Crise de panique ou crise d’angoisse

crise-de-panique-crise-d-angoisse.jpg

Crise de panique – Crise d’angoisse – Quelles différences

Comme vous l’aurez compris, il apparaît deux phénomènes dans un tel titre. Le premier c’est le phénomène de crise. L’autre c’est la question de l’angoisse et de ses symptômes. Les deux donnent vie à une émotion de crise d angoisse constante de très forte amplitude: la crise de panique.

La crise – Un concept simple mais très subjectif

On entend à ce propos tout événement qui indique une perte de maitrise, une perte de contrôle de soi (ex: la peur en avion). Si l’on prend l’exemple d’une situation de conflits dans un cadre professionnel, c’est quand un personnel d’encadrement n’arrive plus à faire autorité sur ses subordonnés. En lien avec des objectifs (ex: production), on peut parler de crise, voire de crise de panique. Nous avons tous notre façon de percevoir notre environnement. Ainsi, ce qui est présumé grave pour les uns ne l’est pas nécessairement pour les autres.

Marie est la maman de deux enfants. Le plus âgé, Félix, un garçon de 17 ans, a du mal à entretenir des relations sociales avec ses camarades de classe. Marie s’inquiète de voir son fils si seul et isolé. Elle s’inquiète d’autant plus que dans la chambre de son fils traine des bouts de papier à cigarettes accompagnés de déchets de tabac. En plus, les vêtements de Félix sont imprégnés d’une odeur assez acre et très significative du cannabis. Un soir, alors que Félix est dans sa chambre, sa maman y rentre sans prévenir.

Félix est à la fenêtre et fume ce qui semble être un joint. Marie est très désappointée et demande à Félix ce qu’il fait. Son fils rentre alors dans une colère importante et Marie comprend, immédiatement, qu’il y a un problème. Marie enjoint à son fils d’immédiatement arrêter de fumer tout en essayant de lui expliquer les dangers physiques et psychiques qu’il y a à consommer cette substance psycho active.

Félix ne l’entend pas de cette oreille, et commence à se montrer menaçant. Marie quitte la chambre de son fils en se disant qu’elle en parlera à son compagnon quand il sera là. Comment réagira t’il ? Sera t’il à la hauteur de la gravité e la situation ? Que de depression en perspective.

Que va t’il se passer par la suite ? Félix va t’il arrêter ou se comporter comme un futur toxicomane ? Et ses études, va t’il les poursuivre ? Marie n’a de cesse de se poser des questions qui l’angoissent d’autant plus qu’elle n’a aucune réponse qui l’apaise. Alors, Marie se rend compte qu’elle est empreinte d’une peur irrépressible de l’avenir. Marie a une crise d’angoisse.

A l’instar de cette maman, d’autre parent pourrait intervenir d’une façon plus « douce ». Essayer de faire confiance à son enfant en lui expliquant les choses de façon adulte et responsable. En essayant de faire confiance à son enfant quant à sa façon de gérer la situation. Chacun, donc, va apprécier une situation à sa façon en fonction de paramètres qui relèvent de son éducation et de ses émotions.

Que faire quand vous êtes victime d’une crise d’angoisse

Il est beaucoup plus simple que vous ne le pensez d’adopter un comportement objectif pour ne plus être victime dangoisses, et à plus forte raison de crise d’angoisse. N’essayez surtout pas de croire que tout va aller mieux. N’essayez surtout pas de penser à la façon dont vous pourriez apporter une solution à votre angoisse. En effet, plus vous allez imaginez des solutions, pire cela va être.

Crise d'angoisse - Crise de panique

Contrôler Crise de Panique Et Crise d’Angoisse Facilement – Cliquez sur l’image pour en Savoir +

Essayez plutôt de vous laisser aller. Un peu comme si vous faisiez une chute de bicyclette. Plus vous vous accrocherez au guidon, plus vous vous ferez mal. Plus vous laisserez aller sans contrôler, moins douloureuse seront et la chute et ses conséquences. Tous les professionnels vous le diront. Ne résistez pas à une crise de panique.

D’abord, il faut savoir que la crise de panique est une forme singulière à la névrose qui n’est autre qu’une maladie psychiatrique. Elle survient de façon brutale et entraine des symptômes physiques et mentaux qui ne permettent pas aux anxieux de vivre normalement.

Les symptômes de la crise de panique

La crise de panique est aussi appelée attaque de panique ou encore une crise d angoisse aiguë. Durant la période d’inconfort et de peur intenses, la personne atteinte subit des frissons, des palpitations cardiaques, des nausées, des sueurs, des picotements, a le souffle court, l’impression d’étouffer, elle hyper ventile, a des tremblements, des fourmillements, des douleurs dans la poitrine, des bouffées de chaleur, des vertiges, etc. Ces symptômes peuvent persister de quelques minutes à quelques heures et durant cette période la victime se sent mal à l’aise et souffre. Voilà bien un tableau clinique peu encourageant mais typique de la crise de panique.

Causes et facteurs qui déclenchent la crise de panique

Cette crise de panique est spontanée s’il s’agit du réveil brutal de quelqu’un en train de dormir. Il y a également la phobie telle que la phobie sociale et la prise des médicaments non associée à une prescription médicale (auto médication) ainsi crise de paniqueque la prise de diverses drogues et de toxiques: alcool, cocaïne, cannabis, amphétamines, hallucinogènes, produits anti cholinergiques.

Au delà de çà, il y a aussi des personnalités anxieuses qui souffrent de timidité importante, d’hypersensibilité, d’une grande émotivité, qui sont à la recherche de perfection et qui rencontrent des difficultés quant à prendre des décisions et sont dans une état de tension psychique permanent.

Diagnostic et traitements de la crise panique

En ce qui concerne le diagnostic, il est fait état de pathologies non psychiatriques ou de pathologies psychiatriques comme les depression, les phobies et le trouble panique. En matière de soins, pour traiter une crise de panique, il existe des traitements non médicamenteux comme, entre autres, les psychothérapies (TCC), l’EMDR, la méthode TIPI ou encore la technique d’identification sensorielle des peurs inconscientes.

Toujours en matière de soins, il y a aussi des traitements médicamenteux tels que les antidépresseurs, les benzodiazépines, les beta bloquant et les tranquillisants. Il est important de suivre chacune des prescriptions qui vous est adressée que ce soit par votre psy ou votre médecin. Ceci afin de vous donner tous les moyens pour traiter la crise de panique.

C’est le meilleur moyen à la fois de vous assurer des soins de qualité mais aussi de mieux comprendre ce qui fonctionne ou non pour vous en matière de soins liés à des crise de panique de sorte à vous garantir le meilleur résultat possible.

A propos de Frédéric Arminot

 

Frédéric Arminot

Jalousie – Comment soigner la jalousie, ce fléau affectif

la-jalousie.jpg

Jalousie – Comment traiter la jalousie 

Mari jaloux et femme jalouse – Les victimes de la jalousie

La jalousie. Du latin zelosus lui-même dérivé du grec zelos qui signifie ferveur, ardeur, désir intense. La jalousie est une émotion ponctuelle ou répétée, qui peut tendre vers un comportement pathologique au sens où il devient obsessionnel.

Dans la jalousie, il y a trois personnes, voire plus encore. La première, jalouse, la seconde objet de jalousie, et une troisième, éventuelle bénéficiaire de l’attention de la seconde dont la première la suspecte. La jalousie repose sur une relation d’exigence, d’exclusivité. C’est à dire que la personne jalouse conçoit de la colère voire du ressentiment associés à de la peur quant à ce que la personne jalousée n’ait pas une relation exclusive avec la personne jalouse.

On peut être jaloux à propos de quelqu’un ou jalouser quelqu’un. Comme on peut être jaloux de quelque chose que Soigner la jalousiel’on n’a pas à soi, exclusivement. Dans les deux cas, on « envie » l’autre. Cet autre n’est plus, de façon autonome, il devient « objet ». Le fait de ne pas obtenir les faveurs de l’être ou de l’objet désiré de façon exclusive – obsessionnelle – génèrent des comportements agressifs, paranoïaques, voire violents et parfois… criminels.

La personne jalouse – tout comme la personne objet de jalousie – souffre au sens où elle aspire à faire confiance à la personne jalousée mais ne peut s’empêcher de douter de l’autre, de sa sincérité. Tout est objet de suspicion, d’intentions malignes. D’où ce qu’il convient d’assimiler à des crise de panique.

La personne jalouse est dans l’incapacité d’avoir confiance et génère un comportement inversement proportionnel à ce qu’elle désire ce qui, en cas de rupture, nourrit – exacerbe – le sentiment de jalousie. La personne jalouse est centrée sur elle même.

Sur quels éléments psychologiques reposent la jalousie

La jalousie est l’écho douloureux d’une problématique personnelle dans laquelle les notions de peur, d’abandon, de confiance, et de frustration ont leur place (cf. stress). La personne jalouse est son propre bourreau, sa propre victime. La personne jalousée est la victime de la victime d’elle même et, plus elle tentera de convaincre la personne jalouse de ses intentions positives plus elle apportera la preuve que la personne jalouse a raison de l’être… D’où un stress considérable autant chez l’un que chez l’autre et des conflits conséquents.

Jalouse et angoissée - Une solution simple et efficace


Frédéric Arminot

Anxiété – Le procès de l’amiante à la SNCF pour préjudice

anxiété-préjudice.jpg

Anxiété – Dommages – intérêts pour cause de préjudice

Plus de 150 cheminots et plusieurs sous-traitants de la SNCF qui tout au long de leur carrière professionnelle ont été exposés aux dangers de l’amiante ont porté plainte contre la SNCF à la suite de problèmes liés à leur anxiété.

Tous ces agents sont suivis depuis plus de 30 ans pour avoir travaillé au contact de l’amiante. Chaque plaignant demande 10.000,00 € d’indemnités au regard des risques induits par l’exposition à cette matière dont la preuve de la toxicité et de la mortalité potentielle n’est plus à faire.

Le syndicat qui accompagne ces cheminots dans leurs démarches juridiques fait état du préjudice d’anxiété qui a été reconnu  par la Cour de Cassation en mai 2010 dans une autre affaire.

Ces salariés de la SNCF, à l’instar d’autres professionnels ayant travaillé au sein de l’usine Sanofi de Vitry, ont donc lancé une procédure de conciliation auprès de la Chambre des prud’hommes. Si, d’aventure, ces cheminots et la SNCF ne trouvaient pas d’accord à la faveur d’une audience de conciliation, un procès devrait avoir lieu courant 2014. L’objectif d’une telle procédure étant, bien sûr, d’être indemnisé à propos de cette anxiété.

Un système fondé sur l’économie

Depuis que le monde est entré dans une ère industrielle, il est fréquent d’apprendre que telle ou telle entreprise – publique ou privée – a manqué à ses obligations en matière de sécurité et d’environnement.

Partant, la question de l’anxiété liée au monde du travail s’inscrit dans une redite anti sociale qui n’a pas de cesse. Si je me réfère à tous les cas de personnes qui ont été affectées de différentes façons à des stress liés à leurs conditions de travail, je suis étonné qu’il n’y ait pas plus de procès que cela.

La notion d’emploi et son cortège économique nous a fait perdre de vue depuis bien longtemps la responsabilité individuelle et collective face aux risques du travail. Nonobstant l’implication des membres de chaque CHSCT (Comité d’Hygiène Sécurité et Conditions de Travail), j’ai eu maintes fois l’occasion de constater que les travaux de telles commissions pour prévenir les risques assaillent… à la trappe !

Ainsi, chaque salarié devait s’arranger du manque d’informations lié à tel ou tel risque et, partant, face à un océan de dénégations, devait composer avec ses angoisses, celles de ne pas savoir ou, pire, d’être mal informé, que cela concerne ou non l’anxiété.

Mes anciennes fonctions d’encadrement en secteur industriel m’ont maintes fois confrontées à des manquements délibérés au nom de la rentabilité financière et, bien sûr, au détriment de l’homme. Ainsi, pour éviter le risque d’une mise au placard, à l’index ou… à la porte (licenciement), bon nombre d’employés ont fait le choix contraint de se taire ou d’édulcorer des informations quant à la dangerosité de tel ou tel environnement de travail. Partant, la notion d’anxiété est, à ce propos, bien aléatoire.

Traitement de l'anxiété

Traiter l’Anxiété de Façon Simple, Rapide et Efficace – Cliquez sur l’image

Le coût social et financier du changement

Je me souviens qu’il y a des années, j’étais intervenu au sein d’une entreprise pour évaluer les stress au travail. Force m’a été de constater que si l’on m’avait bien laissé réaliser mon audit au nom de l’évaluation des risques psycho sociaux, les conclusions et recommandations que j’avais faites n’ont pas été suivies d’effets.

L’entreprise n’a pas étouffé le dossier que je lui avais remis mais a argué que de tels changements préconisés allaient modifier la structure même du travail comme son environnement et qu’il y avait fort à parier que de tels changements soient des facteurs de stress d’une part, et des facteurs de dépenses économiques non rentabilisées avant longtemps d’autre part. Faisons foin de l’anxiété…

Une fois n’est pas coutume, c’est bien en ces termes que se pose la question. Dans cette société qui ne s’occupe que de rentabilité et d’économie, bien des femmes et des hommes victimes d’anxiété ou dangoisses en milieu de travail ont répugné à dénoncer des mesures ou des mesurettes par crainte de se voir licencier ou, pire, ostraciser.

C’est sans doute la raison pour laquelle les cheminots de la SNCF, comme certains sous traitants, auront attendu de ne plus travailler pour la SNCF afin d’exiger réparation des préjudices d’anxiété ainsi causés.

Cela me rappelle un carrefour en bas de chez moi à Paris, quand j’étais enfant. Tout le monde criait au scandale devant le nombre de morts à cette inter section du fait de l’absence de feux tricolores. 20 ans après avoir quitté ce quartier, les feux n’étaient toujours pas mis en place et le nombre d’accidents et de décès n’a cessé de croître. Ce n’est qu’il y a peu que, enfin, ce périmètre a été sécurisé, ce qui n’empêche pas certains automobilistes de ne pas respecter la règlementation au risque de leur vie et sans que personne ne s’en émeuve plus particulièrement. Sans doute est-ce pour des questions de rentabilité et… d’emploi du temps…

Cette absence de respect de soi, des limites, des autres, ne semble reposer que sur des questions d’argent, nerf de la guerre à propos duquel le crédo social semble reposer sur une terrible équation: dépenses/intérêt = rentabilité.

Je le sais mais cela me peine toujours autant de savoir que l’homme participe à sa propre perte et que ce n’est qu’en extrême limite qu’il se décide à envisager de ne plus se rendre complice du système qui le broie tout en le protégeant collectivement en son nom. Un peu comme à l’école où j’ai souvenir d’un proviseur qui, un jour, m’a fièrement fait savoir que dans « son » établissement il ne voulait voir qu’une tête. Notre système exclut la différence si elle persiste à vouloir s’exprimer comme telle. Le système économique et social isole au nom de son propre équilibre. La peur est donc bien un outil de coercition savamment exploité par bien des gens et des systèmes. Entretenir l’anxiété a donc d’insignes avantages ce qui obère les moyens de soigner l’angoisse.

Ne pas être complice d’un environnement social ou professionnel délétère fait courir le risque d’une exclusion qui participe à aggraver l’anxiété patente générée par une société qui ne prend plus acte de chaque homme mais d’un tout, d’une globalité.

De fait, notre société et ses hommes s’abîment-ils à se laisser absorber, pour ne pas écrire dévorés, par des comportements institutionnalisés au nom de l’argent? L’avenir le dira mais comme le disait Jacques Lacan: « On ne pose jamais que des questions à propos desquelles on connaît la réponse« .

Dans la même veine, je crois que c’est Pascal qui disait:
« L’homme est un loup pour l’homme« .


Frédéric Arminot