à gérer votre stress en dernière minute, dussiez vous ressentir les effets d’un burn out en devenir? Après tout, cela vous appartient. Le seul truc étant que je vous souhaite que tout se passe bien car, en pareille situation, le moindre accroc peut tout faire basculer.

En ne gérant pas en amont, en ne vous organisant pas, ou en agissant à la dernière minute, vous risquez de vous exposer à votre peur du jugement des autres. Pensez à ces grands moments de solitude où seul(e) parmi les autres, vous vous posez la question de savoir si, oui ou non, vous avez bien fait. Agissez pour vous épargner cela. Agissez pour limiter les conséquences des stress externes que vous subissez.

Si, enfin, vous faisiez attention à vous dans ces moments de fêtes de sorte à vraiment ressentir du plaisir avant, pendant et après et non pas en poussant un un grand « Ouf ! » de soulagement une fois les fêtes passées? Au fait. Bonne et heureuse année à tous. Et sans stress, hein…

Frédéric Arminot

Logiciel espion pour parents angoissés – Une toxicité maximale

Logiciel espion pour parents angoissés – Une toxicité maximale

Les 50 familles test l’ont, paraît-il, adopté. MapMyMobile Family est un logiciel qui permet de pister son ado. Vendu depuis début septembre après neuf mois de mise au point, il propose aux parents angoissés de pister leurs enfants.

Logiciel espion pour parents angoissés

Logiciel espion pour parents angoissés

En tant que père, je conçois que des parents soient angoissés. Pour autant, il ne me viendrait pas à l’idée de pister mes enfants par téléphone mobile interposé pour savoir où ils se trouvent, voire ce qu’ils font.

Pourtant, certains parents ne partagent pas mon avis sur cette question ce qui n’est pas sans rappeler combien il est nécessaire de faire confiance et que la confiance se construit, patiemment, et qu’elle est une question de ses parents qui cherchent à se rassurer quant à leurs angoisses en les transférant sur leurs enfants pour se rassurer.

Je vais donc essayer de vous expliquer comment faire pour éviter d’alimenter l’angoisse par l’angoisse, comment faire confiance, en bref, comment mieux… aimer vos charmantes têtes blondes?

Pourquoi un logiciel espion pour parents angoissés

Nous vivons dans une société où, de plus en plus, il nous est enjoint de tout contrôler dans la mesure où les risques du quotidien nous sont présentés comme de plus en plus patent, récurrents et dangereux.

Ansi, le travail est contrôlé, le télé travail aussi, nos vies sont contrôlées, nos comportements sont analysés et contrôlés. En fonction de nos comportements comme de l’analyse qui en est faite par rapport à des objectifs donnés, nous sont servis un certain nombre de discours qui visent à nous faire rentrer dans le cadre.

Comme il est difficile de contrôler un comportement et une personne tant qu’elle n’ pas commis un acte qui sort du cadre, il devient donc difficile de s’assurer que cette même personne a un comportement adapté et qu’elle ne fait courir aucun risque à qui que ce soit, et aucun risque à elle même éventuellement.

En prenant le cas des adolescents, il est notoire que ceux-ci intègrent des groupes sociaux dans lesquels, et grâce auxquels, ils peuvent s’affirmer en prenant des risques. C’est ce que Philippe Jeammet, pedo psychiatre et Directeur de la Maison des adolescents au sein de l’Institut Montsouris à Paris, avait appelé un comportement d’élation. C’est à dire, la nécessité de s’affirmer pour rendre des risques. Partant, de s’affirmer en s’affirmant contre l’autorité et, plus particulièrement, l’autorité parentale.

En conséquence de quoi, les prises de risques peuvent être très diverses: prise d’alcool, usage de stupéfiants, comportements sexuels à risques, relations sociales qui marquent les prémisses d’une rupture avec le milieu socio familial.

 

Dans ces conditions, il devient difficile aux parents angoissés d’être certains, pour ne pas écrire convaincus, que leur ado n’a aucun comportement à risques.

En effet, quels parents angoissés n’ont jamais été convaincus que leurs enfants leur mentait? Quels parents angoissés ne se sont jamais inquiétés de savoir si, quand leur enfant disait aller travailler chez un our amie, il s’y rendait vraiment. Quels parents angoissés ne se sont jamais inquiétés de savoir où et avec qui leur enfant « pouvait bien traîner » (dixit).

Face au refus de certains adolescents de se justifier quant à leur lieu de partages sociaux, quant à leurs fréquentations, ou à tout autre chose qui les concerne directement, certains parents angoissés se sont organisés et, souvent à l’insu de leur enfant, ont fait disposé un logiciel espion au sein du smartphone de leur ado.

Ainsi, plus d’inquiétude à avoir pour les parents angoissés. A n’importe quel moment, à n’importe quelle heure, ces parents angoissés savent où se trouvent leur enfant ce qui permet de contrôler les déplacements et les… mensonges!

Ce qui va suivre n’est pas qu’un avis personnel qui n’engage que émoi. C’est aussi l’avis du comportementaliste que je suis depuis plus de 20 ans. En effet, que des parents angoissés s’inquiètent pour leur enfant, quoi de plus normal. Mais que des parents angoissés s’inquiètent au point de s’ingérer dans l’intimité de leur adolescent, quoi de plus toxique?

Logiciel espion pour parents angoissés – Une toxicité relationnelle absolue

Il est parfois des enfants qui ont une tendance avérée à avoir des fréquentations dites « mauvaises ». Mauvaises pour eux d’abord, mauvaises en termes d’exploitation d’eux mêmes par d’autres adolescents peu regardants du respect e l’autre. Mauvaises aussi, car s’il s’agit d’adolescent qui a du mal à se trouver, il y a fort à craindre que l’ado en question va s’acoquiner avec d’autres qui représenteront ce que l’ado en difficulté aimerait être. Affirmé, gouailleur tendance agressive.

Un tel adolescent est en danger comme tous les ado le sont. L’adolescence est une période difficile, celle du renoncement de son statut d’enfant pour passer à celui d’apprenti adulte. C’est donc la période de tous les dangers. Or, s’il convient d’éduquer, d’élever, d’aimer son enfant de sorte à ce qu’il ait de lui une image positive, il s’agit aussi de lui offrir les moyens de son autonomie donc de sa… confiance en lui.

Pour donner confiance en soi à un enfant, il est donc nécessaire de l’investir progressivement d’un certain nombre de responsabilités. Ses déplacements, la gestion de ses devoirs scolaires, son alimentation, sa relation aux substances psycho actives, mais aussi l’accès à l’information donc… au dialogue. Ainsi, en investissant l’enfant de comportements responsables, cela permet aux parents, même si ce sont des parents angoissés, de valider que tout se déroule comme convenu et de faire le point en vue de recadrage quand il y a des sorties de route.

Et c’est là que es choses se compliquent pour les parents angoissés. En effet, beaucoup d’entre eux (je me garderais bien d’en faire une généralité) n’ont aucune confiance en leur enfant parce que ces mêmes parents angoissés n’ont aucune confiance en eux mêmes!

En conséquence de quoi, plutôt que de dire à leur enfant ce qu’il en est de leur réalité de parents angoissés, beaucoup préfèrent la taire pour la gérer, la dénier, par une sorte d’ingérence – j’écrirais bien le mot viol – dans l’intimité de leur enfant.

Ainsi, plutôt que d’entamer un dialogue basé sur la confiance et la mise en lumière des risques liés à tel ou tel comportement, certains parents préfèrent coller un flic virtuel dans le téléphone de leur enfant. Un tel comportement a une conséquence terrible dans la mesure où, très souvent, les enfants qui, au début, ne savaient pas que leurs parents avaient piégé leur téléphone, finissent par s’en rendre compte. Ce qui finit le plus souvent par une colère, exprimée ou non par l’enfant, laquelle colère donne la preuve aux parents angoissés qu’ils ont bien raison de se méfier au vu de la réaction leur enfant.

Et c’est là que le logiciel espion rempli sa fonction relationnelle toxique. Ce que j’exprime c’est un peu comme si ces mêmes parents angoissés se révoltaient parce qu’ils ont un jour appris que la NSA les espionnait alors que, eux mêmes, font la même chose, voire pire, à leurs propres enfants. Ce que j’exprime c’est mon courroux devant ces parents angoissés qui vont jusqu’à sentir les draps de leur enfant (vous imaginez sans peine de quoi je parle et, ne riez pas, c’est arrivé à beaucoup de mes patients).

Le pire du pire à craindre est que, le plus souvent, en réaction à ces parents angoissés qui ne font pas confiance, les adolescents répondent par une aggravation de prises de risques comme s’ils voulaient prouver à leurs parents qu’ils ont tort. ET, très souvent, par ignorance ou innocence, ces mêmes enfants se retrouvent dans des situations parfois dramatiques que leurs propres parents auront… préparé.

En conséquence de tout cela, le comportement adapté de ces parents angoissés ne serait-il pas qu’ils se fassent aider et que, ce faisant, ils apprennent à avoir confiance en eux puis en leurs enfants? La confiance, c’est la sécurité affective. Et c’est tellement bon!


Frédéric Arminot

Source

Apprenez à manager votre Manager angoissé

Comment manager votre Manager angoissé pour être plus serein

Il est important de savoir composer avec le caractère de votre supérieur hiérarchique pour améliorer vos relations.

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Apprenez à manager votre Manager angoissé

Et oui, il faut aussi savoir manager son chef !

Il est de ces managers particulièrement pénible tellement ils sont angoissés ou stressés qu’ils mettent une pression infernale sur leurs collaborateurs, leurs… subordonnés, que c’en est un scandale, une malhonnêteté effarante.

Alors que vous même êtes déjà stressé et angoissé, comment manager votre manager pour que ses angoisses n’aggravent les vôtres?

La définition du Manager angoissé

Le manager angoissé est quelqu’un de nerveux voire d’irascible. C’est le genre de personne qui sue l’angoisse et ne semble jamais disposé à écouter ces différences qui font une différence (citation de Bateson).

Le manager angoissé est celui ou celle dont on a toujours le sentiment qu’il a peur. Peur de mal faire, peur de ne pas être à la hauteur et qui, pour se protéger, va avoir recours à une tendance accentuée: celle du déni, de l’absence d’écoute active, voire de l’absence de respect pour ses collaborateurs.

Le manager angoissé, c’est celle oui celui qui souffre mais qui s’impose de se tenir la dragée haute. Le manager angoissé, c’est celui qui n’a de cesse de penser à ses objectifs et, stressé comme il l’est, et plutôt que d’en parler ouvertement à ses collaborateurs, va leur mettre une pression qui n’a d’égale que celle qu’il ou elle ressent pour lui même, voire pire.

La pression exercée par le manager angoissé peut varier. C’est le plus souvent d’une façon acrimonieuse que ce manager angoissé s’exprime. Et ce qu’il exprime surtout, c’est un sentiment d’insécurité patent qui, inévitablement, rejaillit sur les personnes avec lesquelles il travaille. Ces mêmes personnes qui, à leur tour, en conçoivent de l’angoisse voire de l’anxiété.

Traitement de l'anxiété

« Comment Être et Demeurer Un Manager Serein qui Sait Contrôler Ses Angoisses Et Son Anxiété » – Cliquez sur l’image

Enfin, il ne semble y avoir rien de plus difficile à manager qu’un manager angoissé. Vous aurez beau le sécuriser ou tenté de le faire, il vous apparaîtra toujours que ce n’est pas suffisant. Et pour cause, sécurisé 2 minutes, ce manager angoissé aura de nouveau besoin d’être rassuré et, pour ce fair, reviendra vous mettre la pression pour, de nouveau être rassuré 2 minutes et ainsi de suite. Alor, comment faire pour manager un Manager angoissé?

Comment manager un Manager angoissé et travailler plus serein

Sans doute, en plus de craindre d’être victime des foudres de votre manager angoissé, êtes-vous vous même… angoissé. Qui ne le serait pas dans un environnement social, affectif ou professionnel aussi insécure? Vous avez pu remarquer que quoi que vous fassiez ou disiez, rien n’allait jamais ni même n’apaisait les angoisses de votre Manager.

Le rassurer ne sert à rien et force vous est de constater ou, à tout le moins, d’être convaincu(e), que vous êtes condamnée(e) à subir, alors qu’il existe une solution très simple. Quelle est cette solution?

Manager votre Manager

Comme vous ne le savez que trop, votre Manager est un homme ou une femme qui a besoin d’être rassuré et qui, dans ce domaine, n’est jamais satisfait. Votre Manager a peur et vous refile ses angoisses (désolé pour cette familiarité). Vous avez toutes les peines du monde à le sécuriser et force vous est de constater que cela vous épuise, en plus d’éventuellement vous angoisser,

Comme vous le savez, plus vous vous épuiserez à le réconforter ou le rassurer, pire sera son angoisse en plus du fait qu’il y a de fortes présomptions pour qu’il, ou elle, renforce ses stratégies de contrôle. Pour sortir de ce mauvais pas et vous protéger, vous allez utiliser la méthode suivante: haut dans le cadre: bas dans le positionnement.

Vous allez voir, c’est génial!

Comment manager votre Manager angoissé en utilisant une méthode étonnante

Voilà la méthode étonnante:

  1. A chaque fois que vous êtes confronté à une inter action (relation entre votre Manager et vous) à propos de laquelle vous ressentez des émotions qui vous sont désagréables (sentiment d’être agressé, comportement injuste à votre endroit, angoisse, anxiété), en bref, à chaque fois que vous ressentez l’envie de réagir pour vous défendre, ne vous défendez pas ! Ne réagissez pas !
  2. Vous saisissez votre objet transactionnel (voir plus bas) et fonctionnez de la façon suivante :
  3. Vous notez ce qui vous pose problème (acteurs, contexte, environnement)
  4. Vous notez en quoi et pourquoi cela vous pose problème
  5. Vous notez la ou les émotions que cela suscite en vous
  6. Vous notez comment vous aimeriez réagir et vous affirmer pour que l’injustice dont vous êtes victime soit réparée
  7. Une fois les points 3 à 6 complétés, vous attendez au moins 10 minutes, au cours desquelles vous allez vous répéter à l’envi qu’il est normal que vous soyez ému, que c’est comme cela, et qu’il exclu d’y changer quoique ce soit (parce que, effectivement, il ne s’agit pas de remettre en cause votre sensibilité mais plutôt de l’exploiter à votre bénéfice)
  8. Une fois les 10 minutes passées, vous allez voir la personne, ou les personnes, qui vous posent problèmes et allez leur demander si elles peuvent vous consacrer quelques minutes
  9. Imaginons que les intéressées répondent par l’affirmative. Vous expliquez la situation de la façon la plus objective, sans mettre qui que ce soit en cause. Vous ne devez pas accuser mais plutôt poser des questions en précisant que c’est vous qui ne comprenez pas et que avez besoin d’aide (même si vous pensez le contraire et êtes convaincu d’être dans votre bon droit)
  10. Vous posez exclusivement des questions sans accuser. Les gens vont vous répondre. Vous ne les interrompez pas. Ensuite, vous reformulez leur réponse puis posez une autre question en lien avec la réponse qui vient de vous être formulée. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que vous vous sentiez plus apaisé
  11. Une fois plus apaisé – vous avez poussé les gens dans leurs retranchements sans les agresser ou vous défendre -, vous remerciez vos interlocuteurs puis prenez congés
  12. Si les gens refusent de vous recevoir tout de suite, demandez leur quand vous pourriez venir les voir sans les déranger

Quelle est l’idée ?

Bas dans le positionnement, haute dans le cadre

Bas dans le positionnement

Votre positionnement, d’une certaine façon, c’est vous contre le reste du monde. Et vous risquez de vous faire du mal. Vous allez donc adopter un positionnement bas (cf. comme dominé) en feignant que c’est vous qui avez un problème et que vous demandez de l’aide pour le résoudre.

Cela va neutraliser toute réponse agressive puisque vous ne serez pas dans la revendication – officiellement en tous cas – mais dans la requête. En bref, je vous demande de jouer le sot ou la sotte de service (désolé…) alors que vous savez très bien ce que vous souhaitez, et là où vous souhaitez en venir. C’est ce qu’il est convenu d’appeler votre objectif, le haut du cadre.

Haut dans le cadre

Vous savez que vous souhaitez être entendu et compris mais, plus vous le revendiquez moins vous l’obtenez. Vous êtes le ou la seule à connaître vos objectifs et la façon dont vous allez les satisfaire.

Les gens s’attendent à ce que vous revendiquiez, ce que vous ne ferez pas, ou plus. Grâce à vos questions, vous allez – gentiment – les amener à adopter votre point de vue puisque vous allez les faire se déballonner à l’aide des questions que vous poserez, et qui amèneront chacune de nouvelles questions jusqu’au moment où, confrontés à eux mêmes, les gens finiront par lâcher prise pour préciser qu’ils se rangent à votre avis, sans que vous ayez eu besoin de le revendiquer !

Vous pourrez donc, tranquillement, vous affirmer et vous respecter pour qui vous êtes comme vous êtes, sans revendiquer, sans vous faire de mal, ou sans passer pour qui vous n’êtes pas !

Pour satisfaire à cet exercice, agissez de la façon suivante :

  1. Chez vous, essayez de vous munir d’un petit objet qui vous soit agréable à la forme, à la couleur et au toucher. Il serait opportun que cet objet dans la main avec laquelle vous écrivez et qu’il ne vous gêne pas lorsque vous le tenez
  2. Vous pouvez choisir n’importe quel objet. Un briquet, un porte clé, une bille, une poupée, bref, ce que vous voulez à ceci près que cet objet doit être chargé d’une aura positive d’une part et vous être familier d’autre part
  3. Si vous ne trouvez pas un tel objet chez vous, essayez de vous en rendre acquéreur à l’extérieur, en l’achetant (par exemple)
  4. Une fois l’objet choisi, celui-ci doit exclusivement servir à l’exercice indiqué
  5. Vous devez avoir cet objet sur vous, du lever au coucher, en toutes circonstances
  6. Il ne faut pas que cet objet soit trop encombrant puisque je vous demande de le porter dans la poche du vêtement que vous portez un jour « X » (à moins que ce soit un bracelet, une bague ou un collier)

Pourquoi cet objet ? Tout simplement pour que vous fassiez une transaction entre vous et… vous. Où vous décidez d’expérimenter ce que je vous propose, ou vous décidez de vous comporter en revendiquant. En pareil choix, il faudra simplement assumer votre choix, c’est à dire de vous être rendu victime de vous même.

Frédéric Arminot

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Les inavouables angoisses des dirigeants d’entreprise

Les inavouables angoisses des dirigeants d’entreprise

On a beau être chef d’entreprise, ce qui, soit dit en passant, n’est pas nécessairement un long fleuve tranquille, on en est pas moins victimes d’angoisses.

Le seul problème c’est que tous ces dirigeants confrontés à des contraintes de marchés, de stratégie, de développement, et j’en passe, ont des émotions, comme tout le monde. Mais, ils peuvent avoir une propension à les masquer. Ceci n’est pas sans conséquences sur leur relations à leurs collaborateurs, à leur entreprise comme à eux mêmes.

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Inavouables angoisses de dirigeants d’entreprise

Je vais donc essayer de vous expliquer ce que sont les angoisses des chefs d’entreprises. Comment les aider à verbaliser leurs émotions de sorte à ce qu’ils apprennent à lever ce blocage qui nuit à leur développement. Partant, ce blocage nuit aux autres développements de toute nature et qu’ils portent sur leurs épaules.

Pourquoi beaucoup de dirigeants nient leurs angoisses

Quand on est chef d’entreprise, homme ou femme, on est comme tout le monde. On est confronté à ses émotions et il n’est pas toujours facile de négocier avec elles. A plus forte raison quand il s’agit d’angoisses. Quand on est dirigeant, salariés ou pas, on doit non seulement faire avec ses propres émotions mais aussi avec celles des autres. Et c’est là que les choses se compliquent.

Diriger une entreprise, et ou diriger du personnel, induit d’être au clair avec soi même, d’être objectif. Etre dirigeant nécessite donc d’être souple, tout en étant ferme et, partant, de savoir s’adapter. Encore faut-il que les intéressés soient honnêtes sur la réalité de leurs besoins affectifs. Encore faut-il que les intéressés ne se servent pas de leurs fonctions pour obtenir des autres ce qu’ils n’arrivent pas à obtenir d’eux mêmes.

Quand je parle de besoin affectifs, je fais allusion à cette somme considérable d’hommes et de femmes en quête de réussite et de reconnaissance. Quand quelqu’un est dirigeant d’entreprise, ces besoins peuvent se trouver exacerbés. Ainsi, une personne qui dirige une équipe ou une entreprise dans sa totalité peut-être angoissé de ne pas savoir être ou de ne pas savoir faire. Etre et faire comme il faut. Mais, de quoi de plus normal et humain que de pouvoir s’enorgueillir de sa propre réussite?

Nier ses angoisses – La question du rôle du dirigeant

Qu’on soit chef des pompiers ou président d’un groupe, il est toujours question du rôle que l’on a. Un rôle s’entend par le « jeu » que l’on joue dans une équipe.Un rôle s’entend par les prérogatives qui sont celles du dirigeant. Un rôle s’entend par le positionnement hiérarchique et l’influence qu’a ou n’a pas le chef d’entreprise, le chef de groupe.

Cela signifie que, de ce chef, est attendu un certain nombre de comportements adaptés. Un chef doit donner les ordres, faire les lettres de mission, montrer la voie, et aussi, parfois, donner de la voix!

Un chef est donc la personne qui fait autorité et celle sur laquelle on s’appuie pour satisfaire un objectif ou un autre. Le chef ne faillit pas. Et, pour ne pas faillir, il convient parfois que ce même dirigeant donne l’image d’un humain sur de lui. Comme indestructible. A ceci près que cet humain a des émotions et qu’il ne lui sera pas toujours facile de négocier avec elles.

Comment traiter angoisse et crise d'angoisse

« Traiter les angoisses Facilement Et Rapidement – Cliquez sur l’image

Si un chef a peur de ne pas réussir, il peut-être victime d’angoisses qu’il s’emploiera à masquer auprès de ses collaborateurs. En effet, si un dirigeant est victime d’angoisses apparentes, il risque de perdre son rôle de tuteur. Il risque de voir diminuer son image d’autorité, voire pire, de perdre de son aura, de son pouvoir.

Il ne faut donc pas que le dirigeant prenne le risque de voir s’évanouir le rôle qui est le sien. Il va donc falloir qu’il masque ses émotions et, à plus forte raison, ses angoisses. Et c’est là que le danger s’exprime. De quel danger s’agit-il?

Nier ses angoisses – Un danger réel pour l’avenir du dirigeant et de ses collaborateurs

Un dirigeant qui n’est pas au clair avec ses angoisses, avec ses peurs, va s’employer à dénier la réalité de ce qu’il ressent. Il va réagir de sorte à ce que ses angoisses ne soient pas ressentis par ses collaborateurs. Pourquoi réagir de cette façon? Tout simplement pour ne pas perdre rôle et autorité. Pour ne pas perdre le contrôle de la situation.

Or, un chef qui nie ses angoisses fait courir le risque aux personnes avec lesquelles il travaille de prendre en charge des angoisses qui ne sont pas les leurs. Ce type de comportement va altérer la collaboration. Ce type de « transfert émotionnel » va paramétrer les inter relations d’une façon toxique. En effet, un chef qui dénient ses angoisses va réagir de sorte à ce que les personnes avec lesquelles il travaille le rassure à propos d’éléments facteurs d’angoisses.

En réagissant de la sorte, le dirigeant peut ressentir dans des angoisses croissantes. Ces mêmes angoisses qui vont le perturber au point qu’il soit de plus en plus victime de stress. Ce même stress qu’il n’aura de cesse de faire diminuer en s’appuyant sur ses salariés pour le faire diminuer.

Chemin faisant, le dirigeant qui nie ses angoisses risque d’instaurer une relation particulière avec ses collaborateurs. Cette relation sera basée sur la peur d’être plus angoissé encore. Le dirigeant exercera donc une pression forte sur ses salariés afin qu’ils le rassurent. Les collaborateurs risquent de travailler dans la peur. Dans les angoisses de voir leur dirigeant leur mettre la pression. Dans l’angoisse de voir leur patron les malmener parce qu’il nie ses angoisses.

Ainsi biaisée par les angoisses du dirigeant, la vie au travail risque d’être fortement perturbée et instable. Les inter actions entre dirigeant et les autres va se construire sur un climat réactif qui risque de nuire au respect des uns envers les autres. Un climat émotionnel instable qui risque d’empêcher que des objectifs soient satisfaits.

La seule chose à retenir est que, si un dirigeant nie ses angoisses, c’est l’équilibre tant humain que professionnel qui sont menacés. Quand on veut diriger une équipe, il est vital d’être honnête sur ses objectifs comme sur les moyens déployés pour y satisfaire.

Dans le cas contraire, c’est « angoisses pour tout le monde ». Le monde du travail ne peut pas être le socle sur lequel on s’appuie pour régler ses angoisses. Le groupe sur lequel on s’appuie pour nier une réalité qui nous dérange? Ere dirigeant, c’est assumer ses responsabilités. Tant professionnels que personnelles Y compris ses responsabilités affectives.

Dans le cas contraire, il est aussi de la responsabilité du  dirigeant qui est victime d’angoisses de consulter un coach comportemental ou un psy et de se faire aider.


Frédéric Arminot

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Attentats à Paris – Comment en parler aux enfants pour ne pas qu’ils s’angoissent

Attentats à Paris – Comment en parler aux enfants pour ne pas qu’ils s’angoissent

Attentats à Paris - Comment parler aux enfants

Attentat à Paris – Comment parler aux enfants

« Si l’entourage a la sagesse de maîtriser ses angoisses, c’est le meilleur des remparts pour l’enfant », selon Jean-Luc Aubert, psychologue, spécialiste de l’enfant et de l’adolescent.

L’attentat du vendredi 13 novembre 2015 à Paris nous rappelle combien se sentir en sécurité dans ce monde est devenu difficile voire promis à l’échec.

Le climat d’insécurité qui règne dans le monde, qu’il s’agisse de crise économique, de crise sociale, de crise de l’emploi, renforce et majore les angoisses consécutives à des moments de folie et de tragédie comme cet attentat odieux et lâche commis dans le quartier du Bataclan à Paris.

Je vais donc essayer de vous expliquer comment dire et quoi dire à vos enfants à propos de ces attentats, mais aussi quel comportement adopter face à la peur d’être victime d’un attentat ou que l’un de vos proches soit victime d’attentats.

Quelle vision vos enfants ont-ils du monde qui les entoure

Bien sur, vos enfants ont des émotions que non seulement ils ressentent chaque jour mais qui dépendent et se construisent au fur et à mesure des inter relations entre eux et vous, comme entre les autres et eux. Ces émotions les invitent à constamment s’ajuster à ce qu’ils comprennent quant à ce que l’on attend d’eux, en termes de comportements sociaux, affectifs, scolaires, etc. Ces mêmes émotions leur font vivre des expériences à propos desquelles ils vont s’affirmer, prendre des risques ou non, ou encore inhiber leur comportement réponse.

Il va de soi que vos enfants, tout comme vous, ne vont avoir de cesse de réagir par rapport à ce qu’ils comprennent d’une information quant à la façon de la gérer, de l’administrer et quant à la façon dont ils comprennent que leurs réactions ont comme effet sur les autres. Ainsi, vos enfants ne réagiront pas de la même façon si c’est vous qui êtes présent, si ce sont des camarades ou des enseignants. Vos enfants réagiront donc, aussi, en fonction de ce qu’ils savent que les adultes attendent d’eux.

Cet ensemble d’inter actions quasi constante va paramétrer la vision que votre enfant a du monde qui l’entoure. Cette même vision des choses, la relation à ce qui entoure votre enfant dans tous les domaines de sa vie, sera aussi conditionnée en fonction des émotions qu’ils perçoivent chez vous, donc de votre propre réaction au monde. De fait, c’est en fonction de ce que vos enfants comprennent de vos réactions par rapport aux récents attentats de ce 13 novembre 2015 à Paris qu’ils vont réagir d’une façon ou d’une autre.

Et c’est toujours en fonction de vos réactions, mais aussi de l’âge de vos enfants, comme aux circonstances et à vous même, qu’il va vous falloir vous adapter à eux pour envisager de verbaliser autour de ces récent attentats. De fait, il vous faudra non seulement exprimer vos émotions mais aussi faciliter celles de vos enfants et réguler votre système familial de sorte à ce que les non dits soient moindres et les peurs mieux appréhendées. Facile à dire mais comment faire?

Attentats du 13 novembre 2015 – Comment en parler à vos enfants

Il est important de parler avec vos enfants de toutes les informations qu’ils ont reçu et perçu à propos des attentats à Paris. Ainsi, avant même de leur exprimer comment vous ressentez ces attentats, les émotions que cela suscitent en vous, il est important de leur demander ce qu’ils ont compris de cette dramatique situation et, partant,de les aider à verbaliser leur vision des choses.

A cette fin , quoi de plus simple que de poser des questions à vos enfants? Demander leur ce qu’il sont compris de la situation. Poser leur la question de savoir les images qu’il sont vu, s’ils en ont vu? Demandez leur ce que cela évoque pour eux. Demandez leur ce que, émotionnellement, ils ressentent par rapport à toutes ces images.

A chaque fois que vos enfants vont exprimer leur vision de ces attentats, reprenez chaque chose qu’ils expriment, pour recadrer par rapport  à la réalité. Si, par exemple, votre enfant dit qu’il a eu peur, ou qu’il a peur, demandez lui ce qui lui fait peur. Sont-ce les mots « attentats », « police », terroristes, « terrorisme », ou d’autres mots qu’ils prononcent qui leur font peur? En quoi cela leur fait-il peur?

En fait, ce qu’il convient de faire en pareille situation, qu’il s’agisse d’attentats ou de tout autre fait violent dont votre enfant aura été le spectateur direct ou non, c’est de l’aider à vider la poche de ces ressentis et de ses émotions. Je m’explique.

Imaginez que le images perçus par votre enfant, comme les propos que votre enfant aura entendu, se sont stockés dans une sorte de poche qui s’est considérablement remplie, voire remplie au point d’en être pleine à craquer. Quand j’écris cela, je laisse entendre que votre enfant aura perçu tout un tas de ressentis et d’informations inhabituelles et qu’il ne saura bien évidemment pas, de façon naturelle, comment les exploiter, où les classer, et comment les administrer.

Vous allez donc l’aider, progressivement, à vider cette poche, de sorte à ce que les émotions et informations reçues soient moins douloureuses et que votre enfant, en confiance et grâce à vous, puissent se sentir plus détendu face à ce qu’il recevra comme une violence, qu’elle soit ou non liée à des attentats, mais surtout comme à quelque chose de pas normal.

Pour aider à cette verbalisation – moi même, j’emploie cette technique pour apaiser les angoisses de personnes victimes d’attentats ou d’agression, c’est de la PTSD – Post Traumatic Stress Disorder -, il est important de vous adapter à votre auditoire.

Vous ne parlerez pas à un enfant de 6 ans comme à un autre de 10 ans. Vous emploierez des mots compréhensibles et vous assurerez que votre enfant comprend ce que vous lui dites. Donc, assurez vous, en lui posant des questions, qu’il comprend les informations que vous lui donnez. Dans le cas contraire, cela risque de générer plus de désordre émotionnel dont votre enfant ne saura que faire. Si votre enfant ne semble pas comprendre, re formulez votre propos jusqu’a être certain qu’il ait bien compris.

Enfin, il est aussi important que vous exprimiez votre point de vue, vos émotions, à votre enfant. Autant que faire se peut, essayez d’être honnête. Essayez d’exprimer votre angoisse tant à propos de votre perception quant à ces attentats mais aussi votre vision sociale (notion de bien et de mal – notion de légitimité ou d’illégitimité). Essayez de l’exprimer de façon simple, sans faire un cours de géo politique à votre enfant, tout en lui épargnant des discours primaires sur les religions, les différences culturelles ou les races.

Ne craignez pas non plus d’exprimer votre peur de prendre les transports ou de vous promener, tout en essayant de préciser que le danger est partout et qu’à propos d’attentats éventuels, il s’agit de fatalité à propos de laquelle vous vous sentez impuissant. Si vous même avez peur au point de vous sentir mal, n’hésitez pas à consulter. De plus, si en fonction d’activités sociales ou professionnelles, vous avez été, même indirectement, confronté à la violence de ces attentats, n’hésitez surtout pas à en parle à un professionnel. En l’espèce, je pense au personnel de la police, au personnel hospitalier, aux personnels des services d’urgence – pompiers, médecins, infirmiers, etc -. Il en va de même si l’un de vos mais ou membre de votre famille, ou une connaissance, ont été victime des odieux attentats.

En bref, essayez d’être simple, objectif et honnête et tout se passera bien. Essayez d’être simplement humain. Si, en plus, vous pouvez sécuriser vos propres émotions et préciser à votre enfant que vous l’aimez et que vous serez toujours là pour le protéger, même si vous savez que la violence du monde n’aide pas, alors tout ira bien. Votre enfant se sentira en sécurité et aura une vision du monde plus apaisée, non conflictuelle.

Frédéric Arminot

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L’angoisse d’être juré à un procès d’assises

L’angoisse d’être juré à un procès d’assises

Juré d’assises – L’angoisse du pouvoir de juger – Pierre-Marie Abadie, sélectionné à quatre reprises pour être juré d’assises, décrit la liturgie d’un procès dans un livre témoignage captivant.

L’angoisse du juré à un procès d’assises. La démocratie veut que n’importe lequel d’entre nous puisse être convoqué pour être juré dans un procès d’assises.

En quelques jours, voire en quelques semaines, votre vie personnelle va être mise entre parenthèses et vous allez vivre une expérience qui, sans doute, va changer votre vision du monde.

Des jours ou des semaines durant, vous allez assister à des inter actions qui relèvent de la prise de pouvoir, voire, parfois, du putsch, au nom de la justice, au nom du pouvoir et de la régulation sociale.

De tels moments ne vous laisseront pas indemnes en termes d’émotions. Tout à tour, vous ferez l’objet de l’attention des juges comme des avocats lesquels, chacun leur tour, essaieront de vous attirer dans leur giron afin que vous preniez une décision qui corresponde à l’attente qu’ils nourrissent à votre endroit.

Juré à un procès d'assises - L'angoisse!

L’angoisse d’être juré à un procès aux assises

Tout au long d’un procès d’assises, de revirements de situations en basculements, vous oscillerez entre le choix de la culpabilité ou de l’innocence. Un quelques temps, vous déciderez de l’avenir d’une vie pour finir par être laissé à la vôtre une fois le procès terminé.

Votre écoute, vos convictions, vos émotions vous guideront tout au long d’un processus dont l’essentiel ne vous échappera peut-être pas, mais qui ne vous laissera jamais indifférent.

Et nul ne sera besoin d’essayer de ne pas déférer à votre convocation. Si vous ne vous répondez pas présent, vous serez à votre tour condamné. Dans tous les cas, bonjour l’angoisse.

Tranquillement chez soi, l’angoisse survient

Imaginez que vous êtes chez vous, que vous vivez votre vie et, contre toute attente, plus pré occupé par les études du petite dernier ou par le fait de savoir qui va se déclarer volontaire d’office pour faire la vaisselle, un courrier débarque dans votre vie. Vous êtes convoqué pour être juré d’assises.

Tout vous est expliqué en langage administratif, et un petit paragraphe va attirer votre attention encore plus que les autres. Alors que, pris à la fois d’une légère angoisse – la justice n’inquiète t’elle pas plus qu’elle rassure ? – vous ressentez une certaine fierté à cette convocation, il vous est précisé que vous ne pouvez surseoir à cette convocation, sous quelque prétextes fallacieux que ce soit, au risque de vous voir condamné à une peine de 3.750 € d’amende!

Angoisses - Comment vaincre l'angoisse

C’est ainsi que, nonobstant l’angoisse que vous avez ressenti avant même d’ouvrir l’enveloppe tamponnée au sceau de la république, vous en êtes quitte pour une seconde angoisse, plus existentielle celle là: « Vais-je être à la hauteur? » – « Vais-je savoir écouter, juger, prendre parti, évaluer, bref, être un juré d’assises qui fait dignement acte d’un comportement républicain et responsable?« .

Grande question à laquelle je ne saurais répondre, tout occupé à informer mon employeur de mes obligations de juré d’assises, à me préparer mentalement pour que, surtout, mon angoisse ne se voit pas ou, à tout le moins, n’obère pas mon jugement pendant le procès.

L’angoisse de ce nouveau statut, provisoire il est vrai, me fait me mettre en quête d’informations. Du net que j’interroge presque de façon compulsive, aux questions posées à mes amis, de recherches en bibliothèque en lectures diverses, j’essaie aussi de m’apprêter de sorte à avoir une tenue vestimentaire digne au sein du tribunal.

Je dois donner une image de personne sérieuse et impliquée. Il est vrai que siéger en maillot de bain ne m’offrirait pas la même crédibilité… Je n’envisage même pas de trouver des moyens pour être révoqué. Je suis à la fois excité et j’ai peur. Je suis pris dans un paradoxe. L’envie de m’y rendre et l’envie de ne pas y être. Tout cela m’angoisse. Je vais décider, avec d’autres, de la vie et de l’avenir d’un homme ou d’une femme. Criminel présumé mais quand même. Cette charge m’incombe et son poids m’angoisse progressivement.

L’angoisse de l’engagement

Les choses doivent être faites dans les règles. Je dois non seulement apporter la ou les preuves de mon identité mais je dois aussi prêter serment. Cela signifie que dans un cérémonial dont la justice a le secret, je dois tenir engagement quant à respecter des règles. Cette solennité participe à mon angoisse. Pour une cérémonie qui n’a rien d’une communion solennelle, tout ce cérémonial m’angoisse. J’ai peur, je suis impressionné. Mais je dois me rappeler que je ne suis pas la personne mise en cause, je suis juré d’assises.

Une angoisse sourde à l’énoncé de l’affaire

Notre rôle et notre mission nous ont été expliqués. Le premier jour d’audience arrive. Je m’imprègne du décorum, de cette vision que nous avons de notre piédestal sur le este du tribunal. Ce sentiment de vouloir nous faire dominer l’ensemble de la situation. Comme si l’on voulait montrer au reste du monde que nous dominons la situation. Ce décalage dans les positionnements de chacun me semble être un choix stratégique voulu et qui me met mal à mon aise.

Les identités vérifiées, la présence de chacun validée, l’acte d’accusation est lu. Une angoisse sourde m’envahit à l’énoncé de faits sordides. Je ne suis pas au bout de mes peines et, dans l’affaire qui est jugée, rien ne nous sera épargné. Autant que je reçois comme un choc émotionnel fort toutes le précisions relatives à cette affaire criminelle. Pour être honnête, j’ai une méconnaissance totale du dossier et quand j’entends ce qui se dit, les questions du président comme les réponses de l’accusé, et les interventions des avocats de la défense comme de l’avocat général, je me demande à quoi nous servons.

Taiseux, nous n’avons aucun droit à intervenir. Et pourtant, des invraisemblances m’assaillent. Je me contente de prendre des notes et me sent seul avec mon désarroi causé par cette angoisse pénible qui semble s’immiscer en moi. Ce qu’il est en train de se jouer me dépasse.

Comment les interventions des parties de ce procès m’angoisse

Tour à tour, entre les interruptions de séances, les interventions des avocats ou celles du ministère public, sont autant de moments où vous avez l’impression d’être phagocytés. Les uns contestent les éléments à charge, les autres veulent des aveux plus forts encore. Tous veulent la même chose. Nous attirez, nous les jurés, dans leur escarcelle.

A tort ou à raison, un sentiment d’angoisse vous envahit parce que vous avez l’impression d’être sommé de choisir. L’avocat de la défense plaide au mieux des intérêts de son client, le ministère public veut sa sentence, celle de la culpabilité jugée et condamnée.

Chacun va y aller de son sentiment. Effets de manches, voix posée ou tonitruante, vous êtes habité par le doute. Qui a raison, qui a tort. Quel choix devrez vous faire pendant les délibérations? Vous ne devez en aucun cas choisir sur la foi de vos affects. Vous devez penser et réfléchir en toute objectivité. Comment agir de la sorte, vraiment, alors que vous avez l’impression que toutes les parties prenantes à ce procès tentent de vous attirer à elles?

Comment ne pas ressentir de l’angoisse à l’idée que la décision que vous prendrez en matière de culpabilité va conditionner la vie, l’avenir d’un autre humain, même si celui-ci a commis des actes odieux? Comment ne pas se sentir empreint d’angoisse à l’idée de ces vies qui basculent dans l’horreur parfois contre toute attente? Comment rester indifférent à toutes ces intimités exposées sur la place publique « au nom de la loi »?

Fin du procès – Quand le doute et l’angoisse s’installent

Le verdict a été rendu. Pendant toute cette période, il vous a été demandé de vous tenir à distance de tout élément se rapportant à l’affaire. Comme si c’était aussi simple de le faire que de le dire. Vous n’avez pas pu échapper à toutes ces actions que toutes les parties ont émises en votre direction pour vous amener à prendre une déifions conforme à ce qu’ils attendent de vous. Aucun des moments du procès ne vous aura laissé indifférent.

A aucun moment non plus, au terme de chaque journée, vous repartirez à vos activités sans être durablement affecté par ce qu’il s’est passé, par ce qu’il est entrain de se passer. A vous, les troubles de l’endormissement, les questions restées sans réponses. A vous, parfois, les angoisses nocturnes qui sont autant d’échos à vos doutes persistants. Qui a tort? Qui a raison? Quelle est mon intime conviction?

Quand tout sera terminé, le verdict rendu, vous repartirez encore plus seul que vous n’êtes arrivé. A vous les souvenirs de ces plaidoiries parfois enflammées qui, jamais, ne vous laissent indifférent. Chacune vous laissera son empreinte que vous re vivrez pour quelques temps. Ce moment, comme hors du temps, pourra vous laisser une marque telle qu’il ne sera pas impossible que vous vivrez le tout comme un traumatisme.

Vous ne sortirez pas indemne de ces émotions qui vous auront saillies tout au long de ces journées parfois si longues et terribles où l’émotion n’aura jamais laissé sa place au sordide. Votre vision de l’homme, de la société, de la justice seront marqués à jamais par ce moment suspendu. Votre vision sociale de ce monde, celui du crime, celui de la société quand elle juge, celui de la justice, celui des hommes, sera marquée à jamais.

Le temps passera, inexorablement et, parfois, des souvenirs remonteront à la surface. Dans un moment social fort, vous aurez démocratiquement participé à juger un être humain pour des faits dont la seule ré évocation vous angoisse.

A votre tour, condamné à écouter et à être imprégné d’un monde qui n’est pas le votre, vous aurez été pris de ces vertiges qui ébranlent votre vision de la société. Pour toujours. Le doute et l’angoisse faisant leur oeuvre, le temps passera, celui qui vous éloignera de ce passage dans la noirceur des hommes. Désormais, votre regard sera affecté de tout ces moments, et vous ne serez, sans doute, plus jamais le même.

Et vous le serez d’autant moins que, parfois, alors que vous aurez créé un cercle social inattendu, celui des jurés, vous serez amené à lier connaissance avec les autres jurés. Ce lien, parfois si fort, co construira un souvenir récurrent, comme une continuité du procès, comme l’entretien de cette angoisse sourde qui vous aura habité et que vous entendrez longtemps encore.

Frédéric Arminot

Angoisse existentielle – Des médicaments capables de soigner l’angoisse existentielle

Angoisse existentielle – Des médicaments seraient capables de soigner l’angoisse existentielle

Selon une étude américaine, l’angoisse existentielle pourrait fonctionner au niveau cérébral comme la souffrance physique.

Parmi la vacherie qu’est l’angoisse, l’angoisse existentielle remporte la palme!

Interroger le sens de soi, le sens de sa vie, le sens des choses et, partant, en être retourné au point d’avoir le sentiment de ne plus rien savoir ni comprendre, telle est l’angoisse existentielle.

Dans le traitement de l’angoisse, l’angoisse existentielle m’est toujours apparue comme la plus difficile et la plus longue à traiter. Je parle de traitement et non de soigner l’angoisse, car, une fois de plus n’est pas coutume, quand vous êtes angoissé, vous n’êtes pas malade!

Dans le présent article lié à l’angoisse existentielle, je vais donc essayer de vous expliquer ce qu’est l’angoisse existentielle et, comment peut-être, les anti douleurs pourraient participer à apaiser votre angoisse.

Autant vous l’écrire tout de suite, au regard du peu d’éléments dont je dispose, je crains de ne pouvoir abonder dans le sens d’un apaisement de l’angoisse existentielle au sens où le paracétamol serait le médicament approprié. Mais, voyons cela…

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Un anti douleur soignerait l’angoisse existentielle

J’ai essayé de faire de s recherches sur le web pour trouver des éléments d’appréciation quant à cette idée, ou plutôt cette étude, qui voudrait que l’on puisse soigner ce type d’angoisse avec du paracétamol. J’ai trouvé peu de choses mais, malgré tout, quelques éléments d’appréciation.

Ainsi cette étude montre qu’après avoir administré du paracétamol à des groupes d’études et du placébo à un second groupe puis d’avoir confronté chacun de ces deux groupes à des inter actions sociales, il est apparu que l’anxiété et la façon de l’appréhender était différente. Je m’explique.

Le groupe ayant utilisé le paracétamol était plus enclin à la clémence face à des images difficiles, par exemple: choisir des sanctions pour des personnes ayant commis des actes illégaux, regarder certains types de films ou de vidéos, écrire choses émotionnellement assez noires. Le second groupe maintenait son niveau d’anxiété face à ces mêmes informations, réalistes ou non.

Cette étude postule qu’une douleur est perçue par le cerveau en cas d’anxiété. Qui écrit « douleur », dit signes physiques ou symptômes d’anxiété au sens physique. De fait, comme le paracétamol est un médicament antalgique, anti douleur, il y aurait des présomptions quant à son efficacité. Ce que souligne aussi cette étude, menée par le Département de Psychologie de l’Université de Colombie Britannique au Canada, c’est la nécessité d’investiguer plus encore pour s’assurer de cette possibilité.

En effet, il n’est pas impossible que l’angoisse existentielle participe à générer des douleurs physiques ou psychiques. Connaissant la vertu anti douleurs du paracétamol, il serait concevable qu’il agisse sur la douleur perçue, l’émotion liée à l’angoisse existentielle et, partant, l’apaise ou, à tout le moins, apaise l’anxiété correspondante.

Je ne suis pas scientifique, je suis comportementaliste. Force m’est donc de constater que ce département de psychologie précise qu’il faille faire de plus amples recherches pour s’assurer de l’objectivité de leurs recherches. De fait, prendre du paracétamol en cas d’angoisse existentielles peut être une solution, mais rien ne précise que ce soit la solution.

Partant, résoudre le problème du sens de la vie, du sens de soi, par la prise d’un médicament me semble un peu… léger.

Angoisses - Comment vaincre l'angoisse existentielle


Frédéric Arminot

Angoisse – Pourquoi les filles ont plus d’angoisse que les garçons

Angoisse – Pourquoi les filles ont elles plus d’angoisse que les garçons

Les petites filles sont moins angoissées que les petits garçons, pourquoi est-ce que ce rapport s’inverse à l’âge adulte?

Quelqu’un dirait « tellement vrai ». Autant dans sa dimension sociale que culturelle, l’angoisse est plus présente chez les filles que chez les garçons.

Qu’est-ce qui, donc, différencie cette appréhension de l’environnement social entre les filles et les garçons? Qu’est-ce qui dans notre éducation privilégie la peur et l’angoisse chez les filles alors que cette tendance s’inverse plus tard?

Pourquoi les garçons, devenus des hommes, ou présumés tels, ressentent-ils des angoisses aussi vives? Qu’en font-ils alors qu’il est notoire que ces mêmes hommes consultent moins les psy que les femmes?

Angoisse et éducation – Quel rapport

Les filles c’est doux, c’est rose. Les filles, c’est sensible. Les garçons, c’est viril, c’est fort. Pour les uns comme pour les autres; la construction de la personnalité est différente et se crée sur la foi de vecteurs éducatifs. Les parents n’élèvent pas une fille comme ils élèvent un garçon.

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Les contres d’intérêts culturels ou sportifs ne sont pas les mêmes. Les positions sociétales de ces deux sexes ne sont pas les mêmes non plus. Les garçons sont élevés dans une pensée et une action combative où l’émotion n’a pas la place qu’elle mérite (du moins assez… souvent). Les filles elles, très jeunes, très tôt, sont versées et éduquées dans un climat où elles vont reproduire des jeux, des positionnements, qui ont plus à voir avec le rôle auquel la société les destine (épouse, mère, et pas officier d’active!). Notre société est très patriarcale, ce qui fonde la relation à l’angoisse autant chez les filles que chez les garçons.

Angoisse – Filles et garçons – Une relation très différente aux émotions

Quel garçon n’a jamais entendu, alors qu’il s’était fait mal: « Pleure pas, t’es pas une fille »? Emotionnellement, les filles ont donc des « droits » que n’ont pas les garçons. Très tôt, très jeunes, les garçons ont des devoirs, le principal étant d’assumer, de s’affirmer et non d’exprimer angoisse, peur ou tristesse. Etre une fille ouvre droit à ces émotions Etre un garçon n’ouvre droit qu’à revendiquer force et virilité. Dans les deux cas, fille ou garçon, il en va de votre positionnement au sein d’un système dument établi depuis toujours, et gare à celles et ceux qui sortent de ces schémas!

Les filles comme les garçons reproduisent donc intuitivement ce qui leur est appris en termes de comportements puisque, très tôt, les uns comme les autres comprennent ce que l’on attend d’eux. A plus forte raison quand il s’agit d’angoisse. C’est ainsi que, très tôt, les filles vivant plus la réalité de leurs émotions semblent être rapidement plus matures alors que les garçons continuent à revendiquer le territoire de leur virilité. Plus ils combattent, plus ils assoient leur autorité, mieux ils se sentent. Mais, çà va se gâter…

Angoisse – Un déterminisme comportemental

Les filles, en apprenant très tôt à vivre et exprimer leur angoisse semblent mieux disposées à les gérer par la sure, dans leur avenir tant personnel que social ou professionnel. Les garçons semblent par contre beaucoup moins programmés pour assumer leur angoisse. C’est ainsi que, très souvent, nous constatons que, lorsqu’ils sont victime d’angoisse, ils se réfugient dans l’alcool ou dans n’importe quel comportement d’évitement à tendance addictive.

Alors que ces filles devenues femmes peuvent légitimement ressentir de l’angoisse voire de l’anxiété, elles vont plus simplement consulter un psy. C’est loin d’être le cas des garçons devenus des hommes. Mais, comment savoir faire quelque chose que l’on ne vous a pas appris?

Ces enfants, ces garçons, quand ils ont appris à se comporter avec virilité en ont oublié leur affects au point de lutter contre eux. Quand la vie adulte les rattrape, avec son lot d’obligations etc de responsabilités (sociales, affectives, familiales, économiques), les voilà fortement démunis voire incapables de gérer les émotions afférentes à l’angoisse suscitée par cet environnement qui attend d’eux qu’ils soient à la hauteur.

De fait, autant les filles devenues adultes n’hésitent pas à demander de l’aide pour gérer leurs émotions quand celles-ci perturbent leur équilibre, autant les garçons, devenus hommes, versent dans la fuite, dans le déni, dans l’évitement. Ceci n’est pas une critique et n’a rien de réducteur.

Ma fonction de comportementaliste depuis plus de 20 ans m’amène à constater que les femmes sont généralement bien plus fines émotionnellement que les hommes, qu’elles assument mieux au sens où elles ont un comportement responsable quand elles sont confrontées à ces émotions. Au contraire de beaucoup d’hommes, les petites filles devenues femmes ne font pas de leur problème d’angoisse un problème de virilité. Les hommes, vraisemblablement, si! Il n’y a qu’à voir la différence de comportements es femmes par rapport aux hommes en cas de conflit.

Mais, je me garderais de toute généralité…

Source – Quand le processus d’angoisse s’inverse des filles aux garçons

Peur – La peur de devenir Manager – Comment faire

Peur – La peur de devenir Manager – Comment faire?

Vous allez devenir manager ? Vous avez peur de coordonner une équipe plus importante ? Voici quelques pistes pour vous aider à prendre confiance en vous.

Ce qui devrait être une consécration, une promotion, peut parfois revêtir les atours d’un chemin de croix.

La peur d'être Manager - Comment y remédier

La peur d’être Manager – Comment y remédier

Quel manager oserait dire qu’il n’a jamais eu peur de manager? Qui oserait affirmer que manager est pour lui, ou pour elle, une promenade de santé et que, par conséquent, manager n’induit jamais angoisses, anxiété ou stress.

Je me souviens de ce Délégué Médical rencontré dans un TGV alors que je rentrais de déplacement.

Il m’a raconté qu’il venait d’être nommé manager d’une équipe et avait très peur de ne pas savoir faire, de ne pas être à la hauteur.

C’est une partie de son histoire que je vais vous raconter.

Je reviens de province où je suis allé animé une formation auprès de personnels confrontés à du public dans le cadre de la gestion des conflits.

Quand je m’assieds dans le train, immédiatement, je ressens que la personne qui me fait face est tendue. Je la sens préoccupée, anxieuse.

Je m’installe, sort les comptes rendus de la formation pour les lire. Tout s’est très bien passé. Les évaluations sont unanimes. Les gens sont ravis! Alors que je commence à ranger ces documents et à sortir un livre sur le comportement, je constate que mon vis à vis bouge. Il me donne l’impression qu’il veut faire quelque chose mais qu’il se retient. J’ai bien vu, par moments, qu’il jetait des coups d’oeil dans ma direction, mais qui ne fait pas çà dans le train? Toujours est-il que ce monsieur qui me semblait anxieux un peu plus tôt exprime maintenant des comportements qui s’apparente à de la peur.

Constatant qu’il a l’air de plus en plus tendu, je m’inquiète de son état émotionnel et, délibérément, lève la tête, le regarde puis lui sourit. Ça marche, il m’interpelle. Il me dit qu’il a remarqué que je lisais des documents et un livre qui semble traiter des questions de comportements. Ce à quoi je lui réponds que c’est normal puisque je suis… comportementaliste pour humain, pas pour animaux!

J’en profite pour lui demander quelle est son activité professionnelle. Il me répond qu’il est Délégué Médical enfin, plus maintenant, puisqu’il vient d’être nommé Manager. Ce qui le terrorise me précise t’il. Il s’angoisse beaucoup à l’idée de savoir comment faire, comment être. « J’ai peur de ne pas être à la hauteur » me dit-il? Ce à quoi je lui renvoie la question de savoir ce que signifie pour lui « peur de ne pas être à la hauteur« . La contextualisation démarre. Moi qui pensait faire un voyage réparateur, j’en suis pour mes frais ,mais je n’avais qu’à pas provoquer ce monsieur.

publrm Et ce dernier de m’expliquer qu’il n’a jamais eu peur depuis qu’il exerce cette profession (10 ans) pour un laboratoire pharmaceutique. Aujourd’hui, il a peur car il connait les membres de l’équipe de délégués dont il va avoir la responsabilité. Il n’a jamais travaillé sur la déclinaison d’objectifs de vente, et n’a jamais reçu de formation de manager. Il ne sait pas s’il saura motiver ses troupes et gérer les petits tracas du quotidien de chacun des membres de son équipe. Entre les dents du petit dernier qui empêche un salarié de travailler, et le Délégué qui ne satisfait pas ses objectifs.

Je lui réponds qu’avoir peur est plutôt bon signe. En effet, c’est l’expression de son désir de bien faire. Et, plutôt que de rester tétanisé face à sa peur, il serait préférable de poser sur une feuille tous les éléments qui lui font peur. Une fois cette liste rédigée, je lui suggère, point par point, de préciser les freins et les ressources spécifiques à chaque sujet. Ensuite, plutôt que de cultiver son angoisse, d’essayer d’identifier un ou plusieurs référents au sein du laboratoire qui l’emploie et sur lesquels il pourrait s’appuyer pour éclaircir sa situation et ses comportements à venir. Plus te temps passe, plus nous approchons de Paris, et plus son visage s’éclaire.

Je lui suggère enfin de se servir de sa peur. Ainsi, à la faveur d’une prochaine réunion, d’informer ses collaborateurs de la peur qui est la sienne. De ne surtout pas avoir peur de les informer de la façon dont il perçoit ses nouvelles responsabilités et que, ce faisant, il compte sur « ses » délégués médicaux pour l’aider et l’assister dans sa tâche comme dans la réalisation des objectifs.

Bien sur, il exprime une certaine réticence à partager la réalité de ses émotions, et surtout sa peur, aux membres de son équipe. Ce à quoi je lui oppose que cela le rendra plus humain, en plus d’être considéré comme honnête ce qui renforcera sans doute la cohésion d’équipe, en invitant chaque membre du groupe à faire acte de bonne volonté. Ce qui, soit dit en passant, lui permettra d’identifier les personnes dont le comportement nuit à la cohésion d’équipe.

Il comprend vite et bien que travailler sur l’inter collaboration est un excellent moyen de contrôler sa peur. Partant, d’arriver à créer une dynamique qui soit comme une zone de confort. Cela va délimiter le champ des compétences de chacun, les limites de chacun. Tous auront leur place. L’inter action entre chacun des membres de l’équipe soutenu par ce Manager fera le reste, soit la réalisation confortable des objectifs.

Un peu avant d’arriver à Paris, je lui précise qu’une fois en fonction, et si sa peur est toujours présente, voire handicapante, il peut faire le choix de demander à son employeur d’être accompagné par un coach et de suivre une formation en management. Ce qu’il me répond à ce sujet me laisse pantois.

En effet, je comprends d’autant plus la peur de ce monsieur que le dit employeur semble vouloir faire l’économie de formations et de suivi de ce nouveau manager. Ce qui, je vous l’avoue, m’effare quelque peu. Pour le coup, c’est moi qui ait peur…

Source – « J’ai peur de devenir manager »

Frédéric Arminot

Angoisses – De nouvelles angoisses liées aux nouvelles technologies

Angoisses – De nouvelles angoisses liées aux nouvelles technologies

Les nouvelles technologies nous ont libérés de certaines de nos angoisses, mais être joignable en permanence ou multiplier les contacts virtuels en ont créé d’autres. un psy analyse nos névroses numériques. Qui pourrait se targuer de n’avoir jamais connu un accès d’angoisse aiguë face aux sollicitations permanentes de son smartphone et d’Internet ?

Qui n’a jamais regardé son GSM pour voir si quelqu’un vous avait téléphoné alors que vous savez n’avoir entendu aucun appel? Qui n’a jamais ouvert puis ouvert de nouveau sa boite mail pour savoir si un message était arrivé alors que rien ne presse? Qui n’a pas passé un temps effarant à ne rien produire d’autre que de regarder sa page Facebook ou celle des autres?

Qui ne s’est pas senti angoissé parce qu’il ou elle ne recevait aucun appel ou aucun message de qui que ce soit. Qui ne s’est jamais retrouvé en plein milieu d’un passage piéton entrain de se faire klaxonner parce que vous étiez obnubilé par votre smartphone?

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Angoisses et technologies modernes de communication

L’angoisse de l’abandon a été démultiplié d’une façon très étonnante du fait du développement des nouvelles technologies. Ainsi, il existe un paradoxe époustouflant. les nouvelles technologies nous ont permis de nous rapprocher au sens du contact mais, dans le même temps, ont favorisé une sorte d’éloignement physique facteurs d’angoisses sociales.

Twitter, Facebook, mais aussi et surtout le développement de la téléphonie mobile, ont participé à ce que nous communiquions les uns avec les autres d’une façon immédiate, laquelle lève toute frustration.

Plus besoin d’attendre, plus d’angoisses quant à savoir si nous allons être ou non re contacté. La messagerie fait son oeuvre, ce qui autorise certains d’entre nous à nous pilonné de leurs appels téléphoniques sans se rendre compte pour autant qu’ils gèrent leurs frustrations en faisant de nous des victimes de leur… harcèlement. Sauf à ce que comme dirait quelqu’un de ma connaissance, je cite: « Je ne réponds pas quand on me siffle! ».

Ces angoisses de ne pouvoir participer, j’écrirais plutôt associé, à de moments de partage virtuels ou à bénéficier de « J’aime » facebookiens, renforcent un faux sentiment d’appartenance puisqu’ils n’existent que de façon virtuelle et pas nécessairement dans la réalité. Si beaucoup de gens communiquent sur les réseaux sociaux, aidés en cela par la dimension immédiatement inter active de ces logiciels de communication, il y a fort à parier que plus les gens communiquent dans cette virtualité, moins ils participent à la vie active, sous toutes ces formes, dans la réalité.

Partant, si vous n’êtes pas ou plus inscrit dans une démarche collective réelle, vous avez toutes les raisons de souffrir d’angoisses liées à votre peur, bien légitime, de ne pas être reconnu dans un monde virtuel. Et, si vous n’êtes reconnu ni dans l’un, ni dans l’autre, vous serez confronté au risque majeur que d’être confronté à vous même, dans un océan de solitude qui n’aura d’gal que l’immensité de la toile (web). Que d’angoisses en perspective.

Je vous invite à lire ce que Serge Tisseron, psychiatre, en pense.

Sourced through Scoop.it from: r-eveillez-vous.fr

Frédéric Arminot

Angoisses – La méditation pour régler ses angoisses – Ce qu’en dit Frédéric Lopez

Angoisses – La méditation pour régler ses angoisses – Ce qu’en dit Frédéric Lopez

Les angoisses ont une source inépuisable de tourments pour beaucoup d’entre nous. Toutes et tous, nous essaierons, chacun à notre façons, d’écarter ces angoisses qui nous pourrissent la vie.

D’aucuns choisiront la méthode coué, d’autres les médicaments, d’autres encore la thérapie comportementale ou TCC, et d’autres, enfin, des techniques dites holistiques, comme la sophrologie ou la méditation comme nous l’explique Frédéric Lopez, animateur de télévision.

A l’heure où je diffuse cet article, je ne l’ai pas encore lu et ne peut donc vous dire de quoi il retourne. Mais, je vais le faire dans la journée et vous tenir informés.

Voilà, j’ai lu et euh… comment dire… il n’y a rien à en dire si ce n’est que je suis content de savoir que Frédéric Lopez aurait aimé connaitre la méditation dite de la pleine conscience – avant – et que cela lui aurait facilité ses échecs (dixit). De fait, qu’est-ce que la méditation?

Régler ses angoisses avec la médiation

La méditation aide à régler ses angoisses

La méditation est une pratique mentale ou spirituelle qui consiste à focaliser son attention sur un objet, une pensée ou soi même. L’idée de la médiation est donc se concentrer sur quelque chose et uniquement cette chose.

La méditation est pratiquée dans bien des religions tout comme dans l’univers médical, et sert à apaiser les sens de celle ou de celui qui la pratique. Son objectif est de faciliter une certaine paix intérieure, des états de conscience modifiés, par la régulation de l’activité mentale.

Les techniques de méditation varient en fonction de paramètres religieux ou spirituels. Dans tous les cas, il s’agit de méditer pour, par exemple, régler ses angoisses, donc apaiser ses émotions et en reprendre le contrôle en ayant une activité contemplative (ceci est un exemple).

En effet, la méditation, en favorisant la concentration sur un élément intérieur ou extérieur, va favoriser la dérivation mentale, c’est à dire cesser le focus sur ses angoisses (c’est toujours un exemple au cas où une personne souhaite régler ses angoisses).

En ce cas, comme dans tous les autres, il est tout à fait conseillé d’écouter une musique douce qui va favoriser l’apaisement et le lâcher prise. En vous laissant ainsi aller au gré de votre conception imaginaire ou spirituelle, en focalisant votre attention sur une chose (objet, pensée philosophique), la personne qui pratique la méditation va progressivement se laisser porter et se départir de ses tensions, ce qui va lui permettre de prendre du recul, émotionnel ou physique, et ainsi, de régler ses angoisses.

Aujourd’hui, il est acquis que la méditation (Mindfulness par exemple) favorise la santé par une meilleure hygiène mentale. Ainsi, la méditation est de plus en plus préconisée dans les cas de dépression, d’anxiété ou encore de stress.

Cependant, et à tout le moins pour la pratique que j’en ai eu il y a quelques années, si la méditation favorise un certain équilibre mental par le lâcher prise, elle ne permet pas nécessairement de régler ses angoisses. C’est du moins ce qu’il ressort de ma pratique personnelle de la méditation et de ce que m’en ont dit des patients qui la pratiquent avec assiduité.

Si je devais résumer mon approche de la méditation, je dirais qu’elle favorise le lâcher prise, permet d’objectiver par des activités mentales dérivatrices positives mais je ne la considère pas, la méditation, que comme un outil se suffisant à lui même pour régler ses angoisses. A ce titre, la méditation ne saurait être considérée comme LE seul outil pour régler ses angoisses. Il convient donc d’intégrer la médiation pour régler ses angoisses dans une démarche globale et cohérente.

Mais moi, j’écris çà, j’écris rien. Chacune et chacun fait ce qui lui semble bien par rapport à lui même. N’est-ce pas le plus important?

Source – Interview de Frédéric Lopez → www.pipole.net

Frédéric Arminot